Biographie du Jeune Musicien POPAL Isse VOSSY de Butembo

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Nom: Popal Isse Vossy

Date de naissance: Le 07 Novembre 1972

Lieu de naissance: Butembo, Nord-Kivu (R.D.Congo)

Qualité: Auteur, Chanteur, Compositeur, griot.

Langue chantée: Français, Swahili, Kinande, Lingala.

Style musicale: Afro-métissage.

Vers le Mont Rwenzori…

Sous la vue perdue de la neige éternelle du mont Rwenzori, parfumée par l’odorant et la contemplation de la faune et flore du parc national des Virunga… au vent soufflant du lac Edouard et de la rivière Semuliki (source du Nil) adoucit par le Graben… c’est dans cette cuvette couverte des brouillards au levée du soleil, appelée Butembo, devenue aujourd’hui une ville commerciale de la République Démocratique du Congo qu’est né Popal Isse au matin du 07 novembre 1972 dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo anciennement appelée Zaire (colonie Belge).

Grandit dans la même ville de Butembo où jusqu’aujourd’hui son domicile; il a fait ses études, successivement à l’école primaire TSAKATSAKA, ses études secondaires à l’Institut de Butembo ou Athénée Royale où il obtient son diplôme d’Etat en section Commerciale et Administrative avec satisfaction en 1993.

Un signe particulier constaté chez ce jeune dès son bas âge est que la plupart de ses vacances et congés se passait au village à Muhangi où son grand père maternel fut dignitaire et gardien de coutume Yira. Ainsi, chaque fois qu’il revenait du village il avait des nouvelles contes, proverbes, devinettes et chansons qu’il apprenait sans gène à ses copains de l’école.

 

 

Après son bac, Popal Isse allait embrasser la faculté de Droit à Goma quand la musique comme profession et la guerre dans la région frappait à la porte et l’orienta son destin ailleurs.

‘’ Isse Vossy…’’

Popal Isse Vossy, signifie père de tous. Dans le contexte culturel et rituel Yira cela veut dire garant et gardien de la culture Bantou, nom donnée lors de son sacre traditionnel rituel par les initiés de la coutume Yira. Ce jeune artiste a grandi dans une famille modeste mais solide et cohérante où règne aujourd’hui une attente parfaite. Ainé de la famille, il est suivie d’une fille (Espé Kisorobo), un garçon (Mbalé Kisorobo) et une cadette Vira Yolande, à la quelle il a d’ailleurs dedié l’une de ses meilleures chansons Vira Fashion.

Depuis une ancienne génération la famille de Popal Isse et tout ses parents (Nicolas Kisorobo et Alodie Kyakimwa) ont toujours habité un quartier populaire du centre de la commune Kimemi, commune très vibrante et mouvementée de la ville de Butembo.

Popal Isse devrait faire face à la vie et aux activités des jeunes de sa génération, vers les années 1983 c’était la période où les salles de Vidéo furent nombreuses à Butembo, elles permirent à la jeunesse d’entrée en contact avec la musique Kinoise. Pendant cette période, les groupes musicaux prirent naissance dans des quartiers, avec inspirations d’un groupe d’adultes Kilo d’Or qui agrementait chaque Week-end les concerts dans la salle Tuonane. Dans l’entretemps les gamins de 9 à 13 ans fabriquaient avec des sticks de roseaux des tiges pour microphones montées sur des socles plus au moins stable pour soutenir les tiges; on voyait également des grandes boîtes de conserve servir de batterie pour la percussion. En ce moment là, tous les morceaux chantés étaient des interprétations de la musique kinoise avec un lingala que les jeunes de la région ne comprenaient et mal maitrisaient. Malgré son âge de 11 ans, Popal Isse était un des méneurs, il combinait bien sa voix à celle des autres tout en harmonisant le chœur. Ce qui étonnait de plus était sa mémoire de retenir les chansons ou tout au moins les mélodies de chansons qu’il apprenait avec les autres pour leur rappeler en temps opportun tant à la maison comme à l’école car tous les jeunes de son quartier et de sa génération étaient scolarisés.

