Le MRC, une nouvelle rébellion au Nord-Kivu?

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Le Mouvement Révolutionnaire Congolais revendique l’attaque de Lubero du lundi 28 aout 2017

Au cours de ces échauffourées on a compté des militaires blessés et leurs cases incendiées. L’attaque est survenue autour de 6 heures de lundi 28 aout. Les activités ont été paralysées toute la journée au chef-lieu du territoire de Lubero. Le calme est revenu vers les heures vespérales. L’administrateur félicite les forces loyalistes pour le travail abattu malgré la perte des deux éléments du côté FARDC.

Camp des FARDC mis en feu par le MRC à Lubero

Il s’agit du mouvement révolutionnaire congolais/Léopards (MRC). Sans parler de l’attaque du camp militaire, ces miliciens ont aussi incendié quelques maisonnettes des FARDC. Les coups de balles ont été entendus pendant plus de 30 minutes. L’administrateur du territoire a indiqué que deux militaires ont perdu leur vie dont l’un qui a succombé des blessures graves à l’hôpital. Deux autres militaires, une dame et un enfant ont été blessés, mais leur santé ne donne pas à craindre. BOKELE JOY confirme que la situation est devenue calme car elle est sous contrôle des forces loyalistes, qui continuent même à sécuriser le chef-lieu du territoire de Lubero après avoir repoussé de loin les Mai-mai vers l’ouest de la commune de Lubero. Il demande à la population de rester toujours vigilante et de garder confiance aux FARDC. Il loue la bravoure des forces armées.

Or les actions de ce mouvement est en train d’embraser progressivement, mais très rapidement, l’important de l’espace de Beni-Lubero sous un regard léthargique des autorités du pays et les services de l’ordre. En effet, après Lubero chef-lieu, des actions du mème mouvement sont aussitôt signalées à Lukanga, à Kyavinyonge, à Kalunguta etc. Ce qui fait assez comprendre combien le MRC/Léopards, tel que se nomme ce mouvement, a pris son élan sur des vastes étendues territoriales.

Pourtant, les autorités feignent minimiser la situation. « Ceux-là avaient l’intention d’attaquer les FARDC qui ont leur camp là où se trouvent tous les bureaux de l’Etat, mais heureusement pour nous parce que nos forces ont fait un travail louable et l’ennemi a été vite maitrisé », précise-t-il. Mais, de prime abord, cette déclaration n’est qu’une prétention vide de toute garantie, quand on constate l’incapacité des forces publiques à contenir actuellement le mouvement de ces hors-la-loi dans la région.

Cette insécurité avait causé une paralysie des activités à Lubero. Boutiques et magasins ont été fermés toute la journée. Dans l’après-midi, la population qui vit aux alentours du camp militaire s’est déplacée vers le centre de Lubero craignant des éventuelles représailles pouvant survenir. La multiplicité de ces groupes font peur à la population locale de Beni-Lubero longtemps victime de l’agression depuis environs 20 ans. Elle pense à un montage des dirigeants de la RDC qui veulent déstabiliser cette région afin que l’attention des gens tourne vers la pacification que vers les élections. Car, il serait vraiment étonnant qu’un mouvement émergeant de milices Mai-mai prenne le dessus sur toute une armée nationale, s’il n’y avait pas complicité dans la hiérarchie politico-militaire.

Djabero Kavungu J.

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016, parole qui a valu son assassinat le jour suivant).

©Beni-Lubero Online.

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