Coin des Jeunes

Presentation de la Thèse de Doctorat d'Omer Kambale Mirembe

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Il me revient que notre site a déjà parlé de notre ami Omer Mirembe comme étant le premier docteur issu de notre université , l’Université Catholique du Graben, de Butembo . Monsieur Omer Kambale Mirembe est en effet licencié en économie de l’UCG (première promotion).

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Après quelques années d’assistanat à la faculté des sciences économiques de l’UCG, il a obtenu une bourse en vue de poursuivre ses études de doctorat à l’Université Catholique de Louvain, en Belgique , où il a défendu avec brio sa thèse de doctorat en 2005, à l‘Institut d’études du développement de la faculté des sciences économiques, sociales et politiques. Aujourd’hui, Monsieur Omer K..Mirembe est retourné à Butembo afin de poursuivre sa carrière académique à l’UCG.

 Si l’on a parlé d’Omer K. Mirembe comme étant le premier docteur issu de l’UCG, personne n’a par contre parlé du contenu de son travail effectué dans le cadre de ses recherches doctorales. Aujourd’hui, la thèse de doctorat de notre ami Omer K. Mirembe a été édité sous forme d’un ouvrage intitulé, « Echanges transnationaux, réseaux informels et développement local. Une étude au Nord-Est de la République Démocratique du Congo » , aux éditions Presses Universitaires de Louvain, Louvain-la-Neuve , juin 2005, 280 p. (ISBN 2-930344-96-02).

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 Il est évidemment très difficile de résumer en quelques lignes un travail de recherche aussi dense et fouillé. Il s’agit encore moins, à travers ces quelques lignes, d’en faire une récension, digne d’une revue scientifique. Ces quelques lignes n’ont pour objectif que d’attirer l’attention du public, qui n’est pas nécessairement coutumier de la recherche scientifique ; sur l’importance du travail d’Omer K. Mirembe , en ce qui concerne la connaissance scientifique des pratiques marchandes dans le milieu Nande et au Nord-Est du Congo en général.. En partant de l’analyse des pratiques des commerçants Nande de Butembo, l’auteur tente de répondre aux trois questions suivantes :

1° comment des acteurs socio-économiques locaux se connectent-ils au commerce transnational ?

2° quelle est la contribution des échanges transnationaux au processus de développement local ?

3° ce type de dynamique est-il porteur pour l’avenir en Afrique ?

Ce travail comporte 4 parties. La première partie constitue le cadre théorique et conceptuel de la recherche. L’autour y présente le contexte théorique dans lequel s’insère son étude , et notamment autour des notions fondamentales telles que : échange transnational et développement , économie transnationale, pratiques informelles, réseaux et développement local. La seconde partie présente le contexte et le processus marchand local. Plus spécialement, après avoir décrit la dynamique marchande des commerçants de Butembo et de son hinterland au Nord-Est du Congo, l’auteur montre comment ceux-ci tentent de s’adapter , voire de contourner le contexte institutionnel des formalités et des normes relatives au commerce en général et au commerce extérieur au Congo, qui constituent pour eux des contraintes. L’auteur présente une analyse du processus marchand local. Celle-ci permet de comprendre l’évolution des acteurs du marché local au marché régional puis transnational, de montrer que les rapports sociaux sont mis à contribution dans les rapports commerciaux et que la « logique de réseau » traverse les différentes filières de ce processus.

La troisième partie présente la dynamique transnationale du commerce à Butembo et au Nord-Kivu. Dans cette partie , l’auteur montre comment les acteurs locaux se connectent et interagissent avec le commerce transnational, à travers notamment des « réseaux informels de relations » , aussi bien au niveau local (relations de provenance, de croyance religieuse, de parenté, d’amitié, …) qu’au niveau transfrontalier (des commerçants locaux ont des contacts et des relations dans différents pays tels que l’Ouganda, le Kenya, le Nigeria, Dubai , Indonésie, Hong Kong, … qui leur facilitent les opérations commerciales, administratives , de transport, de transfert de fonds, …etc.).

