L’HEURE DES REVELATIONS, SUR L’ASSASSINAT DU PÈRE VINCENT MACHOZI, ET LES MASSACRES DE BENI

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

L’ASSASSINAT DU PERE VINCENT MACHOZI << UN CRIME D’ÉTAT>>

000_KABILA_JPOK

Dans l’annonce aux lecteurs de Benilubero.com publiée le 25 mars 2016, il a été promis de rendre la lumière sur l’assassinat du Révérend Père Vincent MACHOZI, ce vaillant combattant de la paix et de l’unité. Aussi, le service d’enquête et recherche de Benilubero.com s’est déployé avec détermination en vue de collecter le maximum de données qui pouvaient aider à fixer les esprits sur ce meurtre sauvage, et à éclairer les opinions tant locales qu’extérieures sur la tragédie qui règne dans Béni-Lubero, tragédie dont cette mort n’est qu’une illustration parmi tant d’autres cas.

julien_route

D’emblée, eu égard à cette considération, chercher à identifier les responsables de la mort du Père Vincent Machozi revient ipso facto à fouiller les cachettes du secret qui voile l’identité des bourreaux qui ont peu à peu transformé les territoires de Béni-Lubero en une boucherie humaine.
En effet, qui aurait-il osé affirmer sans remord que « des fils des Yira (Nande) sont en train de massacrer leurs frères Yira (Nande) » au sujet des tueries ciblées qui n’ont visé qu’une communauté sociale, celle Yira (Nande) dans Béni-Lubero depuis Octobre 2014 ? Certes, toutes les accusations qui ont été portées contre des éléments ADF/NALU en rapport avec ces massacres ne sont que la présomption qui a progressivement gagné la masse sous l’influence de la voix d’autorité du pouvoir par la bouche du Président de la République Joseph Kabila et ses anges, se forçant à convertir une telle hypothèse en une réalité pour des raisons qu’on ne saurait imaginer. Car nulle fois le public n’a pu être témoin d’un élément ADF/NALU capturé ou tué par les forces de l’ordre depuis le déclenchement des massacres de Béni en octobre 2014.
Or, voici ci-après quelques données résultant des enquêtes qu’a menées Benilubero.com sur le phénomène des massacres ci-dessus évoqués :
Qui est l’allié et/ou le protecteur des ADF/NALU sur le sol congolais ?
Le phénomène de la rébellion ADF/NALU est une vielle histoire dans les « annales » des Monts Ruwenzori. Le feu président MOBUTU y avait déjà fait face au cours des années qui ont précédé la fin de son règne. Cette rébellion étrangère a, de toute évidence, marqué une présence très nuisible sur le territoire congolais, se faisant caractériser par des enlèvements, des pillages des biens et des cas de tueries, mais jamais des tueries de masse.
Certes, en soutenant d’abord la révolution de l’AFDL, ensuite du RDC, un des objectifs de l’Ougandais consistait à effacer définitivement la rébellion de l’ADF/NALU de leurs bastions établis sur le territoire congolais. Dès lors, on n’a cessé d’épingler les natifs de Béni à tort dans la complicité avec cette rébellion criminelle, au moment où apparaissait un regain de leur violence. Le gouvernement de Kinshasa a également maintes fois accusé la formation politique du RCD/K-ML et son chef charismatique, Mbusa Nyamwisi, de collaborer avec les tueurs de Béni. Cependant, les enquêtes de Benilubero.com ont découvert ce qui suit :
De 1999 à 2002, Jamil MUKULU, qui tenait la tête des ADF/NALU des Monts Rwenzori, à l’Est de la R.D. Congo, fut récupéré par l’actuel président congolais Joseph KABILA qui l’installa à Kinshasa en vue de sa protection. Etant donné que la rébellion congolaise du RCD/K-ML qui collaborait avec Kampala tendait à l’anéantir (le capturer ou le tuer). A Kinshasa, Jamil MUKULU et ses proches collaborateurs étaient logés, avec des responsables des FDLR dans une résidence personnelle de Joseph KABILA sise Avenue BOKEJE No 55, au Quartier Ma Campagne, en Commune de Ngaliema. A cette époque, l’actuelle Général Akili MUNDOS étant dans la garde rapprochée du président et se familiarisait avec ces hôtes de l’Etat dans le cadre des services relatifs aux besoins de leur prise en charge par le gouvernement.
En 2002, pendant que le processus de réunification du pays battait son plein, Joseph KABILA se résout de transférer ses hôtes au Kenya, étant averti que le gouvernement de transition qui se pointait à l’horizon devait ramener à Kinshasa des « témoins gênants », redoutés par le pouvoir qui était en place comme des espions des pays voisins qui soutenaient leur rébellion. En l’occurrence, KABILA craignait à juste titre que les cadres du RDC/K-ML informent le président MUSEVENI du bon accueil réservé à l’ennemi de son pays à Kinshasa. Ainsi, Joseph KABILA réinstalla-t-il ses hôtes nuisibles à Nairobi, dans le Quartier Lavington, près de YAYA CENTER, tout en continuant à leur garantir la prise en charges sur fonds du gouvernement Congolais. L’équipe était une fois de plus constituée des ADF et des FDLR. C’est encore Akili MUNDOS qui fut détaché pour y aller les encadrer. Dans la même période, le président Joseph KABILA fait de MUNDOS l’Agent de liaison du gouvernement congolais auprès des ADF/NALU, FDLR, MBORORO (établis dans la Province Orientale), mai-mai tels que l’APCLS de Janvier KALEHIRE (qui est de surcroit un cousin à Mundos).
