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Au Jour J – 83, le Comité International de Pilotage (CIP en Sigle) de la Conférence Internationale des Nande du 7 au 15 Août 2010, publie ci-dessous la liste des membres qui depuis cinq mois échangent une correspondance en vue de l’organisation de la conférence de Lubero 2010. La liste n’est pas fermée.
             Bâtiment abritant le CIP- Coordination de Butembo sur Rue Kinshasa
Vu le caractère culturel de la Conférence, nous rappelons que la participation est libre et ouverte à tout Yira qui se présentera à Lubero au mois d’Août prochain. Ceux qui ont participé aux deux premières éditions de cette Conférences, sont unanimes pour souligner l’importance de ce forum annuel où les Nande (ou Yira) de partout se retrouvent pour échanger sur leur patrimoine culturel commun en vue de sa capitalisation pour l’âge de la mondialisation.
Pour un peuple de 4, 1 Millions d’âmes, la Conférence Internationale des Nande reconnait et respecte le point de vue de ceux qui n’en voit pas encore la nécessité ou ceux qui lui reproche ceci ou cela. Cela est tout à fait normal pour toute œuvre en croissance dans un pays, la R.D. Congo, qui a déjà choisi la démocratie comme mode de gouvernement. Entre la Première édition de la Conférence et la deuxième, une nette avancée s’est constatée. La conférence internationale de Beni au mois d’Août 2009 avait fait vibrer toute la ville de Beni et tout le territoire de Beni, et la demande avait été unanimement faite pour qu’il y en ait même deux chaque année. Vues les questions matérielles lies à son organisation, le CIP n’organisé qu’une seule cette année. Mais la conférence de Lubero sera souveraine pour traiter de toutes les questions émanant de la base !
Pour en savoir plus, contactez le comité de votre continent ou de votre pays, ou adressez-vous directement au Bureau Central de la Conférence Internationale des Nande, Lubero 2010 !
                       Bureau Permanence CIP- Coordination de Butembo, sur Rue Kinshasa
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I. AFRIQUE
1. R.D.CONGO
KINSHASA
Ir Balinande Musavuka : Tél : 243 898 973 357 ou 081 509 64 65
Mme Immaculé Kavira Tél : 2430998453246, Email : immackavira@yahoo.fr
Me Chirac SIRYAKI
BUREAU TECHNIQUE KINSHASA
1. Mme Immaculée KAVIRA Chef de Bureau Technique 0998453246
2. PAMOJA Adj. Relations Publiques + media 0997133957
3. Mme Antoinette NAULAKI Secrétaire Trésorière 0990576810
4. Ir. BALINANDE MUSAVUKA : Membre 0898973357
5. MULEKYA Membre
6. DUNIA BWAKYA NA KAZI
7. Mr DIEUDONNE MUHINDO : Conseiller 0896705967
8. Me KAVIRA MUKEMBA : Conseillère 0990880891
9. PALUKU KAVULA RECODI : Conseiller 0898135300
10. Mme KAVIRA KAMBERE : Conseillère. 0818115141
GOMA & Bukavu
– James Kambale Mathe:
– Naasson KASEREKA Waziwazi,
– Kambale Nzoloko:
BUTEMBO
Kambale Kihunda :
Edgard Katembo Mateso: 0243 997 130 838
Prof. Jules KASEREKA VAYIKEHYA
BENI Ville et Territoire
– Prosper Nyamwessa
– Kasereka Messi Corneille : Tél: 0819023517, 0998512392, 
– Kavota Omar : 243 993 535 353ou +243.810.7575.11
– Dr Gentille Mbambu Mwasalinyuma
– Kombi Wasuhene: 0998 086 419
– Kizito Bin Hangi: 0998 394 9998
– Gervais Kasereka Matambo
– Assistant Kasereka Kakuru
BUNIA-Mambasa
– Paluku Bwanakawa, Tél : +243 99 30 56 664
KISANGANI
– John Paluku Walaka, Tél : 00243998507049; 00243819620049
– Kambale Musondolya, Tél: 0994045891 et O853834672
LUBUMBASHI
Roger Kasereka Kasongo: Tél: 243 99 250 33 75, +243 899 257 777
Email: ROGER KASEREKA ;
UVIRA
Mr Venance Sivirwa Muhongo,Tél : +243 815 468 844,+243 990 223 304, +243 853 806 086, Email : venance.sivirwa@hotmail.fr
2. Kenya
Gerson Paluku Vagheni, Tél : 254 735 553 685 ou 254 723 113 681
3. Namibie + RSA
– Freddy Kasereka Vulo, Tél: 00264 814 233 329
4. Ouganda
Aruna Mafuta, Tél : +256 772 593 880
Mme Kavugho Rosa : 256 772 494 508
Bonnet Kamate Kihugo, Tél: 256-772 525 207
Thomas Kakule Muhanya wa Hangi
II. Amériques
1. Canada : Bureau de la coordination
– Dr Kaluma Katembo : Tel : 418 805 9670
– Kambale Mwami Valentin : Tel: 604 599 0065 ou Cell : 778 317 8374
– Talent Bin Hangi, Montréal-Canada, tel: 514 923 7778
– Oscar Kamable Masimego : Tél : 506 878 9501
2. Brésil
Sylvestre Somo Mwaka 
3. USA
– John Syauswa
4. HAITI
Walter Mulondi, 
Jcques Mumbere Vithi 
III. ASIE
1. Chine
Mr. E’Nzuva Adam (Chine), Tel: 001 861 596 213 54 76 
2. Inde
Georges Lusenge : + 91 800 795 1526
IV. EUROPE
1. Angleterre
– Georges Katembo, 
– Mme Elpo Damianu, 
2. France
– Faustin Mbusa Kahundira  
– Mme Lucie Nzangwe, 
3. ITALIE
Mr. Paul K. Vyasongya, Tel. +39 805 57 39 30
V. Océanie
Australie
Muhahiko Danny Muzon Ngise, Tél : 00 86 512 62888199,
COMPOSITION BUREAUX DE LA COORDINATION DU CIP
1. RDC
A) Membres du Bureau Central Lubero
Dr Kalikiro Kahindo Syahanga-Nyoro chef de bureau central, Tél : 0998 69 15 85
Mme Odelie Kalwahali : Trésorière Générale: tel : 0992 068 158
Edagard Katembo Mateso: Trésorier Géneral Adjoint: Tel: 0997 130 838
Bienfait Kasereka Masikini: Chargé de la sécurité et mobilisation: 0994 265 536
Email : Lubero2010@yahoo.fr
B) Bureau Coordination Technique de Kinshasa
Mme Immaculé : 2430998453246, Email : immackavira@yahoo.fr
Me Chirac Syriaki : chirac_siryaki@yahoo.fr
Ir Balinande Musavuka : 243 898 973 357
2. Comité Afrique (Siège au Kenya)
Paluku Guerson Kysando, Tél : 254 735 553 685 ou 254 723 113 681
Aruna Mafuta, Tél : +256 772 593 880
3. Comité Europe (Siège à France)
Faustin Mbusa (France) : mbusafaustin@live.fr
Paul Vysongya (Italie) : paulvyasongya@yahoo.fr
4. Comité Asie-Océanie ( Siège à Chine)
– E’Nzuva Adam :
– Georges Lusenge
5. Comité Amériques (Siège à Washington, DC-USA)
Mr John Syauswa : syauswa2003@yahoo.fr;
Valentin Kambale : mwamikambale@yahoo.com;
6. Membres de la Coordination Générale (Siège à Montréal au Canada)
E’nzuva Adam (Chine) : adamenzuva@hotmail.com,
Hangi Bin Talent- Canada
Walter Mulondi (Haiti) : waltermulondi@yahoo.fr
Mme Lucie Nzwange (France)
Ir Balinande Ivangye ( Kinshasa)
Bureau Central de la Conférence Internationale des Nande Août 2010
Dr Kalikiro, chef bureau
Bienfait Masikini, Mobilisation et securité
Pasteur Muliwavya (CBCA)
Pour le transfert des frais de participation et de soutien, s’adresser à :
Mme Odile Kakuniha Kalwahali , Trésorerie Générale
Edgard Mateso, Trésorier- adjoint
Tâches
1. Relations Publiques avec Radios Locales
Cité Oïcha : Mme Anuarite
Beni Ville et Territoire : Prosper Nyamwesa et Kasereka Kakuru
Butembo Ville: Kambale Kighunda, Edgard Mateso, Infirmier Kasereka
2. Securité + secouriste
Bienfait Kasereka
Mme Neema
3. Photographie, Presse et Medias
Austère Malivika
Juvénal Paluku
Tembos Yotama
Kizito Bin Hangi
4. Service spirituel
Tous les Evêques, Prêtres, Pasteurs, Imams, Diacres, Archidiacres, Consacrés participants à la conférence.
5. Volontaires pour divers services et ajout sur la liste ci-dessus : écrire à : kyaghanda_kikulu@benilubero.com
Pour tout contact, écrire à : kyaghanda_kikulu@benilubero.com
Fait à Lubero, Kinshasa, et Montréal, le 27 avril 2010
Dr. Kalikiro Kahindo Syahanga-Nyolo : Chef du Bureau Central
Mme Odilie Kakuniha Kalwahali : Trésorière Générale
Ir Balinande Musavuka Iv. : Coordonnateur Technique General
Hangi Bin Talent : Coordonnateur Général
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                     Charles Onana et Cynthia McKinney à Bruxelles face à plus ou moins 500 Congolais.
Un petit compte-rendu
 
