Assassinat de Kasereka Chryso et Enlèvement de 15 Congolais à MAYMOYA

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La population de la localité de Maymoya, en groupement de Bambuba-Kisiki, Collectivité-Secteur de Beni-Mbau, dans le Territoire de Beni vit depuis deux semaines la peur au ventre. A la base l’enlèvement dans cette intervalle de temps de plus de quinze personnes, habitants régulièrement ladite localité située sur l’axe Eringeti, à environs 50km au nord de Beni.

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                    Aperçu de l’entrée MAY-MOYA, Route Nationale No.4

Les informations à notre possession indiquent que parmi les victimes, quatre sont d’une même famille et, cinq parmi les victimes sont des femmes. Toutes ces personnes seraient kidnappées dans leurs champs à ABIALOS-NGALEI, à une dizaine de kilomètres du village de Maymoya (en localité de Maymoya).

Un rapport de la Société Civile Territoire de Beni qui revient sur les identités des disparus, cite certains noms, à savoir : KATUSI, MATESO, LEMBEKA, KASEREKA, KAMBALE, KONDO, GEDEON, KASOMBE, KATEMBO, MUPANGA, JAKSON MUKIRO, JACQUES MUKIRO, KABULI ASANI, MBUZA ASANI

Le même document précise que le corps de Mr. KASEREKA CHRYSO, 35 ans, enlevé en date du 1er février a été retrouvé sans vie à SELELE (non loin d’ABIALOS), jeudi 04 février 2011.

Le Chef de localité de Maymoya qui confirme cet assassinat et ces disparitions révèle que les divers cas d’enlèvements étaient rapportés le 27 janvier, le 02 et le 04 février courant et que d’autres faits ont été rapportés en début de cette semaine du 7 février.

Des sources sur place attribuent ces disparitions aux rebelles ougandais de l’ADF-NALU encore actifs dans la zone. Ce qui parait un peu paradoxal d’autant plus que les FARDC soutiennent avoir neutralisé la capacité de nuisance de ces rebelles ougandais à travers la 1ère, 2e et la 3e phase des Opérations Ruwenzori.

Pendant ce temps, les familles de disparus qui ne savent plus à quel Saint se vouer exigent de la part des autorités militaires des enquêtes et efforts pour retrouver vivants ou morts les leurs. Un signe de désespoir de la part de cette population aux abois qui finit par demander de l’aide à ses bourreaux qui tantôt jouent aux ADF/NALU, aux Fardc, aux tueurs non autrement identifiés, aux voleurs, aux braqueurs sur les routes, etc.

Correspondance particulière d’Oïcha

© Beni-Lubero Online

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