Butembo : 2 fr

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La boucherie humaine installée à Beni-Lubero par l’ennemi de la R.D. Congo s’adonne à l’abatage des beniluberois comme s’il s’agissait des animaux. Les autorités du pays, toutes tendances confondues, continuent de donner leur langue au chat, en assistant passivement au massacre des Nande. Il s’agit de ce qu’on appelle en langage de droit international : la non-assistance à personne en danger.
 
Après l’assassinat par balles de Patient NZUKI Umbo  à  Vutsundo à l’Ouest de la ville en date du 04/12/09,  ce fut le tour de deux enfants de Papa Kasolene Kahehero le 5 Décembre à l’Est de la ville, à savoir, le Quartier Rughenda, cellule Mutitiro, à 2 km du camp militaire du Rughenda ou plus ou moins 8 km du centre ville de Butembo.
 
Il est 19h45. 4 hommes porteurs d’armes en feu font irruption dans la parcelle de Papa KASOLENE KAHEHERO. Papa est dans la cuisine  au tour du feu avec ses deux fils. Sans rien demander, les malfrats apparaissent devant la cuisine comme des cheveux sur la soupe.  Sans aucune sommation, ils ouvrent le feu, le seul langage qu’ils connaissent. Ils tirent  à bout portant sur JACKSON KASEREKA KAHEHERO (15 ans), élève à l’institut NGUNUNU à Butembo, une balle dans la tête, et une autre dans sa poitrine. Son petit frère KAKULE KAHEHERO SADIKI (8 ans) et élève à l’E.P Mizebere, ramasse à son tour deux balles dans la poitrine. Jackson et Sadiki meurent sur le champ !
 
                                Sadiki Kahehero, 8 ans, abattu dans la cuisine familiale
                          Jackson Kahehero, 15 ans, abattu dans la cuisine familiale
Le papa quant à lui s’en est sorti avec une balle dans sa cuisse et une autre sur son pied gauche. Après leur forfait, les malfrats se sont volatilisés dans la nature. Comme c’est devenu l’habitude, les voisins venus au secours ont dépêché Mr Kasolene à l’hôpital de Katwa  où il lutte entre la mort et la vie.
 
De plus en plus, il apparaît que les malfrats tuent qui ils veulent selon un plan qu’eux-mêmes connaissent. Leur mobile de tuer n’est pas l’argent ou autre bien de valeur. Ils tuent pour tuer. L’hypothèse du plan de dépeuplement du Kivu et du mouvement massif des populations rescapées qui s’en suivrait continuerait ainsi son bonhomme de chemin. L’acharnement sur les jeunes garçons est remarquable et ne peut pas être accidentel. Les jeunes étant ceux qui  peuvent constituer un jour une résistance aux occupants, les malfrats semblent bien vouloir éliminer la jeunesse en âge de combattre.  On se rappellera qu’avec l’aide de Kinshasa et de la Monuc, les Mai-Mai de Beni-Lubero étaient envoyés dans le camp dit de brassage de Kisangani où ils sont dans la galère sans formation militaire aucune et sans salaire, avec impossibilité de retourner dans leurs villages.  
 
Devant cette menace sérieuse de la vie, le peuple Nande par la voie de ses leaders politiques, religieux, coutumiers, etc. sont appelés à sortir de leur torpeur pour démontrer ce dont ils sont capables comme individus, communauté, dans leurs partenariats ou alliances avec d’autres communautés congolaises et étrangères, pour transformer la crise actuelle en opportunité d’unité et de créativité. L’heure est propice à l’émergence d’un leader Nande qui peut parler pour les Nande aujourd’hui dans les fora du pays et du monde. La balle est donc dans le camp de tous (toutes) les Nande.
Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online
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