Kabila, l’homme criminel de l’histoire, voici ses crimes écologiques en R.D. Congo

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Préambule

Les dernières années du règne du président Joseph Kabila ont de plus en plus attiré négativement l’attention de l’humanité. Les opinions ont souvent été stupéfaites par l’ampleur de massacres des humains à travers certaines provinces du pays, spécialement dans sa partie Est. Et, tout le monde crie sans cesse « crime contre l’humanité ». Un autre crime qui a toujours été perdu de vue restera « le crime économique », peut-être parce qu’il ne concerne pas directement le monde extérieur à la RDC ou encore parce que les congolais eux-mêmes ont fini par s’y adapter au fil des temps.

Or, au-delà de ces deux domaines, il existe à l’état alarmant un autre crime qui ne se dénonce pas assez ou pas du tout dans la sphère internationale, à savoir « la destruction » de la nature dont l’enjeu est de nature à mettre en danger le bien-être de toute l’humanité, c’est-à-dire de toute la planète Terre.

Cette destruction catastrophique de la nature devrait être relevée et dénoncée avec acuité au sujet des parcs nationaux congolais, reconnus comme patrimoines de l’UNESCO ou non, ainsi qu’au sujet de la forêt équatoriale congolaise qui est présentement la plus grande protectrice de la planète Terre, vu que l’Amazonie qui fut sa « grande sœur » est déjà en voie de destruction.

1. RESERVE A OKAPI D’EPULU

La Réserve de Faune à Okapi, RFO en sigle, couvrant 13.700 km2, en territoire de Mambasa, Province de l’Ituri, a été créé en 1992 et reconnu comme patrimoine mondial par l’UNESCO en 1996. L’initiative de sa création est due au besoin de protection de l’Okapi et de son habitat dans la forêt primaire de l’Ituri. En effet, est une espèce animale endémique de la R.D. Congo découverte en 1901. Sur toute la planète l’Okapi est une espèce qui ne se retrouve qu’en RDC. Il est rare à voir parce qu’il est très discret.

Le nombre d’Okapi à l’état sauvage dans le domaine de la RFO est estimé entre 10.000 et 20.000 individus. Seulement seize (16) individus étaient encadrés au niveau de la station d’EPULU. La nécessité de protéger cette espèce unique ainsi que son environnement de subsistance a fait que l’UNESCO consacre le maximum d’effort et d’attention sur le domaine de la RFO.

Pourquoi les Okapi de la RFO ont-ils été massacrés ?

C’était toute une stratégie. En effet, dans la RFO on retrouve trois catégories de personnes qui y sont attachées de manière presque indissociable. Il s’agit :

– Du corps administratif de la réserve composé des coopérants étrangers (Gulman International Conservation, WCS etc.) et autorités de l’ICCN
– Des gardes du parc de l’ICCN et
– Des pygmées.

Ces trois catégories attachent presque unanimement un grand degré d’importance au service de conservation des Okapi tel que fonctionnant Epulu depuis plusieurs années, les uns s’étant engagés pour des raisons de l’humanisme (les étrangers), les autres pour besoin de profession (les administratifs) et d’autres pour des gains liés à l’existence dudit service de conservation de la nature sur place (les pygmées).

La RFO est, comme la plupart d’espace de la RDC, extrêmement riche en minerais dont l’Or, le Diamant, le Coltan, le Grenat et autres pierres précieuses. Cette richesse n’a pas manqué d’attirer sur ce domaine la cupidité aussi bien des exploitants artisanaux desdites matières que des dirigeants au pouvoir, avec le président Joseph Kabila lui-même en tête.

Dès lors, ce dernier a nourri l’ambition de mettre la main sur toutes ces richesses enfouies dans cet espace protégé. Et, pour y arriver, il fallait autant de stratégies possibles devant aider à briser le verrou de protection en envisageant de :

– Chasser la population locale pour dégager le terrain ;
– Décourager les partenaires de la RFO qui y sont les plus grands témoins gênants devant le monde ;
– Anéantir les agents de sécurité de la RFO, les gardes parc de l’ICC, pour avoir accès dans le domaine.

Aussi, Kabila chargea-t-il le général Fall Sikabwe, alors commandant des opérations des FARDC à Bunia pour financer et armer la milice Simba du commandant Morgan Sadala en lui confiant la mission de semer la désolation (insécurité totale) dans le domaine de RFO et ses environs.

