Calvaire de la Saison de Pluie

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Chaque saison de pluie en ville de Butembo démontre que la ville a besoin d’autres opérations, à part l’opération de lutte contre la Poussière. Il s’agit notamment d’une opération d’élargissement de ses ponts, une opération de la canalisation des eaux de pluies et des cuisines, etc.
Rue Kinshasa après la pluie
La période Août-Septembre correspond à la saison pluvieuse de la ville. Certaines avenues où les plus nantis ont construit des immeubles en plusieurs étages se transforment en étangs ou lacs par manque de canalisation des eaux de pluie. Pour interpeller l’autorité urbaine, les bubolais ont l’habitude de donner à ces étangs le nom du Maire de Ville. A l’époque du Maire Wabunga Zébédée on parlait des « Lacs Zébédée ». Aujourd’hui on parle de plusieurs Lacs « Hubert » à travers toutes les communes de la ville de Butembo. Les petits affluents de ces Lacs Hubert sont les canalisations des eaux de cuisine des maisons qui se déversent sur le trottoir avec toute la saleté qu’elles comportent. Sachant que les piétons chaussés ou déchaussés pataugent dans ces eaux sales des lacs de la saison pluvieuse, on peut s’imaginer combien l’hygiène souffre dans les rues de Butembo ! Comme on peut le constater, c’est le pouvoir public qui est toujours déficitaire en R.D. Congo. Le mal congolais c’est l’inexistence d’un programme de salut public ! Les particuliers canalisent bien les eaux dans leurs parcelles vers des collecteurs publics qui n’existent pas ou qui sont bouchés depuis des années. Et pourtant ceux qui construisent paient des sommes colossales à l’urbanisme, au cadastre, à l’office de voirie et drainage (OVD), etc. Où va cet argent ?
Exemple de "lac Hubert" sur Avenue de l’Eglise, Place Kaghuntura
A part le problème des avenues qui se transforment en cours d’eaux, il y a aussi le problème épineux des ponts trop exigus. Sur plusieurs ponts de la ville, il ne peut y avoir de dépassement de deux véhicules, petits ou grands, dans des sens opposés. Il en est de même pour un véhicule et une moto, etc. Ces ponts construits quand Butembo n’était qu’un village avec quelques VW et Chevrolet des missionnaires belges et des agents des mines MGL, ne sont plus adaptés pour le million d’habitants de la ville de Butembo et ses environs où presque chaque famille a un vélo et une moto, et où l’on trouve une voiture pour toutes les dix parcelles, en moyenne.
Pont exigu de Muchanga après la pluie et à l’heure de pointe
L’exemple typique de ces ponts exigus est le Pont de Muchanga qui relie la Commune de Bulengera au Quartier Commercial de la Ville de Butembo et aux autres communes urabaines. En saison sèche comme en saison de pluie, les habitants de la Commune de Bulengera font un véritable parcours de combattant pour rentrer chez eux à la fin du service. Vice-versa, ceux qui habitent la ville et qui travaillent dans la commune de Bulengera ou au-delà, ont du mal à retourner chez eux le soir. Certains disent avoir mis deux heures pour passer le pont dans un sens comme dans l’autre. Ainsi, il est plus facile de faire la distance Butembo-Beni que de faire la distance Marché Central-Quartier Muchanga. Plusieurs dizaines des milliers des personnes se disputent le pont Muchanga avec tout ce que cela comporte comme risques surtout en saison pluvieuse. Il est étonnant que l’autorité urbaine qui place les policiers de roulage dans des endroits lucratifs comme les rondpoints et les grands parkings ne songe pas à placer quelques policiers sur le pont de Muchanga pour coordonner le trafic pendant les heures de pointe. Toutefois, la solution idéale serait d’élargir tous les ponts de la ville de Butembo. Les revenues des differentes taxes locales seraient plus que suffisantes pour couvrir les dépenses d’une telle entreprise que les bubolais et les bubolaises réclament à cor et à cri depuis longtemps mais sans suite.
Parcours de combattant de 2 h pour traverser le Pont Muchanga après la pluie
Une idée pour la campagne électorale prochaine : Avant de voter pour un candidat, les différents quartiers de la ville devraient s’organiser pour exiger de lui la construction ou l’élargissement préalable des ponts ou la canalisation des eaux de leur entité. Comme les élus ne reviennent jamais entre deux élections, il faudra apprendre à les faire payer avant, mettant ainsi fin aux promesses mielleuses qui ne sont jamais accomplies.
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Tembos Yotama
Butembo
Beni-Lubero Online
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