« La Police Nationale n’est pas la milice du pouvoir en place, mais la sentinelle officielle », souligne l’honorable Kyaviro

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Message au General Charles Bisengimana, au General Vital Awachango et aux habitants du Nord Kivu (tous)

Auteur: Jean-Louis Ernest Kyaviro.

Concerne: Gratitudes et suggestions.

Mon Général Charles Bisengimana,

Mon général Vital Awachango Umiya.

Mes Frères, mes Soeurs du Nord Kivu,

Recevez mes respects!

Mes généraux, chers soeurs et frères,

Avant tout, je présente les excuses pour le caractère public et la longueur de la présente, ainsi que des nombreuses coquilles qui n’y manqueront sans doute pas, mais c’est du fond de mon coeur et de ma conscience que je me sent obligé de vous parler, et cette page me parait la plus accessible à ce besoin.

Par ailleurs, mon coeur sera comblé de joie si les deux concernés principaux destinataires ainsi que l’ensemble de la respectable notabilité avait accès aux humbles lignes suivantes car, bien que maintenu au loin par le destin, je tiens ce jour a vous parler.

En effet, c »est depuis ce lundi 17 juillet 2017 qu’il a plu à celui qui, par la grâce de Dieu, en a le pouvoir; de procéder à des modifications au sein du commandement de la Police Nationale Congolaise au niveau tant national que provincial.

A cette occasion, j’exprime ici ma gratitude à deux officiers généraux dont le Général Charles Bisengimana et le Général Vital AWACHANGO, pour la qualité des services rendus au pays, à notre Province du Nord Kivu et également toutes les formes d’assistance à ma famille et a ma propre personne.

En effet je glorifie le Seigneur pour l’assistance et les services exceptionnels dont la RDC, le Province, Nord Kivu et moi même avons pu bénéficier durant la période où ils dirigeaient la PNC tant au niveau national que provincial.

En effet, l’un et l’autre m’ont considéré comme un frère de sang et ma reconnaissance envers eux ne s’éteindra jamais ni dans mon coeur, ni dans la mémoire de ma famille.
Je le confesse aujourd’hui publiquement: ‘ Ni l’un, ni l’autre ne m’ont jamais traité comme un opposant politique.

En fait, n’eussent été leurs interventions, il se pourrait que je n’aurait jamais eu l’occasion de griffonner ces lignes; faute d’être libre ou vivant.

Au Général Charles Bisengimana, la Nation congolaise sera à jamais redevable pour les efforts de restructuration, d’humanisation et de modernisation de la PNC dont les retombées seront pérennes.

Je sais, mon général, que vous craignez Dieu que vous priez à l’église Philadelphie de la 37 ème communauté des Assemblées de Dieu et que vous vous efforcéz constamment à concilier vos devoirs de chrétien selon la rigoureuse foi pentecôtiste avec les exigences draconiennes de la direction de la Police.

Je vous informe que, selon moi, vous y êtes parvenu et je trouve cela merveilleux !

Que le Seigneur Vous le Rende au Centuple !
Mon Général !

Je ne sais pas combien de fois vous avez quitté votre bureau pour Goma, Rutshuru, Béni …aux moments les plus difficiles de notre histoire.
EB tout cas, je suis convaincu qu’à part Kinshasa, c’est bien au Nord Kivu que vous avez passé le plus de temps.

Je vous en remercie infiniment.

A vous, Umiya Awachango Vital, je sais que vous avez une affection profonde pour moi et pour ma famille.
Peu de gens le savent, mais vous le conseillez même sur des questions privées, tellement vous tenez à ma réussite et à ma sécurité.

Je vous en remercie, Grand Frère !

Vous ne m’avez jamais refusé une audiance dans votre bureau, ni dans votre salon à la maison.

Peut être les gens ne le savent pas, mais jamais aucun de ces deux generaux n’a eu comme la plupart d’entre nous droit au sommeil ou au repos serein la nuit avec sa famille.

Je le sais par ce qu’ils le décrochaient à toute tentative et faisaient tout pour résoudre les cas que je leur transmettait de la part de mes frères qui étaient dans la tourmente, et cela quelle que soit l’heure de la nuit à laquelle j’appelais.

Et ceci, quel que soit la sévérité du contenu de mes critiques ou de mes exigences envers la Police au Nord Kivu ou du pays.

Je sais que vous aimez votre travail et que vous auriez aimé laisser l’ un une PNC plus performante, l’autre une province du Nord Kivu où coulent moins de sang et moins de larmes innocentes, moins secouée par l’insécurité sous toutes ses formes.

Je sais aussi que le fait que vous y avez à plusieurs reprises frôlé la mort dans l’exercice de vos fonctions; chose qui ne vous a jamais fait reculer d’un seul millimètre.

Les hommes oublieront, mais Dieu et l’histoire vous le révaudront, j’en suis persuadé.

Qu’il me soit permis ce jour de vous dire merci.

