Joseph Kabila recrute le NDC-Rénové pour se battre contre les FARDC à Kabasha

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Une réalité difficile à croire, mais c’est la vérité. La situation militaire et sécuritaire est confuse à Kabasha, à la porte de la ville de Beni. Une rébellion s’est déclarée, mais dont les combattants sont des éléments reconnus comme faisant partie de l’armée nationale congolaise, les FARDC. Tout ceci se passe pendant qu’aucune mutinerie n’a été signalée au sein de l’armée. Quelle est cette confusion? C’est surtout le fait qu’au sein des FARDC, l’armée dite gouvernementale, il y a des soldats qui ont la mission d’éliminer leurs collègues et de travailler pour des assaillants, des rebelles, des égorgeurs, des terroristes… qu’il n’est pas évident d’identifier à première vue.

Le pouvoir a donc infiltré ses propres rebelles au sein de l’armée loyalistes. Ces rebelles opèrent aussi bien de l’intérieur des FARDC que de l’extérieur. De l’intérieur, ils se soustraient par moment de leurs collègues et forment des bandes qui attaques et tuent les autres soldats estimés authentiques et patriotes. De l’extérieur de l’armée, ils ont des techniciens qui s’emploient à encadrer les criminels qui se sont évadés de la prison de Beni tout en en recrutant d’autres.

Depuis le 20 juin 2017, des combattants du groupe Mai-mai NDC-Rénové qui occupe le sud de Lubero sont acheminés discrètement sous la couverture des FARDC en destination de Kabasha/Beni. Ce faisant, les FARDC eux-mêmes ont abandonné plusieurs positions de leur déploiement au sud de Lubero, soi-disant pour aller renforcer le front de Kabasha contre l’agression des assaillants non officiellement identifiés. Ainsi, les combattants de NDC-Rénové que des FARDC attachés à l’idéologie sécessionniste de Kabila ont récupérés semblent avoir reçu présentement deux missions: d’une part, ils ont occupé et installé une administration parallèle dans toutes les localités d’où les FARDC se sont retirés au sud de Lubero, dont Kasugho, Bunyatenge, Bukumbirwa, l’axe Bunyatenge – Majengo et leurs environs; d’autres part, ils sont devenus les alliés des forces de terreurs installant la nouvelle rébellion dans la région de Beni.

Un plan génial est au point pour déchaîner le pire sur les deux villes de référence de Beni-Lubero, à savoir la ville de Beni et sa voisine de Butembo. Faudra-t-on crier cette détresse vers le pouvoir? Peut-être oui et non. Oui, comme défi à un pouvoir sadique et complice de l’ennemi de son peuple afin d’être pris dans son projet piège quand viendra la justice internationale; non, car en fait ce sont ceux qui sont sensés protéger la patrie et son peuple qui utilisent les moyens de l’Etat pour exterminer les fils et filles du pays.

Didimo Josaphat
Beni

©Beni-Lubero Online.

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