Génocide de Beni : Joseph Kabila ordonne à Bisengimana d’infiltrer les génocidaires dans la police nationale au Grand nord.

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Joseph Kabila sort ses dernières cartes à Goma : Scène III bisengimana 1

Dans notre édition du 03 septembre (http://benilubero.com/joseph-kabila-sort-ses-dernieres-cartes-a-goma/), nous avons dénoncé le plan machiavélique que Kabila est en train d’activer ou emettre dans le Grand-Nord et en Ituri. Ce projet, avons-nous écrit, consiste à militariser cette partie de la République en vue d’en faire son Royaume où il aura le pouvoir de donner la mort et la vie.

La complicité des Fardc, et en ce sens de Joseph Kabila, le Chef suprême des Fardc, n’est plus un secret pour personne. Plusieurs rapports l’ont prouvé. De plus en plus, la pression aussi bien nationale qu’internationale se fait sentir et demande à Joseph Kabila de mettre fin à ce génocide. Beaucoup ont demandé le renforcement des effectifs des militaires et des policiers et l’amélioration de leurs équipements pour faire face aux présumés Adf.

En bon stratège, Kabila a saisi la balle au moment opportun pour mener à terme son plan, notamment par la militarisation des villes du Grand-Nord et de l’Ituri ! Et elle est déjà une réalité à  depuis le 06 septembre. Elle passe cette fois-ci par la police. Et c’est le commissaire général de la police nationale, Mr Bisengimana qui l’avait annoncé le 1er septembre, sans que la presse n’y prête attention: « A Goma, nous allons y prélever les éléments que nous allons envoyer ici, à Butembo, à Oicha et à Eringeti. Egalement, il est prévu un prélèvement de Kinshasa et pré-positionner une unité d’intervention qui pourra intervenir au cas où il y aurait un problème dans tel ou tel autre coin de la province» (http://www.radiookapi.net/2016/09/02/actualite/securite/la-police-nationale-veut-renforcer-ses-effectifs-beni ) .

Il suffit de parcourir les villes de Butembo, Beni, Oicha et Eringeti pour s’en rendre compte. Les effectifs de la police ont été augmentés et l’équipement bien renouvelé et augmenté. Dans l’audio ci-dessous, vous pouvez d’ailleurs attendre Bisengimana lui-même l’affirmer. On serait tenté de féliciter le régime pour la rapidité avec laquelle il a matérialisé sa promesse. Mais comme pour le cas du couvre-feu refusé par la population (http://benilubero.com/arretez-de-provoquer-le-peuple/), des observateurs avisés se sont posé plusieurs questions, notamment :

– Fallait-il plus de 1500 morts, tués, égorgés, parfois jetés dans les rivières, pour que le cœur du régime en place soit ému et se présente tout ému et compatissant, devant la population longtemps courbée ? – Pourquoi avoir attendu si longtemps pour renforcer et équiper la police et l’armée ? – Pourquoi vouloir militariser les villes et non la forêt d’où vient l’ennemi pour égorger la population ?

Ce sont toutes ces questions, en particulier celle de la provenance de ces policiers, qui ont poussé Benilubero Online à s’intéresser à cette militarisation des villes du Grand-Nord.

D’où viennent ces milliers des policiers qui inondent toutes les villes du Grand-Nord ?

Nous venons de le dire, l’exécution rapide du déploiement des policiers dans le Grand Nord nous a surpris. Benilubero Online a alors mené ses enquêtes pour savoir par où, comment, et quand ces policiers sont arrivés !

La surprise a été grande de constater qu’aucun convoi militaire ou des policiers n’est arrivé par la route Goma-Beni entre le 1er septembre et le 06 septembre. Les mêmes enquêtes n’ont signalé aucun mouvement qui serait venu de la province orientale vers Eringenti.

