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 Fini le temps du secret du téléphone portable à Beni-Lubero ! Il y a quelques mois la RDC était encore en dehors du contrôle de la téléphonie. On pouvait se procurer un numéro de téléphone dans le kiosk de l’avenue ou dans l’alimentation du quartier, sans aucune identification de l’acquéreur. Les congolais pouvaient ainsi appeler le monde entier sans que les radars du monde associent les paroles à leurs auteurs. Tout cela relève desormais du passé. Qui a dit qu’il n’y avait pas d’évolution en RDC ?
 
 Depuis le mois de novembre 2009 les bubolais et les bubolaises usagers de la téléphonie cellulaire sont priés sous peine de déconnexion d’enregistrer leurs téléphones auprès de leur compagnie téléphonique.
 
 Les abonnés de vodacom font la queue devant son bureau de Butembo pour enregistrer leurs téléphones
La bonne nouvelle est que l’enregistrement est gratuit et se fait sans intermédiaires et donc sans corruption.
Bonne nouvelle aussi pour ceux qui ont été victimes des appels téléphoniques anonymes. L’arrestation des assassins de Maman Claudine Kahambu et leurs complices à Butembo moyennant le recours aux écoutes téléphoniques est un fait qui pousse certains à encourager la pratique des écoutes téléphoniques.  Aussi, selon le dernier rapport des experts de l’ONU, les écoutes téléphoniques auraient été utilisés pour démanteler les réseaux des FDLR à travers le monde (du moins les pays où les écoutes téléphoniques ne sont pas illégales).
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Depuis la capture des assassins de Mme Claudine KAHAMBU, les proches des victimes des appels téléphoniques demandent à leurs avocats d’exiger le rapport des écoutes téléphoniques des numéros de téléphone d’où étaient partis les appels des tueurs de leurs bien-aimés.  
Les bubolais qui sont pour la pratique des écoutes téléphoniques pensent qu’elles peuvent aider à  mettre la main sur les spécialistes des intimidations et des menaces de mort au téléphone qui sont monnaie courante depuis le déclenchement de la guerre d’agression et d’occupation de l’Est de la R.D.Congo. Notez que plusieurs assassinats au Nord-Kivu ont été rendus possibles par des appels téléphoniques aux victimes. Souvent les tueurs appelaient leur victime, se présentant comme des amis ou des chefs de service, invitant par exemple la victime à une rencontre urgente, souvent nocturne, etc. Quand la victime ouvre sa porte, ses tueurs l’abattent devant sa porte avant de s’enfuir dans le noir.  Dans d’autres cas, la victime est kidnappée sur sa route vers le lieu du rendez-vous reçu au téléphone.
 
Les partisans des écoutes téléphoniques voudraient que les législateurs congolais tirent au clair, par une loi par exemple, cette pratique des écoutes téléphoniques pour en déterminer les conditions d’usage pour le bénéfice de tous les congolais sans exception. Ainsi par exemple, les avocats pourraient être dotés du droit d’exiger les rapports d’écoutes téléphoniques des présumés assassins de leurs clients pour étoffer leurs  requêtes ou charges.
 
Les opposants à la pratique des écoutes téléphoniques estiment que le téléphone portable a cessé d’être un moyen de communication privé.  Désormais les paroles qu’on échange au téléphone avec un intime ne s’envolent plus aussitôt prononcées mais peuvent être enregistrées quelque part sur un satellite et être utilisées un jour contre ou en faveur de leurs auteurs. Les opposants aux écoutes téléphoniques voudraient que la RDC s’aligne avec les pays du monde où les écoutes téléphoniques ne peuvent constituer une preuve légale car elles sont elles-mêmes une violation d’un droit fondamental, notamment le droit à la vie privée et à la liberté d’expression ou de communication. D’après les opposants, mettre un téléphone portable de quelqu’un sur écoute revient à ouvrir toutes les lettres que la personne envoi par la poste, un fait répréhensible par la loi.
 
Dans les grandes démocraties comme les Etats-Unis sous Georges W. Bush, la déclaration de la guerre contre le terrorisme avait ouvert une brèche dans la loi interdisant les écoutes téléphoniques.  Ainsi, l’usage des écoutes téléphoniques est permis dans le cas de la traque contre les présumés  terroristes et leurs complices. La définition du terroriste étant floue et relevant de la seule discrétion des services des renseignements et de la sureté de l’Etat, tout citoyen peut être mis sur écoute téléphonique aux Etats-Unis dans certains cas.
 
