Enlèvement de Maître Jimmy Nzyaghali Lumangabo, Porte-parole de la Mairie de Butembo

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C’est depuis la nuit du vendredi au samedi 1er juin 2013 qu’il n’a plus été visible en ville de Butembo. Il a été arraché de force de sa jeep et emporté par des inconnus. Mais jusqu’à présent personne ne revendique cet otage. A en croire à certains membres de sa famille, Me Jimmy est sorti de son domicile sis au Quartier Matanda, Commune Mususa à 17h30 pour aller rendre visite au amis à Katsya puis à Bubange (Baze), à la résidence privée du Gouverneur du Nord-Kivu, sise en Commune Kimemi, Ville de Butembo.  C’est seulement le matin de samedi que sa jeep a été retrouvé à Njiapanda-Katwa, près du parking de la Réunification situé à la sortie Sud de la ville de Butembo. Les portières de la jeep étaient ouvertes, sa chemise et une de ses sandales à l’intérieur, l’autre parterre.

Pour rappel, Maître Jimmy Nzyaghali Lumangabo est Porte-parole de la Mairie de Butembo et Secrétaire Exécutif Adjoint Chargé de Propagande et idéologie au sein du BUREC (Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo), parti proche de la majorité et dont Julien Paluku Kahongya, Gouverneur du Nord-Kivu est la personne. La journée du samedi il était entendu à l’UCG (Université Catholique du Graben) pour coanimer une Conférence-débat avec les étudiants sur la politique actuelle de la Sous Région.

Qui revendique cet otage? Que cherche-t-il? En tout cas, personne n’ose se l’imaginer. Tout ce que l’on sait est que Me Jimmy est bien connu à Butembo pour ses positions propagandistes à soutenir le pouvoir à place. Et pour cela, il a toujours reçu des tracs et messages téléphoniques anonymes à caractère de menaces de mort. L’on se rappellera également qu’en date du 14 Avril 2013, après la marche en mémoire des victimes du massacre de Kikyo-Butembo (1998), il a été sujet de menace par des brigands, au Rond-point VGH. A cette occasion il a même reçu quelques gifles.

Consécutivement à ce nième cas de kidnapping, l’Association Culturelle KYAGHANDA Asbl « Obughuma bw’aba YIRA » s’en préoccupe. Voilà pourquoi il vient de hausse encore une fois le ton. Il appelle les ravisseurs à remettre vivant ce fils de la communauté car l’on ne peut tuer le peuple qu’on veut gouverner. Le Kyaghanda rappelle également les autorités qu’il faut renforcer les mesures pratiques de la sécurité des personnes et de leurs biens. A la population de redoubler encore une fois la vigilance en dénonçant le plus rapidement possible tout cas suspect. A tous et à chacun de rester unis et tolérant malgré nos divergences de vues, d’opinions et de convictions personnelles.

Eddy Katembo

Butembo

©Benilubero Online

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