New police oicha1

Benilubero Online a eu le courage de contacter la Monusco pour savoir si elle aurait été sollicitée par le gouvernement pour le déploiement de milliers des policiers de Goma à Beni ou de l’Ituri à Beni. Leur réponse est formelle : non ! . Benilubero a aussi contacté les services de la RVA qui ont répondu qu’ils n’en savent rien.

D’où sont-ils venus alors ces milliers des policiers s’ils ne sont arrivés ni par voie routière ni par voie aérienne ?

Enfin, le voile est levé ! Nos sources renseignent que certains de ces policiers sont des refugiés rwandais dans les pays limitrophes (lire à ce sujet, l’article qui avait précipité l’assassinat du Père Machozi : http://benilubero.com/deux-rwandais-armes-avec-passeports-tanzaniens-arretes-a-isale-bulambo/. Ils arrivent la nuit par la route pendant ce couvre-feu. D’autres sont des rwandais, anciens membres du M23. D’autres sont des Fdlr qui avaient été déplacés de Kanyabayonga (qui est à quelques kilomètres de la frontière rwandaise) vers la province orientale, soi-disant pour être rapatriés au Rwanda, alors que la province orientale est à plus de 800kms de la frontière rwandaise ! La plupart de ceux qui ont été déployés dans la province orientale ont suivi  à Boga Tchabi une formation militaire clandestine qu'ils viennent de terminer le 28/08/2016. Il leur a été enseigné la langue Nande et le swahili pour une infiltration rapide dans le milieu.

Pour plus de détails sur ce lieu de formation qu’est Boga Tshabi, aller sur les liens suivants :

1. http://benilubero.com/ituri-pourquoi-les-hutu-apprenant-le-kinande-inquietent-ils-les-nande/

2. http://benilubero.com/occupation-rwandaise-du-kivu-ituri-ca-passe-ou-ca-casse-en-2016/

3. http://benilubero.com/mensonge-dangereux-dun-article-de-radio-okapi-du-2-septembre-2015/

4. http://benilubero.com/rdc-le-glissement-et-le-dialogue-au-service-de-la-balkanisation-du-kivu-ituri/

5. http://benilubero.com/kivu-ituri-une-occupation-militaire-armee-se-profile-a-l%e2%80%99horizon/

Toujours selon nos sources, depuis le 30/08/2016, des milliers de personnes arrivent dans le Grand-Nord, notamment à Beni et à Mbau, par la route Kamango et Nyaleke. Un témoin oculaire, dont nous taisons le nom, pour des raisons de sécurité, attiré par un bruit bizarre, a été amené à regarder par un trou de sa fenêtre et a compté plus de 300 personnes en file indienne, tous avec des tenues militaires et de petits colis sur la tête !

Selon ces mêmes sources (les réseaux sociaux en ont parlé aussi), le point de chute de nouveaux venus serait les nouvelles concessions achetées dernièrement par Joseph Kabila dans le Grand-Nord : l’ancienne ferme de Mr Engels située entre Mutwanga et Lume, sa maison au centre ville de Beni connue sous l’appellation CAPACO, sa ferme de Kabasha sur la route de Beni-Butembo et sa concession de Musyenene. C’est de là qu’ils sont transformés en congolais avant d’être  redéployés dans les villes.

New Police in OICHA

Voilà les militaires et les policiers dont il est question dans l’annonce faite par le Chef d’Etat major des Fardc et du commissaire général de la Police nationale!

Bisengimana a bien décrit leur caractère et leur détermination à tuer lors de la parade que Bisengimana a eue avec les officiers de Beni, après avoir annoncé l’arrivée des policiers : « je vous demande de recevoir d’autres policiers qui vont arriver et de les accepter. Ils n’ont pas un cœur d’enfant. Ils disposent de deux armes : l’une pour intimider et l’autre pour tuer immédiatement. Ils ont la gâchette facile. Et si vous voulez, vous pouvez dire aux notables de la ville qu’ils ne feront rien à ces policiers».