Le goût de la culture…

Comme son quartier grouillait des jeunes scolarisés , un mouvement culturel naquit en 1985, crée par les aînés. Et comme eux aussi n’étaient pas assez expérimentés en matière culturelle, ce fut un départ pour Popal et les autres jeunes de son mouvement d’évoluer au sein du cercle culturel Gloria qui privilégiait les présentations des théatres dans lesquelles la musique folklorique et danse contemporaine prenaient place de choix. Peu de temps après les vrais spectacles payant commencent où prenait place les responsables scolaires, religieux et politico-administratives; pendant ce temps Popal devient l’un des acteurs Musiciens les plus connus de la place. Parfois avec sa guitare acoustique, il jouait en levée de rideau en récital de ses propres compositions; déjà à cette époque ils interprétaient rarement car ils avaient déjà dans leur répertoire des compositions capables de séduire des jeunes élèves et universitaires grâce à la direction artistique de Magloire Paluku Kavunga, actuellement aux études journalistiques en Hollande.

Sortir de l’incognito

Popal Isse est sollicité ; et son talent et sa personnalité furent manifestés lorsqu’il s’est vu solliciter à tout prix dans des chorales, récollections scolaires et tant d’autres évenements socio-culturels organisés à Beni, Goma et Butembo. C’est de cette manière qu’il fut impliqué dans la campagne de sensibilisation et vulgarisation pour la protection de l’environnement et la réhabilitation de l’arbre; Popal devient un artiste écologiste. Avec certains amis, il joua un grand rôle dans cette campagne initiée par le PPARC (Projet Pilote d’Appui au Reboisement Communautaire) sous le patronage de la Coopération Zaire-Canada.

Cette entreprise trouva en ce jeune plus d’intérêt puisqu’effectivement Popal Isse savait chanter et communiquer avec la masse en ce sens que celui-ci savait chanter en français, swahili, Kinande (langue locale très favorable dans la communication des cellules de base). Des manifestations sous forme des festivals et carnavals écologiques furent organisés chaque année dans les périphéries de Butembo. Des nombreuses chansons, comédies musicales et danses exécutées furent des compositions de Popal. Tragi-comédien de son état, il joue très bien au théatre, il incarnait avec beaucoup d’efficacité son rôle dans les pièces telle que Vila Paradis, Testament du chien, l’achat d’une femme, etc… où il avait obtenu des prix lauréats des différentes catégories. Il a joué dans l’opérette Zobo le braconnier qui a connu le succès dans le milieu écologique et il en garde encore un grand souvenir.

Art et guerre…

L’année fut marquée par le vent de l’Ouest en Afrique. La RDCongo (Zaïre à l’époque) connu des réelles troubles socio-politiques suite à la démocratisation de l’ancien régime Mobutien, le PPARC fut obligé de fermer ses portes et de rompre la coopération Zaïre-Canada après pillage et marche de colère des militants opposants au régime de l’époque. Désormais, les sorties ne sont plus sponsorisées par une grande maison, on compte sur les moyens de bord, Popal avec certains créent un mouvement écologique dénommée ACE (Association Culturelle Ecologique) et veulent évoluer seul dans la carrière musicale tout en restant acteur du théâtre. Avec Popal comme leader dans le domaine musical les contacts furent entrepris pour la sortie d’un album véritable après l’avorton de soupe rouge cassette purement écologique jamais reproduit aujourd’hui et pourtant avait connu la participation des actuels musiciens célèbres de la place comme Mayaya Santa, Serge Ndaliko, André Kisorobo, Sakina Bahati, Alain Mumbere, Fao Kitsa, etc…

Quelques mois plus tard Popal part s’installer à Goma sur invitation de son frère ami Fao Kitsa, ce voyage avait deux raisons, poursuivre ses études universitaires, et recherches d’ouvertures culturelles artistiques. Il fut soutenu ainsi et assisté par le programme environnemental autour des Virunga PVI/Kacheche par le bief du Directeur des Projets, Monsieur Yalolo Bisidi où il partagea l’expérience artistico-culturelle avec l’expert et chroniqueur Hubert Furuguta qui reste son parolier principal.

Cyclone

Suite à une entrée massive des réfugiés rwandais à Goma, après conseil de son ami Jan Sibamutaki et Darius avec qui, il restait à Goma, Popal se trouvant obliger de rompre impérativement avec les études, il prend contact avec Chouchou Mihigo un artiste rwandais d’origine congolaise, qui l’avait parlé suffisamment du Rwanda et du peuple rwandais qui est devenu source inspiratrice de l’album cyclone ayant comme thème : décourager le génocide et le massacre dans la région des grands lacs. Après le départ de Chouchou en Belgique, il décida de rentrer à Butembo pour les préparatifs de la sortie de son premier album cyclone. Ce travail préparatif prend fin en octobre 1994, pas de moyen pour payer le billet de toute l’équipe qui devrait l’accompagner dans le studio à Kampala.