Hier jeudi, sous le Haut Patronage de l’UNIR de Frédéric Boyenga-Bofala (resté dans l’ombre), dans la salle du MOC situé sur la Rue Pletinckx 19 à Bruxelles, à partir de 18h45, les Congolais(es) venus de tous les coins de l’Europe et même du Congo (la Sénatrice Eva Bazaïba et le Député Clément Kanku) et certains de leurs amis Occidentaux ont eu un échange on ne peut plus fructueux avec le journaliste d’investigation franco-camerounais Charles Onana, avec l’ex-congressiste US, l’envoyée spéciale de Bill Clinton dans la région des Grands Lacs en 1997, Cynthia McKinney et avec l’un des dignes fils du Congo, le Professeur Emmanuel Nashi. Cet échange sans tabou a tourné autour du thème : 1997-2010. Du désastre humanitaire à la balkanisation de la RDC, quelle réaction pour le peuple congolais ? Tous ces trois orateurs principaux de la soirée du jeudi 04 mars 2010 sont tombés d’accord sur une lapalissade : les acteurs majeurs de la tragédie n’apparaissent pas souvent au grand jour ; ils opèrent par les suppôts-bandits de grand chemin interposés. L’un de ces bandits, c’est Paul Kagame dont Tony Blair est devenu un conseiller bénévole ! Pour Cynthia par exemple, depuis que Kagame est le pire de ces suppôts ; bénéficiant du soutien d’Israël, il croit que tout lui est permis. Ce membre du parti vert américain revenant du Tribunal Russel sur la Palestine a confié aux Congolais(es) que ce sont les mêmes criminels qui organisent le génocide en Palestine qui sont au cœur de la tragédie congolaise. Que les USA de Barack Obama ne peuvent rien changé à cette situation. Au contraire, ils l’entretiennent pour des raisons historiques évidentes que les archives de ce  pays conservent. Dieu merci, a-t-elle encore confié, la justice espagnole est décidée à en découdre, à tout prix, avec Paul Kagame et ses 40 escadrons de la mort.
 