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Enfin dans la quatrième et dernière partie , l’auteur propose une réflexion sur le rapport entre commerce et développement ainsi que sur les perspectives en termes de consolidation des initiatives et du développement au niveau local. Après avoir décrit quelques retombées directes ou indirectes , positives et négatives , de l’activité commerciale sur les conditions concrètes d’existence de la population , et notamment les initiatives locales de développement portées par les associations des commerçants, l’auteur conclut à une certaine implication des acteurs de l’accumulation dans les initiatives locales de développement , liée à un attachement certain de ceux-ci à la construction et à l’amélioration des conditions de vie de leur communauté, de leur territoire de vie ( et non pas seulement l’expression d’un « paternalisme humaniste d’une bourgeoisie locale ») ainsi qu’à l’importance de la conscience d’autoprise en charge locale collective des intérêts communautaires, conscience de plus en plus ancrée dans la mentalité locale à Butembo et dans la région.

 De l’aveu même de l’auteur, « ce travail n’a pas la prétention d’exalter ce qui se fait au niveau local. Butembo n’a pas atteint le développement. Les demandes de développement y sont multiples comme partout ailleurs. Nous avons relevé les petits pas qui se font et qui sont à consolider tout en reconnaissant les limites » (p.247) . Dans une conclusion générale lumineuse, l’auteur tire les enseignements de son travail au niveau conceptuel de la théorie du développement et au niveau de la mise en œuvre de politiques publiques de développement en RDC et en Afrique. . . En bref donc, un travail très intéressant, qui mérite d’être lu par tout intellectuel qui s’interroge sur les perspectives de développement de la région., du Congo et de l’Afrique en général.

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Le livre d’Omer Kambale Mirembe est disponible en librairie ou sur commande à : Diffusion universitaire CIACO, Grand-Pace, 7 , à B-1348 Louvain-la-Neuve, Belgique . Tél. ++32 10 473378, Fax : ++32 10 457350 ; Email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Prof. Mboko Vutala

( Bruxelles, Belgique)

Expérience Missionnaire d'un jeune de Butembo au Chili

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Je suis religieux assomptionniste originaire du diocèse de Butembo-Beni. Mon tout premier contact avec la vie communautaire assomptionniste a été, pour moi, une bonne préparation à cet aspect essentiel de la vie religieuse : a mission au loin. En fait, au postulat – sous l’égide du P. Vincent Machozi, a.a - j'ai été en compagnie de seize autres jeunes originaires de divers coins de mon pays (RDC) qui, au début m'étaient comme des étrangers. Grâce au processus de connaissance mutuelle et sous la conduite de nos formateurs, je découvrais progressivement la richesse de la vie fraternelle qui se fonde dans la foi et son expression sous multiples formes. Cela me faisait surmonter les limites personnelles, familiales, tribales voire linguistiques. La lecture et les renseignements (l'invitation à m'intéresser aux langues, l'effort de penser en dehors de mon traquenard...) m'ouvraient continuellement à l'aspect de la mission.

A la fin du cycle de philosophie au Scolasticat Saint Augustin de Bulengera en 2001, il m'a été demandé de venir faire cette expérience d'internationalité au Chili où je me retrouve pour le moment. Bien qu'ayant reçu pas mal d'instructions là dessus, il m'était difficile d’accepter cette proposition. Mes frères aînés m'ont aidé à comprendre qu'il est important de faire l'expérience de la vie assomptionniste en dehors de mon pays. Il s'agit d'un défi important. J’en perçois progressivement l’urgence !

Etant donné que les premières années de formation, je les ai passées dans ma zone natale. Cela ne m'empêchait pas, cependant, de m'entraîner à la vie de mission et à l'ouverture à d'autres valeurs culturelles différentes des miennes.

Mon arrivée au Chili est une bonne occasion de vivre mon oui dans le détachement familial - sans nier ma famille - et dans l'extension de mon désir de me mettre au service de l'Eglise avec mes frères en l'Assomption.

