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FORCES VIVES DE LA RD.CONGO
SOCIETE CIVILE DU NORD KIVU
COORDINATION TERRITORIALE DE BENI
Tel. : +243.993.5353.53; +243.810.7575.11
+243.998.549139; +1514.923.7778.
E-mail :socivbeni@yahoo.fr
 
  
INSECURITE PERSISTANTE EN TERRITOIRE DE BENI :
LA PAIX TOUJOURS MENACEE
 
Rapport Spécial d’analyse du contexte de Janvier à Septembre 2009
 
Une insécurité persistante a gagné de l’ampleur depuis le second trimestre de l’an passé en Territoire de BENI, insécurité dont souffrent les populations innocentes. Des enlèvements, des assassinats, des pillages, viols et autres exactions sont couramment pétrés par des hommes en armes vêtus en treillis militaires.
 
Si les Politiques et les Politiciens restent insensibles et inertes face à cette insécurité, la Coordination de la Société Civile Territoire de Beni quant à elle a toujours lancé la sonnette d’alarme pour en interpeller l’autorité.
 
Alors que le monde entier célèbre la journée internationale de la Paix, l’heure est grave à l’intérieur de notre Province du Nord Kivu, al’ est de la RD. Congo.
En ces jours la paix reste un simple slogan dont seuls les gouvernants jouissent.
 
Ce qui est anormal, ceux qui cherchent à dénoncer cette réalité sont considérés comme les ennemis de cette fameuse Paix prônée par les seuls jouisseurs qui ne se gênent pas d’être heureux seuls.
 
Si les autres compatriotes ont accepté de défiler sur les artères de grands Centres du pays sur appel de certains représentants des agences de Nations Unies ou représentants du pouvoir public qui ont trouvés seul leur Paix, pour nous, le temps est à la méditation.
 
A tous les niveaux, les décideurs doivent savoir notre quotidien est bien loin de cette paix.
Pourtant, celle-ci n’est pas un luxe.
Alors que la constitution et les textes légaux du pays garantissent le droit a la vie, a la liberté et a la dignité humaine, d’aucuns se posent la question de savoir a qui profitent ces belles dispositions.
La situation post électorale va de mal à pire, pendant que les institutions en place tendent a la fin de leur mandat.
Et donc, a quand la situation devra-t-elle s’améliorer?
Nous pensons qu’il est temps que les gouvernants (du Président au Gouverneur) écoute la Sociétés Civile car, c’est pour elle qu’il travail 
 
Dans notre le présent rapport d’analyse du contexte sécuritaire de Janvier à Septembre 2009,notre Coordination s’est pencher a visualiser la situation telle que vécue par les citoyens et en ressortir le degré du laxisme des autorités qui en arrive a être assimilé a un certain degré a une complicité flagrante.
La situation sécuritaire n’a pas changé d’un iota et donc, célébrer cette journée internationale de la paix en ce lieu est un dénigrement à ces pauvres paysans qui souffrent d’une insécurité insupportable que celle vécue dans la zone.
 
 
I.DES ENLEVEMENTS
 
Des Enlèvements et Exécutions sommaires sont devenus une arme pour terroriser la population en ce lieu. Comme ce qui s’observe au Sud de Lubero, en Territoire de BENI nombreuses personnes sont portées disparues et, curieusement cela ne fait objet d’aucune enquête.
 
Seulement, de Janvier2009 à ce jour, une Cinquantaine de personnes sont déclarées portées disparues.
Leurs familles qui en alertent régulièrement notre Bureau de Coordination ne sachant plus à quel Saint se vouer déplorent toujours l’inertie des autorités censées sécuriser les personnes et leurs biens.
 
A coté de ces personnes, le sort de celles à qui nous avions fait allusion dans notre rapport publié en Septembre de l’an passé est jusqu’à ce jour inconnu. Il s’agit de :
-4 Agents de l’ICCN. Kidnappés à MASAMBO en Secteur de Ruwenzori en mai 2008 qui seraient déjà exécutés, à en croire leurs membres de famille qui ont d’ailleurs organisés des deuils à leur mémoire.
-9 Civils enlevés à KAINAMA (Collectivité de BENI-MBAU) depuis juin2008 qui restent jusqu’à ce jour sans leurs nouvelles positives. Les Corps de 2 parmi les victimes ont été retrouvés non loin de KAINAMA. Il s’agit de: BAVITO, Chef de localité de VIDO1 et Kyavu MUBINA habitant de la même localité VIDO, en Groupement de KAINAMA.
-6personnes enlevées à MAMUNDIOMA, sur l’axe KAMANGO ne font pas signe de vie jusqu’à maintenant.
-2 autres Civils kidnappés à MIENDE au cours de juillet 2008, en Secteur de RWENZORI, restent toujours portés disparus.
Si jusqu’à ce jour ce problème n’affecte à rien l’autorité, d’aucuns s’interrogent:
Pour qui profitent finalement les crimes commis par les Adf-Nalu?
 
 Depuis janvier 2009 jusqu’à ce jour, l’on continue à assister passivement aux enlèvements perpétrés par ces rebelles Ougandais. Voici quelques cas pour illustrer la réalité sur terrain.
 
Samedi 04-04,
-Mr PALUKU SONDIRYA de Bialos, en groupement de Bambuba-Kisiki, en Collectivité de Beni-Mbau;
 
-Mr PALUKU MUHIYI, Commandant de la Police de Karuruma où il a été enlevé en Février dernier; Mrs MUPECHEUR (père de 5enfants) et KATSUNGU WANZA (père de 6enfants) de KOKOLA [Collectivité de Beni-Mbau] ont été enlevés dans le village de MUTARA sur l’axe TSUTSUBO, à 4km d’Oicha;
Ce qui frustre d’avantage, ces enlèvements sont accompagnés pour la plupart de cas par des exécutions.
     