Quant à Charles Onana, « ce citoyen d’honneur du Congo de demain », après avoir exposé les trois raisons majeures l’ayant conduit à traiter de la tragédie vécue au cœur de l’Afrique, a au cours du débat, invité les Congolais(es) à devenir les kamikazes de la Justice. Car pense-t-il, à la suite de Cynthia, il n’y aura pas d’avenir au Congo sans justice. Une question posée à Charles pour justifier son engagement en faveur du Congo et des Congolais a trouvé, dans sa bouché, une réponse plus que géniale : ce n’est pas en tant que Muntu qu’il lutte pour la dignité des autres Bantu. Pour lui, la lutte pour la dignité humaine et la vérité n’a que faire des considérations ethniques, tribales ou raciales. Du moment qu’il y a des traités et chartes juridiques signés et ratifiés pour que la dignité de l’homme soit respectée, cette lutte y trouve son fondement. Et elle mérite d’être menée même au prix du sacrifice suprême. Une autre raison justifie la lutte de Charles : aujourd’hui, dit-il, c’est le Congo, demain c’est le Soudan et après demain, c’est toute l’Afrique. Donc, il est urgent que des témoins de la vérité et de la justice se lèvent pour dire non, c’en est assez.
 
Le Professeur de Communication à la Faculté Universitaire de Namur, notre compatriote Emmanuel Nashi, à la suite de ses deux co-orateurs, avait décidé de rompre avec la langue de bois. Il a, en bon professeur, dit les choses essentielles clairement. Il a invité ses compatriotes à puiser dans la sagesse chinoise pour aller de l’avant et d’arrêter d’être ces imbéciles qui, quand un doigt leur montre la lune, ils regardent le doigt à la place de la lune.
 
Pour ce Prof., la misère de ses compatriotes est d’abord et avant tout mentale : ils ne croient plus en eux-mêmes et ils estiment que les autres doivent agir à leur place. Rompre avec cette impuissance mentale entretenue les aiderait à comprendre que personne d’autre ne reconstruira le Congo à leur place. C’est vrai, a-t-il souligné, le Congo a des alliés et cela même en Belgique. Pour lui, il y a plusieurs Belgiques dont celles des amies décidées à travailler avec les Congolais(es) à renverser le joug de leur esclavage. Il en a l’expérience au sein de l’association (Sima Kivu) où il lutte depuis des années.
 
Questionné pour qu’il dise ce que les Congolais doivent faire face à leur extermination, Emmanuel a résumé sa réponse en trois mots-phares : UNION, SACRIFICES et CONNASSANCE.
 
Charles, Cynthia et Emmanuel ont été formidables : clairs, précis, concis, sans langue de bois. A plusieurs reprises, les Congolais(es) les ont applaudis. Les livres de Charles ont été achetés comme de petits pains. Il a mis un temps fou à les dédicacer. Cynthia, cette amoureuse du Congo et des Congolais(es) a eu des échanges en aparté avec plusieurs compatriotes.
 
Le partage du petit repas ayant suivi cette Conférence-Débat a permis aux participants de refaire leurs forces avant de se disperser. Quelques associations de femmes congolaises présentes dans la salle du MOC ont entonné « Notre Congo sera toujours unis » à la grande satisfaction de Cynthia.
 
Pour terminer, avouons qu’à la fin de cette Conférence-Débat, une impression s’est dégagée : la conscience des enjeux majeurs face auxquels notre pays fait face devient de plus en plus grandissante parmi les Congolais(es) de la diaspora.
 
Les échanges entre les représentants de plusieurs partis politiques et acteurs de la société civile semble avoir donné l’impression que le message de l’unité passe. Mais, saurons-nous, nous Congolais(es) devenir les Kamikazes de la Vérité et de la Justice, comme les conférenciers nous l’ont recommandé ? La balle est toujours dans notre camp.
 
A l’Unir et à ses héros dans l’ombre dont O. et toute son équipe, nous disons merci et toutes nos félicitations pour nous avoir permis de participer à une conférence de grande qualité et d’en assurer la gestion du débat.
 
J.-P. Mbelu
 
Réaction de Jean Bahati
 
Quelles solutions pour le Congo?
 
Hier soir, j’ai assisté à une Nième conférence sur la République Démocratique du Congo. J’y ai été pour essentiellement la qualité de ses intervenants : Cynthia McKenney (ancienne congressiste américaine et envoyée spéciale de Bill Clinton en Afrique), Charles Onana
(Journaliste d’investigation camerounais), le Prof. Emmanuel Nashi (asbl Sima Kivu). Le débat était animé par Jean-Pierre Mbelu, prêtre congolais bien connu pour ses contributions actives dans les forums politiques congolais.
 
L’essentiel de la présentation de Charles Onana a tourné sur le contenu de son dernier livre « Ces tueurs tutsi de l’APR au cœur de la tragédie congolaise depuis 1997 » tout en y apportant un nouvel éclairage, notamment, la réconciliation franco-rwandaise.
 
Le Prof. Nashi nous a livré un décryptage des discours des acteurs occidentaux (Louis Michel, Nicolas Sarkozy, Herman Cohen,…) et à démontré que le plan de balkanisation du Congo n’est pas mort. Il a appelé les congolais à se ressaisir et aux amis du Congo d’apporter leur
contribution à la lutte. Lesquels amis sont bien peu nombreux et moins puissants que les adversaires.
 
Mme McKenney a expliqué les circonstances qui l’ont amené à être l’envoyée spéciale de Bill Clinton en Afrique. Elle a eu le courage de dévoiler les pressions américaines sur Laurent Désiré Kabila et finalement l’injonction de Mme Susan Rice (actuelle ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unis) au président Désiré Kabila pour qu’il trahisse la cause congolaise. Elle a fait mention du fax envoyé à Laurent Désiré Kabila et dans lequel elle lui conseillait de
chercher protection à l’Ouest.
 
De tout ceci, une constante : le monde entier (moins quelques exceptions) s’est ligué contre la Républrique Démocratique du Congo.
 