Ce fut le village de « Salate » que Fall Sikabwe choisit comme point de ravitaillement des miliciens de Morgan en armement. Morgan fut doté des armes plus sophistiquées et plus puissantes que celles des gardes de la RFO. Sur instruction de Kabila, par le biais de Fall Sikabwe, ces armes lui ont permis d’attaquer avec grand succès la Station d’Epulu qui est la référence même de la protection des Opkapi. Les 16 Okapi domestiqués au niveau de cette Station ont été massacrés avec tous les gardes de l’ICCN/RFO trouvés sur place, les installations administratives vandalisées et toute la documentation incendiée. De nombreux pygmées qui collaboraient aux activités du centre de RFO à Epulu ont été soit tués, et les autres, avec le reste du personnel local de cet institut ont été réduits au chômage.

L’objectif de cette incursion consistait à forcer la RFO et ses partenaires à plier bagage et abandonner définitivement leur de conservation de la nature dans cet espace pour laisser libre cours à l’exploitation des minerais au président Kabila.

C’est justement pour attester que ce le job (la mission) de Morgan a atteint ses objectifs que le président kabila se paya le luxe d’aller visiter personnellement le site d’Epulu quelque temps plus tard. Parmi les faits qui concourent à prouver la mauvaise intention de Kabila dans cette affaire, on remarque le manque total de souci de réhabilitation dudit site jusqu’à présent, malgré qu’il a eu personnellement à constater le dégât que provoqua l’attaque de Morgan sur Epulu.

Mort de Morgan Sadala :

Curieusement, le reste du personnel refusa de déserter le centre et décida de continuer d’y travailler et de le protéger même à titre bénévole. Ceci fut un grand défi pour ceux qui avaient commandité le sabotage de la RFO à Epulu. Bien plus, la population locale s’engagea à sensibiliser Morgan Sadala à cesser son incivisme contre un si important patrimoine, de quitter la forêt et de cesser d’insécuriser le milieu. Ce dernier comprit et décida de se rendre aux autorités.

Cependant, Fall Sikabwe, sachant que tous les secrets de la mafia présidentielle dans laquelle il est impliqué étaient au point de se dévoiler, alerta aussitôt sa hiérarchie et son patron, le Président de la République. L’ordre fut donné d’éliminer purement et simplement Morgan devenu « traitre ». Morgan fut assassiné par les FARDC de Fall Sikabwe, chemin faisant vers Bunia, après avoir volontairement fait reddition.

Il a été regrettable de voir Morgan Sadala mourir avec tous les secrets qui devaient révéler la chaine de complicité dans l’attaque contre la RFO à Epulu et au sujet des trafiques des minerais exploités illicitement dans ce domaine par le président congolais Joseph Kabila et ses officiers militaires.

2. LE PARC DE KAHUZI-BIEGA

Importance

Portant les noms des deux montagnes qui en sont la référence, le mont Kahuzi et le mont Biega, le parc national de Kahuzi-Biega couvre une superficie de 600.000 hectares. Il est un environnement naturel très exceptionnel pour des raisons suivantes :

– Le mont Kahuzi (3.308 mètres d’altitude) et le mont Biega (2.790 mètres d’altitude) y favorisent la protection de la forêt tropicale humide qui s’avère très rare au monde.
– On y trouve des forêts denses humides de basse altitude ainsi que des forêts afro-montagnardes mélangées avec des forêts de bambou et de prairies subalpines et de bruyères.
– Ce parc abrite la plus importante population du monde de gorilles de plaines de l’Est (Albertin Rift Valley), cette espèce qui est un des plus vieux des habitants de notre planète.
– Ce parc compte 136 espèces de mammifères, dont, hormis » le gorille de plaine de l’Est qui en fait la vedette », 13 autres primates particulièrement menacés d’extinction parmi lesquels le gorille de montagne, le chimpanzé, le colobe bai, et les cercopithèques de l’Hoest et d’Hamlyn.
– D’autres espèces extrêmement rares des forêts de l’est de la RDC y sont également présent, dont : la genette géante et la genette aquatique, l’éléphant de forêt, le buffle de forêt, l’hylochère et le bongo.
– Le parc Kahuzi-Biega est aussi attractif pour sa flore très diversifiée.
Ce sont toutes ces richesses qui ont conféré à ce parc d’être classé par l’UNESCO parmi les patrimoines mondiaux.

Défi :

De nos jours, le parc de Kahuzi-Biega est délibérément sacrifié par le pouvoir en place à Kinshasa à la destruction.

