Vie Nationale

Le Gouvernement de Joseph Kabila accuse le Rwanda au Conseil de Sécurité de l’ONU

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A Son Excellence M. Li BAODONG

Président du Conseil de Sécurité

Nations Unies - Room * GA-TSC-03

New York, N.Y. 10017.-

Monsieur le Président,

D’ordre de mon Gouvernement, j’ai l’honneur de vous faire parvenir, par la présente, la lettre Nr.130/382/2012 du 14 juin 2012 que Son Excellence M. Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, Ministre des Affaires Etrangères, Coopération internationale et Francophonie de la République Démocratique du Congo, vous a adressé concernant la détérioration de la situation sécuritaire dans la Province du Nord-Kivu, à l’Est de la République.

Je vous informe qu’une lettre identique a été transmise au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies.

Tout en vous priant de bien vouloir faire circuler la présente et son annexe comme documents officiel du Conseil de Sécurité, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma parfaite considération.

Le Chargé d’Affaires a.i.

MUKONGO NGAY ZENON

Ministre Conseiller

A Monsieur LI BAODONG, Président du Conseil de Sécurité

des Nations Unies One United Nations Plaza N.Y. 10017 New York

Objet : Situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo

Monsieur le Président du Conseil,

J’ai l’honneur de vous tenir informé de la détérioration de la situation sécuritaire dans la Province du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo.

En effet, le 30 avril 2012, une mutinerie a éclaté dans trois unités des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) au Nord et au Sud-Kivu. Conduite par leur ancien chef, Bosco Ntaganda, d’anciens membres du groupe armé CNDP, intégrés dans l’armée, suite aux Accords de Paix signés à Goma en 2009, venaient de déserter pour tenter de lancer une nouvelle rébellion armée.

Mis en déroute par les FARDC, ces éléments, à peine quelques centaines sur plus de 4.000 qui avaient été intégrés ont fui vers le Parc National de Virunga où ils sont allés s’adosser à la frontière rwandaise, dans un réduit de 4 km² au plus, situé entre les collines de Runyonyi, Mbuzi et Tshianzu.

Dans une vaine tentatine de donner un caractère politique à ce qui, en fait, n’est qu’une fuite en avant devant l’étau de la justice qui commençait à se resserrer sur Bosco Ntaganda pour les crimes qu’il avait commis sous l’UPC en Ituri, les mutins tentent astucieusement de se donner une nouvelle identité en rebaptisant leur mouvement M23.

Le soubassement de leur action n’a cependant rien à voir avec des engagements souscrits en 2009 et que le Gouvernement congolais n’aurait pas honorés.

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo est préoccupé par la tournure que prend la situation, d’autant plus que cette mutinerie a provoqué le déplacement de miliers de familles congolaises, engendrant une nouvelle crise humanitaire.

Le Gouvernement voudrait attirer l’attention du Conseil de sécurité sur le fait que des informations en provenance de sources variées, mais concordantes, font étét de soutiens dont bénéficieraient les mutins à partir du Rwanda et de l’existence d’une filière de recrutement de combattants dans ce pays voisin, membre, comme la République Démocratique du Congo de l’Union Africaine (UA), de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) et de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), en contravention de tous les instruments juridiques librement souscrits par les deux pays dans le cadre de ces organisations, et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité.

Le Gouvernement de la République, tenant compte de la gravité des faits, s’était donné le temps de les corroborer avec ses propres sources. Une enquête avait donc été diligentée pendant qu’étaient mis en oeuvre, parallèlement, les mécanismes conjoints institués il y a quelques années par la Réûblique Démocratique du Congo et le Rwanda à l’effet de vérifier ensemble lesdits faits sur terrain.