Un donateur agent de l’OFIDA, le feu Papy Manzita non originaire de la région se porte garant pour payer les frais d’enregistrement et le billet à Popal et son Directeur Artistique Deli Kongoli. Finalement l’album sort en maquette faute des frais de duplication cassette. Une grande œuvre pour la région, le premier album du Nord-Kivu produit dans des conditions plus au moins professionnelles avec huit titres au rythme afro-metissage, c’est fut l’explosion et cela attira l’attention des mélomanes; même les plus indifférents furent touchés notamment, parents de l’artiste, religieux, éducateurs et hommes socio- politiques furent touchés par cette œuvre car elle était bien arrangée et sans reproche.

Après la sortie de l’album audio, c’était le tour du clip, la bande audio visuelle sponsorisé par l’Ingénieur Jérémie Mundama (frais mixage), Bart Kakooza (un reporteur de CNN de nationalité Ougandaise ) qui avait trouvé en ce jeune homme un talent sans égard et qui s’est donné corps et âme pour illustrer et réaliser les images vidéo. Enfin, le feu Nzenze wa Mitamango l’un des rares hommes d’affaires, fonctionnaire et originaire de la région; découvre l’artiste, il lui promet un soutien. Ainsi lui donna un fond pour la reproduction de quelques bandes vidéo promotionnelles. Une grande surprise parmi les spectateurs! ! ! Clip vidéo suffisait pour convaincre quelques âmes encore incrédule sur la popularité du nouveau talent et l’expérience du jeune artiste de 23 ans ; la qualité des images, la présentation explicative des scénarios n’exigeait pas trop des commentaires pour la prise des vues de Kid Mutuka.

La radio aussi…

En 1996, l’artiste Popal devient animateur et chroniqueur à la Radio Télévision Nationale Congolaise de Butembo (RTNC en sigle). Ses émissions comme Top Musica purement musicale, s’occupait plus de la promotion des artistes en herbe et de l’actualité musico-culturelle tant nationale qu’internationale, inspiré de l’émission couleurs tropicales de Claudy Siar de la RFI, ce statut lui permit encore une fois d’accéder à une dimension plus supérieure de la popularité en tant qu’un homme de la culture et artiste tout fait; ses photos, portraits et auto-graphe, pillulent les discothèques, salons de coiffure, chambres des jeunes etc… Mais la carrière d’animateur chroniqueur à la radio s’avère incompatible avec ses activités de l’artiste musicien parce qu’il lui était nécessaire et parfois urgent de voyager toujours pour dénicher un nouveau marché ou un contrat éventuel, signalons également les voyages à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Après méditation et prise de conscience, il décida de rompre avec la radio pour garder la scène musicale et c’est vrai il la garde jusqu’aujourd’hui.

Sacré pour être massacré…

En 1997, lors de la guerre de libération de l’ex Zaïre par Mzee Laurent Désiré Kabila, on pille le stock de ses cassettes et bandes vidéo, cette guerre barra la route à la vente et promo de la bande vidéo de l’artiste or, il pensait qu’avec cette vente il pourra faire le premier pas vers le vrai métier professionnel. Ainsi popal se trouva dans une léthargie et un dégoût de la vie musicale.

Prenant courage, après la guerre de libération, il se décida de monter un groupe d’accompagnement. Ainsi, il fait des spectacles à Goma, à Butembo, à Beni et en Ouganda (Kasese, Fort Portal). Tous ces spectacles étaient autofinancés, à la fin de cette tournée Popal débarque à Kinshasa pour son deuxième album. Nombreux de ses fanatiques et mécènes souhaitent qu’il rentre à l’université, les autres lui propose d’intégrer le groupe Kinois tel que wenge musica, soit quartier latin de Koffi Olomide, etc…