Environ 80% de l’étendue de ce parc ont été cédés à une entreprise minière du nom de BANRO qui le détruit en vue d’y exploiter de l’Or, de la Cassitérite, du Coltan etc. On y assiste à une destruction systématique de la flore par cette société avec l’effet évident d’y voir l’extinction des espèces végétales et animales rares, sans perdre de vue la perturbation de l’écosystème qui s’en suivra.

Quant la population a voulu interpeller le gouvernement congolais sur cet abus, un officiel a déclaré avec fierté que « le Président de la République (Joseph Kabila) a décidé d’échanger le parc de Kahuzi-Biega contre la paix ». Le gouvernement congolais prétend donc faire piller et détruire ce parc BANRO pour ne point y voir émerger d’autre esprit de guerre.

Aussi, en vue de décourager toute activité pouvant continuer à promouvoir la valeur de ce parc, tel que le tourisme et la sécurisation du parc par l’ICCN, le pouvoir en place a fait installer dans Kahuzi-Biega des groupes armés très violents, dont les Raia Mutomboki et les FDLR, semant la désolation sur le plan sécuritaire, amplifiant le braconnage et éliminant les gardes parc afin de les obliger à démissionner de leur tache de protection dudit patrimoine.

3. LE PARC DE VIRUNGA

Importance

Il est le plus vieux parc d’Afrique créé en 1925. Situé au centre du Rift Albertin, le parc de Virunga couvre un espace de 790.000 hectares. Les merveilles qui ont motivé l’UNESCO à retenir ce parc en sa charge sont dues entre autres aux réalités suivantes :

– Diversité incomparable du milieu naturel comprenant des marécages, des steppes, des plaines de lave, des savanes sur les pentes des volcans, des massifs et chaînes de montagnes, des hauteurs avec de neige éternelle telle que le mont Rwenzori (plus de 5.000 mètres d’altitude), de basses terres, des ceintures forestières allant de type afro-montagnard jusqu’à une végétation de type afro-alpine etc.

– Les volcans actifs de Nyiragongo et Nyamulagira.
– Faune très diversifiée : gorille de montagne (menacé de disparition), éléphant (aussi menacé de disparition), une population dense d’hippopotames (aussi menacés d’extermination) sur les berges du lac Edouard, dans les rivières Rwindi, Rutshuru et Semliki, buffles, cobs de Thomas, antilopes, gazelles etc. sous le courroux des braconniers.
– Le secteur des Monts Rwenzori est la plus vaste région glacière d’Afrique et se trouve l’unique chaine de montagnes véritablement alpine du continent.
– D’importants sites abritant des oiseaux migrateurs, dont ceux provenant de la Sibérie en temps d’hivers. Ces sites sont : Ishango, Kighera, Kabale, Mwiga et le centre de recherche zoologique de Lulimbi.
– Le parc de Virunga est classé premier parmi les parcs africains pour sa diversité biologique : plus de 2000 plantes, 218 espèces de mammifères, 706 espèces d’oiseaux, 78 espèces d’amphibiens, 22 espèces de primates dont le gorille de montagne, le gorille de plaine et le chimpanzé.
– Les zones de savane du parc de Virunga contiennent une des plus hautes densités de biomasse de mammifères sauvages de la planète, soit 27,6 tonnes/km2.
– Les grottes de Mont Hoyo sont une merveilleuse architecture naturelle, vraiment unique au monde…

Défi :

Depuis 2004-2005, le parc de Virunga se trouve comme livré à la destruction par le régime du président Kabila, qui y entretient volontairement une insécurité ne pouvant pas permettre sa protection par les agents de l’ICCN.
Malgré le fonds colossal débloqué constamment par l’UNESCO pour l’entretien de ce patrimoine, les animaux qui y vivent sont comme des bêtes livrées à l’abattoir du braconnage.

Le parce de Virunga est victime du complot contre le gisement du pétrole dont il regorge dans sa partie du Graben Albertin. En effet, insatiable de pillage des ressources se trouvant dans les espaces non protégés, le président Joseph Kabila a décidé de se rabattre sur l’exploitation du pétrole de Virunga. Un contrat mafieux a été accordé à la société pétrolière du nom de SOCCO qui a à amorcer immédiatement ses travaux de prospection en sabotage contre toutes les dispositions de protection dudit parc selon les préoccupations de l’UNESCO, entendu que le parc de Virunga est classé parmi les patrimoines mondiaux de cette organisation.

