Le brave Serges Wello plébiscité « Héros National » par les congolais

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Message d’encouragement et de félicitation à mon compatriote Serges Wello (par Antoine Roger Lokongo) [Dimanche 30 Avril 2006 : www.benilubero.com]

« Cher compatriote, C’est avec une grande émotion et joie que je salue votre courage pour avoir réussi à faire affrontement et publiquement des remontrances au Chef de l’Etat Rwandais, Paul Kagame que nous considérons comme étant l’un des grands criminels de la planète.

L’expérience que vous venez de vivre nous rappelle celle que j’ai à maintes fois vécue à Londres où je suis basé.

En effet, à la suite des trois guerres de Kisangani (d’où je suis originaire) entre les troupes Ougandaises et Rwandaises qui se disputaient les minerais Congolais, et qui ont coûté la vie à 5,000 de nos compatriotes manifestement visés et tout se passait sous la barbe même de la Monuc; et cela à 1.500 km de leur frontière avec le Congo – laquelle frontière ils ont prétendu sécuriser contre les raids et incursions montés par leurs rebelles respectifs basés au Congo,ce qui s’est avéré un prétexte fallacieux – l’écoulement du coltan et du diamant vers l’Occident ayant connu un revers spectaculaire.

C’est à cause de cela que Clare Short (que nous avons confrontée publiquement au cours d’une conférence à Londres), alors Secrétaire d’État Britannique chargée du Développement International, n’a trouvé bon que de rappeler ses poulains Museveni et Kagame à Londres pour leur rappeler le motif de leur mission au Congo: le pillage des richesses naturelles et minérales et non des chamailleries, des escarmouches ou des guéguerres entre le deux.

Rappelons que le Rwanda et l’Ouganda ont été soutenus dans leur agression contre le Congo par les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Il y a des faits indéniables à cet effet.

Alors à la fin de l’audience avec le Premier ministre Tony Blair à Downing Street, j’ai harcelé Paul Kagame qui sortait au bord de sa limousine tout prêt de la vitre avec le même cri que vous avez poussé à Montréal: "Ce Monsieur est un criminel. Il a sur ses mains le sang de cinq millions de Congolais…"

J’ai été maîtrisé par la garde de la primature qui m’a arrêté momentanément. J’ai expliqué le motif de mon acte et quand ils se sont rendus compte que j’avais demandé au préalable une autorisation à la station de la police envoisinant, ils m’ont relâché après avoir pris mes cordonnées.

J’ai répété la même chose quand ils se sont rencontrés, toujours avec Claire Short à Lancaster House à Londres en Avril 2004. Cette fois-ci, j’ai eu des échanges vifs avec les gardes corps de Kagame qui attendaient devant l’entrée, et la police m’a menacé d’arrestation si je ne quittais pas les lieux.

J’ai également confronté Onosumba au Parlement, en admonestant le "All Parliamentary Group for the Great Lakes Région" – fondé par Oona King, alors députée du Parti Travailliste du Premier Ministre Tony Blair – pour avoir souillé leur propre parlement en accueillant un violeur, un criminel, un laquais des agresseurs rwandais pour adresser un comité parlementaire. La police m’a refoulé du parlement. J’ai eu la vie sauve grâce à leur loi qui interdit de procéder aux arrestations à l’intérieur du parlement.

Dernièrement, lors de la dernière visite de Ruberwa à Londres où il a été reçu au parlement ainsi que par le premier ministre Tony Blair, alerté par une source, je suis allé directement à l’hôtel où Ruberwa et Ondekane déjeunaient. Je leur ai signifié que le RCD-Goma, entre autres, porte une très grande responsabilité dans les massacres de plus 5 millions de Congolais, le viol de plus de 7,000 femmes Congolaises et le pillage systématique des richesses de notre pays.

J’ai déclaré que Ruberwa est un terroriste, un criminel et sa vraie place devait être en prison et non dans cet hôtel – lui qui est venu comme un réfugié au Congo en 1976 et nous a maintenant été imposé comme vice-président de la République par les Américains.

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L’objectif de la guerre d’agression c’était de renverser le gouvernement de salut public et mettre à la tête du Congo des gens de souches rwandaises, comme le disait Mzee Laurent Désiré Kabila. Voilà! Nous sommes là devant un fait accompli. Mais le peuple n’a pas encore dit son dernier mot. «Ruberwa n’aime pas le Congo. Son coeur est au Rwanda et par conséquent il doit rentrer au Rwanda. Non donc aux Rwandais à la tête du Congo!», ai-je déclaré.

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J’ai dit à Ondekane qu’il a vendu son âme aux Rwandais, et à l’issue de l’établissement d’un tribunal pénal spécial pour le Congo, tous les Congolais qui ont du sang de leurs compatriotes dans leurs mains ne vont pas s’échapper.

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J’ai invité les Congolais présent dans la salle d’entente de se joindre à nous d’autant plus qu’ils sont les mêmes qui ont marché contre la prise de Bukavu au mois de juin dernier et dont Ruberwa était l’architecte principal. C’était en vain. On voyait les mêmes Congolais munis de leurs curriculum vitae, prêts à lécher les bottes de Ruberwa. Vraiment le ridicule ne tue pas!

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Cher compatriote,

Votre acte courageux va indéfiniment résonner dans l’histoire de notre cher et beau pays la République Démocratique du Congo.

Portant haut l’étendard de la lutte pour la libération totale de notre peuple de l’esclavage Tutsi soutenu par les Anglo-Saxons, Vous avez marché sur les pas de nos héros nationaux Emery Patrice Lumumba et Mzee Laurent Désiré Kabila. Quand bien même ils vous ont plaqué sur le sol, vous avez continuer à crier : "Vive Lumumba! Vive la RDC! Le Congo sera libéré…!"

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Votre cri de fierté nationale et d’espoir en un Congo libéré de l’ingérence étrangère, un Congo grand, fort et prospère, fait écho au dernier testament de Patrice Lumumba, qui dans sa dernière lettre, a écrit:

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"Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté."

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Avec lui, avec toi, nous disons: "Vive la RDC! Vive le Congo sera libéré!"

Merci et bon courage! Vous avez fait notre fierté! » [www.benilubero.com]

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Antoine Roger Lokongo,

Editeur de www.congopanorama.info

Londres, Angleterre

Beni-Lubero Online

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