Honorable Nelson PALUKU SYAYIPUMA en pleine visite du site du CADO à Mungo-Materete / Butembo à l’Est de la RD Congo

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Interview

Ce lundi, 25 août 2014, durant ses vacances parlementaires, le député national Nelson PALUKU SYAYIPUMA, est allé palper du doigt les activités de la Fondation Musavuli Georges à Mungo-Materete. Ici, le député se dit flatté des activités déjà réalisées.

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Beni-Lubero Online (BLO): Honorable Nelson SYAYIPUMA, vous venez de visiter le projet de construction du centre d’encadrement des personnes agées à Mungo-Materete, quel constat vous venez de faire ?

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Hon Nelson Paluku Syayipuma (Hon NPS): La première des choses, c’est féliciter le centre, féliciter aussi particulièrement Georges Musavuli pour tous les efforts qu’il fournit. Dans le passé, je m’étais limité au travail qu’il effectue au Centre Père Morand Kleiber à Kavitero ; à savoir la prise en charge du diabète-obésité et les soins gratuits des vieillards. Aujourd’hui, Il a étendu ses projets à Mungo-Materete dans la commune de Vulamba. Je suis très flatté, très encouragé par ce qu’il fait parce que, il faut l’avouer, c’est un travail de pionnier. Autant qu’il y a des berceaux d’enfants, de bercails des jeunes enfants, penser à encadrer les vieillards pour leur trouver des soins appropriés et les encouragements ; car cela est une première. J’estime que Georges Musavuli fait partie des pionniers dans ce domaine. Et ce qu’il est entrain de faire ici très loin, c’est certes un rêve ; mais un rêve qui est entrain de se réaliser ; parce que je vois des briques, une fondation, une concession, il m’a même montré des documents qui couvrent tout ce qu’il est entrain d’entreprendre. Il mérite des encouragements des hommes de bonne volonté de tous les horizons. Je crois que nous ferons partie de ceux qui l’encouragent et de ceux qui l’appuient,…, puisque chacun de nous est appelé, un jour, à devenir vieux ; Dieu le permettant. Donc ce qui se fait ici me concerne, vous concerne, concerne tout le monde. Et le moment venu, nous porterons la voix et nous apporterons aussi nos « MUKEKERA » (traduisez : contributions, NDLR) pour ce qui se fait ici.

BLO: Il y a peu, quand on entendait des noms de la plupart de contrées qui se retrouvent vers l’Ouest de la ville, on avait la frousse au dos puisqu’il y avait des groupes armés. Et aujourd’hui, est ce que c’est intelligent d’investir dans ce milieu ?

Hon NPS: C’est de fois dans des conditions difficiles que les grandes choses se réalisent. Ce n’est pas toujours pendant les grandes fêtes qu’il faut penser l’avenir. C’est de fois dans la souffrance la plus atroce qu’il faut penser les générations futures ; qu’il faut penser l’avenir. Vous avez parlé de guerres ; mais, moi je vois des briques et je vois que cela n’a pas été fait en un jour. Donc c’était pendant les moments difficiles que Georges Musavuli avait pensé l’idée, et qu’il est venu, avec les autres, presser les briques. Je vois une fondation qui est entrain de pousser, je vois des rues qui sont entrain d’être tracées,… C’est un projet qui va se réaliser.

Il y a 25 ans, on ne pouvait pas s’imaginer que l’UCG sera un grand centre qui va piloter presque l’Est de la RDC, quand Mgr KATALIKO avait commencé. Aujourd’hui, c’est un pionnier. Et 25 ans après, l’Université Catholique du Graben est l’une de grandes universités qui font la fierté du pays. Donc, il faut croire à ce qui se fait ici à Mungo-Materete. Je crois qu’à partir de ce qui se fait ici, les générations futures diront qu’il y a un grand peuple qui a vécu dans cette contrée.

BLO: La plupart de personnes âgées vivent de la mendicité à Butembo. Est-ce que ce centre peut être une de réponses à ce problème ?

Hon NPS: Oui, Mr Georges Musavuli m’a expliqué l’encadrement de personnes du troisième âge. Je crois que c’est un projet, comme nous le disons nous Sociologues : un projet total, avec des aspects psychologiques, médicaux, sociologiques, anthropologiques,… C’est donc un projet multidimensionnel. Mais on ne peut pas dire qu’à lui seul, il couvre tous les problèmes des personnes âgées ; mais il fait partie des perspectives qu’il faut désormais avoir quand on pense l’encadrement des personnes de troisième âge puisqu’il faut commencer à se demander comment refaire la solidarité traditionnelle YIRA qui est entrain de disparaitre départ l’urbanisation qui est entrain de gagner nos villages. Ainsi, je crois que ce projet est une des réponses et au-delà même des personnes âgées, ce centre de Mungo-Materete s’intéresse aux personnes de troisième âge, et il y a également l’encadrement des jeunes désœuvrés. Dans ce projet, il y a, pour ainsi dire, l’encadrement de jeunes. Je suis tenté de croire que c’est un projet à soutenir, un projet à encourager. C’est un projet, mais aussi dans le monde du public, on doit s’inspirer de ce qui se fait dan ce secteur privé pour penser de politique qui rassure et qui peut nous aider à avoir un Etat, tant soit peu, qui se préoccupe des problèmes des populations.