Le pouvoir en place avait donc décidé de mettre sur pied une stratégie militaire pour insécuriser le secteur du parc de Virunga visé par ledit projet d’exploitation du pétrole, entre autres en y implantant des groupes armés visant à supprimer les agents de l’ICCN et ses coopérants étrangers ainsi qu’à déguerpir les populations vivant dans les limites de ce secteur. Ces groupes sont essentiellement les FDLR, les ADF/NALU et, plus tard, des éléments du M23, sans perdre de vue des bandes armés parsemées par-ci par-là dans les zones où vivent les espèces estimées rares et les plus protégées.

D’où, ce constat d’avoir vu plusieurs fois des cas de massacres de gorille de montagne dans le rayon de Bukima, des mouvements interminables des Mai-mai dans le rayon de Vitshumbi, Nyakakoma et Lulimbi pour détruire le centre de recherche zoologique qui y fonctionne depuis des années, l’implantation éternelle des FDLR (le gouvernement ne permet pas aux FARDC de les déloger) dans le secteur de Rumangabo (Bukima), à Tamugenga, dans la Binza, dans la plaine de Rwindi, les Nyatura dans la même région, l’implantation des Mai-mai en collaboration avec le M23 à Kyavirimu pour vider la population pratiquant l’agriculture dans le Graben, l’interminable phénomène ADF/NALU dans le secteur de Rwenzori pour empêcher le site d’Ishango d’être opérationnel et en même temps déguerpir la population gênante par des massacres ciblés, etc.

Et, vu que c’est avant tout le service de protection de ce parc qui est visé, des attaques planifiées contre l’ICCN ont entraîné au moins 120 morts parmi les gardes du parc, pendant qu’un complot d’assassinat contre Monsieur Emmanuel DEMERRODE, dont le courage et le dévouement incarne le symbole de cette protection, a manqué de justesse son objectif (DEMERRODE a miraculeusement survécu à la fusillade de ses bourreaux).

Conjointement, ces groupes armés à la solde du pouvoir criminel devaient vider au maximum possible le parc de Virunga de ses valeurs touristiques, non seulement en amplifiant l’insécurité contre les voyageurs dans cette région, mais encore en intensifiant le braconnage pour exterminer les espèces le rendant célèbre (gorille de montagne, éléphant, hippopotame etc.) ou en les forçant à émigrer vers les pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, sur lesquels s’étend le même parc.

4. LEL PARC DE LA GARAMBA

Importance

Couvrant une étendue de 490.000 km2 et entouré de 752.700 km2 de trois domaines de chasse dans la province du Haut-Uélé, le parc de la Garamba est un autre patrimoine de l’UNESCO en RDC, dont la spécificité est entre autres due aux réalités suivantes :

– D’immenses savanes herbeuses et/ou boisées, entrecoupées de forêts de galerie ;
– Parmi ses populations (animaux), la présence des quatre plus grands mammifères dont l’éléphant, le girafe, l’hippopotame et l’e rhinocéros blanc qui est la marque distinctive typique du parc de la Garamba parmi les autres parcs du monde.
– On pouvait jadis y trouvant facilement des attroupements de 500 individus éléphants, ce qui est un phénomène naturel exceptionnel et propre uniquement à ce parc.
– On y trouve également une densité de biomasse exceptionnellement élevée.
– C’est surtout la population des rhinocéros blancs qui ont fait l’éloge du parc de la Garamba.

Défi :

Le sous-sol du parc de la Garamba est bourri des minerais dont l’Or et le Diamant de très haute qualité.

Deux facteurs auront largement contribué à la destruction de ce parc :


En 2006, pour des raisons politiques (en prévision des échéances électorales de cette année-là en RDC), Joseph Kabila invite la rébellion de Joseph Kony, la LRA en provenance du Sud-soudan, à venir s’installer dans le parc de la Garamba. Il comptait sur un appui militaire de ces rebelles au cas où les échéances électorales le tournaient en dérision. Ces rebelles ne vivent que du braconnage. Ils abattent les éléphants pour leurs pointes d’ivoires et pour la viande, tout en exploitant les minerais du sous sol du parc.

Joseph Kabila invite aussi les Mbororo. Ces derniers en provenance de l’Afrique de l’Ouest ne sont pas des éleveurs ordinaires ; ils sont des nomades armés se trouvant en quête des ressources naturelles. Comme les rebelles de la LRA, ils exercent un braconnage à grande échelle pour se procurer de l’ivoire.