C’est ainsi que dans les grandes démocraties comme à Beni-Lubero, les opposants à la pratique des écoutes téléphoniques la grogne contre leur pratique est sans équivoque. La libéralisation des écoutes téléphoniques donnerait un pouvoir de mouchard aux agents de l’ANR voire les opérateurs des maisons de communication  qui pourraient savoir ce que tout le monde dit de tout le monde et en faire une interprétation  malsaine pour ratifier leur BI (Bulletin d’Information).
 
Le débat sur les écoutes téléphoniques en R.D. Congo en général et à Beni-Lubero en particulier, est ainsi ouvert. Si vous en avez une idée personnelle ou  ce que le gouvernement congolais a déjà dit sur cette question, veuillez bien enrichir le débat en écrivant à benilubero@benilubero.com .
 
Kakule Mathe
Butembo
©Beni-Lubero Online
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©Beni-Lubero Online

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Les habitants des Quartiers Rughenda et Kitulu, en ville de Butembo, ont adressé une lettre d’indignation au chef du quartier Rughenda, Mr Lukombola face aux différentes corvées et coups de poing que les épouses des militaires infligent aux femmes de ces deux quartiers de la ville. Ces épouses des militaires se comportent en militaires et pire encore en esclavagistes. Les mamans qui ont le malheur d’habiter dans ces deux quartiers squattés par les militaires de la fameuse Deuxième Brigade dont on connait par ailleurs l’histoire de la composition et de son déploiement au Grand Nord, sont ces derniers temps contraintes à des corvées humiliantes par d’autres mamans comme elles, à la seule différence que ces dernières ont des maris armés qui jouissent de l’impunité, monnaie courante au Congo-Kinshasa. A part les intimidations et menaces verbales, les corvées consistent à aller puiser, de force, de l’eau pour ces épouses des militaires, laver leurs habits, nettoyer leurs maisons sous le regard acquiesçant de leurs maris militaires. 
 
En même temps et au même endroit, on assiste à l’arrivée quotidienne des nouveaux militaires, probablement ceux issus du fameux mixage de Nkunda. Ces derniers arrivants s’installent sans aucune forme de négociation dans toute maison ou paillote non occupée qu’ils trouvent sur leur passage dans le quartier. Comme les cuisines et les paillottes ne sont pas souvent fermées, certaines familles ont trouvé, en revenant de champs,  leurs paillotes occupées par deux ou trois familles des militaires. Les maisons non encore habitées ou celles inachevées sont les cibles faciles de cette nouvelle forme de guerre contre la paisible population de Rughenda et de Kitulu. Chaque tombée de la nuit constitue un vrai cauchemar pour les habitants de ces deux quartiers et des environs. Si les épouses des militaires opèrent dans la journée, la nuit appartient à leurs maris pour rançonner tous les promeneurs nocturnes des avenues non éclairées de la ville.
 
Toutes ces pratiques esclavagistes démontrent à suffisance que le Congo est loin de sortir de l’auberge. En 1948, les Israéliens avait utilise la même méthode pour chasser les palestiniens de leurs terres et maisons. Ce qui n’était que passager est devenu définitif. 60 ans après, les Palestiniens n’ont jamais retrouve leurs maisons ni leurs terres. Rappelons-nous que cette opération était conduite par l’ONU. Ceux qui exigent la réforme de l’armée comme une condition sine que non de la paix au Congo ne se trompent pas. Ceux qui disent que c’est par là qu’il fallait commencer pour sécuriser les institutions issues des élections n’ont pas non plus tort. Tout donne a croire que le mal congolais nécessité une solution multidimensionnelle correspondant aux aspects multiples de la crise.
 
Mais bien avant cette réforme,  que les autorités de la ville de Butembo et toutes celles qui se disent responsables de l’armée, prennent en main leurs responsabilités face à cette nouvelle tragédie et qu’elles libèrent dans l’immédiat les parcelles occupées des occupants indésirables et qu’ils traduisent en justice les militaires et leurs épouses qui se rendent coupables des actes de vandalisme et d’esclavagisme. Le bourgmestre de Rughenda est interpellé par ce cri de détresse de sa population. 
 
Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online

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