La SNEL chass

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La colère du président Joseph Kabila, après son passage en ville de Butembo fait des vagues au sein des différentes couches sociales. Lors de son escale de Butembo, le président Joseph Kabila s’était étonné de voir la Ville toujours sans électricité ni eau potable, alors qu’il avait contribué à deux reprises à l’électrification de la ville. La première aide de Joseph Kabila était une grosse enveloppe à la société d’électricité du Nord-Kivu (SENOKI) comme appui à cette initiative locale de développement. La deuxième aide qu’on peut mettre sur le compte de la campagne électorale était un d’un grand groupe électrogène pour alimenter une grande partie de la ville.
 
Juste après le passage du chef de l’Etat, la société nationale d’électricité (SNEL) avait envoyé ses ingénieurs pour la mise en marche du groupe électrogène arrive dans la ville en 2006. Pendant deux semaines, une grande partie de la ville était éclairée en signe de test à la grande joie de la population. Chose étonnante, certains opérateurs économiques, haut-cadres de la SENOKI auraient envoyé plusieurs messages de menace de mort à l’ingénieur de la SNEL venu de Bukavu pour diriger les travaux. Ce dernier aurait fait part de son inquiétude aux  techniciens recrutés localement par la SNEL. Craignant pour sa vie, l’ingénieur de la SNEL de Bukavu a plié bagages avant d’achever sa mission. Comme conséquence,  la section de la ville qui était déjà éclairée  s’est replongée dans le noir, la SNEL ayant été chassée de la ville par des menaces de mort voilées.  
 
La population de Butembo cri son ras-le-bol et se dit être prise en otage par la SENOKI qui n’a jamais fonctionnée. Les opérateurs économiques qui gèrent la SENOKI et qui sont accusés dans cette affaire ont certainement des groupes électrogènes chez eux et voient mal la démocratisation du courant électrique.  Dans leur cupidité, ces opérateurs économiques ne voudraient pas raté  le profit du boum du marché de l’électricité que tous les bubolais attendent depuis des années.   Depuis lors, les bubolais de quatre communes de la ville demandent que les opérateurs économiques qui bloquent la mise en marche du groupe électrogène don du Président Joseph Kabila, soient interpellés par l’Etat car ils ne doivent pas se substituer au pouvoir public pour servir leurs intérêts égoïstes.
 
Contactée à ce sujet, un haut-cadre de la FEC-Butembo a dit n’est pas être au courant des commerçants qui seraient à l’origine du départ de la SNEL de Butembo. Selon ce haut-cadre contacté,  la FEC ne peut en aucun cas se substituer au pouvoir public et la SNEL doit continuer ses travaux en toute quiétude!
 
Pour voir clair dans cette affaire, les bubolais sont impatients de voir la SNEL porter plainte contre la SENOKI ou ses cadres qui auraient menacé de mort l’Ingénieur de la SNEL. La technologie du cellulaire aidant, on peut retrouver facilement l’origine des messages de mort.  La SNEL étant une entreprise de l’Etat, les bubolais attendent voir l’Etat congolais prendre toutes ses dispositions pour venir à la rescousse de la SNEL,  protéger ses techniciens en ville de Butembo. Sachant que la mission confiée à la SNEL relève du numéro 1 de la République, les bubolais osent croire que la SNEL reviendra achever sa mission. Autrement la SENOKI serait  plus fort que l’Etat, la SNEL, le Président de la République. Attendons-voir !
 
Les bubolais savent bien que la SNEL n’a pas bonne réputation dans les villes où elle est de service. Mais il faut bien que le groupe électrogene, don de Joseph Kabila, soit mis en marche pour soulager tant soit peu la population.  Ce que les bubolais reprochent à la SENOKI c’est tout simplement son échec d’électrifier la ville par sa centrale hydro-électrique d’Ivugha. On se rappellera que la SENOKI était soutenue à 100% par les bubolais. Plusieurs d’entre-deux avaient payé en avance leur abonnement mensuel et étaient prêts à raccorder leurs maisons à la SENOKI. Mais, quelle ne fut leur déception? 
 
Le groupe électrogène de Joseph Kabila qui ne menace pas d’ailleurs la SENOKI était ainsi accueilli comme un soulagement en attendant la réhabilitation de la SENOKI ou le courant électrique qui viendrait de l’Ouganda selon une promesse faite dernièrement par Joseph Kabila. Ce que les bubolais attendent de voir c’est l’attitude de la SENOKI vis-à-vis du projet d’électrification par l’Ouganda. Que choisira la SENOKI : la SNEL-Rdcongolaise ou l’ERA (Electricity Regulatory Authority) Ougandais ? Le choix entre la SNEL et l’ERA peut à lui seul éclairer la lanterne des bubolais sur cette question économique qui exige une réponse urgente et convaincante de l’Etat Congolais. 
 
Umbo Salama
Butembo
Beni-Lubero Online
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