A notre frère à qui désormais incombe la lourde et ingrate tâche de diriger la police dans la province la plus compliquée du pays, province qui a pour nom le Nord Kivu, je souhaite la bienvenue au poste exigeant qui sera désormais le sien et je le prie de s’armer de courage, de patience, abnégation et de cultiver à la fois la rigueur dans discipline de ses hommes que la capacité d’éviter les nombreux pièges qui lui seront certainement tendus à Goma comme ailleurs; mais surtout d’amour, de beaucoup d’amour: vous devrez aimer ceux qui vous combattront, vous calomnieront; défendre et protéger ceux qui vous couvriront d’injures dans les médias et sur les réseaux sociaux, entre autres.

En plus, vous prennez vos fonctions à un moment particulièrement poignant de notre histoire, quand les kidnapping, les attaques terroristes et les complots de toute sorte visent la terre de nos ancêtres, le Nord Kivu.

Soit à la fois fort comme un lion, prudent comme le serpent et méthodique comme le caméléon.

Que le Seigneur vous assiste, vous comble de sagesse et surtout vous protège des conséquences de l’insécurité endémique aggravée par une fièvre pré électorale avec une des classes politiques les plus immorales et les plus opportunistes de la planète, laquelle a trop tendance à se servir du sang et des larmes des pauvres citoyens comme escalier menant vers le pouvoir !

Je ne saurais terminer mon propos sans mot à mes frères et soeurs du Nord Kivu.

Mes frères, notre nouveau commandant dirige la police nationale.

Il est une pièce clé de notre sécurité à tous, quelles que soient nos convictions, nos origines ethniques, nos religions et nos conditions sociales.
C’est lui qui doit protéger nos vaches, nos champs, nos cases, nos lacs et nos magasins, mais ne cherchons surtout pas à le mettre au service des plus forts et des plus faibles, car les paysans sans terre et les déplacés de guerre les plus démunis ont autant droit, si pas plus droit a ses services que les nantis et les « honorables ».
N’en faites pas pas un protecteur des Hunde, des Hutus, des Nande, des Bashi, des Nyanga ou des Tutsis: la police n’a pas de tribu, elle est républicaine !
Nous devons tous le protéger : en effet,
sa victoire dans la mission qui lui est confiée nous sera tous bénéfiques et son échec sera pour nous une nouvelle hécatombe.

Notre devoir est donc de l’aider, de le soutenir et de renforcer ses capacités de résoudre notre problème le plus crucial, qui est la sécurité.

Frères et soeurs !
Les questions sécuritaires ne sauraient être gérées avec sentiment, ni passion, ni opportunisme ni tribalisme, car nous pourrions tous en être victimes directes ou indirecte tôt ou tard.

C’est pourquoi je vous conjure de l’accueillir comme un frère, de lui fournir toute l’assistance nécessaire et que ceux qui n’ont rien à donner comme idée ou information ne l’oublient pas dans leurs prières, car il est la sentinelle officielle.

De grâce, ne le prenez pas pour un superman ni comme un zorro.

Mes frères : soyez prudents :

Si vous avez des observations à lui donner comme notables, évitez la télévision, la radio et les réseaux sociaux: allez le voir discrètement et parlez entre hommes.

Mes frères. Écoutez bien ceci:

Il faut apprendre des autres : Avez-vous déjà vu les rwandais ou les ougandais critiquer leurs responsables sécuritaires sur facebook ?

Les voyez vous injurier les généraux qui sont au front à la télé ?

Non ! Pourtant, il y a des critiques, mais dans ce domaine qui est le sien, vous l’aiderez plus en les formulant avec tact par les voies les moins bruyantes et les plus efficaces, et non les jeux de vedettariat qui choquent et enveniment inutilement les relations entre les hommes.

Donnez lui autant d’informations que possibles et il vous surprendra positivement.

Par contre, lancez lui des défis inutiles et vous détruirez inconsciemment notre sécurité collective.

Prenez le comme celui qui doit rester éveillé quand nous dormons, qui veillera aux nôtres où que nous soyons et dont la force sera décuplée par la qualité de nos apports.

Chers collègues de l’opposition: ne le prenez pas comme le fouet du pouvoir, rôle qu’il devra absolument éviter de refléter, mais comme le serviteur de la République.

Chers frères de la MP, ne croyez pas qu’il est à la tête de votre milice, mais au service de tous avec équité, justice et loyauté.

Je terminerai par les notables et ceux qui se croient être les chefs des tribus et des communautés : aidez-le à demeurer au milieu du village.

Ne lui tendez pas de pièges : aidez le à nos biens, a sécuriser notre contrée, à protéger les nôtres et à nous protéger tous y compris ceux des compatriotes venus des 4 coins de la RDC et étrangers qui vivent sur cette terre bénie du Nord Kivu dont l’insécurité freine les potentialités paradisiaques !

Que le Seigneur Vous Bénisse !

Fait à Kinshasa, le 19 juillet 2017.

Jean-Louis Ernest Kyaviro.

Député National Honoraire.

©Beni-Lubero Online.

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Comments

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  2. By rogers akufalobi

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