Aujourd’hui, les conclusions des enquêtes et mécanismes conjoints permettent d’affirmer ce qui suit :

1. parmi les mutins se sont trouvés quelques 200 à 300 éléments recrutés sur le territopire du Rwanda par un réseau actif dans ce pays voisin;

2. plusieurs combattants ainsi recrutés sont des ressortissants rwandais, infiltrés en République Démocratique du Congo. Ils ont subi un entraînement sommaire avant d’être déployés au front contre les FARDC;

3. il y a des mineurs d’âge et des très jeunes gens parmi eux;

4. alors que dans leur fuite, les mutins avaient abandonné tout leur armement, soit 38 tonnes, récupérés par les FARDC, il a été noté un décuplement de leur puissance de feu dès leur arrivée dans le triangle Runyonyi-Tshianzu-Mbuzi accoté à la ligne frontalière entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda.

5. des alliances contre nature se sont établies. A titre d’exemple, les FDLR, dont certains avaient été rapatriés au Rwanda par la MONUSCO ont rejoint les rangs des mutins, comme en témoigne leur capture sur le front.

De ce qui précède, il ressort que le territoire rwandais a servi à la préparation et à la perpétration d’une conspiration qui, après avoir commencé comme une simple mutinerie, évolue dangereusement vers un schéma de rupture de la paix entre deux pays de la Région des Grands Lacs, remettant en cause les progrès accomplis en ce domaine depuis 2009.

Aussi, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo demande-t-il instamment au Conseil de Sécurité de :

1) condamner la nouvelle tentative de rébellion menée par les ex-éléments du CNDP rebaptisé;

2) réaffirmer l’intangibilité de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de la République Démocratique du Congo;

3) condamner les exactions et les violations des droits humains et du droit humanitaire international, y compris les déplacements des populations, dont sont victimes les populations congolaises des Provinces du Kivu et en rendre responsables les éléments de M23;

4) condamner le soutien extérieur dont le M23 bénéficie et tenir ceux qui le lui apportent solidairement responsables de tous les actes repréhensibles commis par ce mouvement;

5) rappeler le Rwanda à ses obligations internationales et exiger le retrait immédiat et sans conditions des membres de ses forces armées qui se dissimileraient dans les rangs de la rébellion;

6) prendre ses responsabilités au regard des dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies et des résolutions du Conseil de sécurité, pour mettre un terme à tout soutien extérieur aux mutins;

7) prendre toutes les mesures idoines pour mettre un terme à l’activité de toutes les forces négatives, y compris les FDLR, le CNDP et le M23.

Je saisis cette occasion pour redire, au nom du Gouvernement de la République Démocratique du Congo combien nous apprécions le partenariat efficace qui s’est établi sur le terrain entre les FARDC et la force de la MONUSCO et saluer, tout particulièrement, le rôle joué par la MONUSCO dans la protection des populations civiles et en appui aux FARDC.

Je vous prie de bien vouloir faire circuler la présence lettre comme document officiel du Conseil de sécurité et vous informe avoir transmis une lettre identique au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies.

Veuillez agréer, Monsieur le Président du Conseil, l’assurance de ma considération distinguée.

Raymond Tshibanda N’Tungamulongo

Voici les noms des criminels du M23-CNDP selon l’ONU

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Les principaux dirigeants de la M23 tous mentionnés dans le rapport final du Groupe d'experts sur la RDC (S/2009/603) comme étant parmi les commandants des FARDC avec un triste record de violations des droits de l'homme sont  les suivants d’après la Commission des Droits Humains de l’ONU : 

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Colonel Sultani Makenga, Tueur des Nande et des Hutu de Kiwanja (2008) et de Muramba (2007)