Or dans sa tête, il rêvait faire la carrière musicale dans une zone géographique bien déterminée non encore exploitée pour éviter l’émigration urbaine de la culture et arts, les tentatives de voyage clandestin vers l’occident car ayant constaté que la majorité d’artistes ont le complexe d’évoluer à l’intérieur du pays et vont se concentrer tous à Kinshasa soit en Europe, c’est ainsi qu’après l’enregistrement au studio Mecko dans la commune de Limete avec les quelques professionnels rencontrés sur place et après réalisés quelques émissions nationales avec des chroniqueurs notamment Manda Tchebwa et autres, Popal a payé l’avion jusqu’à Goma via Kisangani pour venir continuer avec son aventure et rejoindre ses fans qui l’attendaient avec soif. Juste le temps de vouloir commencé les contacts avec les mécènes pour la reproduction du nouvel album et promotion le 2 août 1998 , éclata la deuxième rébellion du Rassemblement Congolais pour la Démocratie suivie des massacres juvéniles par les agresseurs, insécurités et incertitudes du lendemain dans la région, et la mort subite de son compagnon de lutte Kathy Katembo ; Popal se retrouva encore dans l’embarras et regretta d’avoir quitté Kinshasa. Cela poussa cet artiste à s’exiler à Kampala pour la recherche d’une ouverture au monde extérieur après avoir reproduit quelques cassettes grâce à l’homme d’affaire Musangania qui lui facilita les frais de reproduction. Le 20 mars 1999, par le canal de l’artiste Petnat Ndaliko de Yolé-Afrika, Popal gagne le prix de meilleur chanteur francophone à l’Université de Makerere en Ouganda; c’était lors de la célébration de la journée internationale de la francophonie organisée par l’alliance francophone de l’Ouganda et Ambassade France-Ouganda, cela lui donna souffle et réconfort, surtout l’envie d’aller vers l’avant. Dans ses discours et interviews, il répétait: « Mon clip cyclone plonge et continue à mettre certaines autorités politico-militaires mal à l’aise or ce clip reflète leurs façons de gérer les fonds publics et de manipuler gratuitement le peuple dans leurs jeux de la politique meurtrière».

Retour au bercail

Pendant son exil à Kampala, les terroristes tirent sur les touristes qui voulait visiter les gorilles de montagne dans le parc de Bwindi en Ouganda, cet acte inhumain touche l’artiste, le fait raisonner, il le fait passer en l’immense richesse naturelle qui regorge sa région aux gorilles des montagnes du mont Kyavirimu qu’il faut protéger. Sans arme ni mot à dire aux autorités et seigneur , l’artiste prend la décision de faire passer le message de sensibilisation sur la protection de la biodiversité et gestion des ressources naturelles à travers l’art, c’est à dire action socio-culturelle de vulgarisation. Ainsi, il rentre au pays avec une nouvelle idéologie car cet aspect de la biodiversité était moins exploité dans sa région. Ses fans n’arrivent pas à comprendre cette nouvelle méthode de travail. C’est ainsi que Popal trouvera les siens avec une autre conception de vue d’artiste, à l’occasion du centenaire des Gorilles de montagne en octobre 2002, Popal saute sur l’occasion pour faire asseoir sa nouvelle idéologie écologique dans le cerveau de ses artistes accompagnateurs, mécènes, fanatiques et autres mélomanes de la musique . Il multiplie une campagne médiatique dans la région, il envoie des messages sur des chaînes internationales notamment la VOA, canal Afrique, BBC et autres. Il multiplie des dépliants, qu’il distribue aux ONGs et écoles de la région. Il réalise une tournée musicale dénommée Wale-Wale sponsorisée par la Dian Fossey Gorilla Fundavec l’appui technique et de l’ingénieur Chifundera Kusamba, Directeur de projet Kyavirimu où est localisé des Gorilles de Montagne et Tuver Wundi, chargé de la communication de la DFGF/Europe dans la région. Cette tournée allait de Kasindi à Kanyabayonga en passant par Kyondo, Kirumba, Kayna, Kanyabayonga,ces milieux dangereux regorgeant des milices maï-maï, groupe Hima dans le parc des Virunga, les ex-Fars et Intérahamwe et les rebelles Nalu qui déséquilibrent la région des grands lacs. Par la même occasion, Popal a pu traversé le lac Edouard (Idi-Amini) en pirogue avec pagaies pour visiter le site pré-historique où fut retrouvé les ossements de l’homme d’Ishango, à la source du fleuve Nil. Malheureusement pour Butembo et Beni, il n’y avait pas eu spectacle suite aux événements de guerre ‘’ effacer le tableau’’ dans lesquels on avait dénoncé le cannibalisme et autres atrocités.

Peu après, il enregistre à Butembo deux chansons écologiques et humanitaires pour actualiser son ancien album qui n’avait pas encore été distribué sur le marché suite aux événements socio-politiques qui font boule de neige dans la région. C’est ainsi que dans son idéologie, il trouva que la biodiversité est une affaire de tous et que chacun peut y prêter main forte selon ses talents et ses moyens. Pour le moment, il vient de mettre sur pied un projet dénommé Fasana qui est d’ailleurs la dénomination actuelle de son groupe dont voici le projet.