Or, sur terrain, le RDC/K-ML, avant d’intégrer l’armée et la politique nationale n’a cessé de traquer les ADF/NALU sur toute l’étendue du territoire qu’il contrôlait. Il n’a jamais tenté un rapprochement avec cet ennemi de son allié, voire parrain, qui était le gouvernement de Kampala, et ce, jusqu’à la dernière minute de son occupation dans Béni-Lubero. Les enquêtes de Benilubero.com auprès des services de renseignement ougandais ont découvert que l’audace du RCD/K-ML contre l’ADF/NALU l’avait conduit à capturer au moins cinq hauts cadres de cette rébellion dont Yusuf KABANDA, le Secrétaire Général de l’ADF/NALU, et un certain LYAVALA, un autre membre du Quartier général de cette rébellion. Ces prisonniers furent officiellement remis au gouvernement ougandais par l’intermédiaire du général GOA de l’UPDF à Nyaleke, et leurs procès furent organisés en Ouganda. Bien plus, il est un fait bien connu jusque dans les opinions internationales que la toute dernière action militaire du RDC/K-ML fut celle que le colonel Hilaire PALUKU KOMBI (du RCD/K-ML) a l’époque mena contre le Quartier Général des ADF à MWALIKA, dans les contrées du Graben de parc de Virunga. Cette action fut si grandiose que ce commandant fut honoré des éloges et des félicitations de l’Organisation des Nations Unies.
Les ADF ne massacraient pas les civils malgré l’ampleur des traques antérieures, d’où vient qu’ils aient changé subitement d’attitude ? Seraient-ils vraiment les mêmes ADF de jadis ?
Benilubero.com s’est intéressé à savoir pourquoi un phénomène de massacre à l’échelle génocidaire pourrait-il gagner le milieu, soi-disant orchestré par les ADF, au moment où, malgré les traques de toutes ampleurs que cette rébellion a enregistrées dans son histoire, elle ne s’est jamais montrée aussi cruelle qu’elle s’avérerait ces jours. Quelques repères de données ci-après ont ouvert une piste de compréhension sur ce paradoxe.
Le temps du colonel MAMADOU DALA : Après l’anéantissement de la rébellion du M23 par l’armée loyaliste motivée par la vaillance du colonel MAMADOU NDALA en novembre 2013, la coopération FARDC-MONUSCO annonçait avec vigueur le passage vers le grand Nord-Kivu du même genre d’opération contre les rebelles ougandais ADF/NALU actifs dans le territoire de Béni par l’opération baptisée « Sokola I ». L’arrivée à Béni à la tête du commandement de cette opération avait suscité une réelle euphorie parmi la population locale. Cependant, l’espoir de voir la restauration de la paix volera vite à l’éclat, car le vaillant commandant sera vite abattu et consumé avant même d’entamer la mission qu’il est venu exécuter. Nous sommes en Janvier 2014. Quelque quarante-sept minutes après la mort du colonel MAMADOU, le porte-parole du gouvernement congolais pointe la responsabilité des ADF/NALU dans l’attentat ayant coûté la vie à ce héros officier de l’armée congolaise, une allégation qui trouble l’opinion locale du fait que le lieu de cet attentat, qui touche déjà à la périphérie de la ville de Béni, n'avait jamais fait état d’une zone à risque ou sous menace des ADF. Non plus, les enquêtes sur cet évènements sont demeurées aléatoires et sans satisfaction.
L’ère du général BAHUMA : Le général BAHUMA, alors commandant de la Région militaire à Goma se décide aussitôt de relever personnellement sont étendard. Nul n’ignore le travail soigneux dont il a fait preuve, par une bravoure inouïe dans la traque qu’il conduisit contre les ADF/NALU. Les opérations ainsi menées ont entrainé le démantèlement de tous les états-majors connus desdits rebelles ougandais en territoire de Béni. Aussi, l’expertise militaire de l’armée congolaise, en collaboration avec la MONUSCO, ne s’est gênée de déclarer avec fierté qu’on en a fini avec cette rébellion classique, dont il ne resterait qu’une petite dizaine d’éléments en débandade dans la nature. En fait, sous le commandement du général BAHUMA, et avec l’appui de la MONUSCO, les FARDC ont libéré l’axe routier de KAMANGO ainsi qu’une grande partie du parc de Virunga qui était affectée par les activités des ADF. Or, après un si grand victoire, quelque peu historique, cet autre héros de l’armée congolaise mourra d’une manière quasiment mystérieuse, juste dans un délai de sept après l’assassinat du colonel MAMADOU. C’est une autre grande désolation pour la population locale, dont l’espoir se trouva une fois de plus brisé.
Benilubero.com voudrait bien insister sur le fait que, pendant cette période, malgré l’ampleur de l’acharnement des FARDC contre les rebelles ougandais ADF/NALU, les enquêtes n’ont pu trouver des données relatives aux représailles desdits rebelles par des massacres massifs contre la population civile sur leur chemin de fuite ou de retrait.