Que doivent faire les congolais ? Livrer bataille sur plusieurs fronts.
 
Au niveau diplomatique. A mon avis le plus difficile parce qu’il reste la prérogative de l’Etat Congolais. Cependant, les associations des Congolais à l’étranger (comme Sima Kivu en Belgique) peuvent jouer un rôle de sensibilisation de l’opinion internationale. C’est déjà
le rôle qu’elles jouent et il faut redoubler d’effort dans ce sens.
 
Au niveau national : les politiques qui se disent vouloir le bien du Congo devraient se ressaisir parce que l’enjeu dépasse de loin l’avantage d’un poste fugitif. La multiplicité des partis
politiques et le manque de vision, de leadership clair au sein de la plupart d’entre eux est un handicap qui conduit à une mauvaise gestion du pays, à un contre-pouvoir inexistant que devrait pourtant être le parlement. Si les politiques congolais ne s’intéressent pas à ce qui se passe en dehors des frontières congolaises, qu’ils sachent néanmoins que ce qui s’y décide a des implications sur la pérennité de la vie au Congo.
 
Seulement avec un parlement/sénat rempli des étrangers d’origines , on comprend qu’il y ait conflit d’intérêts.
 
Au niveau national encore, il faut qu’on comprenne l’importance de l’instruction. La chine est ce qu’elle est aujourd’hui parce qu’elle a investi énormément dans la formation des ses cadres. On
peut aussi citer l’Inde, le Brésil et avant eux le Japon au début du 20ie siècle.
 
Au niveau militaire : La nation congolaise n’a toujours pas une armée forte malgré l’implication des nations européennes (UE, Belgique, Pays-Bas, France, Etats-Unis) dans la formation de celle-ci.
 
Laissez autant de nations former une armée dans une forme de coopération internationale qui est en fait un contrôle international de la qualité des éléments formés ne peut produire un résultat. Et à supposer que cette formation soit valable, les formateurs ont toujours la liberté de livrer la stratégie congolaise selon les caprices de leurs intérêts. N’oublions pas le début des années 60 et l’extermination des militaires congolais suite à la trahison des officiers belges.
 
Former une armée nationale donne accès à des informations stratégiques que beaucoup n’imaginent même pas. Former des officiers Congolais dans une académie militaire étrangère est une chose mais former les soldats de terrain sur le territoire national est toute autre chose.
 
Sauf erreur de ma part, le Ministre Congolais de la Défense Nationale a la nationalité belge.
 
Sans le vouloir, en écrivant ma réaction, je m’aperçois que la question de la congolité n’est pas aussi banale que cela.
 
Il reste encore beaucoup de choses à faire et dire sur la République Démocratique du Congo et d’autres l’ont dit mieux que moi. Je m’arrêterai en rappelant (de mémoire) un fait qui est peut-être passé inaperçu aux politiciens congolais. Philipps Reyjents, professeur belge et « spécialiste du Congo » dit que le Docteur Kashala représente un espoir pour les élections de 2011. Quelqu’un d’autre a dit la même chose de Joseph Kabila. On connaît la suite. Le problème n’est
pas l’incapacité du Docteur mais de savoir à quel point sera son degré d’indépendance face à ces faiseurs de roi…?
 
