Extrême urgence!! Un nouveau plan pour une reprise des massacres amplifiés à Beni…

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Le territoire de Beni a connu ces jours un temps de répit, une accalmie relative, qui aura permis à certaines personnes d’être tentées de croire à la fin prochaine du temps de cauchemar. Loin de céder à cette illusion, un correspondant de BLO au Rwanda, nous alerte sur une réunion qui, tenue à Goma, vient de décider et de définir une deuxième étape pour les massacres planifiés contre la population de Beni.

Scénario :

L’astuce a été trouvée dans la personnalité du chef coutumier BAMUKOKA arrêté et placé devant la justice militaire à Beni. Ce dignitaire local a été inculpé de soutenir les ADF qui tuent les civils.

Vu cette considération, le M23 projette reprendre les massacres des civils à Beni, suivant le plan retracé plus bas, en prétendant être des subalternes du Chef BAMUKOKA, tout en justifiant la reprise de cette œuvre sanguinaire comme représailles contre l’arrestation de leur « présumé » leader (c’est-à-dire le chef BAMUKOKA). C’est toujours de cette façon que le M23 et ses commanditaires espèrent réaliser leurs objectifs politiques au dépens et au détriment des autochtones et leurs leaders locaux.

Victimes de massacres de Rwangoma, en ville de Beni, Août 2916

Victimes de massacres de Rwangoma, en ville de Beni, Août 2016

L’astuce ainsi trouvée est estimée être suffisamment convaincante pour mener une incursion de massacre généralisé et total jusqu’au cœur de la ville de Beni, plus que ce qui se passa uniquement au quartier périphérique de Rwangoma en août 2016.

Qui fait quoi?

Autrefois, on a toujours spéculé sur le terme de « présumés ADF » pour désigner les auteurs de crime des massacres qui ont ravagés des innocents depuis Octobre 2014 à travers le territoire de Beni. Actuellement, c’est explicite: le M23 ressuscité se porte au cœur du programme visant la reprise desdits massacres avec une ampleur plus tragique et plus amplifiée que jamais.

Après avoir réalisé les blocages techniques empêchant toutes tentatives d’amorcer une rébellion généralisée qui puisse permettre la prise immédiate du contrôle de la ville de Goma, selon le chef de fil du M23 Makenga Sultani, leur patron a décidé que cette rébellion se tienne au « standby ». Néanmoins, dans l’entre-temps, il doit penser à ré-enflammer les massacres de Beni pour ne point donner une chance de ressaisie par une accalmie trop prolongée pouvant permettre aux autochtones de la région de l’Est de retrouver le moyen de se récupérer moralement, économiquement et même socialement.

Quatre acteurs principaux sont à considérer:
– le colonel Richard BISAMBAZA,
– le colonel ou général auto-proclamé Kakolele Bwambale alias Aigle Blanc
– le colonel SECO ou SECOPER, petit frère à Laurent Nkunda
– Mastaki

Richard Bisambaza est considéré comme technicien du terrain du grand Nord-Kivu pour le M23. Il est toujours présent dans les événements des massacres en cours à Beni depuis leur déclenchement en Octobre 2014 jusqu’à ces jours. Pour le moment, il s’emploie à se rassurer que les massacres qu’il prévoit relancer à Beni aura la force de frappe voulu pour anéantir définitivement les récalcitrants à ce plan. D’où, ses navettes inlassables entre Kasese, Kampala et Kabale pour le transfert des moyens humains (éléments du M23 et nouveaux recrus à acheminer sur le champ d’opération) et matériels nécessaires vers Beni.

Kakolele est justement cette marionnette que le M23 et ses sponsors ont longtemps recherchée parmi les autochtones Nande pour légitimer leur accusation contre les autochtones. Ainsi, Kakolele, à partir de Nairobi, a installé certains leaders Maimai pour manipuler les milices Mai-mai en faveur du groupe de Bisambaza (le M23). C’est par ces Mai-mai autochtones que Kakolele aidera le M23 et Kabila à faire porter la responsabilité des massacres de Beni par les autochtones Nande et à se blanchir devant l’opinion internationale. En fait, Kakolele a confirmé son partenariat dans ce plan macabre à partir du jour où il s’est déclaré sur le média international comme le commandant suprême du groupe Mai-mai « Corps du Christ » qui ont introduit une insécurité récurrente à Butembo et ses environs depuis Novembre 2016 jusqu’à ces jours.
Présentement, il a la mission de préparer sur terrain (à Beni) ceux qui devront faciliter l’infiltration des égorgeurs M23 dans la ville de Beni et ses environs, tout en ménageant un camp de transit à Kamango pour les M23 qui doivent venir du territoire de Rutshuru via Bunagana – Kabale – Kasese.

SECOPER est celui qui restera comme commandant des opération permanent sur terrain, vu que Bisambaza est souvent dans des navettes et que Kakolele est tenu à diriger ses « prétendus » Maimai en distance (il ne peut s’aventurier à venir s’installer personnellement à Beni, car conscient de sa malice, il craint pour sa sécurité). SECOPER s’approprie les Mai-mai et autres recrus Nande que Kakolele lui oriente en vue de les utiliser pour massacrer leurs propres frères Nande.

MASTAKI est un sujet ougandais de la tribu des Bakonzo à Kasese. C’est lui le patron du point de transit par où passent les éléments du M23 qui cabotent par l’Ouganda avant d’atteindre le territoire de Beni.

Le paradoxe du M23 en RDC

Qui dirait mieux du statut du M23 en RDC? Est-il une rébellion ou un parti politique? Une opposition ou allié de la Majorité présidentielle? Une mise en scène ou une réalité?

