Accident mortel de MUMBERE MUKANDA (15 ans)

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Alors que des milliers des familles étaient entrain de fêter la commémoration de la naissance de Jésus, celle de Samuel Mumbere Mukanda l’a clôturé  avec des pleurs à la suite de son écrasement par un véhicule roulant en vitesse. 
 
Résidant sur Rue Kinshasa en diagonale avec l’Institut Vungi de Butembo, en Commune Mususa, Samuiel voulait traverser la nationale n°4, au niveau croisement de cette dernière avec l’Avenue du Centre à une vingtaine de mètres de son domicile, vers 19h30’, où il se fait tamponné par un camion de marque FUSO. Après l’accident mortel, le chauffeur ne s’est pas arrêté mais a quitté le lieu de l’accident à grande vitesse. Heureusement les taximen des Moto qui étaient témoins de l’accident ont poursuivi le camion jusqu’à la barrière péage route de Kangote. Le chauffeur a été ainsi arrêté grâce au courage des taximen.  
 
                                                  Le corps de Samuel couvert
Mais Samuel, 15 ans d’âge à peine, vendeur  de carburant, avait succombé sur le champ, sa tête  déclassée au point que son corps n’a pas été exposé à découvert au public.
 
L’enterrement de Samuel a eu lieu au dans le village natal de ses parents à Kimbulu, sur la route Musienene. Tous ceux qui avaient passé la journée avec Samuel sont sous un grand choc de le voir partir par une inadvertance d’un chauffeur peut-être ivre. Que son âme repose en paix !
 
Un autre facteur provoque des accidents ces derniers temps c’est le bouchage des trous sur quelques kilomètres de la nationale n˚ 4 par la Mairie.  Les trous ouverts comme les trous bouchés, tous font des victimes. Mais on ne peut nier  qu’un progrès a été fait en bouchant les trous et en élargissant la chaussée carrossable.
                       Image de la refection de la nationale no 4 par la Mairie de Butembo
 Mais le nombre élevé d’accidents mortels rappelle que le bouchage des trous n’est pas une fin en soi mais un début de progrès qui comprend plusieurs aspects sans lesquels il n’y a pas de progrès viable et vivable .
Image d’un des vingt accidents survenus à Matanda depuis le bouchage des trous sur la nationale no 4
Le bouchage des trous dans la ville de Butembo demande aujourd’hui une éducation conséquente de tous les usagers de la route qui n’est plus la même qu’il y a deux mois.   Il faudrait aussi des mesures de securité  routière telles  les marquages de la route à l’intention des piétons et des motoristes, les panneaux de limitation de vitesse au centre ville, etc. Sans ces mesures d’accompagnement, ce qui était conçu comme un pas vers le développement  peut devenir une arme de destruction des vies humaines.
Le nombre élevé des morts par accident de circulation dans l’agglomération de Butembo rappelle à tous la nécessité d’un modèle de développement intégral et intégré pour reconstruire la ville. Le bouchage des trous ou l’asphaltage qui pourra s’en suivre est un danger s’il n’est pas accompagné des mesures de securité. La même expérience est vécue ailleurs dans la région, le pain sans la paix ne satisfait personne. Il faut que les deux aillent ensemble ! Il en est ainsi de tous les chantiers du gouvernement actuel. Un chantier d’asphaltage de route ou d’électrification d’une ville qui n’est pas intégré et accompagné de mesures de protection civile peut-être une arme de destruction massive de la population !  
 
Correspondance particulière de Vungi/Butembo
Beni-Lubero Online
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