Jean-Bahati
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Date: 16 Janvier 2010
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Lieu:  Möchengladbach (Allemagne)
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Il y a une certaine lecture de la géopolitique de l’Afrique centrale qui demande d’être revue et corrigée. Elle part du Congo et de sa position au cœur de l’Afrique pour affirmer le rôle qu’il a joué pendant la guerre froide. Elle consiste à soutenir que depuis la mort de Lumumba et le coup d’Etat de Mobutu, ce dernier a, officiellement, gardé cette partie de notre continent de sombrer dans le communisme (pendant toute la durée de la guerre froide).
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Rompre avec la géopolitique par la guerre froide
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Cette approche de la géopolitique de l’Afrique centrale par la guerre froide a le désavantage de passer à côté du rôle que la guerre, froide, tiède ou chaude joue dans la lutte que « les grandes puissances » se livrent depuis la nuit des temps pour exercer la domination économique les unes sur les autres. Dans cette lutte, la guerre et même les principes démocratiques peuvent être instrumentalisés. Il est donc important de savoir « que les trois grands blocs (Etats-Unis, Europe, Japon)[1] mènent la guerre chaude, froide ou tiède, contre les peuples du tiers-monde. Mais ils font aussi la guerre entre eux pour savoir qui va dominer le monde et ses richesses. La guerre économique bien sûr. Mais aussi la guerre politique et, dans certaines conditions, militaire. Quand le rapport de forces change entre les grandes puissances, quand une superpuissance veut en remplacer une autre, ou simplement la priver de l’accès à certaines matières stratégiques, cela se règle aussi par la violence. Soit directement, soit indirectement, par l’intermédiaire d’Etats ou de mouvements contrôlés. La guerre est le moyen fondamental pour repartager les richesses du monde, c’est-à-dire les sources de profits. »[2] Dans ce recours à la guerre comme moyen d’appropriation des richesses, les Acteurs majeurs (les grandes puissances et les multi ou les transnationales) nouent et renouent des alliances avec les acteurs apparents (Etats, chefs d’Etats ou mouvements) qui demeurent interchangeables tant qu’ils acceptent (ou sont forcés) de jouer le rôle de sous-traitants ou d’élites compradores. Mobutu et le Zaïre ont joué ce rôle des années 60 jusqu’aux années 89 en Afrique centrale. A partir des années 86, après le coup d’Etat contre Milton Obote, Museveni et Kagame ont pris le relai. Une parenthèse. Après la révolution hutu au Rwanda en 59, un groupe de tutsi est allé en exil en Ouganda. Les enfants qui en sont issus (Kagame, Kabarebe) ont préparé leurs retours au pays (et au pouvoir) en créant des alliances avec les Américains et les Britanniques.
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Et quand les créateurs de Mobutu (de la fameuse troïka composée des Etats-Unis, de la Belgique et de la France) le déclarent créature de l’histoire, certains d’entre eux (les USA) ont déjà d’autres alliés (Kagame et Museveni). Avec eux, ils décident de chasser Obote, Habyarimana et Mobutu pour faire main basse sur les richesses de l’Afrique centrale et la contrôler sans partage. Ils veulent aussi mettre fin à l’influence francophone dans cette partie de notre continent. Telle est l’une des origines géopolitiques de la guerre de l’AFDL qui dure jusqu’à ce jour. Une autre, c’est le désengorgement du Rwanda, un petit pays surpeuplé (300h/km2) dont l’actuelle respectabilité est liée à l’usage des richesses pillées chez nous[3].
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L’un de nos voisins du Sud, l’Angola, a tiré son épingle du jeu en offrant son pétrole contre l’élimination de Jonas Savimbi. A l’Ouest, le petit Congo semble être la chasse-gardée des Français (par Bolloré interposé). Il en va de même de notre voisin du Nord, la République centrafricaine. (Rappelons que notre pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud.)
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La Tanzanie et la Zambie sont dans le giron des Britanniques. Le Soudant rebelle donne des sueurs froides aux Britanniques et aux Américains. Le Rwanda vient de rejoindre la Zambie et la Tanzanie comme membre du Commonwealth.
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Disons que notre pays se retrouve « comprimé » par des voisins dépendant de la France et des anglo-saxons et servant leurs intérêts économiques prioritairement au travers des multi et transnationales.
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Deux questions d’actualité que pose cette géopolitique
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Le choix de nouveaux alliés par les anglo-saxons et le recours à la guerre comme moyen d’appropriation des richesses de l’Afrique Centrale en générale et du Congo en particulier soulève la question de la protection et de la promotion aux hautes fonctions étatiques des criminels économiques et de guerre ayant violé le droit humanitaire. Si la TPIR institué par le Conseil de sécurité de l’ONU a jugé et condamné les Hutu impliqués dans la guerre civile des années 1990 au Rwanda, il n’a pas pu obtenir des gouvernants Rwandais que les membres du FPR ayant commis des crimes imprescriptibles subissent la rigueur de la loi. Des pressions ont été exercées sur Carla Del Ponte, ex-procureure du TPIR pour qu’elle renonce à ses enquêtes sur ces crimes du FPR. Bush a influencé Kagame pour qu’il ne puisse pas signer les statuts instituant la CPI après qu’il ait rejeté la signature de son prédécesseur, Bill Clinton. Les livres de Carla Del Ponte et de Florence Hartmann sont suffisamment clairs sur cette question.[4]
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Donc, depuis la guerre du FPR et de l’AFDL, l’impunité a été institutionnalisée pour les alliés de haut rang des anglo-saxons.
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Une deuxième question d’actualité que pose cette géopolitique est celle de l’impunité dont jouissent les multi et les transnationales qui pillent et arment les criminels en Afrique Centrale. Elles ne répondent, jusque-là à aucune juridiction nationale ou internationale. Au contraire, celles qui sont côté en bourse à Toronto utilisent le Canada comme « paradis juridique ». Le livre de Delphine Abadie et ses collègues intitulé Noir Canada étudie abondamment cette question.
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Que faire ?
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Cinquante ans après note indépendance formelle, il est de notre devoir de nous mettre d’accord sur un ensemble de propositions à transformer en actions évaluables à court, moyen et long terme au sein d’un grand Mouvement Populaire fédérant toutes les forces de changement dont notre pays a besoin pour sa refondation. Nous en avançons quatre. Elles peuvent être revues, corrigées et/ou complétées.
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Primo, maîtriser cette géopolitique et les questions d’actualité qu’elle pose. Partager cela avec nos masses populaires.
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Secundo, mener un lobbying juridique pour que les pays voisins (et leurs dépendants ou collabos Congolais) entretenant des réseaux de criminels de guerre et économiques soient déférés devant les cours et tribunaux internationaux. Que la recherche de la réconciliation et de la paix entre les pays de l’Afrique Centrale n’exclut pas le recours à la justice..
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Tertio, mener un lobbying politique qui permette aux pays de l’Afrique centrale d’être dirigés par leurs dignes filles et fils nationalistes et humanistes, capables d’engager cette sous-région de notre continent dans des actions suivies d’intégration politique, économique et sociale. (L’action menée en ce sens par Kadhafi et Hugo Chavez mérite d’être encouragée.)
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Quarto, un travail en synergie au niveau des intelligences et des pratiques citoyennes doit être abattu urgemment et sur le temps, entre le Nord et le Sud, entre le Sud et le Sud, entre la diaspora congolaise et les forces du changement vivant au pays. Nous faisons face à une question importante de rapport de forces. Tant qu’il ne nous sera pas favorable, nous ferons du sur place.
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J.-P. Mbelu
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[1] Nous pouvons ajouter la Chine et l’Inde à cette liste.
[2] M. COLLON, Bush le cyclone, Bruxelles, Oser dire, 2005, p.20-21.
[3] Lire B. TUNGA DIA LUTETE, La crise des Grands Lacs. Analyse et pistes de règlement, Paris, L’Harmattan, 2010.
[4] C. DEL PONTE et C. SUDETIC, La traque, les criminels et moi. Madame la Procureure accuse, traduit de l’anglais par Isabelle Taudière, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2009. F. HARTMANN, Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politique et de la justice internationales, Paris, Flammarion, 2007. Le livre de Charles Onana intitulé Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, Paris, Duboiris, 2009, jette aussi suffisamment de lumière sur la question évoquée.
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PREMIERE CONFERENCE CULTURELLE, ECONOMIQUE ET SOCIALE DE LA COMMUNAUTE NANDE
 