Il y a déjà au moins trois mois depuis que le gouvernement congolais a déclaré ou mieux annoncé (car cette rébellion ne s’est jamais prononcée elle-même) le retour au territoire de Rutshuru du M23 en tant que rébellion militaire. Le porte-parole du gouvernement central les a signalés entre autre à Bunagana, à Ishasha, à Chanzu, à Matebe etc. Dès lors, l’officiel congolais a déclaré que l’Etat congolais est de nouveau en guerre contre cette nouvelle expédition militaire du M23.

Et pourtant, par la suite aucun communiqué officiel ne s’emploie à fixer les opinions sur l’avancée de cette traque; tout demeure voilé au grand public, même après l’écrasement mystérieux de deux hélicoptères de combats des FARDC dans la prétendue zone marquée par la présence de ladite rébellion. On supposerait donc que la guerre continue contre cette rébellion, car on n’a pas entendu que les FARDC les ont déjà écrasés comme en novembre 2013 ni que ces rebelles ont renoncé à leur entreprise déstabilisatrice contre le pays.

Et, pourtant, grande est la surprise d’avoir constaté ce lundi l’audience accordée par le chef de l’Etat congolais à Kinshasa à Monsieur Roger LUMBALA, un des cadres politiques de la même rébellion connu comme tel jusqu’au niveau international. Ce n’est pas une anecdote, Joseph Kabila a reçu Roger LUMBALA dans le cadre de consultation selon la perspective pour l’élaboration de la liste des Ministres du prochain gouvernement en constitution pour conduire la transition pré-électorale. Or, l’extrait vidéo ci-dessous dit tout de l’appartenance de Lumbala au M23, du genre d’aventurier politique qu’il est et du genre de mafia à laquelle prend plaisir le président Joseph Kabila:

Par ailleurs, le colonel Makenga, le patron de la rébellion du M23, déclare avec fierté au correspondant de BLO qu’il se trouve en contact permanent avec le président Joseph Kabila. Il précise que le président les a placés au standby pour attendre des renforts en hommes et en matériels, après quoi il donnera le « go ahead » pour l’assaut sur Goma; mais qu’en attendant, il est important d’organiser un événement tonnerre sur Beni. Il insiste que « avec ou sans la participation des autochtones sollicités (allusion faite aux Nande tels que Kakolele), Beni subira bientôt des massacres plus affreux que celui de Rwangoma vécu en août 2016… »

Bref, à Kinshasa, Joseph Kabila projette des postes ministériels pour le M23, et sur terrain, il continue à orienter constamment le programme militaire de ce groupe rebelle, en maintenant un contact quasi quotidien avec Makenga. Vraiment, à qui profite le M23 ainsi que ses crimes? A chacun de découvrir…

Pourquoi donc toute cette malice?

Installer un chaos pour justifier le prolongement indéterminé du mandat du pouvoir ayant expiré, tout en trouvant des boucs émissaires parmi les autochtones victimes et leurs leaders politiques, à charger des crimes qui devraient accompagner la réalisation de cette vision.

Et, beaucoup d’observateurs rwandais souhaitent que le président rwandais, Paul Kagame s’abstienne cette fois-ci de se laisser entraîner par le mensonge et la mafia du M23, à moins qu’il soit lui-même complice du plan machiavélique de son homologue congolais, Joseph Kabila. En effet, le Rwanda est un des rares pays au monde qui ont vu l’horreur du sang innocent versé par le génocide dont le souvenir du cauchemar est toujours présent à la mémoire.

Interpellation:

On se souviendra que BLO avait pris le soin de prédire le massacre de Rwangoma (dans la ville de Beni) plusieurs semaines préalablement à ce drame, et malheureusement, la Monusco et les forces publiques ont laissé faire. Complicité ou imprudence? Nul ne le saurait mieux qu’elles-mêmes!

Pareillement, BLO avait dénoncé, par souci préventif, le plan qui visait à installer à Butembo un phénomène d’insécurité ayant une allure d’extermination. Non plus, aucun dispositif de dissuasion n’a été monté en conséquence. Par la suite, l’horreur du phénomène Mai-mai « Corps du Christ » et Mai-mai Mazembe n’a pas tardé à réaliser cette prophétie par la succession des tragédies que connaît la ville de Butembo depuis Novembre 2016 jusqu’à ces jours. La revendication du leadership du « Corps du Christ » par Kakolele a tout de même levé le voile sur la complicité du pouvoir en place et du M23, dans ce plan, étant donné que Aigle Blanc n’est autre qu’un agent de course en intersection entre ces deux pôles M23 – Kabila).

Aujourd’hui, BLO dévoile un plan d’atrocité inimaginable qui se trouve déjà à nouveau à la porte de la ville martyre de Beni; nous en appelons à:
– la population du Nord-Kivu en général, d’être vigilante pour surveiller et dénoncer le mouvement de leurs frères qui se sont transformés en terroristes contre notre société;
– militaires et policiers loyalistes, d’assumer avec conscience et patriotisme leur responsabilité de défense et de protection de la population et ses biens;
– la communauté internationale (MONUSCO, USA, UE, UA et organismes internationaux), d’observer de prêt et de documenter ce qui se passe et qui s’apprête comme nouvelle catastrophe imminente à Beni (et aussi dans tout le pays), tout en prenant de disposition préventive et dissuasive requise.

Joseph Kabila muse sur la déstabilisation du pays pour qu’il n’y ait pas élections dans le délai prévu par les accords politiques. Aussi, ce qui se passe à Beni, voire à l’Est du pays en général, est-il en train d’être transposé dans plusieurs autres coins du pays, tel qu’actuellement au Kasaï, au Bas-Congo et dans le Tanganyika, pour finir par envelopper le pays par un état d’insécurité insurmontable.

L’Editeur BLO

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016, parole qui a valu son assassinat le jour suivant).

©Beni-Lubero Online.

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