Les mains de Mbusa Nyamwisi à mouiller dans le sang de Beni…

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LE SECRET DE RELEGATION DES OTAGES DE BENI A MASHUTA (AU SUD DE LUBERO) – SCANDALE !

Depuis l’évasion de Mr Ezekiel PALUKU des mains de ses ravisseurs à Mashuta, le 18 mai dernier, un lien logique a été d’office établi entre les tueurs de la zone de Beni et ceux qui tentent d’installer la même activité au sud de Lubero. En effet, Paluku Ezekiel avait d’abord été kidnappé à Kalintumbu, en territoire de Beni, puis transféré vers le sud de Lubero, suivant un itinéraire propre au réseau des tueurs de Beni, qu’il a su bien décrire. Ce rescapé avait alors alerté qu’il a laissé derrière lui (entre les mains des bourreaux) 117 otages dont le destin demeure toujours incertain.

Présentement, d’autres informations signalent que le fameux meneur des tueurs de Beni, en la personne du colonel déserteur des FARDC du nom de Richard BISAMBAZA, a rejoint la localité de Mashuta, où il tient en son pouvoir 120 otages. Du coup, tous les témoignages du papa Ezekiel Paluku trouvent leur confirmation. L’objectif de cette détention n’est pas tellement de les faire passer au fil de l’épée, mais d’en faire des troupes à impliquer dans les massacres en cours. Les tueurs ont besoin d’embellir leur image par la présence des autochtones dans leurs rangs. Le but majeur, dans cette manœuvre, reste la vieille préoccupation consistant à trouver de quoi couvrir le chef de l’Etat congolais dans son allégation prétendant que les massacres de Beni-Lubero sont perpétrés par des fils Nande eux-mêmes.

Voici le scandale :

Trois sources concordantes appartenant à un circuit de recruteurs indiquent que, en plus des otages ci-dessus mentionnés, il existe une forte campagne de recrutement motivé. Les concepteurs de cette campagne, qui ont jusque-là manqué comment persuader les autochtones par leur propre effort, ont adopté deux moyens qu’ils estiment plus efficaces en vue de gagner la jeunesse autochtone, à savoir :

1/ utiliser beaucoup d’argent pour motiver les jeunes afin de se laisser recruter ;
2/ user du nom de Mbusa Nyamwisi pour que la communauté Nande s’y engage massivement, en identifiant l’affaire comme une réponse au besoin d’autodéfense locale face à l’ampleur des tueries en cours.

Stratégie envisagée :

– Soumettre minutieusement ces otages et ces recrus à une formation militaire ;
– Lancer avec eux une attaque très musclée contre la ville de Beni et/ou de Butembo, en utilisant les moyens (armes) les plus vigoureux possibles, de manière à ne point se laisser maîtriser par les forces dissuasives de l’Etat ; cette attaque devrait entrainer un dégât humain spectaculaire susceptible d’attirer l’attention de la communauté internationale dont l’ONU, Human Rights Watch, la Cour Pénale Internationale etc.
– Revendiquer cette attaque au nom du leadership de Mbusa Nyamwisi, pourtant en exile.
Le lot d’armement nécessaire pour exécuter ce fâcheux projet est déjà en cours d’acheminement vers Beni, tout en garnissant des bases- arrière en Ituri, auprès des immigrés de Tchabi et Boga.

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Pourquoi Bisambaza a choisi Mashuta, au sud de Lubero pour démarrer cette formation ? – Parce qu’on y trouve déjà un noyau des autochtones, les Mai-mai Kyaghanda-Yira (que Julien Paluku, Daniel Masinda et Roger Nzanzu Berlin ont préparés), pour assurer la couverture de cette entreprise de la mort contre la communauté Nande.

La principale cible dans toutes ces démarches, c’est la personnalité de Mbusa Nyamwisi, dont l’ombre fait énormément peur au pouvoir en place. Ceux qui ont organisé les massacres de Beni-Lubero pour se conserver au pouvoir au niveau national et au niveau provincial redoutent les verdicts lointains de la Cour Pénale Internationale dont la lueur pointe de plus en plus à l’horizon. Le souci de trouver un bouc émissaire les fait passer constamment d’un crime à un autre, en recherchant surtout la peau de celui qui est devenu le leader le plus redouté de l’opposition politique de la R.D. Congo de nos jours.

KYAVAGHENDI Baudouin
Beni

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016).

©Beni-Lubero Online.

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Comments

  1. By KASEREKA KIRERE John

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  2. By PALUKU MUSAVULI

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  3. By Melga

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