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Les Nations Unies défaillantes en R.D. Congo…

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‪+243 997 777 705‬: Jean-Louis Ernest KYAVIRO MALEMO
Député National Honoraire
Adresse :
N°16, Avenue Kabinda, Quartier MAMA YEMO,
Commune de NGALIEMA, Kinshasa, RDC
Téléphone : +243 81 33 9 74 14
E-mail : kyavernestm@gmail.com

Lettre ouverte à Monsieur le Secrétaire Général De l’O.N.U
à New York, Etats Unis

N° Réf : 005/JLEKM/PERSO/018
OBJET : Protestations

Excellence, Mes Respects.

Nous avons l’insigne honneur de venir auprès de vous exprimer nos vives protestations face à la manière incompréhensible et inadéquate dont la situation dramatique que vit la République Démocratique du Congo est traitée par l’organisation que vous dirigez.
En l’occurrence, nous dénonçons l’extrême l’inefficacité de vos réactions qui frisent la non-assistance à peuple en danger.


Tenez : quoique possédant la plus grande mission de maintien de la paix du monde et étant régulièrement victimes de crimes avérés, les congolais n’ont droit, en réaction, qu’à des vœux pieux de la part de l’ONU.
A titre exemplatif :


1. Depuis 2014, plus de 2000 congolais ont été massacrés et plus de 1500 enlevés par les terroristes des ADF sans que ceci, en dépit de nos nombreuses demandes, ne fasse l’objet d’une résolution du Conseil de Sécurité enjoignant la CPI à lancer des enquête pour que les coupables soient châtiés.


2. Depuis l’arrivée des casques bleus en RDC, les FDLR que vous avez le devoir d’éradiquer continuent à tuer, à piller, à violer et même ; O scandale ! à administrer illégalement des zones entières au Kivu.


3. Alors que la MONUSCO a comme mission de mettre fin aux groupes armés, leurs activités vont bon train à l’Est du pays.


4. Pendant qu’une multitude de rapports crédibles indique clairement l’origine des armes et des équipements des groupes armés et des ADF terroristes qui commettent quotidiennement des crimes contre l’humanité et même des génocides, l’ONU et la CPI qui en dépend n’a jamais condamné leurs fournisseurs qui sont faciles à démasquer.


5. Alors que la MONUSCO, en vertu de la Résolution 2348, a comme rôle principal de protéger les civils, les droits des congolais sont violés devant les casques bleus sans la réaction efficace des Nations Unies.


6. Lors des marches du 31 décembre 2017, du 21 janvier 2018 et du 25 février 2018, les faits suivants ont été observés, confirmés et documentés : tirs à balle réelles avec dégâts et morts d’hommes dans des lieux de culte, le lancement de gaz lacrymogène dans une maternité à Kinshasa, l’usage de gaz lacrymogène périmé, l’usage de blindé léger contre une église avec mort d’homme à Kinshasa, autant d’actes terroristes doublés de crimes contre l’humanité. En réaction, quelle n’a pas été la déception d’entendre l’ONU demander au Gouvernement congolais, qui est l’auteur de ces atrocités, d’enquêter pour trouver et en punir les coupables ! Ceci est ressenti comme une injustice dans la mesure où des actes similaires survenus en France, aux Etats Unis, en Irak, en Afghanistan, en Tunisie, en Egypte, au Mali, au Nigeria et au BURKINA KASO ont été immédiatement qualifiés de terroristes par l’ONU.


7. Les rapports de votre propre bureau des droits humains attestent que les agents de l’Etat sont à la base de deux tiers des violations des droits de l’homme en RDC. Plus grave, la fréquence de ces abus va crescendo, ce qui confirme leur caractère planifié et le manque de volonté du gouvernement d’y mettre fin, mais qui n’entraine aucune sanction de l’ONU, ce qui est surprenant de la part de votre organisation quand on sait qu’une simple tentative d’assassinat d’un espion par les russes en Grande Bretagne a mobilisé tout le Conseil de sécurité en mars 2018. Injustice !


8. En province de l’ITURI, des tueries et autres actes apparentés à des crimes contre l’humanité viennent de causer plus de 150 morts et 300 mille déplacés et réfugiés sans que cela ne puisse faire bouger le Conseil de Sécurité et la CPI. Injustice !


9. L’accord de la Saint Sylvestre est violé chaque jour par le pouvoir sans que ce dernier ne soit explicitement sanctionné par l’ONU qui, au contraire, continue à lui faire confiance et à le traiter comme partenaire, ce qui est encore perçu comme une complicité.


10. En RDC, l’ONU apporte son soutien logistique à un processus électoral non inclusif, non apaisé et inéquitable, ceci en violation de la Constitution de la RDC, de l’Accord du 31 décembre 2016 et de sa propre Résolution 2348, chose incompréhensible.


Excellence,
Tout ce qui précède nous parait anormal.

C’est ce qui justifie nos vives protestations et notre vœu de voir l’organisation des Nations Unies rectifier son tir en d’éviter de revivre les lourds regrets qu’elles trainent depuis leur incapacité d’empêcher le génocide au Rwanda en 1994.
En effet, une aggravation de la crise en RDC risque d’entrainer ce pays vers un cycle dont les conséquences seront incalculables.


C’est pourquoi, concernant la Résolution en préparation sur le Congo, voici nos propositions :
Avant tout, l’ONU doit de mettre fin à l’impunité dont elle fait preuve en RDC. Partant, la nouvelle Résolution sur pays devrait contenir une injonction à la Cour Pénale Internationale de lancer immédiatement les procédures qui s’imposent, vu que les crimes de son ressort sont nombreux et avérés.


Ensuite, la protection des civils doit être rendue plus efficace : les Nations Unies doivent désormais avoir le devoir et la capacité d’intervenir même quand les agents de l’état, en violation de la constitution congolaise abusent la puissance publique. Ainsi, la nouvelle Résolution doit prévoir non seulement de mieux équiper et de mieux entrainer les troupes de la MONUSCO, mais aussi leur donner le droit d’intervenir quand les droits des civils sont menacés par des agents de l’Etat. Ceci en vertu de la constitution de la RDC qui interdit l’usage de l’armée et de la police à des fins illicites ou privées.


Enfin, le soutien et la certification des résultats du processus électoral doivent dépendre de l’équité, de la transparence et de la crédibilité de ce dernier. Pour ce faire, la nouvelle résolution doit impérativement imposer l’ouverture de l’espace politique comme condition de soutien au processus, sous peine de sanctions.
Si la Résolution qui sortira fin mars va dans cette direction, alors l’ONU aura investi des milliards et sacrifié des dizaines de vies pour un résultat bénéfique à la stabilité et à l’essor de la RDC. Le cas échant, les Nations Unies vont tout droit vers un échec et ce sera une faute historique.
Recevez, Excellence, l’expression de ma profonde considération.

Fait à Kinshasa, le 18 mars 2018

Jean-Louis Ernest KYAVIRO MALEMO
Député National Honoraire

©Beni-Lubero Online.

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