 
  
Mardi28-04,
Deux civils ont été déclarés portés disparus à MUKAKATI en chefferie de Watalinga.
Ces deux hommes seraient kidnappés sur la Semuliki. Des sources entrecoupées, nous apprenons que ces civils natifs de MUTSORA (en secteur de Ruwenzori) seraient des agents de l’ONG. SODERU à défaut d’être des collaborateurs de l’ICCN
 
8ENFANTS KIDNAPES DEPUIS CINQ ANS PAR LES ADF-NALU 
Ces enfants dont le moins âgés a à peine cinq ans et le plus âgé environ 14 ans ont réussi à se sauver le soir de du samedi 08 août 2009.
Ils venaient de réaliser bientôt 5ans dans la jungle.
 
La plupart de ces jeunes étaient kidnappés par leurs bourreaux à KOKOLA, à HERINGETI (en Secteur de Beni-Mbau, au Nord du Territoire de BENI) et KOMANDA(en Territoire d’IRUMU, District de l’Ituri, voisin du territoire de Beni).
 
Les jeunes enfants visiblement traumatisés et très épuisés avaient été enlevés séparément par les rebelles Ougandais, « Allied Defense Forces et National Army for Liberation of Uganda » (ADF-NALU), au cours de la même période, vers l’an 2004.
La quasi-totalité ont été enlevés de leurs champs et chacun été en âge n’excédent pas 10ans.
 
Dans la jungle, les ravisseurs de foi musulmane les soumettaient à l’étude Coranique (Madrasa), à coté des travaux lourds auxquels ils étaient soumis, des travaux inadaptés à leur âge et essentiellement militaires.
Au cours des formations coraniques, les jeunes « enfants soldats »étaient enseigné la fierté du sacrifice pour la guerre sainte et former aux actions de nature terroriste.
Au sortir de la jungle, ces jeunes enfants associés aux groupes armés ont fait état des violences auxquels ils ont fait face.
 
Ces enfants qui se sont échappés miraculeusement de mains de leurs ravisseurs après des années pour se livrer aux autorités locales avant d’être confiés aux autorités de la 6è Brigade méritent un encadrement minutieux et un accompagnement du gouvernement.
Il s’agit des enfants :
1. MUYISA YEYE, 2.ELWA BARAKA, 3.JACKSON MATHE, 4.ELIAS MUMBERE, 5.CHANCE MBUSA, 6.KATEMBO PALUKU, 7.HABIBU DIEU-AIME, 8.MUZEE JAMALI.
 
 
 
 
Vendredi 07 août 2009,
Un cultivateur a été kidnappé au village de KINZIKI, en localité de KELEKELE, en groupement de Batangi-Mbau, à 8km à l’Est du chef-lieu du Secteur de Beni-Mbau (Territoire de Beni) sur l’axe KAMANGO.
Cet acte est de nouveau attribué aux ADF-NALU dont les mouvements étaient perceptibles le soir.
 Le même jour, 3 autres ont été enlevées à MAYI-MOYA, BIALOS, en groupement de Bambuba-Kisiki, en secteur de BENI-MBAU dans le territoire de BENI.
Parmi les victimes, Mr PALKU KANDOLE, un cultivateur de MAI-MOYA.
Les 3 personnes seraient enlevées par les NALU ont indiqué leurs familles qui ont alerté la Coordination de la société civile territoire de BENI.
 
Samedi suivant,
Dans le même village (BIALOS), ces inciviques ont kidnappé le jeune homme MASTAKI; ils l’ont exigé de leur indiquer l’habitation d’un habitant nanti de la place avec mobile d’aller dévaliser et enlever cette personne.
S’étant abstenu de satisfaire à leur sale besogne, ces rebelles l’ont passé à tabas jusqu’à lui casser le bras.
 
UN COMMANDANT DE LA POLICE ENLEVE EN CHEFFERIE DE BASHU
Il s’agit du Commandant de la Police Nationale Congolaise du Sous-Commissariat de BUTUHE.
Ce responsable policier a été enlevé par des May-May en Juillet dernier pour des raisons inavouées jusque là.
Ce qui fâche, même pas de simples enquêtes diligentées pour rechercher cet homme présumé   tué    quelques jours après   avec son fils pris en otage au même moment.
Les assaillants auteurs de ce crime ne sont jamais recherchés ni par la police elle –même, ni par les autorités militaires et judiciaires afin d’en établir les responsabilités. 
 
II.        DES ASSASSINATS
Plusieurs assassinats perpétrés aussi bien par des éléments de groupes armes actifs dans la zone que des inciviques FARDC ont été enregistrés au cours de ce travail de monitoring et d’analyse de contexte.
 
Si l’on peut rappeler en passant le double assassinat qui a coûté la vie à Dr Frank BAHATI et le Garde-Parc KALIBUMBA à KYAVINYONGE en Février 2008 puis 2Chefs Coutumiers de la Chefferie de BASHU, dont Ernest KASEREKA MBANTANGULI, notable de du village de Vuhesi et KANDU VULE Chef de localité de BUINO abattu successivement en mai et juin de l’an passé, d’aucuns se posent la question de savoir «Où en est-on avec les enquêtes»
 
Au cours de cette année2009,
la population ne fait qu’assister à des assassinats dont curieusement, les auteurs bénéficient de l’impunité la plus totale.
 
Sans revenir sur tous les cas, revenons brièvement sur quelques réputés graves:
-4personnes assassinées à l’occasion d’un pillage perpétré par les soi-disant «Coupeurs de route »en date du 03avril. Des victimes, citons: Mr MOISE Patron du muni-bus ciblé, OSÉ, Joueur de l’Équipe de KASINDI et Mme Masika KAVUNGA de Thako;
-La mort par balle de Mr FABRICE abattu la nuit de 03au04 avril au Quartier MALEPE de BENI;
-L’exécution de KATEMBO MUKE la nuit du 12avril à MALEPE/BENI.
 
Lundi 24-08-2009,
Mr. MBALE, résident à KINZIKI-BELLA, en localité de KEKELE, à 8km-est de la Cité, en groupement de Batangi-Mbau, collectivité de Beni-Mbau, a été tué par balles, par des hommes en armes, ADF-NALU.
C’était vers 19hoo que les assaillants se sont introduits dans sa maison ou ils avaient extorqué 30$ US. avant de l’ôter la vie.  
 
La nuit de samedi 30 au dimanche 31-08-2009,
Mr GABI WA GABI, âgé de plus ou moins de 45ans, responsable du Club des grands auditeurs de la radio Moto, résident à MUKOKO, groupement de Batangi-Bingo, a été exécuté par armes blanches.
La victime a été décapitée à 20m, non loin de son domicile après que les inciviques se soient introduits dans sa maison.
Mr. GABI WA GABI laisse derrière lui une veuve et 4 enfants.
Selon les membres de sa famille qui s’étaient confiés à la coordination de la Société Civile, des hommes en armes vraisemblablement les mêmes venaient de visiter cette famille deux mois avant et, avaient à cette occasion extorqué des biens du défunt.
 
DES CHEFS COUTUMIERS TOUJOURS CIBLES
 
Les assassinats dont sont victimes les populations du Territoire de Beni n’épargnent jusqu’à ce jour les Chefs coutumiers locaux.
Bien de cas l’illustrent; nous pouvons revenir ici sur :
 
1. Le lâche assassinat du Chef de village de MATHOLU, localité de MURAMBA, Groupement de BASONGORA, en Secteur de RWENZORI, à au moins 80km-Est de BENI (ville) en Territoire de BENI.
Mr Emmanuel KISENGE, a été tué par balle par des hommes armés recrutés en Ouganda qui l’ont ôté la vie la nuit du 05au06/06/2009.
Son épouse qui avait été touchée par balle à sa jambe gauche à l’occasion de visite indésirable à son domicile a été admise au Centre de Santé local de MUSEKE, proche de MATHULU.
 Pendant ce temps, la population de MATHOLU se dit scandalisée du silence de l’autorité, indifférente à diligenter des enquêtes afin que justice soit faite.
 
2 .Mr KAMBALE MUKATA, Chef Capita dans le village de SAMBOKO, en localité de Maleki, groupement de Batangi-Mbau, à environs 22km d’Oicha (Chef-lieu du Territoire de Beni), a été abattu par balle samedi 2septembre dernier, vers 19h30.
C’était à l’occasion d’une incursion d’un groupe de militaires FARDC. dans le village qui avaient mis en sac la bourgade.
 
 
DES CIVILS TIRES EN PLEIN JOUR
Vendredi18-09,
3militaires FARDC. dont un officier ont semé la terreur au sein des habitants du village de KABWEKE, en localité de MALESE-PENDEKALI, groupement de Baswagha-Madiwe, en Secteur de Beni-Mbau.
Ces militaires prétextant rechercher des éléments de l’unité T2, ont abattu par balle un civil, Mr MUHINDO VYATSUKU (36ans) et puis tire sur un policier qui était a ses cotés après l’avoir désarmé. Le policier touché à ses pieds est en plein soin jusqu’à l’heure ou nous publions le présent rapport.
Le jeune homme qui aurait succombe a été enterré la journée de samedi 19-09 courant.
Les auteurs de ce crime ne sont jusque là pas appréhendés.
 
UN AGENT DE LA DEMIAP.ABATTU
Le fait s’est passé au mois de juin à KOKOLA (16km-Est d’ OICHA, en Groupement Bambuba-Kisiki, en Secteur de Beni-Mbau) où il venait d’être affecté pour le compte de cette unité de sécurité militaire.
 C’était au tour de 20h du 23/06/2009 que Mr Jonas JOSIAS (alors Militaire de DEMIAP)
Agé de 37 ans, JONAS a été logé une dizaine des balles de la tête aux pieds par les assaillants ADF-NALU qui s’étaient introduits à sa résidence.
 
Bien qu’au lendemain de l’assassinat de l’Agent de DEMIAP, le Comité Territorial de Sécurité de BENI s’était déplacé pour, est-il, mener des enquêtes sur le lieu de crime, jusqu’à présent rien n’a filtré de leur travail.
 
DOUBLE ASSASSINAT A WATALINGA
 
Les hommes en armes traversent la frontière pour venir opérer sur le sol Congolais en toute quiétude. Ils tuent à leur gré et retournent aussitôt après leur forfait sans être iniquité.
 
La nuit du 03au04/07/2009,
Mr. Pascal NATOSI de MAMBAUSU proche de LWANOLI, Responsable de l’ONG. ESCO-KIVU (s’occupant de l’encadrement de l’agriculture, de la promotion et l’achat de Cacao dans la Collectivité de WATALINGA), a été abattu à son domicile. Il avait été tué par balles au tour de 1h.
Ce crime est survenu deux semaines après que des assaillants armés, vraisemblablement les mêmes, aient pillé systématiquement son dépôt.
 
Dans le même village, la nuit du 08au09/07/09,
Mr TAVAKANIA NALUVUGHO, a été assassiné à son domicile par 3bandits armés, porteurs de deux armes à feu et une lance. C’était vers 0h.
Les mêmes inciviques avaient déjà opérer chez-lui en date du 10/06/2009, date à laquelle ils avaient extorqué son argent et emporté sa lance avec laquelle ils sont revenus, comme pour confirmer qu’il s’agissait de mêmes bourreaux.
 
Tous ces actes sont attribués à des militaires Ougandais dont l’entrée et la sortie sont incontrôlées à la frontière de KAMANGO et de KASINDI où les Agents en pléthore comme à la foire sans faire du tout leur travail.
 
Dimanche 20-09,
Des bandits armés ont fait irruption dans le village de BELLA, non loin de Mbau, le Chef-lieu du Secteur de Beni-Mbau.
Ils ont tué par balle un jeune homme du village, Mr.MBALE et enlevé un autre, Mr.Achunse MARKO.
C’était vers 19heure locale.
 
DES ATTAQUES CONTRE LES GARDES PARC
Lundi 30-03,
C’était vers 20heure qu’une attaque a été dirigée contre les gardes parc a KARURUMA, sur axe Kasindi-Kyavinyonge (en Chefferie de Bashu).
Un garde parc a trouvé la mort au cours de cette attaque attribuée aux May-May.
Mr KAMBALE KATHAMBIREKI qui a succombé au cours de cet incident a été enterré à la station de Mutsora (en secteur de Ruwenzori).
Un autre garde parc a été touché par balle à son bras droit.
Jusqu’à présent aucune enquête pour retrouver les assaillants n’a jamais été diligentée.
 
 III.DES PILLAGES SUCCESSIVES
 
Ces pillages à répétition dans la zone ne sont pas le fruit du hasard ou de simple banditisme. Ils sont planifiés depuis longtemps pour anéantir, appauvrir d’avantage et terroriser la population.
Les fameux Coupeurs de route qui insécurisent les tronçons routiers ne sont rien d’autres que les FARDC.qui se déguisent pour opérer, bien que rarement certains éléments de groupes armés peuvent faire autant.
Ce qui se passe en ces régulièrement sur l’axe BENI-KASINDI, en Territoire de BENI est plus éloquent.
 
Cet axe est devenu le véritable chemin de la mort depuis le début de l’année jusqu’à ce jour. Une dizaine de personnes ont péri sur cette route et, plus de 1.000.0000 de dollars ont été pillés par des hommes en armes. Des milliers de portables, bijoux, marchandises ont été ravis aux nombreux passagers empruntant cet axe assurant la liaison avec l’Ouganda.
 
Tentons revenir sur les quelques cas graves enregistrés au cours de notre monitoring cette année pour comprendre le pire qui s’observe :
 
-La nuit de mercredi a jeudi,
Des bandits armés ont mené un cambriolage à la résidence du président de la Coordination de la Société Civile territoire de Beni en Commune Bungulu, Quartier Kanzulinzuli, Avenue Musemakweli.
C’était entre 0heure et 1heure du matin.
Tout le son salon a été vidé par ces inciviques.
Bien qu’une plaint contre inconnu ait été faite par la victime aucune suite favorable n’a été donnée jusqu’à maintenant.
 Au lendemain de cet acte odieux, la nuit de jeudi à vendredi, le Bureau de la Coordination urbaine de la Société Civile de Beni a été dévalisé.
Le sceau, lés fournitures du bureau, lés chaises ont été emportés par les cambrioleurs dont l’identité reste inconnue jusqu’à ce jour.  
-Le 03 Avril:
Des Coupeurs de route ciblent un muni-bus à NYAVIBOKO, proche de KAMBO:4personnes abattus sur le coup, 5blessés graves, argent, portables, bijoux…sont pillés.
 
-Le 08 Avril:
 Une voiture de marque Turbo est interceptée aux environs de 8h30′ à KAMBO par les fameux Coupeurs de route; bilan:800$,4portables emportés et les passagers à bord passés à tabas.
 
-Jeudi 09/04:
Vers 22h, un camion de marque FUSO tombe dans le piège des inciviques à KYATENGA. Au cours de ce raid, 3femmes violés, 850$ ravis, des portables pillés, des passagers tabassés et déshabillés, laissés nus comme des vers de terre.
 
-Vendredi 10/04:
Des pillages successifs à10h et 22h30′.Si le 1er a eu lieu à KYATENGA, sur l’axe BENI-KASINDI, le suivant s’est produit à KABASHA sur l’axe BENI-BUTEMBO.
 
-Samedi 11/04:
Des Coupeurs de route opèrent cette fois à HERINGETI sur l’axe BENI-BUNIA.
-Lundi13au Mardi14/04:
Des militaires FARDC pillent deux boutiques et une pharmacie à YAVIRO (Cotongo), c’est dans le Secteur de Ruwenzori
 
-Mercredi15/04:
Un véhicule Fuso intercepté vers 14h30 à MIENDE par les hommes en armes après avoir dépouillé tous les passagers de leur argent, portables, bijoux…Ce qui est odieux; ils les obligeront à faire des relations sexuelles entre-eux. Quelle bestialité!
 
Mardi05-05
Vers 4heure, le Responsable du Centre de Santé de MWENDA, en groupement de Bolema, en Secteur de Ruwenzori a été visité par 11militaires FARDC.qui se sont introduits dans sa résidence pour y mener un pillage systématique.
A cette occasion, ces inciviques ont emporté 310$ et 6000Francs Congolais à cote de 2telephones portables.
Ils ont également soumis aux tortures 3personnes rencontrées dans cette résidence.
 
-Jeudi 14/05:
Une voiture à bord de la quelle deux agent de l’OFIDA/KASINDI en provenance de BENI pour KASINDI tombe dans le piège des Coupeurs de route vers 16h.
Les victimes après avoir été ravi argent et portables sont passées à tabas par leurs bourreaux avant d’être admis pour les soins au Centre de Santé de KASINDI.
 
-Le même jour
A 19h, au même lieu, un véhicule de marque Fuso en provenance de BENI tombe dans l’embuscade des malfrats qui pilleront argent, portables et marchandises de passagers à bord.
 
-Jeudi21/05:
4véhicules dont 3 de marque Fuso et Un autre de marque Dyna ont été successivement pillés à partir de 20h, toujours à KAMBO. Des milliers de Dollars et biens de valeurs ont été emportés.
 
-Samedi23/05:
Vers 17h30, c’est une voiture qui tombe dans le filet de ces coupeurs de route.
Et, cette fois-ci, par imprudence un des bourreaux abandonne son badge lors de l’opération, l’identifiant comme militaire de FARDC. Une preuve de plus pour rassurer l’opinion que ces exactions sont l’œuvre des militaires réguliers.
 
-Dimanche31/05:
Un Container portant du bois en route vers KASINDI depuis BENI est intercepté par les Coupeurs de route à KATILITI, à 3km de BULONGO vers 3h.
Ils réputent 3balles à l’air pour terroriser les victimes à bord.
Mauvaise cible malheureusement pour les inciviques, car, à bord se trouve une épouse d’un Major/FARDC escortée par 2militaires. La menace étant irrésistible, un militaire à bord tire à bout portant l’assaillant qui s’écroule comme un éléphant.
Curieusement, il s’agissait d’un élément FARDC qui logeait à l’Hôtel La TERASSE de BULONGO.
Au cours de l’enterrement de cet incivique, son coauteur lors de l’opération qui avait pris le large a été appréhendé lors de l’enterrement de son collègue. Ce militaire FARDC qui avait passé aux aveux, pleurait son Chef de bande. 
 
Le soir de Vendredi 28-08-2009,
Des coupeurs de route ont intercepté le passage à nombreux civils sur le tronçon MAMOVE-MALEKI.
La plupart des victimes sont de ceux venus du marché de MAMOVE pour OICHA.
Des victimes, 3commerçants ambulants dont nous n’avons pas eu les identités ont été interceptés à KOLIKOKO, non loin de la barrière péage route, à 8km-Ouest de la cité d’Oïcha (Chef -lieu du Territoire de Beni) située sur l’axe MALEKI.
 Les bourreaux, deux hommes en armes, ont ravi au total 11.000Francs congolais aux victimes à coté des autres biens. C’était au tour de 21hoo.
 
DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS VISES
Samedi 06-09-2009 vers 21h,
Une attaque à TUHA (au Sud à l’entrée de la ville de Beni) cible des défenseurs des droits humains revenants d’une visite en chefferie de Bashu en Territoire de Beni.
En effet,
-Mr .Hangi Bin Talent, de l’Organisation Amnistie Internationale Canada, en Congé en RD. Congo;
-Austère MALIVIKA, Correspondant du service swahili de Canal Afrique ;
 
-Ir. Balinande MUSAVUKO, Président de la communauté Yira à Kinshasa, et,
-Mr. Guillain leur chauffeur
Ont essuyé des tirs dirigés contre-eux par des militaires FADC. non autrement identifiés quand ils faisaient leur entrée dans la ville.
 Ils sont de justesse échappé la mort, les coups de balles ayant endommagé la voiture à bord de la quelle ils se trouvaient.
Leurs Ordinateurs, Cameras, et autres biens de valeur ont été emportés par ces assaillants qui n’ont même épargné les deux passeports de Hangi Bin Talent et de sa fille.
 
Toujours dans ce registre relatif aux défenseurs de droits humains,
Rappelons que Mme JULIENNE LUSENGE, Coordonnatrice de l’ONG. SOFEPADI (Solidarité Féminine pour le Développement Intégral) qui a quittée BENI à la suite des menaces de mort par des appels anonymes ne sait pas regagner la Zone.
Elle vit un exil forcé alors que la communauté la souhaite revenir pour continuer à exercer ses activités respectives.
Nous pensons qu’il est indispensable que le gouvernent lui vienne en aide, lui garantissant la sécurité pour qu’elle vienne vivre avec nous.
 
Vendredi12-09,
Une dizaine d’éléments FARDC. font irruption dans le village de SAMBOKO, en localité de MALEKI, groupement de BATANGI-MBAU, à 22km-Ouest d’Oïcha, sur l’axe Maimoya-Mamove;
Ce groupe d’assaillants a crépité plusieurs balles à leur entrée dans le village, semant ainsi la panique. Les inciviques ont systématiquement pillé la bourgade et emporté plusieurs biens de la population.
A coté de ce pillage, ces hommes en armes ont tué par balles, une dizaine de blessés, dont un élément FARDC.de l’unité T2touchee à la jambe (il a été admis à l’hôpital général d’Oïcha pour les soins).Les deux civils qui ont succombées est:
-Mr. Kambale MUKATA, un des Capita de la place et,
-Mr. SENGE MOJA, un cultivateur.
Les corps des victimes ont été retrouvés le lendemain à 8h et mis en terre le soir par quelques hommes qui avaient pris le courage de regagner le village.
 
Lundi14-09,
Quatre véhicules de marque FUSO en provenance de Beni pour Kasindi ont été la cible des coupeurs de route, militaires-FARDC, KANYATSI, non loin du pont Kalindumbu, ā environs 20km de Kasindi.
C’était entre 21et23heure que ces inciviques ont opéré successivement sur le même endroit sans être inquiété.
Ils ont extorqué d’importantes sommes d’argent des passagers, des portables, bijoux et autres biens de valeur.
Et comme si cela ne suffisait pas, ces indisciplinés se sont mis à violer les femmes passagères et ont contraints les victimes de leurs actes ignobles à abandonner leurs habits et poursuivre leur route toutes nues.
6 femmes qui s’étaient sauvées en brousse (en plein parc, non loin de la rivière Semuliki) à cette occasion sont jusqu’à ce jour portées disparues.
 
 
En même temps, 3vehicules de marque Fuso ont été la cible des coupeurs de route non loin de HERINGETI, à plus ou moins 70km –nord de Beni, en groupement de Bambuba-kisiki, dans le Secteur de Beni-Mbau sur la route Beni-Bunia en territoire de Beni.
Le fait s’est produit entre 21hoo et 0hoo du samedi 30-08-2009.
Une somme évaluée à13.000$ a été pillé aux passagers et 70téléphones portables ont été extorqués à coté des bijoux et autres biens de valeurs.
D’aucuns attribuent cette attaque aux éléments FARDC de la 6è Brigade qui étaient en attente de leur relève bien que certaines autorités militaires cherchent à indexer les ADF-NALU.
 
Vendredi 18-09,
Des commerçants ambulants en provenance du marché de MAMOVE (en Secteur de Beni-Mbau) ont été la cible des hommes en uniformes militaires et armés jusqu’aux dents.
Les militaires inciviques ont successivement tendu embuscade à ces opérateurs économiques qui regagnaient chez-eux à OICHA.
Ces indisciplinés ont extorqué argent, portables et certaines marchandises entre 18et 20h sans être inquiétés.
 
A la même date et, cette fois en plein jour, des militaires FARDC incontrôlés ont tendu embuscade à des civils, au niveau de NGANGATIRO sur l’axe KYAVINYONGE, proche du lac Édouard en Chefferie de Bashu.
 
Samedi20-09,
Les villages de Mbau (Chef-lieu du Secteur de BENI-MBAU), LINZO et KEBIKEBA (non loin de Mbau) ont été mis à sac par des militaires FARDC.de la place.
Ces mit aires prétextant être en patrouille ont visité plusieurs habitations et extorqué d’importantes sommes d’argent.
Dans une habitation, les malfrats ont ravis 500$ avant de visiter la cabine publique de communication ou ils ont emporté 9telephones portables.
C’était entre 21heure et 0heure ; pendant ce temps le camp militaire était vidé des ses hommes de troupe.
 
IV. DES FARDC IMPLIQUES DANS LE BRACONNAGE 
 
       Les espèces animales sont en ces jours menacées au Parc National de Virunga.
En Territoire de BENI, particulièrement dans les Collectivités de Ruwenzori et Watalinga, le braconnage se porte bien.
Et, ce qui est curieux, cette pratique est attribuée aux Éléments FARDC présents dans la Zone ou à certains Civils recrutés par quelques Agents de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) qui pourraient pourtant sauvegarder ce patrimoine Commun de l’Humanité.
  
Nombreux éléments de la 2è Brigade (8è Région Militaire-FARDC), réfractaires à la mutation de leur unité vers Lubero se seraient soustraient de leurs troupes pour se déguiser en braconniers.
Les échanges des tirs qui ont opposées ces braconniers aux Militaires de la 6è Brigade déployée en juin à BENI, ont permis à fixer l’opinion sur l’identité de ces inciviques.
Ces échanges observés toutes la journée de lundi 08/06/2009 à NZELUBE, entre les localités de Mwenda et Kikingi, en Groupement de Bolema, Secteur de Ruwenzori, en plein Parc de Virunga ont facilité les éléments de la 6è Brigade à récupérer 3armes (AK-45), plusieurs Uniformes militaires (Fardc.)à côté d’une centaine des bêtes bouc années (singes, antilopes,…) que abandonnés par lesdits braconniers lors de leur fuite.
 
En même temps, certaines indiscrétions révèlent que les éléments de la 6è Brigade ne se sont pas écartés de la danse.
Comme leurs prédécesseurs, ils ont emboîté les pas.
Pour preuve, les bêtes récupérées lors de leur opération de NZELUBE ont été tout simplement vendues et/ou consommées au lieu d’être remises aux Agents de l’ICCN.
A son tour, l’ICCN. n’a jamais dénoncé ce comportement.
Pendant ce temps, certaines espèces animales ne savent plus résister aux coups de canaux. Elles gagnent l’Ouganda pour se sauver.
Là, les animaux en refuge y trouve la paix : des Gardes parcs et des militaires disciplinés, protégeant à la fois leurs citoyens et espèces rares.
 
Le braconnage auquel se livrent nos hommes de troupe n’est plus un secret.
Nombreux rapport des Organisations œuvrant dans le domaine de la protection de la nature sont éloquents à ce sujet.
A côté ces divers rapports, des autorités coutumières de Beni ne passent pas par 4chemins pour tirer le vers du nez.
 
Selon Mwami Sambili BAMKOKA qui s’était confié à notre coordination, les Militaires FARDC. brillent dans le braconnage vécu au grand jour dans sa Chefferie, Watalinga.
Revenant sur ce qui s’est passé à MUKAKATI, sur l’axe KAMANGO en mai et juin derniers, le MW ami a révélé que les Coups de tirs qui y retentissent en répétition ne permettent pas aux animaux en débandades d’y rester. Ils traversent la frontière pour tirer peu de l’air en Ouganda comme s’il n’y en avait pas au pays.
Cette version de fait a été confirmée par les Agents de la Direction Générale de Migration (DGM) commis à NOBILI (frontière avec l’Ouganda) en Chefferie de Watalinga.
Et ces agents d’ajouté qu’ils ont été contactés par les Gardes parcs ougandais du Parc de TANDI annonçant qu’un OKAPI male en fuite se trouve déjà chez –eux depuis peu.
Les braconniers qui mettent en mal singes, antilopes, buffles, hippopotames…qu’ils tuent pour des fins commerciales bénéficient, curieusement, d’une impunité sans pareille. 
 
 Aussi, plusieurs sources concordantes ne cessent de pointer certains agents de l’ICCN d’être de mèche avec les braconniers, en majorité des civils.
Le cas récent remonte au 20/06/2009.
En effet, 2Pêcheurs illicites : Sieurs GANATIA et MUNYABWE qui ont trouvé la mort sur la rivière SEMULIKI au Point de Pêche HULULU, en localité de Masambo, Groupement BASONGORA, Secteur de Ruwenzori auraient été recruté par le Chef de Poste de Patrouille (Agent de L’ICCN) de HULULU.
 
Ces Pêcheurs dont le navire serait cogné par un hippopotame auraient péri sur le coup.
Leurs familles qui ont organisées il y a quelques mois des deuils à leur mémoire disent avoir la certitude que leurs membres de familles exerçaient leur activité pour le compte du Chef de Patrouille de l’ICCN en poste à HULULU.
Ce qui avait été confirmé par un rescapé de cet incident qui opérait avec les victimes et, qui s’est livré à notre coordination sous couvert de l’anonymat.
 
Ce qui est drôle, les Hautes autorités de l’ICCN ainsi que celles des FARDC. ne veulent jamais croire à ceux qui ont le courage de leur livrer la vérité selon laquelle leurs Agents ou leurs hommes de troupe sont également impliqués dans le braconnage.
Au nom de l’amour de notre patrie et du patrimoine commun de l’humanité, il est temps qu’il prête attention à ce son de cloche.
 
CONCLUSION
Ce résultat de travail de monitoring met à nu la passivité et le laxisme des autorités politiques, militaires ainsi que judiciaires face à la gravité des faits liées à l’insécurité vécue au quotidien par la population de cette zone, laxisme qui frise la complicité.
 
Cela s’exprime par le manque d’enquêtes sérieuses ou des enquêtes bâclées menées sur des cas d’insécurité, œuvre des éléments indisciplines faisant parties des FARDC.et les groupes armes très actifs en ce lieu.
 
Eu égard à ce qui précède, notre Coordination recommande ce qui suit :
-Au gouvernement Central et Assemblée Nationale :
         Le Casernement des hommes de troupe et la prise en charge conséquente des hommes de troupes;
         La poursuite judiciaire contre les militaires auteurs des meurtres, assassinats, viols, pillages, vols à mains armées, extorsions, etc.
         La mise en place des mécanismes efficaces de contrôle des armes légères et petits calibres dont l’intensité de circulation parait plus courante dans l’entité;
         La traque des tous les groupes armés et miliciens semeurs des troubles dans la zone;
         Encourager l’accélération du dialogue amorcé entre les ADF-NALU et le gouvernement pour la pacification de cette partie du Territoire National;
         Monter des mécanismes de la récupération des citoyens congolais enlevés, encore en otage aux mains des ADF-NALU;
-Au gouvernement et Assemblée Provinciale :
         Suivre et maîtriser les mouvements des éléments de troupes à l’intérieur de la Province;
         Initier une enquête parlementaire visant à constater les crimes perpétrés par des militaires loyalistes et les forces et groupes armés pour des recommandations claires aux autorités politiques et à la justice militaire;
         Songer à l’indemnisation et réparation des préjudices subis par les victimes et dont sont auteurs les forces de sécurité, les miliciens locaux et membres de groupes étrangers (ADF-NALU, LRA, FDLR.).
 
– A la MONUC
         Assurer un plaidoyer pressant auprès du gouvernement et du conseil de sécurité des Nations unies sur la gravité des crimes liés à l’insécurité causée par les ADF-NALU, les miliciens locaux et les éléments indisciplines des FARDC.
         Renforcer l’appui au programme de reforme des services des forces de sécurité.
        
                          Pour la Société Civile Coordination Territoriale de Beni BENI,
 
                             Teddy KATALIKO, Secrétaire Exécutif,
                             Omar’ KAVOTA, Président
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Article mis en ligne par Beni-Lubero Online

Lundi, 16 juin 2008

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FORCES VIVES DE LA SOCIETE CIVILE DU NORD-KIVU
COORDINATIONS DES VILLES DE BUTEMBO ET BENI,
DES TERRITOIRES DE BENI ET DE LUBERO
 
Déclaration de la Société Civile Beni-Lubero face au Contexte Sécuritaire et Social au Nord-Kivu A l’Intention des Animateurs des Institutions de la République Démocratique du Congo
 
En date du 10 au 11 Septembre 2007, la Tripartite Constituée des coordinations de la Société Civile des villes de Butembo et de Beni, des coordinations des territoires de Beni et de Lubero, du Groupe d’Associations de Défense des Droits de l’Homme et de Paix (GADHOP), et du Réseau WIMA vient de tenir un atelier de réflexion portant sur les préalables, forces et dynamiques pour la reconstruction de la RDC.
 
Ce cadre ordinaire de concertation a permis aux défenseurs des droits humains venus de tous les coins d’établir un bilan de la situation sécuritaire en province du Nord-Kivu.
 
Après analyse minutieuse du contexte sécuritaire du milieu, en particulier de la Province du Nord-Kivu, et de la République Démocratique du Congo en général, la Tripartie a constaté avec amertume que la situation sécuritaire postélectorale est aussi pire que celle en période de guerre de 1996 et d’Août 1998 au vu des graves violations droits humains épinglées.
 
Eu égard au contexte sombre relevé ci-haut, la Tripartite a fait une déclaration dont voici la teneur :
 
Nous, représentants des forces vives de la société civile en secteur de Beni-Lubero.
 
Vue la situation sécuritaire en perpétuelle dégradation en province ;
 
Vue la déstabilisation de la zone par le général déchu Laurent Nkundabatware, créant une situation humanitaire catastrophique à l’endroit des milliers des civils ;
 
Vu que cette situation affecte au plus niveau la securité, l’économie et le social dans nos milieux respectifs ou nous assistons aux multiples assassinats et exactions des hommes en uniforme non autrement identifiés,
 
Vue la présence permanente des groupes armes étrangers et des milices locales qui sèment terreur et désolation à l’ endroit des habitants par leurs actes inciviques et ignobles,
 
Etant donné que les vols à mains armées, les rançonnements des paysans, les cambriolages, les vols, les extorsions, la résurgence des coupeurs des routes sur nombreux tronçons routiers de la zone par les hommes des troupes armées qui ne font qu’appauvrir davantage la population,
 
Vu l’immixtion des états voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda dans les affaires internes du pays, immixtion sous-tendue par les déclarations récentes à la presse du Président Rwandais Paul Kagame au sujet de l’insurgé Laurent Nkunda selon lesquelles cet insurgé aurait des revendications fondées pour justifier sa guerre,
 
Entendu qu’il y a lieu de mettre en doute tous les accords signés entre Laurent Nkunda et certaines autorités congolaises justifiant un éventuel agenda caché, accords non encore portés a la connaissance de la population, moins encore aux représentants élus du peuple,
 
Convaincu que la lenteur délibérée de l’exécutif congolais sur les questions sensibles, dont celle liée à la securité à l’Est du Pays, fragilise au fur et en mesure la confiance du peuple aux animateurs des Institutions élues,
 
Vue la détérioration manifeste du secteur éducatif caractérisé par la grève légitime généralisée des enseignants abandonnant la jeunesse sur la rue
 
Réunis en cadre de concertation et considérant qu’il y a lieu de réveiller la conscience des gouvernants par rapport à tout ce qui est sus-évoqué, en faveur de la réussite de notre jeune démocratie et de la reconstruction de notre pays, estimons que le temps est révolu pour entreprendre une quelconque démarche de négociation au détriment d’une contre-offensive totale contre le général insoumis et déchu Laurent Nkunda, qui, rappelle-t-on, est sous mandat d’arrêt international et qui ne doit pas, d’après tout, paraitre plus fort qu’un gouvernement légalement établi.
 
En même temps recommandons :
 
           Que des mesures urgentes de prise en charge des hommes de troupes soient mises en place pour la sécurisation des civils à côté d’une restructuration effective de l’armée à travers le brassage et la formation adéquate,
           Que soit accélérée le plus tôt possible le PN–DDRR et soit opérationnalise dans tous les territoires et villes en province,
           Que les accords signés avec les pays voisins et Laurent Nkunda soient portés à la connaissance du peuple afin d’écarter tout éventuel doute sur leurs crédibilités ;
           Qu’il soit organisé des relèves des brigades dans notre Zone au profit des nouvelles unités dument brassées vu que les hommes des troupes familiers au milieu commencent à se disqualifier dans les actions à l’endroit des civils,
           Que les écoles et les enseignants soient immédiatement mécanisés et soient pris en charge pour un encadrement effectif de la jeunesse,
 
Fait à Butembo le 11 Septembre 2007
 
Pour la Société Civile
 
1. Coordination Ville de Butembo : Kasivika Kahindo, Présidente
2.   Coordination territoriale de Beni : Omer Kavota, Président
  3.   Coordination Ville de Beni : Pasteur Gilbert Kambale, Président
4.    Coordination territoriale de Lubero : Joseph Malikidogo, Président
 
Transmis par
Florent Kasula
UCG-Butembo
Beni-Lubero Online

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Hier, Vendredi 27 avril 2007, Butembo est restée ville morte en signe de protestation contre le déploiement annoncé des brigades Mixées de Nkunda. Toutes les forces vives de Butembo ont suivi l’appel de la coordination de la société civile du Grand Nord vu que le danger est grand pour la région mais aussi pour toute la R.D. Congo.
 
Ce qui se passe au Nord-Kivu aujourd’hui c’est ce contre quoi les congolais se sont battus depuis 1996, à savoir, l’occupation de la province du Kivu et l’Ituri par les rwandais et les ougandais. Contrairement aux incursions rwandaises des dix dernières années, l’occupation en cours se fait sous un silence radio de la communauté internationale qui en est le cerveau moteur.
 
Toutes les nouvelles des medias internationaux, nouvelles selon lesquelles les Fardc seraient en grande opération militaire contre les FDLR au Nord-Kivu ne sont qu’une grande diversion pour faire rire toutes les vaches du monde. Il suffit de lire les chroniques de cette grande opération dans certains canards de la capitale : « les positions des FDLR sont récupérées sans combats… mais les FDLR ont fui vers l’Ouest et le Nord ». Ces deux directions indiquent vers où les opérations des brigades mixées devraient s’étendre… On savait qu’il n’y aurait pas de combat et que les FDLR seraient toujours en fuite tout le temps qu’il sera nécessaire aux occupants d’accomplir leur mission…
 
Tout a été savamment préparé pour faire avaliser la thèse de l’existence des FDLR avec un bureau à Bruxelles, le pays de Louis Michel, parrain du fiasco congolais…. Notez que ces soi-disant opérations militaires se sont décidées en dehors de tout débat à l’Assemblée Nationale et de l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu. Les élus du Nord-Kivu apprennent la nouvelle à la radio Okapi comme tout congolais… Quelle bonne leçon de démocratie ! Le pouvoir est au bout du fusil !
 
A la suite des informations en provenance des milieux politiques congolais généralement bien informés et qui circulent au Grand-Nord, la société civile du Grand Nord ne voudrait pas être le dindon de cette grande farce qui risque de mettre fin à la R.D. Congo dans ses limites d’antan et de sonner le glas du processus de la démocratisation du Congo. Les Nord-Kivutiens qui avaient mis tous leurs oeux dans le seul panier de la communauté internationale n’en croient pas à leurs yeux  à quoi ressemble l’après élections ! Que d’espoirs trahis ! Il suffit de regarder le gel de l’action du gouvernement dit de la Troisième République…
 
La ville morte de Butembo est donc différente des villes mortes du passé en ceci qu’elle donne le signal d’alarme d’un possible début d’un long calvaire pour la population congolaise. La protestation contre le déploiement des brigades dites mixées dans les territoires de BENI-LUBERO est donc symbolique en ce sens qu’elle veut dire à ses occupants que les beniluberois ne sont pas d’accord et qu’ils ne sont pas dupes ! Les objectifs inavoués d’occupation par la terreur sont déjà connus, le plan de l’occupation est aussi connu. Les congolais de partout doivent ouvrir l’œil et le bon.
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Cette inquiétude est tellement partagée que le mot d’ordre de la société civile a été largement observé par plusieurs associations, ONG, mutuelles, églises, plates-formes sociales, partis politiques, etc. Comme le danger est commun, il faut une action commune ! A en croire le contenu du communiqué de la société civile, les éléments qui composent ces troupes mixées ont plusieurs fois tenté d’envahir Beni-Lubero par la force et qu’ils gardent une haine contre la population de Beni-Lubero. Les tristes attaques de ces troupes à Kanyabayonga, à Bunyatenge, à Mbingi…sont encore gardées fraiches dans les mémoires des compatriotes.
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Rappelons que, depuis leur déploiement dans territoires qu’ils occupent actuellement ,il n’ existe que des triste nouvelles d’assassinats ciblés, de viol, et d’ autres formes de violation de droits humains. Ceci explique pourquoi la ville morte de Butembo ait été largement observée par tous pour manifester le désaccord unanime à ce plan de déploiement que la société civile a qualifié de mascarade d’occupation militaire. Les congolais en général, et les beniluberois en particulier sont donc avertis… Ils doivent se liguer pour empêcher le retour des tueurs et des violeurs, selon les propres termes de KASIVIKA KAHINDO qui a signé le communiqué pour la coordination de la société civile /Butembo.
 
Philippe Kasenzera
Butembo
Beni-Lubero Online

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