Découvrez les tueurs de Beni à travers leurs propres témoignages (audio)

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Après l’attaque de la cité d’Oicha du 30 juillet, la population a mis la main sur un assaillant qui a égaré sa piste du retrait. Il s’agit d’un Ougandais du nom de Toyota (selon son propos personnel), originaire de Busoga, dans l’est de l’Ouganda. C’est un jeune homme de 19 ans, qui dit avoir été trompé par son recruteur qui s’est présenté en bienfaiteur voulant l’aider à poursuivre ses études. Ainsi, Toyota se trouvera dans un maquis en territoire de Beni qu’il ne connaît. Ce qui est même la raison de son égarement au cours de la dernière incursion qui a été menée sur Oicha.

Ce tueur affirme qu’il existe une multitude de personnes prenant part aux massacres de Beni. Il y a dans le maquis des personnes de toutes catégories : enfants, jeunes, femmes, adultes, des familles entières ; provenant des origines très variées qu’il ne saurait même pas décrire. Il indique le nom du commandant de l’unité où il se trouvait en l’identifiant par l’appellation « KIDA », sans savoir préciser de quelle nationalité serait ce dernier.

On peut deviner dans ses propos les réalités suivantes :
– Le recrutement des tueurs de Beni s’opère partout où s’offre l’opportunité ;
– La disponibilité de moyen de motivation pouvant attirer des candidats ;
– La réalité d’un réseau actif que le colonel déserteur Bisambaza étend en Ouganda où il a pris son temps en vue de se familiariser avec le milieu depuis sa fuite vers le District de Kasese (via l’axe Eringeti – Mbau – Kamango) avec une soixantaine de soldats en août 2013 ;
– La confirmation qu’il existe vraiment des tueurs qui entrent à Beni par la frontière ougandaise, soit après avoir été recrutés en Ouganda parmi les autochtones et/ou parmi les réfugiés, soit en transitant par l’Ouganda après avoir été recrutés au Rwanda.

Mais, plus que tous ces traits qui précédent, il y a lieu de remarquer une allure de précipitation dans l’agir du groupe qui vient d’opérer à Oicha. Ce recru n’a que deux mois depuis qu’il a été tiré de Busogo, en Ouganda. Il affirme ne disposer d’aucune expérience militaire et qu’il n’attendait que qu’un moment favorable pour s’évader. Il y a lieu de croire que ce groupe d’assaillant est une histoire lancée pour la circonstance ; et nul n’ignore qu’un effort est en cours dans le chef des complices locaux des massacres (c’est-à-dire les autorités) pour qu’un groupe de personnes soit mis en jeu pour trouver de quoi tirer des alibi, de faux témoignages, bref tout ce qui est nécessaire pour détourner l’attention de la complicité des dirigeants congolais tant dénoncée tout au long de l’évolution des massacres de Beni. Et, il y a de bonne garantie que Bisambaza sache user de ses aptitudes pour recueillir la catégorie de personnes requises pour un tel besoin même en Ouganda.

Ce capturé de la population a été vite récupérée par l’intervention de la Police appuyée par une intervention de la MONUSCO. Mais avant de le lâcher aux autorités, la population l’avait soumis à un interrogatoire à sa manière dont ci-après un extrait :

KYAVAGHENDI Baudouin

©Beni-Lubero Online.

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