Alerte : Retrait des Militaires CNDP de leurs Positions du Sud-Lubero

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Selon des sources concordantes de la Cité de Kirumba au Sud du Territoire de Lubero, les militaires issus du CNDP se sont retirés au cours de la journée d’hier mardi 26 octobre 2010 de leurs positions d’Alimbongo, Mbughavinywa, Bunyatenge vers une destination inconnue. Bonne Nouvelle ou Mauvaise Nouvelle, c’est la question que tous les observateurs se posent.

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24 heures après ce retrait, les Fardc congolais seraient toujours sans directives de la part de la hiérarchie militaire du pays pour les aider à comprendre ce qui se passe et pour parer à toute éventualité. Connaissant les caprices du CNDP qui souvent se retire pour mieux sauter, les Fardc congolais ont demandé à la population de ces trois localités précitées d’être vigilante pendant les heures et les jours qui viennent. 

Les recoupements des informations disponibles à propos de ces trois localités abandonnées par le CNDP, nous rappellent qu’elles sont riches en Coltan et Cassitérite, qu’elles ont un sol très fertile pour l’agriculture, des pâturages verdoyants pour l’élevage, etc. 

On se rappelle aussi que les 90 familles des rwandophones qui avaient envahi le gouvernorat du Nord-Kivu le 18 octobre dernier, se disaient être des HUTU-NANDE (une identité jusqu’alors inconnue dans la région) qui avaient fui Mbughavinywa et Luofu dans les années 1996 et qui voulaient y retourner. Le gouverneur de la Province avait donné 50 US$ à chacune de ces familles, leur demandant de retourner au Masisi en entendant que leur requête soit étudiée par une commission ad hoc. 

On se rappelle aussi que ces trois localités ont été le théâtre des tueries, braquages, incendies des maisons et que leurs commandants militaires, tel un certain BIZIRU qui avait endeuillé Alimbongo, ne cachaient pas leurs intentions de vider ces localités de leurs populations congolaises. 

Le lundi 25 octobre, à Butembo, les notables de Lubero étaient conviées à une réunion de securité où le seul point à l’ordre du jour était l’accueil des HUTU-NANDE dans des localités de Beni-Lubero choisies selon des critères inconnus. Les notables présents à cette réunion ont fustigé l’irresponsabilité de tous ceux qui veulent embraser BENI-LUBERO, la zone rurale la plus peuplée de la R.D.CONGO où déjà les conflits fonciers font plusieurs victimes parmi les congolais. Qu’en sera-t-il avec l’arrivée par les armes des refugiés en provenance du Rwanda qui n’y ont jamais vécu ? Pourquoi le HCR permettrait-il un retour des refugiés dans une zone aussi trouble où ils sont inconnus, plus en insécurité aujourd’hui que pendant toutes les années de la guerre d’agression rwando-burundo-ougandaise ? Pourquoi n’y a-t-il pas des experts de l’ONU pour dissuader le HCR de poursuivre cette mission suicidaire ? 

La bonne nouvelle attendue dans la région est que ce retrait des troupes du CNDP du Sud du Territoire de Lubero soit définitive et qu’enfin des militaires en provenance d’autres provinces, telles le Bas-Congo, le Bandundu, etc., viennent y assurer la relève pour qu’enfin la population recommence à vivre dans la paix. 

Que tous ceux qui ont une influence sur le CNDP profitent de ce retrait volontaire pour le convaincre d’enterrer sa hache de guerre et de suivre les lois de la République Démocratique du Congo qui a déjà fait plusieurs concessions pour intégrer en son sein le CNDP comme un parti politique d’opposition.

Que les multinationales comprennent une fois pour toutes que le commerce international ne sera prospère et n’amènera pas la paix tant attendue au Nord-Kivu que lorsque le CNDP arrêtera son rêve d’occupation militaire. Qu’elles se rappellent qu’avant ce rêve d’occupation militaire de la région par une armée mono-ethnique, les communautés de la région qui sont très habiles dans le commerce, n’étaient pas en guerre, mais pratiquaient déjà le commerce entre elles suivant les rois en la matière. Ce dont ces communautés avaient besoin c’était la fin de la dictature de Mobutu et de sa soldatesque impayée pour faire du Kivu l’eldorado de la région des Grands Lacs. Remplacer la dictature de Mobutu par une dictature CNDPienne, serait rétrograde et conforterait la thèse de ceux qui voient dans l’action des multinationales des pratiques du capitalisme sauvage qui ont sous-développé plusieurs coins du monde. Une victoire militaire du CNDP au Nord-Kivu serait plus regrettable pour tous, c’est-à-dire, les multinationales, le CNDP et le peuple congolais, que son échec. 

©Beni-Lubero Online

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