Ces envahisseurs deviennent aussitôt des protecteurs des intérêts de Kabila dans cette région. C’est pourquoi, les coopérants mafieux du président Kabila trouvent une autre opportunité pour faire la prospection du pétrole et des minerais dans cette zone. Des éléments FARDC acquis au service de ce genre de crime ont été largués, sous couverture d’une mission d’opération dans la région dans l’unique but d’assurer une couverture et une protection des collaborateurs du président dans la destruction de ce parc.

La stratégie de conquête du terrain en vue de réaliser cette ambition reste la même que dans d’autres parc, à savoir l’implantation d’insécurité pour chasser les habitants autochtones environnants et pour décourager les gardes du parc, dont au moins trente (30) ont été tués par des FARDC déguisés en braconniers.
Le parc de la Garamba est devenu également la base arrière des rebelles sud-soudanais qui, encouragés par Joseph Kabila, exploitent ses ressources (faune, flore et sous-sol) pour leur subsistance.

Conséquence sur la conservation du parc :

– De tous les rhinocéros blancs qui peuplaient la Garamba, il n’en existe aucun.
– Les éléphants sont en voie d’être exterminés, massacrés pour leurs pointes d’ivoire.
– Le parc est devenu totalement inviable à cause de l’insécurité qui y sévit.
– Tous les fonds et les efforts de l’UNESCO en faveur de l’entretien de ce parc torpillés par une politique du pouvoir en place ayant ses ambitions prédatrices inconciliables avec les visions humanistes.

5. LE PARC DE MAIKO

Importance

Situé en cheval sur les territoires de Lubero (Nord-Kivu) et de Bafwasende (Tshopo), le parc de Maiko s’étend sur une superficie de 10830 km2. Il est juste un parc national. Sa renommée est due à :

– Ses trois espèces comptant parmi les espèces endémiques du pays : le gorille de la plaine, l’okapi et le paon du Congo.
– Plusieurs autres variétés d’espèces animales y sont aussi présentes dont le girafe et l’éléphant.
– Le parc de Maiko est aussi un paradis de flore.

Défi :

Le sous sol du parc de Maiko est très riche en Or, coltan et diamant.
Le crime écologique du pouvoir en place n’a pas non plus épargné ce parc. Des groupes armés féroces entretenus par le régime en place y ont été installés pour le rendre incontrôlable par le service de l’ICCN et invivable pour ses clients potentiels (les touristes). Parmi ces groupes, figurent les FDLR, les Mai-mai Tcheka (NDC) et les Mai-mai Simba.

6. LA DEFORESTATION DE LA FORET EQUATORIALE CONGOLAISE

Une destruction à grande échelle de la géante forêt équatoriale couvrant environ 70% du territoire national de la R.D. Congo est une source d’inquiétude pour les écologistes nationaux et internationaux.

Des grumes des bois sont sauvagement abattus au niveau de la province de l’Equateur. Leurs grumes sont lancés dans le fleuve Congo et trainés par le courant de cours du fleuve jusqu’à Kinshasa où ils sont ensuite récupérés et retravaillés en vue d’être exportés.

L’ancienne géante province orientale n’est pas non plus épargnée par cette destruction. D’énormes quantités de bois coupés dans les forêts de l’Ituri, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé, de la Tshopo et du Nord-Kivu sont évacuées quotidiennement vers l’Ouganda, le Kenya, le Soudan et la République Centrafricaine.

Il sied de souligner que, contrairement à la réalité observée dans d’autres pays du monde, la dévastation des forêts congolaises n’est pas compensée par une politique parallèle de reboisement.

Bien plus, l’appel à la retenue lancé par la communauté internationale face à cette dévastation de la nature ne rencontre aucune attention de la part des dirigeants de la RDC qui se focalisent uniquement sur des intérêts égoïstes et immédiats. En effet, l’exploitation commerciale de la forêt congolaise est bien couverte par les dirigeants du pays qui agissent en partenariat avec les entrepreneurs engagés dans ce business.

Conclusion

Si rien n’est entrepris pour stopper le débordement de crime écologique amplifié par le régime du président Joseph Kabila, alors d’ici peu de temps le monde verra son moteur sombre dans l’abîme à partir de la R.D. Congo qui, de par son environnement naturel, détient une part d’équilibre importante dans la vie de notre planète.

Blaise MUNDAMA

©Beni-Lubero Online.

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