L’heure du général MUNDOS : Le général Bahuma mourut en août 2014. Le général MUNDOS, qui était à ses côtés au sein de la haute hiérarchie militaire de la région militaire de Goma, est nommé à sa succession à la tête de l’opération Sokola I. A l’instar de ses prédécesseurs (le colonel Mamadou et le général Bahuma), il vient s’installer à Béni. Et d’emblée, la page d’espoir est définitivement tournée. La page noire s’ouvre pour le Yira(Nande) de Béni, un temps de « calvaire » jamais connu dans le milieu. En effet, il a fallu attendre quelques semaines seulement pour voir s’inaugurer le règne des massacres affreux dès le mois d’octobre 2014.
Dans ses enquêtes, Benilubero.com a été profondément surpris par des données qui démontrent que, subitement, les FARDC en opération Sokola I ont « quitté leur vêtement de vaillance et de victoire » pour choisir la passiveté, voire la complaisance devant les cris de détresse d’un peuple sans défense exterminé au fil des heures par des tueurs sans merci. En voici quelques preuves :
Dans un rapport de novembre 2014, un groupe de députés du Nord-Kivu a indiqué qu’un major contacté par un enfant rescapé, alors que les tueries étaient en cours et que les cris des victimes parvenaient à la position qu’il contrôlait, a menacé de fusiller tout élément de son unité qui oserait intervenir et a même arraché les chargeurs de certains des soldats préoccupés d’intervenir. Un autre officier a carrément fait fermer les numéros verts mis en place par la MONUSCO, privant ainsi la population qui se faisait massacrer de la possibilité d’appeler au secours.
Ces données ont été fournies par la population au titre de témoignage faisant état de la complicité du général MUNDOS avec les tueurs qui sèment la terreur à Béni. Des voix se sont élevées pour que sa hiérarchie l’éloigne de cette zone. Il fut envoyé à Mambasa, non loin Béni. Il y eut alors une accalmie d’environ deux mois. Et, Chose surprenante, aussitôt après, c’est encore des axes contrôlés par les soldats se trouvant sous son commandement, précisément de Kokola et Samboka, qu’il a été constaté le mouvement des personnes venants en renfort aux tueurs. Dans ce même rayon, il a été signalé la naissance d’un groupe Mai-mai dont personne parmi les autochtones ne connait la genèse, dont les actions ont été associées aux tueurs, ou autrement qui ont été présentés par le gouvernement congolais comme étant responsables desdits massacres. Les opinions locales indiquent unanimement qu’il s’agissait d’un scenario monté délibérément pour couvrir la vrai identité des tueurs, car dès lors, on n’a plus entendu parler encore de ces Mai-mai ; et pourtant les massacres se sont toujours poursuivis.
Par ailleurs, pendant que les massacres battent leur plein dans Béni-Lubero, le media international fera apprendre que Mr Jamil MUKULU, le principal leader des ADF/NALU des Ruwenzori, a été arrêté en Tanzanie, puis livré aux autorités ougandaises afin d’être jugé. Le gouvernement congolais a suivi cet événement, mais a opté pour l’indifférence et pour le silence.
Pendant que l’identité des tueurs prêtait davantage à la confusion, des preuves se sont paradoxalement multipliées pour impliquer la complicité des FARDC aux côtés des bourreaux d’une part, et pour signaler la participation des sujets rwandais dans ces massacres d’autre part. D’où :
– Le 25 Janvier 2016 BLO publie : MAYIMOYA, Une fois de plus la population découvre que ses tueurs sont des Rwandais.
– Le 17 mars 2016, il est signalé l’arrestation par les services de l’ordre congolais sur l’axe d’Isale de deux rwandais porteurs des passeports Tanzaniens, transportant des armes dans leurs sacs de voyage. Ces intrus ont avoué faire partie d’un vaste réseau des infiltrés qui inondent la zone de Béni-Lubero, qu’ils venaient en renfort aux groupes déjà installés dans cette zone et que leur arrestation ne changera rien au plan mis sur le rail par eux.
– Le 19 mars 2016, un violent affrontement oppose les tueurs entre eux, forçant 30 d’entre eux à se rendre aux soldats du gouvernement congolais à Mayi-Moya, et deux autres arrêtés par la population au niveau de « 25 km » sur l’axe Mbau-Kamango. Les autorités congolaises se sont abstenues d’informer les opinions sur cet événement. Cependant, les deux tueurs qui ont été détenus au niveau de « 25 km », qui sont toutes des femmes, ont livrés la première révélation explicite sur l’identité des personnes qui perpètrent les massacres à Béni, décrivant qu’il existe trois groupe dans le maquis de cette zone dont : le premier groupe est celui des véritables ADF/NALU, ces rebelles ougandais devenus classiques dans le maquis des monts Ruwenzori ; le deuxième groupe est celui des infiltrés rwandais dont elles-mêmes prétendent faire partie ; le troisième groupe qui serait plus récent dans ce maquis serait, selon ces deux femmes, constitués des sujets congolais. D’après ces femmes, le groupe des infiltrés rwandais a été attaqué de manière musclée par les véritables ADF/NALU. Ces derniers reprochent aux infiltrés rwandais d’exceller dans les massacres odieux des civils par lesquels toutes les opinions ne cessent d’accuser faussement les rebelles d’ADF. Ces femmes précisent qu’il existe des familles entières au sein du groupe dont elles font partie, stipulant que l’attaque menée par les ADF a causé la débandade au sein du groupe des tueurs rwandais, leurs enfants en fuite se trouvent égarés dans la forêt ou mort. Ces femmes ont tout dit qu’ils passerait par une formation militaires au Rwanda a Kagera avant de les amener en RDC.