DU 07 AU 14 SEPTEMBRE 2008 à Butembo
 
Projet préliminaire
Sous le signe de l’Amour mutuelle pour la paix, la sécurité, le travail et le développement.
Sous le haut patronage du Gouverneur de la Province du Nord Kivu
Objectifs
1. Cultiver l’amour dans la Communauté et entre les Communautés pour en tirer la paix, la sécurité et le développement
2. Opposer la paix à la guerre afin que tout protagoniste manque d’adversaire.
3. Faire un état des lieux des problèmes qui rongent et guettent la Communauté.
4. Puiser dans les valeurs de la culture Nande pour édicter des règles économiques et sociales que devrait observer chaque membre de la Communauté pour garantir la paix, la sécurité, le travail et le développement ainsi que servir de modèle idéal pour les autres.
Participation
300 personnes dont 100 spécialistes technocrates, 100 Chefs coutumiers et les responsables politiques en service et honoraires issus de la Communauté, 50 membres de la société civile et opérateurs économiques, 50 membres des délégations Communautaires et invités.
Financement
Besoin: 1 000 000 US$
Source:
Membres: 10%;
Donateurs: 50%;
Sponsors: 40%
Transfert à effectuer à
KYAGHANDA a.s.b.l.
Dans l’une des institutions financières suivantes à Butembo:
GMT (Golden Money Transfert)
CCR ( Crédit Congolais pour la Reconstruction)
GALA LETU
BARAKA
SOMIFI REJEDE
 
Déroulement des travaux
 
Dès avril 2008: Recherche du financement
 
Début Août 2008: Concertations et étude de la faisabilité
 
Dès le 25 Août 2008: Publicité et tenue des Travaux préparatoires dans les Vyaghanda respectifs.
 
Dès le 01 septembre 2008: Centralisation des travaux préparatoires à Butembo.
 
Du 07 au 14 septembre: tenue des assises de la Conférence 
 
Programme de la conférence
Dimanche 07:
Ouverture des travaux
Messe d’action de grâce
Accueil et Validation des déléguées
Lundi 08: Plénière
Adoption du programme
Déclarations générales
Mardi 09: Plénière
Suite des déclarations
Adoption de la thématique
Constitution des Commissions
Mercredi 10 et Jeudi 11
Travaux d’ateliers
Vendredi 12:
Synthèse en plénière: Recommandations
Samedi 13:
Adoption du rapport Final
Mise en place des structures et organes Communautaires, de mise en œuvre et de suivi
Inauguration du Fond de promotion Culturelle Nande
Dimanche 14: Clôture des Travaux
Culte d’action de grâce
Visite de la ville
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Thématique:
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1. Culture, mœurs, mode de vie; Coutumes et éthique sociale
2. Pouvoir Coutumier et organisation sociopolitique
3. Economie, Commerce et Développement
4. Paix et réconciliation, Cohabitation et Bon voisinage, Sécurité,
5. Environnement et Assainissement
6. Agriculture, Elevage, pêche et alimentation
7. Santé, invalides et sécurité sociale
8.  Education, formation, alphabétisation et professionnalisation.
9. Technologie, Habitat et Urbanisation, Eau et électricité
10. Droit et justice.
11. Structure et organes Communautaires
12. Place et rôle des confessions religieuses
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Répartition des quotas de participation
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1. Spécialistes, Technocrates et invités:
– Confessions religieuses traditionnelles:
*Catholiques: 4
CBCA: 4
CEBCE: 2
Adventistes: 2
EERA: 2
Eglises de réveil: 2
Kimbanguistes: 2
Musulmans: 2
Anglicans : ( ?) (NDLR)
– Autres : Voir Commission préparatoire et anales de la Communauté
2. Classe politique: Voir annales de la Communauté
3. Opérateurs économiques: Butembo: 8, Beni-Ville: 4, Goma: 2, Lubero: 5, Beni-Territoire: 5, Rutshuru: 1
4. Société civile: Butembo: 5, Beni Ville: 4, Goma: 4, Lubero: 4, Beni Territoire: 4, Rutshuru: 4
5. Délégation Kyaghanda: Butembo: 5, Beni-Ville: 5, Goma: 3, Lubero: 5, Beni-Territoire: 5, Rutshuru: 2
Kinshasa: 8  Province Orientale: 4, Sud-Kivu: 2, Uganda: 2, Kenya: 2, RSA: 2
Europe: 2 ; Amérique (continent): 2 ; Asie: 2.
N.B. Ces propositions sont à titre indicatif pour guider les Comités préparatoires respectifs et les délégations à s’auto-constituer.
Les délégations sont complétées par des technocrates et invités.
Toute personne ou organe intéressé à intervenir adresse sa demande à kyaghandakin@yahoo.fr
qui la transmettra à la Commission dès que constituée à Butembo.
Les personnes de la Communauté ayant déjà occupé un mandat public jusqu’au territoire ou la Commune, ainsi que les Chefs coutumiers, sont d’office invitées. Elles doivent se faire signaler à l’adresse ci-dessus pour être enregistrées.
 
Ir. Musavuka Ivangye Balinande
Président du Kyaghanda-Kinshasa
Beni-Lubero Online
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Conf

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Comment affronter la couardise des députés dans la question de la Conférence de Goma ?
Pendant que les députés qui devraient représenter le peuple se bousculent pour aller à la Conférence de Goma, certaines communautés du Nord et du Sud-Kivu continuent à refuser la tenue de ladite Conférence dont elles ne connaissent «ni les tenants ni les aboutissants». Pourquoi ce dialogue de sourds entre les représentants et les représentés? Non. Que dis-je? Les députés congolais du Nord et du Sud Kivu soignent-ils vraiment leurs rapports avec leur électorat? Pourquoi cette divergence d’intérêts entre le peuple et ses élus? Pour répondre à ces questions j’ai posé trois possibilités et dans ma réponse j’ai procédé par exclusion. Voici mes trois possibles explications du comportement de nos députés:
a)         Ils pourraient avoir en vue un intérêt supérieur de la nation qui ne correspond nécessairement pas à la perception populaire.
b)         Ils sont pris en otage et ne peuvent rien faire pour leurs électeurs.
c)         Ils ne sont pas à la hauteur de leur tâche.
 
