G. Katanga et L. Nkunda : le

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Germain Katanga, chef de milice de la République Démocratique du Congo, a été transféré jeudi 18 octobre 2007 à la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye. Ainsi a-t-il rejoint son ancien rival, Thomas Lubanga, dont le procès débutera en février. « C’est un petit poisson… », a déclaré Freddy Kitoko. Petit poisson ? Oui. Il y en a donc de grands en RDC parmi lesquels l’opinion publique cite sans doute le Général déchu Laurent Nkunda.
 
Il serait tout de même étonnant que la presse, « chien de garde », avec sa bienheureuse objectivité, ne fasse lumière sur cette assimilation pour éclairer la conscience des simples citoyens. Ce qui « fait nouvelle », c’est moins le transfert de G. Katanga, ancien chef de milice en Ituri à la Haye, mais le fait que, alors que pèse sur L. Nkunda un mandat d’arrêt international, M. Azarias Ruberwa, ancien Vice-président de la République pendant la transition, propose un asile à l’homme qui sème la panique dans sa province d’origine.
 
Cela tombe à point nommé quand Joseph Kabila, Président de la République, au bout de sa patience de voir la brebis perdue rejoindre le bercail, ordonne le désarmement forcé du Maître de Masisi et de ses hommes. Qui ose gloser sur cet enjeu de la politique interne ? Derrière l’éternelle question de la minorité- terme dont le contenu reste discutable sur bien des points-, se cache un ethnocentrisme outré qui sacrifie la majorité à l’autel de la lutte pour la reconnaissance ethnique. Minorité écrasante ! Ne faut-il pas dépasser les soi-disant ethnies pour se retrouver dans l’idéal supérieur de l’Etat-Nation ? La question est ailleurs. La loi sur la nationalité est pourtant claire.
 
La Loi ? En existe-t-il vraiment une en RDC ? Et s’il y en avait une, tous les citoyens congolais sont-ils égaux devant elle ? La justice congolaise, cela vaut aussi pour celle de la Cour Pénale Internationale (CPI), est-elle égale pour tous ? Y a-t-il en RDC des congolais et des super-congolais ? Le sang coulé des nord-kivutiens n’a de prix aux yeux de personne. S’il a du prix, il coûterait moins que rien. Le sang des ituriens, lui, au moins, compte. Le « deux poids deux mesures » se porte bien en RDC. C’est cela la démocratie à la congolaise!
 
Paluku Mayani Adélard, a.a.
Rome
Beni-Lubero Online

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