D’OU VIENNENT LES IMMIGRANTS DE BENI-LUBERO ET DE L’ITURI DE CES JOURS ?

Dans les enquêtes de Benilubero.com, un autre phénomène a suscité une curiosité spéciale. C’est le fait d’avoir constaté un mouvement massif et intense des personnes, voire des familles venant de l’axe de Goma et en destination des territoires de Lubero, de Béni et d’Irumu (en Ituri). A Lubero, ils s’installent dans la partie sud du territoire, précisément à Miriki, Buleusa et les contrées environnantes. A Béni, ils s’intéressent particulièrement aux contrées de Kainama et Eringethi. En Ituri, ils sont devenus une colonie de plusieurs milliers d’immigrés au sud d’Irumu, précisément dans les contrées de Boga et de Tchabi. Un Député de l’Ituri nous dit que le nombre de ces immigrés avoisine le chiffre de cinquante mille personnes dans le territoire d’Irumu en Ituri.
Ce qui a stimulé l’attention de Benilubero.com sur cette réalité, c’est entre autre l’homogénéité ethnique de ces personnes : Ils sont tous des « Hutu ».

serufuli782-1

Le gouverneur de Province du Nord-Kivu, Julien Paluku qui a été saisi pour connaitre l’origine de ces immigrants et les raisons de leur déplacement, fit savoir qu’ils étaient des « congolais » en quête de terre arable, et qu’à ce titre, ils seraient libres de se déplacer et de s’installer partout où ils souhaiteraient. Les concernés eux-mêmes ont simplement livrés provenir de Rutshuru et Masisi. Les raisons ainsi évoquées ont été de nature à stimuler Benilubero.com à progresser plus loin dans ses enquêtes, car les territoires de Masisi et de Rutshuru ont visiblement de meilleures terres pour l’agriculture, et il n’y pose point le problème d’un débordement démographique pouvant forcer la migration massive des personnes.
Les enquêteurs de Benilubero.com ont été dépêchés à cet effet à Masisi et à Rutshuru pour s’acquérir de la problématique de ce phénomène auprès de la base dont lesdits immigrants revendiquent faire partie. Les villages qu’a ciblés l’enquête de Benilumbero.com à Masisi sont : Kibati, Busurungi, Nyakabesha, Lubafu, Buhimba, Birika, Bweremana et Ndoto. A Rutshuru, les villages ciblés furent Rugari, Kibumba (dans Nyiragongo), Rutshuru-centre, Jomba, Kibirizi et Nyanzale.
Stratégie d’enquête : Benilubero.com a organisé sur son passage des interviews des ONG et autres Associations locales, la jeunesse et les églises. Ci-après les données ayant été recueillies :
Au niveau du territoire de Masisi, il a été rapporté l’existence du mouvement de déplacement interne. Ces déplacés internes fuyant l’insécurité des groupes armés qui opèrent dans cette zone sont cantonnés dans des camps des déplacés (IDP camp). Ils sont pris en charge par des humanitaires et la protection civile du gouvernement provincial. Ces déplacés n’ont aucune prétention d’être réinstallés ailleurs ; ils sont toujours en attente pour retourner dans leurs terres respectives, une fois la sécurité restaurée. Le phénomène des « déplacés internes » n’a pas été observé au niveau du territoire de Rutshuru.
Les deux principales questions posées aux autochtones rencontrés sont : 1/ Existe-il un problème de terre arable auquel vos populations font face ? 2/ Connaissez-vous des familles ou des individus qui auraient quitté votre milieu pour se réinstaller ailleurs, en l’occurrence dans les territoires de Béni et à Boga ou Tchabi au sud d’Irumu en Ituri ? Les réponses recueillies ont unanimement convergé vers le condensé suivant : 1/ En aucun lieu il n’a été remarqué l’absence d’une quelconque famille faisant partie de la communauté locale du milieu enquêté. En l’occurrence, les personnes interrogés à Masisi rassurent que leurs membres ayant opté pour rester au camp des déplacés internes sont bien connus et bien localisés dans leurs résidences actuelles. 2/ Les interlocuteurs de l’enquêtes, en l’occurrence les ONG et églises ont ajouté qu’il est impossible que des populations en nombre volumineux puissent quitter un village sans que les habitants de la place ne s’en rendent compte. 3/ ces organisations locales ont aussi stipulé qu’on ne saurait imaginer actuellement qu’une population dense de plus ou moins 50.000 personnes se décide de quitter un territoire aussi « délicieux » que celui de Masisi, au moment où aucun problème d’épidémie, de guerre ou de carence de terre ne l’y force.
D’emblée, Benilbero.com est parvenu à la conclusion que ces immigrés ne viennent pas de Masisi ni de Rutshuru. Alors, d’où viennent-ils vraiment ? Cette préoccupation a poussé Benilubero.com à approcher quelque trois cadres politiques issus de la communauté Hutu, qui ont de ce fait livré les données suivantes :
– Le premier a formellement répondu que « ces gens peuvent être des Hutu et parler la même langue que nous, mais ils ne sont pas des congolais. Ils sont soutenus par le pouvoir en place à Kinshasa en collaboration avec celui en place à Kigali. Ils sont donc des Rwandais. Si vous voulez plus de lumière à leur sujet, adressez-vous au gouverneur Julien Paluku qui est la plus grande couverture de leur pénétration non seulement en R.D.Congo, mais surtout dans Béni, Lubero et Ituri ».
– Le second explique que « Même si ces immigrés dits Hutu avaient des problèmes sociaux dans leurs milieux de provenance, il aurait fallu qu’ils intéressent avant tout aux membres de leur communauté avec leurs leaders pour étudier ensemble des voies de solutions possibles, au lieu de se lancer dans une telle migration ». D’où, selon ce dernier, il n’y a pas moyen de les reconnaitre comme faisant vraiment partie des Hutu congolais qu’il connait.
– Le troisième a estimé que ce phénomène de migration est une manière de préparer un autre problème social sur fond de conflit interethnique, qui pourrait explorer tôt ou tard. Il ajoute que les immigrants concernés proviennent du Rwanda. Il élucide qu’ils passent par Idjwi, entrent en R.D. Congo par Kalehe avant de transiter par Masisi pour les uns, ou bien ils entrent directement par le Lac Vert (près de Goma) pour les autres. Ils y trouvent des camions bien apprêtés pour les transporter vers la destination ultime, escortés par des feuilles de route collectives signées par le gouverneur Julien Paluku. Selon ce correspondant, c’est Mr Eugène Serufuli qui connaît les modalités de location desdits véhicules ; il peut mieux dire d’où viennent ces véhicules et qui en paie la charge de location. Cette source termine par déclarer que « c’est bien pour cette opération que SERUFULI a été nommé Ministre du développement rural ».
Cartes d’électeur congolais (carte d’identité) délivrées au Rwanda :
Les données ci-dessus évoquées ont été confirmées par d’autres fruits de recherche d’enquête de Benilubero.com comme suit :
Benilubero.com parvint à tomber sur la preuve de feuille de route collective signée au gouvernorat de Goma en faveur des immigrants hutu affluant au nord de Béni et au sud de l’Ituri. Mais le tumulte qu’un tel acte d’un fils de Béni-Lubero suscita à la base obligea ladite autorité à changer immédiatement de stratégie. A partir de mai 2014, Benilubero.com a fait le constat que les immigrés hutu ne se munissaient plus de feuille de route habituelle, mais plutôt tous portaient de carte d’électeur toute neuve. Benilubero.com a décidé de chercher à comprendre comment serait-il possible que toutes ces personnes se retrouvent avec un tel document d’usage routinier et quotidien tout neuf après trois ans d’utilisation.
C’est dans cette circonstance que la correspondance de Bénilubero.com au Rwanda put dénicher un réseau de délivrance de ces vraies-fausses cartes d’identité congolaises dans la ville de Gisenyi, ville rwandaise située en face de celle congolaise de Goma. Les contrefacteurs impliqués dans cette mafia travaillaient en collaboration avec la Mairie de la ville de Goma, représentée par Mr Nanson KUBUYA alors Maire de la ville, qui fournissait des papiers de cartes d’électeur vierge aux Agents installés avec une machine de capture et d’impression à Gisenyi. Benilubero.com détient la preuve de cette allégation.
Le Massacre des Yira(Nande) entre dans un vieux plan de balkanisation dont Mr Serufuli est le pion le plus utilisé sur terrain :
L’implication de Mr Eugène Serufuli dans le jeu d’occupation de l’Est du la RDC par les Rwandais, tel que dénoncée par ses propres frères hutu plus haut dans ce rapport trouve sa confirmation de plusieurs autres manières.
Les enquêtes de Benilubero.com ont découvert un document soutenant cette allégation tel que produit par « Weakilyks » dont une copie est exposée en annexe. Tout compte fait, Benilubero.com a estimé qu’un grand complot menaçait l’intégrité du territoire national congolais et qu’il fallait qu’on en prenne conscience.