  1. Un intérêt supérieur de la nation et la perception populaire
 
S’il était vrai que les députés avaient en cœur un intérêt supérieur de la nation qui ne correspond pas à celui perçu par les peuples qu’ils représentent, ils auraient du éviter la bousculade et mettre au second plan leur per diem. Je ne comprends pas grand-chose de politique, mais le bon sens me pousse à dire qu’au moins ils auraient du se daigner d’expliquer à leurs assises politiques leur silence, s’il était bénin. Pourquoi ont-ils donné leurs langues au chat?
 
Selon digitalcongo, Joseph Kabila dans son message de fin d’année, en affirmant que dans la conférence de Goma il ne s’agirait pas de partage du pouvoir, visait «ces parlementaires qui continuent à estimer que les négociations politiques se terminent souvent par le partage du pouvoir». Cet «engouement hypocrite» des parlementaires me semble difficile à accorder avec un intérêt supérieur de la nation. Je désire ardemment qu’on me démontre le contraire, mais il me semble que nos députés soient plus intéressés aux postes et au per diem qu’à un éventuel intérêt de la nation. Il va alors sans dire que je ne peux que difficilement expliquer la divergence entre le peuple et ses élus par un intérêt supérieur de la nation.
 
b. Les députés pris en otages !
 
Il est aussi probable que ces pauvres députés soient réduits au silence par un «homme fort» qui agit sous coulisses. Pourquoi cet «homme fort» aurait-il du alors les laisser libre de se bousculer pour se rendre à Goma? Et s’ils étaient réduits au silence ou mis dans des conditions de ne pas travailler pour le peuple, pourquoi n’ont-ils pas le courage de se démettre? Je ne m’émerveille pas que le refus de la Conférence de Goma ait été exprimé par les communautés Lega, Bembe, Hunde de la diaspora, la communauté Nande de Goma…et non pas par ceux qui auraient du être les représentants légitimes de ces communautés.
 
Par ailleurs, je n’ai pas été surpris par la nouvelle qui annonçait que des députés attendus dans le territoire de Lubero pour la sensibilisation du peuple à la Conférence de Goma «sont retournés en cours de route». Ils n’ont pas le courage d’affronter le peuple qu’ils ont trahi. Procédant par exclusion, j’aurais bien voulu me garder de dire qu’ils ne sont pas à la hauteur de leur tâche, mais je dois me rendre à l’évidence. Et alors?
 
Lorsqu’un Etat, faute de moyens, est obligé de négocier avec un général dissident au lieu de l’arrêter; lorsque des députés, faute de courage et d’un sincère dévouement à la cause du peuple, ne parlent plus au nom du peuple, les citoyens sont abandonnés à leur triste sort. Pour éviter le pire, les peuples doivent se prendre en charge en se substituant à l’Etat là où il s’est démontré défaillant et en valorisant ses centres de représentativité qui interprètent mieux leurs intérêts et sont disposés à les défendre à tout prix. Et alors aux peuples du Nord et du Sud Kivu je ne puis que dire: Tenons fort, prenons en main le destin de la terre de nos ancêtres et défendons-la avec toutes nos forces! Nous n’avons pas d’alternative! Ceux qui auraient du nous représenter nous ont trahi.
 
Dott. Muhindo Mughanda
Università degli Studi di Siena
Beni-Lubero Online

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Conf

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Au moment où le Président Kabila s’acharne à faire organiser, à tout prix, une conférence sur la paix au Kivu, il n’est pas inutile de passer en revue les réactions d’un certain nombre d’observateurs. L‘on se souviendra que l’idée de réunir les communautés ethniques de ces provinces ne date pas d’aujourd’hui. Il y a quelques mois, elle avait été très mal accueillie par l’opinion générale des Kivutiens et avait même soulevé un tollé général dans les milieux des notables tant du Nord que du Sud-Kivu. Boudée par la base et les notables du Kivu ainsi que par beaucoup de congolais qui n’en reconnaissaient pas l’opportunité, cette idée vint à être rejetée. Chassée par la porte, voilà la même idée qui revient par la fenêtre sous forme, non pas d’une table ronde, mais d’une conférence.
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Les analystes sérieux ont l’impression que ce nouveau schéma entend légitimer les négociations prônées par Laurent Nkunda, auquel une victoire militaire a été, au préalable, opportunément offerte. Si ce show politique va jusqu’à son terme, il se terminera sans doute pour une réconciliation de façade avant que, profitant d’une nouvelle mésentente, les mêmes Tutsi recourent encore une fois au dialogue des armes comme le mode par excellence de revendications. La présence des Hutus sera à nouveau brandie pour rééditer le schéma déjà vécu en 1996 avec les troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), ainsi qu’à partir de 1998 avec le RCD comme mouvement politico-militaire que dirigeait Me Azarias Ruberwa.
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En fait, à en croire les observateurs avertis, comme l’explique le « Forum des As » dans son édition du 19/12/07, cette conférence du Kivu cache mal les négociations exigées par Nkunda qui semble bénéficier, dans sa démarche, du soutien de certaines capitales occidentales. Le correspondant à Kampala du quotidien français « La Croix » va dans le même sens en indiquant que cette conférence est perçue comme un moyen pour le président Kabila d’engager des négociations avec Nkunda sans perdre totalement la face.
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Toutefois, fait observer Omer Nsongo die Lema dans « L’Avenir » du 20/12/07, Laurent Nkunda n’arrange pas les choses pour les siens en se posant comme le défenseur de la communauté tutsie congolaise au prix d’une guerre qui a occasionné le déplacement de 800.000 congolais des différentes autres communautés. Au contraire, ajoute Nsongo die Lema, il fait développer dans ces communautés des inclinations revanchardes, et il est tout à fait normal que les autres communautés puissent construire une solidarité qui se conçoit et qui se façonne au détriment, naturellement, de la communauté tutsie congolaise. Ce journaliste poursuit en affirmant que « la foi dans la suprématie d’une tribu sur les autres, le refrain de l’exclusion et de la marginalisation d’une minorité ethnique et le recours au faux prétexte d’une menace de génocide contre un groupe ethnique bien déterminé sont une très mauvaise semence ayant pour conséquence de générer la méfiance à l’égard de tout Tutsi, et cela partout ». A bon entendeur, salut !
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François Kanyabwisha
Beni-Lubero Online

