La MONUSCO massacre des civils à Buleusa

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Trois morts, treize blessés et six capturés, c’est le bilan des harcèlements, voire la guerre, que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo, MONUSCO en sigle, a engagée contre les jeunes autochtones qui manifestaient contre le complot d’occupation de leur espace par des étrangers à Buleusa en date du 16 juin 2016.

1. Sont tombés morts sous les tirs d’armes de la MONUSCO :
– MUHINDO MUSAFIRI,
– MUMBERE MUKWANYAMA,
– MUHINDO USHINDI.

monusco 1

2. Les blessés :
– KAKULE TEREMUSA,
– MAOMBI BWIRA,
– MOISE MUSAFIRI,
– JANOT MUBAWA,
– NUHINDO MAMBOLEO,
– GERLACE KIBIKIBI,
– CLAUDE KACHELEWA,
– FABIEN PANDAHULI,
– LAZARO,
– CHANGA MBALE TEREMUSA,
– SYLVAIN KAWA, MUMBERE WASISI,
– BUSHU ALIMETE,
– PATIENCE LOMINGO.
00congo-jpg20140831150143

3. Ont été capturés :
– MUMBERE MANASSE,
– GEDEON TEREMUSA,
– DEDIEU MUHINDO NKUBA,
– INNOCENT KAMBERE,
– MUMBERE MUNUBO SAINT LEON,
– JARIBU ALIMETE.

Maintenant, il n’y a aucun doute que le complot pour l’asservissement des congolais autochtones du Nord-Kivu est consommé. On comprend de ce fait pourquoi ni la MONUSCO ni les FARDC ne font preuve d’une volonté de protéger ou de venir au secours de nos frères menacés d’extinction. Les actes que la MONUSCO vient de poser en alliance avec les FARDC à Buleusa sont une honte aussi bien pour les Nations Unies que pour le Gouvernement congolais. Incapables de justifier pourquoi elles ne parviennent pas à éradiquer les tueurs et les forces négatives dans la région, elles ont démontré que toute la technologie et tous les arts militaires qu’elles ont déployés sur terrain sont des moyens mobilisés expressément avec l’objectif de réduire les autochtones au silence, dans le but d’étaler sur eux le règne d’occupation.

Lorsque les agents d’occupation surgissent avec armes et par des méthodes tragiques pour exterminer la paisible et hospitalière population autochtone, les armes, les locomotives, les aéronefs… du gouvernement et son allié la MONUSCO sont silencieux et inactifs. Cependant, il suffit d’un seul écho de la voix des civils autochtones sans armes ni défense, pour que MONUSCO et FARDC fassent la démonstration de tous les moyens et techniques militaires pour les pulvériser. Pourquoi donc ? Pourquoi ne pas permettre aux autochtones d’exprimer leur ras-le-bol contre les FDLR qui les tuent et les pillent ?

Et, à cet effet, on s’empresse à diffuser des prétextes émouvants, selon un adage populaire qui dit « qui veut noyer son chien l’accuse de rage ». Pour le cas échéant, la MONUSCO fait croire faussement que ses casques bleus n’ont pas tué des civils mais ont plutôt dissuadé des Mai-mai, car le terme Mai-mai se trouve le seul alibi privilégié pouvant justifier un pareil dégât orchestré par une si respectable instance qu’est la MONUSCO.

Les responsables de la MONUSCO et des FARDC auteurs desdits violences contre les manifestants civils de Buleusa doivent, non pas se justifier, mais répondre à la fois de ce mensonge et des crimes qui en émanent devant la justice. Car, jusqu’à preuve du contraire, il n’y a jamais eu un groupe Mai-mai, ni une quelconque milice des autochtones, à Buleusa. En plus, vu que chaque groupe Mai-mai a toujours été une organisation, aussi disparate fût-elle, que les responsables des violences contre ces civils précisent nommément aux opinions à quel groupe Mai-mai ils ont eu affaire à Buleusa le 16 juin 2016.

La MONUSCO venu au Congo pour la défense des droits et de la justice dans le strict respect de la vérité, ne devrait pas prostituer son image par des mensonges, calomnies des faibles et un comportement hypocrite portant à confirmer les soupçons qui l’implique dans la complicité au plan d’occupation et de la balkanisation de la R.D. Congo.

Jean-Jacques KALEKENE OZUMARI
Kanyabayonga.

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016).

©Beni-Lubero Online.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *