Lâche assassinat du gardien de la ferme Joseph Kabila à Kabasha (Beni)

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Katembo Kihemba, Sentinelle de la ferme Espoir, tué à Kabasha la nuit du 17 au 18 mai 2017

Katembo Kihemba, Sentinelle de la ferme Espoir, tué à Kabasha la nuit du 17 au 18 mai 2017

Monsieur Katembo Kihemba, 35 ans d’âge, a été retrouvé mort à son lieu de travail ce jeudi 18 mai 2017, sauvagement abattu dans la nuit, avec une face totalement défigurée par la cruauté de son ou ses bourreaux. Cette tragédie s’est déroulée dans la ferme « Espoir », que le président Joseph Kabila a achetée auprès de Monsieur Ngezayo à Kabasha, à moins d’une dizaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Beni. La victime s’était fait embauchée comme sentinelle dans cette ferme depuis quelque temps.

Les bourreaux de Monsieur Katembo n’ont pas été autrement identifiés. Toutefois, une présomption pèse sur des sujets Mai-mai qui, depuis le dernier trimestre de l’année 2016, n’ont cessé de proférer des menaces sur cette ferme, à cause de l’animosité qui s’est accrue contre la personnalité de Joseph Kabila parmi les opinions locales profondément affectées par l’insensibilité du chef de l’Etat face à la souffrance enregistrée dans le territoire de Beni livré à la merci des égorgeurs. Bien plus, certains indices ont quelques fois donné la preuve que des collabos desdits égorgeurs campaient dans la même ferme, tel que cela fut découvert en Août 2016, à l’occasion des massacres de Rwangoma, un quartier de la ville de Beni, par lesquels plus d’une centaine de civils étaient passées au fil des machettes et autres types d’instrument de la mort.

Néanmoins, l’acte d’assassinat de Monsieur Katembo Kihamba a été une pure lâcheté, quel qu’aurait été le motif et le degré de haine que ses exécutants pourraient avancer à l’endroit de Joseph Kabila qui, il est vrai, a montré une insensibilité étonnante devant la tragédie des massacres vécus à Beni depuis Octobre 2014. En effet, Katembo n’étant qu’un pauvre paysan en quête de moyen de subsistance par son emploi de sentinelle, ces malfaiteurs auraient, peut-être, dû mieux faire en se rabattant sur les vaches de la ferme; car, au moins, ces vaches sont des patrimoines qui se rattachent à la personnalité de l’homme qu’ils prétendraient saboter.

Jovia Wasingya
Beni

©Beni-Lubero Online.

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  1. By a

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