PLAN D’ASSASSINAT DU PERE VINCENT MACHOZI

Dans les données d’enquête récoltées par Benilubero.com sur l’assassinat du Révérend Père Vincent Machozi, beaucoup d’indices révèlent que cette mort relève d’un vaste complot qui part de la plus haute hiérarchie du pays jusqu’au pied de l’administration publique, c’est-à-dire la chefferie d’origine de la victime. La petite chronologie, non exhaustive, des faits ci-dessous peut en donner une idée.
En mars 2014, le Père Vincent informe son bureau de Benilubero.com d’être menacé par un avis de recherche lancé à travers les services de sécurité, à cause de ses différentes publications sur le site qu’il patronne.
En mai 2014, le colonel (général) KAKOLELE BWAMBALE envoie au Père Vincent un message pour l’inviter de le rejoindre à Nairobi/Kenya soi-disant pour un entretien très important. Kakolele le rassure de garantir la prise en charge. Etant bien informé de la mission que Kakolele menait, le Père demande conseil à ses collaborateurs qui lui refusent de prendre un tel risque. Aussitôt des indices de menace se multiplient, et le Père Vincent décide de se rétracter du public pendant un moment.
En juin 2014, des amis du Père Vincent travaillant au gouvernorat de Goma, auprès de Julien Paluku le gouverneur, l’avertissent de figurer sur une liste de personnes à rechercher que la Présidence du pays venait d’envoyer à travers les provinces. Encore le Père Vincent, prend ses dispositions et disparaît de la vie publique.
En août 2014, au moment où il se préparait à la conférence culturelle internationale des Yira (Nande) à Butembo, une source (ami) du bureau du gouverneur de Goma l’avertit qu’une équipe de service secret a été déployée pour l’abattre au cours des activités ou au moins durant la période de cette conférence. Cette fois-ci, le Père Vincent décide de se retirer et d’aller vivre en cachette pendant quelque temps à Kinshasa.
En avril 2015, le bureau du Père Vincent apprend que Mr NZANZU KYAKERE Roger alias Berlin a entrepris des démarches pour initier un mouvement Mai-mai ou rebelle ayant l’objectif de se battre contre les tueurs de qui venaient d’ouvrir les massacres de Béni. Cette démarche s’effectuait à Kampala. L’entourage du Père Vincent décide alors de contacter Roger et le décourage dans cette ambition. Car la communauté nande avait perçu que cela était un piège qui servirait à confirmer l’allégation du Président Kabila qui estime que les « Nande sont en train de s’entretuer à Béni », quand bien même il saurait que ce sont des rwandais infiltrés par sa complicité qui étaient en œuvre.
En juin 2015, le bureau du Père Vincent constate avec regret que, au lieu de voir Mr Nzanzu Kyakere Berlin se décourager à cause de conseil qu’il a eu de la part de sa communauté de base, il devenait de plus en plus hautain, bénéficiant de la protection des services de sécurité dont l’ANR, à travers la personnalité de Mr Jonas KABUYAYA, le chef de Poste de l’ANR/Butembo.
En juillet 2015, le Père Vincent en voyage à Kampala échappe à un attentat, lorsqu’un intrus tente de venir l’assommer nuitamment dans son lit.
En septembre 2015, il y a apparition d’un nouveau groupe Mai-mai dénommé « Mai-mai Kyaghanda-Yira », avec Berlin à la tête. Les dernières concertations mettant en place la structuration de ce groupe Mai-mai se sont tenues entre le gouverneur Julien Paluku et Daniel Masinda alias Eric, qui le plus proche collaborateur de Roger, à l’hôtel Auberge de Butembo, lors de la visite de cette autorité provinciale durant ce même mois à Butembo. L’objectif de la création de ce groupe consiste à servir de couverture pour camoufler la vraie identité de ceux qui tuent les Nande dans Béni-Lubero toujours pour soutenir la thèse de Joseph Kabila que les Nande s’entretuent eux-mêmes.
Entretemps, les preuves démontrant que Roger Nzanzu Kyakere alias Berlin et Daniel Masinda alias Masinda et son groupe Mai-mai se sont associés à l’officier déserteur des FARDC, le colonel Richard BISAMBAZA, se multiplient. Or, toutes les opinions locales à Béni sont témoins du fait que BISAMBAZA est accusé d’avoir participé aux massacres de Kokola.
Depuis le 13 janvier 2016, Daniel Masinda alias Eric, fort du soutient du gouverneur et des services de sécurité, entreprend des menaces plus ouverts contre le Père Vincent. De nouveau, ce dernier se retire pour se mettre en sécurité à l’écart.