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Conf

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Informé de la possible participation de mon frère aux travaux de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement au Kivu, qui débutent ce 27 décembre à Goma, je lui adressé une lettre lui faisant part de mon scepticisme sur l’opportunité de ces assises. En effet, l’analyse de l’actualité de nos provinces me fait penser que ce « cadeau » que le président Kabila offre aux Kivutiens, selon les termes d’un de ses ministres d’Etat, a tout l’air d’être empoisonné.
 
En effet, en dehors de l’analyse et de l’acceptation du cahier de charges que brandit le général Nkunda, depuis qu’il a refusé d’intégrer l’armée nationale, l’opinion a du mal à comprendre sur quoi d’autres pourraient porter ces travaux. Les revendications contenues dans ce cahier des charges portent notamment sur :
          la neutralisation des combattants hutu rwandais ayant survécu à l’extermination et n’ayant pas réussi à s’exiler loin de la RD Congo,
          le retour au pays des congolais tutsis réfugiés dans les pays limitrophes,
          la reconnaissance aux tutsis des droits reconnus à tous les autres congolais.
 
En envahissant notre pays en 1996, les troupes étrangères au sein desquelles combattait l’actuel général Nkunda, sous le commandement du rwandais Kagame et en concertation avec l’Ougandais Museveni, poursuivaient un objectif approuvé par les grandes puissances. Cet objectif consistait principalement à démanteler les camps des réfugiés hutus rwandais installés au Kivu. Accessoirement, il fallait renverser Mobutu pour le remplacer par Kabila. Si en plus de dix ans d’occupation du Kivu, Nkunda, répondant aux ordres de Kagame, n’a pas encore réussi à neutraliser ces combattants, on imagine mal qu’il exige d’un pays qui peine à consolider ses institutions d’accomplir ce qu’il n’a pas été capable de réaliser en 10 ans. Le constat de l’impossible démantèlement des combattants hutu rwandais étant posé, il ne reste qu’une seule issue : celle de convaincre le Rwanda à leur garantir les conditions de sécurité à leur retour dans leur pays. La RDC a eu ses accords de Sun-City. Le Rwanda doit être contraint à organiser ses propres accords entre tous ses fils. Le lieu de la conférence n’est donc pas approprié, encore moins les participants.
 
Pour ce qui est du retour au pays des congolais tutsi réfugiés dans les pays limitrophes, il s’agit d’une revendication tout-à-fait légitime. Encore faut-il rappeler, au préalable, que leur départ en 1996 s’explique en très grande partie par l’insécurité générée par les réfugiés hutu qui venaient de fuir le Rwanda après le génocide que leur armée et des milices venaient d’y commettre. La seule façon de garantir cette sécurité au Congo est de rétablir une certaine sérénité au Rwanda permettant aux réfugiés de rentrer chez eux. Il ne sert à rien de continuer à agiter l’épouvantail des Interahamwe en traitant de génocidaire tous les hutus rwandais, y compris ceux qui n’avaient que cinq ans au moment du génocide. Il ne sert à rien de traiter de révisionniste tout congolais, surtout s’il est hutu, à partir du moment où il pense que la sécurité au Kivu passe d’abord obligatoirement par la concorde à l’intérieur du Rwanda.
 
De plus, il convient de garder à l’esprit le fait que la fuite des tutsi vers le Rwanda avait été précédée par l’enrôlement de leurs fils dans l’armée de Kagame. Ce sont leurs fils (c’est-à-dire Nkunda et consort) qui constituèrent, en 1996, l’avant-garde de l’armée de Kagame dans le massacre de l’élite hutu congolaise. Les rancoeurs nées de ces massacres font craindre des représailles. Ces massacres devront sans doute être pardonnées, mais ils ne seront jamais oubliés. Ici aussi, on imagine mal comment une conférence accueillant un Nkunda arrogant servirait de cadre pour jeter les bases d’une paix durable. La sagesse commanderait plutôt une repentance, seule voie de réconciliation possible au Kivu.
 
Quant à la reconnaissance aux tutsis des droits reconnus aux autres congolais, il est difficile de trouver un secteur national duquel ils seraient exclus. Déjà à l’époque de Mobutu, un de leurs frères, Bisengimana, a occupé une position équivalente à celle de premier ministre. Le Zaïre d’alors et le Congo maintenant n’ont jamais eu de premier ministre disposant d’autant de pouvoirs que M. Bisengimana. Il serait fastidieux de reprendre les noms et fonctions occupées par les tutsis depuis de nombreuses années dans tous les secteurs de la vie nationale. Certains analystes vont même jusqu’à affirmer qu’aucune autre tribu au Congo n’a jamais disposé, proportionnellement à son importance, d’autant de représentants dans les cercles du pouvoir.
 
La question qui se posera alors aux conférenciers sera celle de savoir si, en plus du beurre et de l’argent du beurre, il faudra aussi offrir à Nkunda ainsi qu’à ses parrains le sourire de la crémière, et sans doute aussi la crémière avec. Où vont-ils s’arrêter dans leurs appétits ??
 
François Kanyabwisha
Beni-Lubero Online

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