Beni-Lubero : Assassinat des Policiers Kambale MBUTO et Uriema ONEGA

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Entre Mardi 19 et Jeudi 21 juillet 2011, deux policiers ont été tués par balles par des tueurs en uniforme militaire Fardc, en l’espace de 48 heures, dans la région de Beni-Lubero. De plus en plus, les policiers et militaires congolais d’origine sont victimes d’assassinat de la même manière que les civils congolais. 

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Partant de leurs uniformes, les témoins oculaires de ces assassinats ignobles identifient les tueurs comme des policiers et des militaires congolais. Mais les sources officielles ainsi que la radio onusienne identifient les tueurs comme FDLR, MAI-MAI, cambrioleurs, etc. Entre le témoignage du témoin oculaire et la déclaration d’une autorité qui de son bureau éloigné se dit doté du pouvoir de connaître à distance l’identité d’un tueur, le choix est clair. 

Ce matin du 21 juillet 2011 à 4h du matin, un groupe de militaires Fardc s’est introduit dans la résidence de l’officier de la Police KAMBALE MBUTO, commandant de la Police Nationale Congolaise de Kikuvo à 15 km de la cité de Kirumba au Sud de Lubero. Sans rien lui demander ces assaillants qui étaient visiblement venus pour le tuer, l’ont criblé de plusieurs balles dans la poitrine avant de vider le lieu du crime. Le Commandant Kambale Mbuto était originaire de Kaseghe au Sud de Lubero. Il était très connu dans la région et sa présence inspirait la confiance des populations locales. C’est peut-être cette sympathie du peuple à son égard qui a fait de lui un ennemi des envahisseurs qui ont choisi de le liquider. Vers 10h de ce matin, son corps a été dépêché dans son village natal de Kaseghe où l’inhumation aura lieu. 

Dans la nuit du Mardi 19 juillet, au Quartier Butsili, Commune de Mulekera en Ville de Beni, la parcelle voisine du Policier Uriema ONEGA ULADIO, originaire de la Province Orientale et âgé d’une trentaine d’années, était attaquée par des militaires Fardc. Alerté, le Commandant ONEGA était venu au secours de son voisin. Brave qu’il était, il réussit à ravir l’arme aux deux tueurs qui étaient déjà en action à l’intérieur de la maison. Les deux militaires Fardc désarmés par ONEGA sortirent de la maison pour s’enfuir dans le noir. Le Commandant ONEGA, comme un héros d’un film hollywoodien n’aura utilisé que ses biceps pour maitriser et désarmer les deux assaillants. Le commandant ONEGA sortira de la maison qu’il croyait avoir mise hors d’état de nuire pour retourner chez lui. C’était sans savoir que les deux assaillants désarmés avaient rejoint d’autres assaillants armés qui contrôlaient les alentours du lieu du crime. Pendant que le Commandant ONEGA sortait de la parcelle pour retourner chez lui avec la kalachnikov ravie en mains, les assaillants embusqués non loin du lieu du crime lui logeront plusieurs balles dans la poitrine. Le commandant ONEGA mourra sur le champ, la kalachnikov en mains. Les assaillants reprirent le dessus de leur opération. Ils avaient d’abord repris l’arme ravie par le Commandant ONEGA avant de rentrer dans la maison pour piller tout ce qu’ils voulaient. Avant de quitter le lieu du crime, les assaillants violeront deux filles de la famille attaquée à côté du corps sans vie du Commandant ONEGA. Quelle horreur ! L’opération avait duré plus de 45 minutes sans qu’un secours quelconque arrive. Les voisins qui assistaient impuissants à la scène macabre derrière des portes bien fermées, gardent un bon souvenir du commandant ONEGA, un policier doux qui faisait bien son travail. Malheureusement cette douceur dans une ville « irakisée » comme Beni, est ce qui lui a couté la vie. Il s’était montré doux aux tueurs. D’aucuns pensent qu’il les aurait reconnu raison pour laquelle il les avait laissé partir sans tirer sur eux. Malheureusement, quelques minutes plus tard, le commandant ONEGA paiera de sa vie sa clémence. Que son âme repose en paix ! 

Au Nord du Territoire de Beni, Kainama est vidée de sa population à 100%, Eringeti à 75%, a la suite des tracts annonçant une bataille cette-fois ci dans les cites et grandes agglomérations de la contrée. Les autorités locales appellent au calme mais, n’ayant pas confiance en ces autorités, la population vide les lieux, abandonnant tout derrière elle.

Correspondances particulières de Kirumba, Beni, Eringeti à Beni-Lubero Online

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