Beni : 6 tués dont deux 2 brulés, 15 maisons incendiées par les ADF/NALU à MALOLU

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Les habitants de la ville de Beni  ont été réveillés de leur sommeil vers 2h00 du matin de ce 26 Décembre 2016 par des détonations d’armes lourdes dans le faubourg de la ville de Beni, notamment MAYANGOS, au village de MALOLU à la lisière du Parc National des Virunga.  et du Nouvel an 2016.  

Les Fardc comme tous les habitants de Beni-Ville et Beni Territoire étaient au courant des informations non confirmées  annonçant la chute de BENI et d’OICHA entre les fêtes de Noël  2015 et du Nouvel an 2016. Ces informations ont circulé de bouche à oreille pendant que le Président Joseph Kabila était en visite à Beni-Lubero au point de dire que lui-même en était certainement informé.

Selon les habitants de MALOLU qui se sont refugiés à BOIKENE ce matin, les présumés ADF/NALU ont, avant leur retraite massacré 6 civils dont 2 brulés, et incendié 15 maisons soit la totalité du village de MALOLU. Ce bilan est encore provisoire car les opérations des Fardc sont encore en cours dans la zone.

Comme d’habitude les Fardc sont intervenus quand les ADF/NALU avaient déjà fini leur sale besogne  à MALOLU. On espère que le gouvernement congolais enverra des renforts militaires (Hommes et minutions) en territoire de Beni pour protéger les populations et leurs biens contre le génocide en cours. Le mode opératoire des tueurs qui coupent les têtes de leurs victimes et déchiquettent en petits morceaux leurs corps rappelle  le génocide rwandais de 1994.

Les rumeurs continuent de circuler à propos du plan des présumés ADF/NALU d’occuper militairement dans un avenir proche  toutes les localités allant de Beni-Ville jusqu’à Eringeti.

Presque en même temps,  les rebelles Hutu rwandais FDLR infiltrés dans le territoire d’Irumu, Province de l’Ituri, passeraient à l’action pour occuper tout le territoire d’Irumu. Parmi les Hutu qui traversaient en camions FUSO le territoire de Beni-Lubero pour se rendre à Boga et ailleurs en Province de l’Ituri, munis des ordres de mission du gouvernement du Nord-Kivu, il y aurait au moins 5 000 combattants Hutu  dont la mission est de contribuer à la chute de la Province de l’Ituri entre les mains d’une nouvelle rébellion qui attendrait de faire connaitre son nom après la chute de la ville de Beni.  

En même temps, les nouvelles du Sud du Territoire de Lubero font état des affrontements violents entre  deux factions Mai-MAI dont l’une voire toutes les deux seraient un simple cache-sexe de l’ennemi. En effet, il parait de plus en plus clair que l’ennemi voudrait combattre au cœur du Yira Land caché derrière la casquette Mai-Mai, vu l’homogénéité ethnique du territoire de Lubero et l’absence d’une frontière terrestre avec un pays voisin. En territoire de Lubero, la position des Fardc vis-à-vis de ces deux factions Mai-Mai et des FDLR reste ambigüe, selon des sources locales.

Selon les mêmes rumeurs, n’eut été l’intervention musclée de la Monusco à Eringeti le 29 Novembre 2015, Eringeti serait devenue la première cité occupée par la nouvelle rébellion qui se cache derrière les appellations ADF/NALU en Territoire de BENI, FDLR en territoires de Walikale, Masisi,  Rutshuru et FDLR/MAI-MAI en Territoire de Lubero.

Les massacres de la veille de Noël  à VEMBA-TODO-NZUMA/MASULUKWEDE et ceux du lendemain de Noël à MALOLU/MAYANGOS, démontrent que le gouvernement congolais n’a pas encore tirétoutes les leçons des enquêtes sur les  massacres d’Eringeti. Le Général Jean Baillaud de la Monusco avait tiréla sonnette d’alarme que l’ennemi n’était pas congolais, qu’il avait des armes neuves et très sophistiquées, qu’il portait l’uniforme de l’armée congolais, qu’il était parfois déguiséen civil, et qu’il était même dans les ranges des Fardc lors de certaines opérations menées contre son mouvement ADF/NALU(cfr. site internet Radio Okapi du 5 décembre 2015).

Le gouvernement congolais doit donc urgemment répondre  à tous ces griefs établis par la Monusco pour prendre le dessus sur l’ennemi.

La Monusco qui a été, après la population locale,  la première a révélé l’identité et le mode opératoire de l’ennemi devrait sans tarder matérialiser sa collaboration avec les FARDC pour arrêter le génocide en cours en territoire de Beni et qui risquerait de s’étendre sur l’Ituri voisin. La Monusco et les Fardc ne devraient pas attendre  la chute de Beni pour passer à l’action, activer les drones et les  avions de guerre, et pour identifier les infiltrés ou complices de l’ennemi au sein des Forces de Securité de la R.D.Congo tel que constaté par le Général Jean Baillaud de la Monusco le 5 décembre dernier.

La population locale demande aussi son association explicite aux opérations de patrouille nocturne dans les villes et cités de la région pour que tous les quartiers et villages soient 24h/24 en état d’alerte.  Mzee L.D.Kabila n’avait-il pas prédit que la guerre  de libération de la R.D.Congo serait longue et populaire ? L’heure de l’entrée de la population civile au front contre l’ennemi de la R.D.Congo a sonné.

Aucune ville ou localité ne tombera entre les mains des présumés rebelles ADF/NALU si le Gouvernement congolais, les FARDC la Monusco et la population locale, travaillent la main dans la main pour mettre fin àl’aventure des présumés ADF/NALU qui a trop duré. Si cette dynamique n’est pas mise en place pour la victoire, les observateurs pourraient avoir raison de dire qu’il y avait des complicités àplusieurs niveaux de la machine de guerre congolaise.

Déjà, depuis ce matin, certains observateurs commencent àvoir dans l’éventuelle chute de Beni- ITURI aux mains des présumés rebelles ADF/NALU une nouvelle stratégie de glissement pour le pouvoir de Joseph Kabila. En effet, la chute de cette entité lui permettrait, par exemple, de dire qu’on ne peut pas aller au dialogue ou organiser des élections  démocratiques dans un pays oùdeux ou trois provinces sont occupées par des rebelles. Le cliché de l’agression de la R.D.Congo par le Rwanda étant déjà usé, on  constate depuis une semaine que la machine de la propagande kabiliste pointe du doigt l’Ouganda, pays où sont refugiés les rebelles de l’EX M23 et d’où proviennent les présumés ADF/NALU… L;ennemi ne pourra pas se cacher pour toujours!

Mais quelle que soit l’origine ou l’identité de l’ennemi actuel, les observateurs sont convaincus que l’ennemi n’est pas plus fort que le tandem FARDC/MONUSCO/Population Civile. Ne pas mettre sur pied cette collaboration équivaudrait à une complicité avec l’ennemi.

Saidi Inchimatata

BENI/MALEPE

©Beni-Lubero Online

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