La route Butembo- Kisangani en passe d

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Depuis que la route Butembo-Kisangani a été réhabilitée par le bouchage simple des trous et la canalisation des eaux de pluie, il ne se passe un jour sans accident mortel de circulation. Qu’adviendra-t-il  quand  la route sera asphaltée? 
 
La route sans trous qui devait donner du sourire à ses usagers commence à provoquer au contraire des pleurs et des grincements des dents comme la guerre des brigades mixées de Nkunda au Masisi et à Rutshuru.  Mais dans ce cas précis, on ne peut accuser les rwandais d’être à la base de cette mort quotidienne sur nos routes, car ils n’y sont pour rien. Mais à qui la faute !
 
Une chose est sûre que les victimes de la route Butembo-Kisangani ne sont pas une fatalité ou l’œuvre des ancêtres qui seraient en colère contre les chinois, maîtres de l’ouvrage. Les bonnes routes sont mortelles partout au monde pour les usagers qui violent le code de conduite et dont les engins roulants sont défaillants.
 
Sachant qu’un accident peut avoir lieu même dans les conditions idéales de conduite, il reste que la cause de la plupart des accidents que nous déplorons sur la route en cours de réhabilitation entre Butembo et Kisangani, relèvent des usagers eux-mêmes. Trois causes sont citées, à savoir, excès de vitesse, surcharge ou mauvais chargement, alcool pour les chauffeurs, traversée à l’aveuglette de la part des pietons.  
 
A vin nouveau, outres neuves !  Habitués jusqu’à présent à rouler sur une route  où la vitesse maximale dépassait rarement 30 km par heure, les usagers de la route Butembo-Kisangani doivent prendre leurs dispositions pour conduire sur une route où la vitesse maximale n’est plus imposée par le mauvais état de la route mais par le bon sens du chauffeur ou par le code de la route. C’est maintenant le chauffeur qui doit décider à quelle vitesse rouler vu son chargement, l’état de son véhicule, sa maitrise du volant, etc. 
 
Des séminaires d’information et de formation des chauffeurs mais aussi de tous les usagers de la route sont une urgence pour stopper cette hécatombe sur les routes de Beni-Lubero en particulier et du Congo en général. L’Etat congolais ainsi que les ONG de  développement, les Eglises, devraient de nouveau collaborer pour informer et former les beniluberois sur le respect du code de la route. Les autorités politico-administratives de Beni-Lubero ainsi que les entreprises qui s’occupent de la réhabilitation des routes dans toute la région, doivent urgement offrir a la population des mesures d’utilisation de cet ouvrage, en determinant par exemple, la vitesse limite à chaque endroit de la route, en mettant des signaux indiquant les courbures, les pentes, les ponts, les endroits par où les piétons traversent, sans oublier l’application de la loi en cas de violation du code de la route, etc.
 
Dans la seule journée du Jeudi 5 avril 2007, nous avons été informés de trois accidents mortels, notamment :
          Route Beni-Mbau, à Mbau : Une voiture de marque SURF a fait un tonneau, c’est-à-dire qu’elle s’est renversé sens dessus-dessous. Bilan 2 morts (le chauffeur et un passager) et plusieurs blessés.
          Route Butembo-Beni, à Kisalala : Un camion de Mr Musangana transportant de la bière a quitté la route pour cogner le talus. Bilan : Dégâts matériels importants, débris des bouteilles cassées, etc.
          Route Beni-Butembo, à Mataba : Un camion a tamponné un jeune garçon du non
      de Kasereka, originaire d’Oicha en visite à Mataba. Kasereka est mort sur le
       champ.
Tenant compte du fait que tous les accidents ne sont pas reportés à la presse, le nombre d’accidents par jour peut être alarmant. S’il est vrai que le mauvais état de la route était souvent la cause des accidents de circulation, le bon état de la route se révèle plus mortel et en appelle à une éducation de tous sur l’usage de cet outil de communication qu’est la route. La dure vérité est que les accidents de la route ne font pas de discrimination entre leurs victimes. En effet qu’on soit au volant ou pas, à pieds ou assis au bord de la route, etc., on peut être victime de la circulation. Une vigilance tous azimuts s’impose donc à tous et à chacun.
 
Juvenal Paluku
Butembo
Beni-Lubero Online

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