Daniel Masida
Daniel Masinda Eric

Berlin Roger

Roger Berlin

Durant la même période, Daniel Masinda alias Eric, organise une mission à Kampala pour identifier là où logerait le Père Vincent. Daniel Masinda se trouvant en exécution de cette mission à Kampala, le Mwami Abdul Kalemire III tente à sa manière de localiser également là où se trouverait le Père Vincent, en feignant de solliciter auprès de lui une protection, prétendant qu’il serait menacé de mort. Le père lui signifia qu’il ne saurait être en mesure de le rassurer, vu qu’il est lui-même sans protection. Le même jour, Daniel Masinda Eric menace le Père sur un appel téléphonique, lui demandant de cesser d’enquêter sur leurs activités communes avec son chef Nzanzu Kyakere Roger alias Berlin ainsi que sur leur mouvement Mai-mai. Le Père Vincent lui répond qu’il ne saurait tolérer le plan de violence que Roger et Eric sont en train de monter dans le milieu des Bayira.
Toujours dans la même période, l’attaque de Miriki a été signalée, où 19 personnes ont été égorgées ou autrement tuées à la même manière que ce qui est observé dans la tuerie de Béni. Sans enquête, le gouvernement s’empresse à épingler les FDLR d’être responsables de ce crime. Dès lors l’activisme de Berlin et Eric s’épanouit de plus en plus.

Roger Berlin N
Nzanzu Berlin Roger.

Le 11 Mars 2016, Benilubero.com recueille l’information faisant état d’une intense collaboration entre Roger et Bisambaza, en vue de ramener quelqu’un tête des ex-soldats M23 dans le Graben. En effet, stimulé par Clovis KALONDA qui se fait passer pour le nouveau patron du M23, Bisambaza accepte de devenir son agent militaire privilégié. Le point de connexion entre les troupes de Roger et ceux de Bisambaza s’établit alors à quelque distance de Kasindi-Port une place appelé BIMBAHO.
Le 17 mars 2016, arrestation par les services de sécurités des deux rwandais aux passeports tanzaniens. Le même jour, quelques témoins informent Benilubero.com que Daniel Masinda alias Eric, le collègue de Berlin, était aperçu dans la contrée de Vitungwe, le rayon dans lequel ont été arrêtés les deux rwandais et dans lequel sera tué le Père Vincent trois jours plus tard.
Le 18 mars 2016, le Père Vincent publie un article sur l’arrestation à Isale de deux rwandais portants des passeports tanzaniens.
Le 20 mars 2016, le Père Vincent Machozi informe le bureau de Benilubero.com et ses proches collaborateurs du Kyaghanda qu’il est sollicité par le Mwami Abdul Kalemire III pour se rencontrer à Vitungwe. Il s’y rend en toute innocence. Un échange tête à tête se tient entre les deux personnes jusque tard dans la nuit, aux environs de 23 heures, heure locale. C’est seulement quelque minute après que le chef Abdul l’ait quitté que les malfaiteurs lourdement armés surgissent et l’abattent, après l’avoir recherché avec insistance. Tout ceci se passe dans la concession du Père Machozi, au centre social MON BEAU VILLAGE, que Le chef Abdul Kalemire III avait lui-même proposé pour cette rencontre avec le Père, et pour la réunion des chefs coutumiers qu’il avait convoquée pour le jour qui suivrait.
Le 21 Mars 2016, à une heure du matin, le chef Kalemire informe les membres de la communauté Yira de la diaspora trop tôt que le Père Vincent a été fusillé, et que lui-même l’a échappé bel, uniquement du fait qu’il l’avait quitté le centre social quelque minute avant l’irruption des assaillants. Aussitôt après, d’autres témoins oculaires informent que le chef Kalemire III était toujours dans l’enceinte du centre social au moment du drame, mais enfermé dans la chambre qui lui était préparée pour la circonstance de réunion des chefs coutumiers qu’il avait convoqués. Il n’en est sorti qu’au matin, et en se dérobant à la vue des personnes qui venaient. La garde du chef Kalemire n’a fourni aucun effort de défense pour essayer de protéger la victime, malgré l’alerte qui lui avait été donné par les personnes présentes. Bien plus la Police Nationale de Bulambo non plus n’a point bougé.
Au matin du 21 mars, des informations parviennent qu’il y a des preuves que les 12 militaires qui ont exécuté le plan de l’assassinat du Père Vincent sont venus de Musienene, de la propriété que le Président Kabila s’est construite récemment. La jeep qui les avait transportés la veille en destination d’Isale est rentrée tôt dans la matinée de ce jour, en provenance de la même localité.