Ils sont les égorgeurs ! Pour bien les dissimuler, ils ont reçu les tenues de la police nationale congolaise, les noms des congolais, et les cartes d’identité congolaises qui falsifient leurs origines.

La population l’a toujours dénoncé aussi bien auprès de la police, de l’armée  congolaise et la MONUSCO !

Les égorgeurs n’appartiennent pas à une quelconque ethnie congolaise. Ils sont étrangers, infiltrés dans l’armée congolaise. Plusieurs fois, la population et les rescapés dans leurs témoignages  affirment qu’ils sont constitués d’enfants, femmes, jeunes et personnes adultes. Désormais c’est à partir de la police et de la ville qu’ils vont continuer leur génocide, le moment venu.

C’est pour évaluer l’avancement de ce plan que les ministres de la défense et de l’Intérieur ont été envoyés à Beni où ils séjournent actuellement. Vous comprenez pourquoi le couvre-feu n’a pas été levé, car tout n’est pas encore au point et le redéploiement continue. Pauvres maires des villes qui assistent impuissamment  ou par complicité au génocide de leurs populations !

Il n’y a pas de doute : l’opinion internationale va applaudir ce redéploiement de la police dans la cité. Par le biais de la Monusco, elle va annoncer sa collaboration avec la police. Mais elle ne saura jamais qu’elle est en train de travailler avec l’égorgeur-même de la population ! Joseph Kabila a bien sorti une belle carte !

Les villes du Grand Nord, prochains champs de bataille !

Dans le premier temps, le régime va multiplier ces opérations militaires dans la forêt et annoncer des victoires des fardc sur l’ennemi. Ce qui est normal, car comme par le passé, l’ennemi se sera déplacé dans les villes et l’armée arrivera dans la forêt abandonnée. La stratégie est géniale ! Et d’ailleurs pendant la conférence de presse animée conjointement par Maman Sidikou et le Nonce, le chef des opérations militaires de la Monusco a annoncé à la presse que bientôt ils vont amener les journalistes dans les zones conquises par l’armée en collaboration avec la Monusoco.

L’ennemi vient donc de changer de stratégie ! La zone des combats va se passer en ville.

Tout le monde prédit des turbulences dans les prochains jours. Des populations vont descendre dans les rues pour réclamer les élections, le départ de Joseph Kabila. A l’est de la RDC où Kabila compte se réfugier une fois chassé de Kinshasa, le peuple va descendre dans les rues et organiser des villes mortes pour réclamer sans délai le retour dans leurs villages ou champs d’où ils ont été chassés il y a bientôt deux ans. Pour faire face à ces contestations et renforcer son pouvoir dans son Royaume, Kabila fera appel à la police et non aux militaires qui seront en train d’opérer en secret par Fall Sikabwe. Et comme dit Bisengimana, cette police n’a pas un cœur d’enfant mais elle a la gâchette facile. Aucun notable, aucun maire de ville ne fera rien contre elle.

Benilubero Online en appelle donc :

– À la population congolaise de prendre conscience que la nation est en danger. À la Monusco d’être vigilante et de démonter le piège dans lequel le régime veut l’attirer comme il l’a réussi à le faire dans le passé.

– À l’Union africaine, à l’Union Européenne et aux USA, de reconsidérer leur soutien au régime en place, lequel soutien est qualifié de complice jusqu’à ce jour par la population congolaise. Arrêtez le flux du Sang qui a trop coulé ! Ces décideurs mondiaux ont à comprendre qu’ils doivent agir le plus vite que possible.

– Aux médias internationales, notamment RFI, BBC, ELJAZIRA, CNN, d’envoyer leurs correspondants permanents à l’Est de la RDC pour être témoins de ce qui va se passer dans les jours et semaines à venir à L’Est de la RDC.

Oui, Machozi l’avait dit à la veille de son assassinat:

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016, parole qui a valu son assassinat le jour suivant).

 

©Beni-Lubero Online.

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