Au départ, tout paraissait neuf et presque répugnant. Je me sentais comme un petit bébé prêt à tout apprendre. Des humiliations, des doutes avant de réaliser même le geste le plus simple. Mais l'attention des confrères, leur gentillesse, leur souci de m'initier est un avantage de vivre avec joie la rencontre des cultures. Parfois des discussions sur les différents points de vue selon les coins d'origines (du plus faible au plus puissant). Cela pouvait bloquer la communication. Il n’en pas est autant maintenant. J'y perçois l’invitation à considérer l'aspect humain qui nous accompagne dans notre fraternité assomptionniste.

En plus, la rencontre avec les chrétiens d'autre coin du monde (surtout pendant les « Missions d’été ») me fait comprendre que mon engagement avec Jésus ne se limite pas à mon seul terroir natale. Cela, au contraire, me dispose à la rencontre de tout homme malgré les différences sociales. Ce qui m’exige d'apprendre d'autres langues (Espagnol et Anglais), à part mes langues d’origine (Kinande, Swahili et Français). C’est pour moi une occasion de rester continuellement plongé dans la richesse de l'inter culturalité à la quelle je dois suivre de me former au quotidien. Dès que j’ai découvert le sens de cette exigence d’adaptation à de nouvelles valeurs culturelles, je surmonte la souffrance qu’engendrerait l'éloignement de mon contexte natal.

Je me sens, tout de même, pris dans un va et vient de tri des valeurs. C’est cela le défis qui me guète. Pour ce, mon effort de tous les jours est la quête de l'harmonie entre mon identité africaine et l'intégration de nouvelles données socioculturelles que me présente la société chilienne. Maintenant, je suis disposé a continuer ce défi ; celui d’annoncer l’évangile au loin des miens et de coopérer en l’avènement du Règne de Dieu dans le partage de vie en communauté assomptionniste collaborant dans la tâche d’accompagnement des jeunes en formation… Daigne Dieu illuminer cette tentative de réponse à son appel !

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Bolivar PALUKU LUKENZANO, a. a
Missionnaire au Chili

Beni-Lubero Online

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Territoire de Lubero
Lubero est le territoire rural le plus peuplé de la R.D.Congo, ayant le village le plus haut du pays, soit Kipese situé à 2500 m d’altitude.
Les sites touristiques à visiter :

Territoire de Beni :

* Le Mont Rwenzori 5 110 m d’altitude, le troisième sommet d’Afrique après le Mont Kilimandjaro (5895 m) et le Mont Kenya (5 199 m). Le Mont Rwenzori a à son plus haut sommet un glacier éternel. Le territoire de Beni est le seul  endroit au Congo où il neige chaque jour depuis toujours! Le premier européen à voir cette beauté naturelle fut Henri Stanley Morton en 1889.
* Le Parc National des Virunga, avec sa faune et sa flaure très diversifiées.
* La rivière Semliki, très poissonneux, irrigue le Parc National des Virunga, se jette dans le fleuve Nil, et constitue une des nombreuses sources du Fleuve Nil, question longtemps debattue par les explorateurs de lAfrique.
* Archéologie: L’homme d’Ishango est un des plus anciens fossils de l’humanité. Ishango c’est un petit site situé aux abords du Lac Edouard et de la Rivière Semliki. L’Os d’Ishango classé au Musée de Sciences Naturelles de Bruxelles (Belgique) est parmi les plus anciens du Monde et daterait de 20. 000 Av.J.C. d’autres le date 9000 Av.J.c. et d’autres 6500 Av.J.C. Pour savoir plus à propos du bâton d’Ishango: http://www.ishango.be/fr2005/historique-histoire.

Beni-Lubero sont deux territories qui donnent sur le Lac Edouard.
Butembo c’est la plus grande ville du Nord-Kivu, Capitale économique du Nord-Kivu!
Beni c’est la ville du café, du bois, et de la Papaye!