Butembo

Propos recueillis par Umbo Salama (A Mungo-Materete)

Beni-Lubero Online (benilubero2014@gmail.com)


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Honorable Nelson PALUKU SYAYIPUMA en pleine visite du site du CADO à Mungo-Materete / Butembo à l’Est de la RD Congo

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Ce lundi, 25 août 2014, durant ses vacances parlementaires, le député national Nelson PALUKU SYAYIPUMA, est allé palper du doigt les activités de la Fondation Musavuli Georges à Mungo-Materete. Ici, le député se dit flatté des activités déjà réalisées.

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Beni-Lubero Online (BLO): Honorable Nelson SYAYIPUMA, vous venez de visiter le projet de construction du centre d’encadrement des personnes agées à Mungo-Materete, quel constat vous venez de faire ?

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Hon Nelson Paluku Syayipuma (Hon NPS): La première des choses, c’est féliciter le centre, féliciter aussi particulièrement Georges Musavuli pour tous les efforts qu’il fournit. Dans le passé, je m’étais limité au travail qu’il effectue au Centre Père Morand Kleiber à Kavitero ; à savoir la prise en charge du diabète-obésité et les soins gratuits des vieillards. Aujourd’hui, Il a étendu ses projets à Mungo-Materete dans la commune de Vulamba. Je suis très flatté, très encouragé par ce qu’il fait parce que, il faut l’avouer, c’est un travail de pionnier. Autant qu’il y a des berceaux d’enfants, de bercails des jeunes enfants, penser à encadrer les vieillards pour leur trouver des soins appropriés et les encouragements ; car cela est une première. J’estime que Georges Musavuli fait partie des pionniers dans ce domaine. Et ce qu’il est entrain de faire ici très loin, c’est certes un rêve ; mais un rêve qui est entrain de se réaliser ; parce que je vois des briques, une fondation, une concession, il m’a même montré des documents qui couvrent tout ce qu’il est entrain d’entreprendre. Il mérite des encouragements des hommes de bonne volonté de tous les horizons. Je crois que nous ferons partie de ceux qui l’encouragent et de ceux qui l’appuient,…, puisque chacun de nous est appelé, un jour, à devenir vieux ; Dieu le permettant. Donc ce qui se fait ici me concerne, vous concerne, concerne tout le monde. Et le moment venu, nous porterons la voix et nous apporterons aussi nos « MUKEKERA » (traduisez : contributions, NDLR) pour ce qui se fait ici.

BLO: Il y a peu, quand on entendait des noms de la plupart de contrées qui se retrouvent vers l’Ouest de la ville, on avait la frousse au dos puisqu’il y avait des groupes armés. Et aujourd’hui, est ce que c’est intelligent d’investir dans ce milieu ?

Hon NPS: C’est de fois dans des conditions difficiles que les grandes choses se réalisent. Ce n’est pas toujours pendant les grandes fêtes qu’il faut penser l’avenir. C’est de fois dans la souffrance la plus atroce qu’il faut penser les générations futures ; qu’il faut penser l’avenir. Vous avez parlé de guerres ; mais, moi je vois des briques et je vois que cela n’a pas été fait en un jour. Donc c’était pendant les moments difficiles que Georges Musavuli avait pensé l’idée, et qu’il est venu, avec les autres, presser les briques. Je vois une fondation qui est entrain de pousser, je vois des rues qui sont entrain d’être tracées,… C’est un projet qui va se réaliser.

Il y a 25 ans, on ne pouvait pas s’imaginer que l’UCG sera un grand centre qui va piloter presque l’Est de la RDC, quand Mgr KATALIKO avait commencé. Aujourd’hui, c’est un pionnier. Et 25 ans après, l’Université Catholique du Graben est l’une de grandes universités qui font la fierté du pays. Donc, il faut croire à ce qui se fait ici à Mungo-Materete. Je crois qu’à partir de ce qui se fait ici, les générations futures diront qu’il y a un grand peuple qui a vécu dans cette contrée.

BLO: La plupart de personnes âgées vivent de la mendicité à Butembo. Est-ce que ce centre peut être une de réponses à ce problème ?

Hon NPS: Oui, Mr Georges Musavuli m’a expliqué l’encadrement de personnes du troisième âge. Je crois que c’est un projet, comme nous le disons nous Sociologues : un projet total, avec des aspects psychologiques, médicaux, sociologiques, anthropologiques,… C’est donc un projet multidimensionnel. Mais on ne peut pas dire qu’à lui seul, il couvre tous les problèmes des personnes âgées ; mais il fait partie des perspectives qu’il faut désormais avoir quand on pense l’encadrement des personnes de troisième âge puisqu’il faut commencer à se demander comment refaire la solidarité traditionnelle YIRA qui est entrain de disparaitre départ l’urbanisation qui est entrain de gagner nos villages. Ainsi, je crois que ce projet est une des réponses et au-delà même des personnes âgées, ce centre de Mungo-Materete s’intéresse aux personnes de troisième âge, et il y a également l’encadrement des jeunes désœuvrés. Dans ce projet, il y a, pour ainsi dire, l’encadrement de jeunes. Je suis tenté de croire que c’est un projet à soutenir, un projet à encourager. C’est un projet, mais aussi dans le monde du public, on doit s’inspirer de ce qui se fait dan ce secteur privé pour penser de politique qui rassure et qui peut nous aider à avoir un Etat, tant soit peu, qui se préoccupe des problèmes des populations.

Butembo

Propos recueillis par Umbo Salama (A Mungo-Materete)

Beni-Lubero Online (benilubero2014@gmail.com)


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