Alerte! Les Nande menacés d’expulsion à Mongwalu (Ituri)

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La communauté lors de sa conférence internationale
photo BLO, par Georges NOKO

Un phénomène non ordinaire a surgi contre la communauté Nande vivant dans la zone minière de Mongwalu en Province de l’Ituri depuis le lundi 07 novembre 2016. Les habitants de cette cité demandent à tous les Nande de quitter immédiatement le milieu.

C’est dans l’ambiance des coups de sifflet, de cloche, de battement des bidons et des chansons de haine contre « les Nande » que la cité de Mongwalu exhibe jusqu’à maintenant. Que leur reproche-t-on?

La cité de Mongwalu a subitement été prise d’assaut par des folles rumeurs de la présence des sujets Nalu dont le motif ne serait certes pas d’ouvrir un front rebelle dans ce coin de l’Ituri, mais poursuivre leurs débiteurs. Intoxication ou vérité? Une chose est tout au moins certaine: Depuis le moi de juillet 2016, une campagne de haine contre la communauté se fait difficilement étouffer à travers plusieurs agglomérations de l’ex-Province orientale. De nombreuses preuves de manipulation politique ont été découvertes derrières ce phénomènes qui n’envisage qu’étendre le génocide du peuple Nande à travers d’autres coins du pays.

Aussi, peut-on entendre dans les chansons hostiles scandées contre les Nande à Mongwalu, entre autres, l’exigence de retourner au Nord-Kivu (Beni) pour s’acquitter des dettes qu’ils ont contractées auprès de ces rebelles. Ceci est juste un alibi a moment où on manque de motif valable pouvant tenir lieu d’un élément déclencheur pour l’exécution de ce complot.

Il y a lieu de craindre que cette situation dégénère en une nouvelle tragédie, compte tenu de l’indifférence des autorités locales et services de l’ordre qui sont sensés protéger des innocents qui subissent ainsi inutilement des menaces qui n’auront pour conséquence que la déstabilisation totale de cette communauté contre laquelle le pouvoir lui-même serait en train d’entretenir une campagne de xénophobie.

Bambu Titi
Bunia

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016, parole qui a valu son assassinat le jour suivant).

©Beni-Lubero Online.

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