Voici le genre de militaires que Kabila privilégie à Beni. La population s'y oppose car ce sont des assassins

Attaques des casques bleus et Massacres à Mangboko (Beni) ce dimanche 20 mai 2018 : Les assaillants ont opéré avec la collaboration de la police et des Fardc !

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Mbau est de nouveau sous le choc ce lundi 21 mai 2018. Des réseaux sociaux annoncent un massacre sans pareille à quelques kilomètres de la paroisse où la veille la population était en liesse de voir leur paroisse de nouveau fonctionnelle, après plus de 5 ans de fermeture, à la suite de l’enlèvement des 3 Pères Assomptionnistes dont on n’a aucune nouvelle jusqu’à ce jour.  « Des présumés Adf ont de nouveau frappé », peut-on lire dans des messages. « Mangboko dévastée ! La population est en débandade ! ».

Comme d’habitude, Benilubero est « envahi » par des coups de téléphone, depuis ce énième massacre ! Trois jours après, le mystère est levé.

Que s’est-il passé ?

Il est environs 16 h30, raconte un habitant de Mangboko dont nous taisons le nom pour des raisons de sécurité. Un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants arrivent à Mangboko, un village situé entre Mavivi et Mbau et s’infiltre dans le quartier sans qu’ils ne saluent personne. Leur mouvement est suspect. Un homme va tout de suite trouver la police locale pour l’alerter. A sa grande surprise, le commandant de la police, un ancien membre de l’équipe du Général Mundos, le rabroue et le met en garde contre ses propos qu’il qualifie des fausses alertes avec comme seul objectif de semer la panique au sein de la population. Entre temps, un chef du quartier se rend à la base des Fardc pour les alerter de cette présence que tout le monde trouve suspecte. Comme le commandant de la police, les militaires le haranguent, le traitent de trouble-fête et le menacent de représailles s’il continue à en parler. Malgré qu’il insiste, le commandant ne prend aucune disposition pour aller voir ce qui se passe.

Le soir vers 19h00, arrive un véhicule de la Monusco. Les assaillants sortent de leur lieu de cachette et lancent une attaque contre les casques bleus. Pendant que certains mènent cette attaque, d’autres commencent à tirer sur les populations. C’est le sauve-qui-peut ! Dans ce mouvement de panique, les assaillants entrent dans les maisons, pillent tout ce qu’ils y trouvent et tirent à bout portant sur ceux qui n’avaient pas pris la fuite. Tout cela se passe à quelques centaines des mètres de la police et des Fardc sans que ces derniers n’interviennent !

Contrairement à ce que le porte-parole des Fardc vient de déclarer sur radio-okapi, dans le journal de ce mardi 23 mai 2018, et qui, disons-le en passant, reconnaît que l’ennemi est arrivé dans le milieu pendant la journée, les militaires et la police ont été alertés à temps. Et à considérer la manière dont ils ont réagi aux alertes de la population, il n’y a aucun doute que l’assaillant était de leurs. La complicité est patente. D’ailleurs, la suite des événements le confirme.

Très tôt matin, alors qu’il fait encore sombre, des villageois qui s’étaient réfugiés dans la brousse derrière les maisons, voient arriver et s’arrêter une camionnette des Fardc. A leur grande surprise, ils voient des assaillants monter dans la camionnette avec les biens pillés. Et sans tarder, à toute allure, la camionnette prend la direction de Mbau où selon les témoins ne va pas continuer jusqu’à Oicha mais va prendre la route de Kamango. C’est alors quelques que la police et les militaires vont arriver quelques heures après pour observer les dégâts. Le bilan est trop lourd ! Plus de 12 personnes tuées. Parmi elles, toute une famille décimée. La chanson est connue. Nos vaillantes forces sont en train de poursuivre l’ennemi pour le mettre hors d’état de nuire. Nous en appelons à la population à la prudence, à la collaboration avec l’armée et alerter tout mouvement suspect, face à cette guerre asymétrique.

C’est inadmissible ! L’assaillant est arrivé la journée du dimanche 20 et reparti le lundi 21 matin !

Une fois de plus, Benilubero dénonce et condamne cette complicité du régime dans les massacres bien planifiés. Nous ne cesserons jamais de le dire. L’ADF n’existe pas. Les présumés ADF  qui massacrent à Beni sont la création du régime en place et opèrent de l’intérieur-même de l’armée où Joseph Kabila a réussi à infiltrer ses escadrons de mort, comme l’avait dénoncé le Père Vincent Machozi en des termes on ne peut clairs. Ainsi la veille de son assassinat  appela-t-il les congolais à ne jamais prendre le risque de rallonger le mandat de Kabila au-delà de décembre 2016. Aujourd’hui l’histoire lui donne raison…

 

©Beni-Lubero Online.

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Un commentaire

  1. Moïse MUSAVULI

    Il exerce bien sa besogne. Mais la revanche du SANG INNOCENT ne l’abandonnera jamais et tous ses collabos thuriféraires, complices et traitres.

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