Fasana, son rêve…

FASANA en sigle signifie Fondation d’Artistes Sensibilisateurs et Amis de la Nature – Afrika.

La FASANA c’est un réseau culturel ayant comme mission de promouvoir et conscientiser les artistes et artisans de la région anfin de faire passer le message de la pacification et de la conservation de la biodiversité (surtout dans le parc national des Virunga et aux alentours) à travers les œuvres d’arts (spectacles, expositions, élections miss, concours, promenades, émissions radio-télé, éditions,…)

Les activités de la FASANA sont focalisées autour du parc national des Virunga regorgeant des artistes des talents mais malheureusement moins connus, inexploités, misérables par manque d’ouverture au monde et la non venue des touristes occidentaux qui étaient leurs clients potentiels. Cela entraîne certains d’entre eux à un dégoût de l’art lucratif et s’investir dans le braconnage, milices armées, culture des champs dans le parc à la recherche de terre fertile, conflits de génération et héritage… faute d’encadrement, ceux qui ont la grâce d’évoluer dans des centres urbains, quelque fois ils tombent sur des petits marchés juste pour décorer une pancarte publicitaire, soit aux danseurs folkloriques et artistes musiciens se contentent d’agrémenter des manifestations par contrainte à caractère socio-politique, moyennant un cachet médiocre ou une promesse vaine ; souvent les sculpteurs sont victimes de l’éclosion des sectes et églises de réveil importées des régions ou pays voisins qui, leurs pasteurs confondent les œuvres d’arts et autres objets de culture au gris-gris ou fétiches qu’il faut à tout prix brûler ou détruire pour le salut des âmes.

La FASANA à travers ses actions de sensibilisation met un accent sur la gestion des ressources naturelles, œuvres d’arts et objets de culture car, la législation traditionnelle de la conservation et le service de la culture et des arts ne tient pas compte de la réalité du terrain, ce qui entraîne une attitude négative de la communauté vis-à -vis du parc ainsi que les habitants , activités culturelles, touristiques qui l’entourent. Les ressources naturelles , les œuvres sont entrain de subir des conséquences d’une forte pression humaine de déforestation, braconnage, piraterie (œuvre musicale et littéraire), sabotage d’objet de culture. Le conflit n’a fait qu’aggraver la situation sur terrain et accentuer la misère des artistes oubliés par l’Etat et minimisés par la société.

Le siège de la FASANA est basé en ville de Butembo situé à une vingtaine de kilomètres du Parc National des Virunga, Secteur Nord. Par conséquent ses activités ont naturellement un impact automatique sur la bio-diversité qui est la source inspiratrice de ses chanteurs, conteurs, auteurs, illustrateurs, peintres artisanals, sculpteurs sur bois, danseurs et danseuses; n’est ce pas une grande richesse pour la région et le monde entier?

Le parc national des Virunga est le premier parc africain crée en 1925, il est localisé dans la partie Est de la République Démocratique du Congo à bordure avec le parc national du Volcan au Rwanda et le parc national de Gahungira en Ouganda.

Le parc des Virunga qui fait partie de l’écorégion Albertin Rift ; couvre 8.000km2 et est extrêmement riche en biodiversité. La FASANA jure de défendre ce patrimoine mondial à travers ses actions culturelles dans un climat pacifique avec l’appui de tous les amis de la nature et de la culture. La FASANA a la disponibilité des actions culturelles dans un climat pacifique avec l’appui de tous les amis de la nature et de la culture. La FASANA a la disponibilité et la capacité de collectionner des œuvres, objets de culture, sélectionner des vrais artistes capables de montrer au monde un autre genre de la culture congolaise, focalisée sur la biodiversité et la pacification de la région des grands lacs, cela en collaboration avec des tiers organisateurs, partenaires et bailleurs des fonds.

Fiancé à Mamy Lokota, mère de sa belle bébé, Pommy Malkia de 8 mois, Popal croit un jour trouver les hommes de bonne volonté qui pourront l’empoiter les pas dans cette missions si lourdes de la biodiversité et pacification de la région des grands lacs à travers les activité socio-culturelles.

Par Popal Isse Vossy

Musicien

Butembo, Nord-Kivu/R.D.Congo

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