  1. Le colonel Sultani Makenga. En outre le recrutement et l'utilisation des enfants, des violations attribuées à Makenga comprennent son implication dans le massacre de Kiwanja du 4 au 5 Novembre 2008, lorsque les troupes du CNDP avaient exécuté au moins 67 civils - principalement des jeunes garçons de Kiwanja, au Nord-Kivu, et le massacre de Muramba /Nord-Kivu de Mars 2007 où les troupes des FARDC (ex-Brigade Bravo) avaient exécuté au moins 14 civils Hutu et Nande.
  2. Le colonel Baudouin Ngaruye. En outre le recrutement et l'utilisation des enfants, il est accusé de violation des droits humains dont le massacre de Shalio/Nord-Kivu du 27 au 30 Avril 2009, lorsque les FARDC (surtout ex-CNDP) avaient massacré au moins 139 réfugiés hutus, FDLR et leurs dépendants. Parmi les victimes, il y avait au moins 40 femmes, dont la plupart avaient été violées et mutilées.
  3. Le colonel Innocent Zimurinda. Zimurinda est accusé de commanditer les massacres de Kiwanja et de Shalio. Il est également accusé d'avoir recruté et utilisé des enfants. Pour ces raisons, le 1er Décembre 2010, son nom a été inclus dans la «Liste des personnes interdites de voyager et dont les avoirs sont gelés par le Comité des sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la République Démocratique du Congo.
  4. Le colonel Innocent Kaina. Kaina est accusé d'avoir été impliqué dans une série de violations des droits de l'homme y compris les crimes commis en Ituri, province Orientale, en 2004 quand il était - avec Bosco Ntaganda - un membre de Thomas Lubanga Dyilo de l'Union des patriotes congolais (UPC) / Forces patriotique pour la libération du Congo (FPLC). Arrêté par les autorités de la RDC en Juin 2006, il a été libéré en Janvier 2009, sans procès.
  5. Le général Bosco Ntaganda. Ntaganda a été inculpé par la Cour pénale internationale le 22 Août 2006 pour crimes de guerre, à savoir le recrutement et l'utilisation d'enfants de moins de 15 ans - commis en Ituri, Province Orientale, en 2002-2003, quand il était le chef d’ état-major général adjoint de l'UPC / FPLC. Le FPLC a été le bras armé de l'UPC créée en Septembre 2001 par Thomas Lubanga Dyilo, qui est récemment devenu la première personne à être condamnée par la CPI (30 ans de prison).

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Bosco Ntaganda est cité dans le rapport final du Groupe d'experts sur la RDC (S/2009/603) parmi les commandants des FARDC avec un triste record de violations des droits de l'homme, y compris la responsabilité du commandement, en tant que chef d'état-major du CNDP, dans le massacre de Kiwanja du 4 au 5 Novembre 2008, ainsi que dans le recrutement et l'utilisation des enfants soldats. Il figure également sur la liste des personnes interdites de voyager et dont les avoirs sont frappés de gel par le Comité des sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la République démocratique du Congo.

Source : Internet/ Commission des Droits Humains de l’ONU- Genève 19 juin 2012

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Territoire de Lubero
Lubero est le territoire rural le plus peuplé de la R.D.Congo, ayant le village le plus haut du pays, soit Kipese situé à 2500 m d’altitude.
Les sites touristiques à visiter :

Territoire de Beni :

* Le Mont Rwenzori 5 110 m d’altitude, le troisième sommet d’Afrique après le Mont Kilimandjaro (5895 m) et le Mont Kenya (5 199 m). Le Mont Rwenzori a à son plus haut sommet un glacier éternel. Le territoire de Beni est le seul  endroit au Congo où il neige chaque jour depuis toujours! Le premier européen à voir cette beauté naturelle fut Henri Stanley Morton en 1889.
* Le Parc National des Virunga, avec sa faune et sa flaure très diversifiées.
* La rivière Semliki, très poissonneux, irrigue le Parc National des Virunga, se jette dans le fleuve Nil, et constitue une des nombreuses sources du Fleuve Nil, question longtemps debattue par les explorateurs de lAfrique.
* Archéologie: L’homme d’Ishango est un des plus anciens fossils de l’humanité. Ishango c’est un petit site situé aux abords du Lac Edouard et de la Rivière Semliki. L’Os d’Ishango classé au Musée de Sciences Naturelles de Bruxelles (Belgique) est parmi les plus anciens du Monde et daterait de 20. 000 Av.J.C. d’autres le date 9000 Av.J.c. et d’autres 6500 Av.J.C. Pour savoir plus à propos du bâton d’Ishango: http://www.ishango.be/fr2005/historique-histoire.

Beni-Lubero sont deux territories qui donnent sur le Lac Edouard.
Butembo c’est la plus grande ville du Nord-Kivu, Capitale économique du Nord-Kivu!
Beni c’est la ville du café, du bois, et de la Papaye!