Défiant la CENCO, « Kabila doit maintenant dialoguer avec sa propre conscience et avec la Constitution »

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Le président Kabila au cours d'une réunion photo BLO par Georges NOKO

Le président Kabila au cours d’une réunion
photo BLO par Georges NOKO

Joseph Kabila a constamment joué à la distraction jusqu’à, enfin, réussir à conduire le pays au bord du déluge qui doit se déchaîner dans deux jours.

Rien à faire. Le deuxième dialogue, celui qui se déroule entre la Majorité et le Rassemblement de l’opposition au centre inter-diocésain de Kinshasa sous la médiation de la CENCO est suspendu. Mais plus qu’une simple suspension, c’est plutôt un échec criant qui vient d’être souillé par les Pères de l’Eglise Catholique qui se sont laissés moins prudemment entrainés dans le piège du rusé Kabila.

Et pourtant Benilubero Online les avait prévenus. Mais combien de gens ont pu croire, quand BLO soulignait que Kabila n’a aucune volonté de dialoguer avec qui que ce soit pour négocier immédiatement une quelconque passation du pouvoir. Il alimentait tout simplement sa stratégie de distraction en vue de gagner du temps pour se retrouver comme le seul détenteur indéfectible du pouvoir à la tête de l’Etat congolais au 19 décembre 2016. Kabila a entrainé l’Eglise Catholique dans un schéma qu’il a préparé pour la discréditer et défier son honneur devant les opinions qui la tiennent pour le rempart de la société civile en R.D. Congo.

Pourquoi donc? Juste parce qu’il a placé plus confiance en sa fourberie dont le calme apparent a dupé le peuple congolais pendant quinze ans, et lui a permis de masquer son caractère barbare (un homme sans foi ni loi, car il l’a démontré par le sabotage de la Constitution) reposant sur une cruauté inimaginable (en considérant son insensibilité devant les massacres des innocents, assassinats de ceux qui l’ont hissés au pouvoir, la misère planifiée pour décimer le peuple qui l’ont élu président de la République etc.), surtout lorsque ses mains apparaissent, d’une manière ou d’une autre, dans tous ces fléaux qui lui servent de moyen de conservation de pouvoir.

Et, à présent, que nos braves Evêques prennent leurs ailes et volent vers Vatican pour se ressourcer auprès du Saint-Siège, comme signalent nos sources à Kinshasa après la suspension des assises (dialogue) au centre inter-diocésain à la mi-journée de ce vendredi, il n’y a absolument rien à espérer, car deux jours seulement nous séparent du 19 décembre 2016, sauf un miracle de la part du Tout-Puissant, le Créateur des congolais, par son Fils, l’Emmanuel qui vient, et en qui nous portons notre Foi.

Il est temps, la cloche a sonné pour que la masse se prenne en charge et passe à l’action pour stopper à tout prix l’arrogance d’un règne par défi.

Oui, la Police et l’armée anti-congolaises se déploient déjà dans les points stratégiques de Kinshasa. Les opérateurs des réseaux de télécommunication sont instruits et forcés de couper leurs services de connexion sur l’étendue du territoire national de la R.D. Congo, et tant d’autres mesures draconiennes sont déjà prises par les tristement célèbres autorités criminelles, pour réprimer dans le sang ceux qui s’apprêtent à revendiquer leurs droits les plus légitimes : le droit à la liberté, au progrès, à une vie aux conditions humaines etc. Peu importe!

La détermination du peuple congolais à rompre l’ascenseur aux prédateurs le 19 décembre 2016 ne se range que dans la logique ordinaire de la réalité de l’histoire de cette humanité, telle qu’elle a été vécue chaque fois que des peuples ont éprouvé le besoin de s’affranchir de l’oppression leur imposée par leurs semblables.

Debout congolais!!!

Adolphe Rodrigue RAMAZANI
Kinshasa

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016, parole qui a valu son assassinat le jour suivant).

©Beni-Lubero Online.

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Comments

  1. By ali

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