Entretemps, l’euphorie de cette « victoire » aveugle Mr Daniel Masinda, et dans la joie de cette célébration il distribue des texto pour demander à un de ses correspondants avertir le Coordonnateur General du Kyaghanda de la diaspora que le Père Vincent vient d’avoir sa part, que ce lui-là s’attende également à son tour, et peut-être bientôt.
Les 22 mars 2016, Mr Paluku Magloire, un journaliste proche du gouverneur Julien Paluku, dans le Journal parlé du matin de Radio Kivu-One, annonce sans aucune enquête préalable que le Père Vincent Machozi fut tué dans le contexte d’un conflit du pouvoir coutumier de son milieu natal. Vraiment ?? En contactant le Chef Kalemire III, lui nie l’existence d’un conflit coutumier d’où Père Vincent été impliqué.
Paradoxe et scandale :
Benilubero.com a été saisi de l’information selon laquelle l’officiel congolais a intimé l’ordre qu’aucune enquête officielle ne soit ouverte et qu’il n’y ait pas de procès sur l’assassinat du Révérend Père Vincent Machozi. Bien plus, au moment où on penserait à initier le dossier de ce procès judiciaire, les enquêtes de Benilubero.com a constaté avec amertume que la détermination des autorités politico-administratives et celles de sécurité les ait poussées à entreprendre des actes d’intimidation en l’endroit de ceux-là qui auraient la prérogative d’exiger une éventuelle procédure judiciaire sur la mort du Père Vincent. Pour sa part, Benilubero.com estime qu’un tel procès, même si ces autorités y concédaient enfin, ne rapporterait aucun résultat satisfaisant dans le contexte du pouvoir politique actuel.
Benilubero.com détient toutes les preuves des faits et allégations qui ont été évoqués dans ce rapport et demeure dans l’attitude de disponibilité pour collaborer avec tout enquêteur fiable et indépendant en vue d’établir la justice et la vérité sur les drames et tragédies actuellement vécus dans l’espace territorial de Béni-Lubero.
Questions ouvertes :
De ce qui précède surgissent ces interrogations de Benilubero.com, lesquelles peuvent devenir aussi celles de tous ses lecteurs :
Au sujet des ADF, quand exactement le divorce entre ADF/NALU et le président congolais Joseph KABILA a-t-il eu lieu ? Pareillement, quand exactement y a-t-il eu rupture entre Joseph KABILA et les FDLR ? Car, jusqu’à preuve du contraire, c’est bien le Chef de l’état congolais qui s’est avéré le protecteur privilégié de ces deux principales rebellions des pays voisins à l’Est du pays.
Après avoir déclaré l’anéantissement des ADF par le gouvernement congolais en août 2014, comment serait-il possible que ces rebelles reviennent en force juste quelques semaines plus tard après la mort du General Bauma Luncien avec une capacité de nuisance si effrayante telle que cela se fait remarquer par les massacres interruptible depuis octobre 2014 ? Quand se sont-ils reconstitués ? Où ont-ils trouvés des armes, après que tout leur arsenal de guerre ait été détruit (selon le gouvernement congolais et la MONUSCO) ?
Concernant Le General Akili MUNDOS, la coïncidence de sa présence à Béni en qualité de commandant Sokola I et le déclenchement des massacres dans sa zone d’opération serait-il un produit du hasard ou plutôt la réalisation d’un plan dont il aurait participé à l’élaboration, compte tenu de ses affinités avec les prétendus bourreaux (ADF) sous les auspices du président Kabila ? Si c’est un hasard, pourquoi MUNDOS ne manifeste-t-il pas une réelle volonté de combattre ces assaillants et bourreaux, jusqu’à empêcher ses troupes de voler au secours des civils en danger ? Bien plus, pourquoi, le gouvernement ne s’emploie-t-il pas à satisfaire au désir de la population de Béni qui demande que MUNDOS permuté loin de la zone de massacre ? Encore, pourquoi des mesures disciplinaires et des sanctions ont été constaté contre tous les officiers de l’armée congolaise qui ont tenté de manifester une détermination dans leur engagement à lutter contre les tueurs des civils à Béni ?
Quand à l’arrestation de Jamil MUKULU, pourquoi le gouvernement congolais n’y manifeste explicitement aucun intérêt, ni en sollicitant sa contribution aux enquêtes, vu que les crimes de ce prévenu a surtout endeuillé la population congolais de Béni-Lubero, ni en exigeant qu’il soit plutôt extradé en R.D.Congo pour répondre des crimes qu’il y a commis ?
Concernant la carte d’identité congolaise délivrée au Rwanda, comment une machine de la CENI pourrait-elle se retrouver en fonction au Rwanda ? Et, pourquoi des Rwandais y afflueraient-ils en vue d’être dotés d’une marque de l’identité nationale congolaise ?
Au sujet des immigrants qui prétendent venir de Masisi, vu la fertilité des terres de ce territoire, qu’est-ce qu’un agriculteur de Masisi pourrait envier ailleurs, cas échéant, jusqu’à se lancer dans une aventure de migration si périlleuse, vu que Béni où ils se dirigent est actuellement une zone à haut risque et pleine d’insécurité ?
Parlant de la mort du Père Vincent, que dire de l’inaction de la garde du chef Kalemire qui était pourtant présente sur le lieu et bien alerté par les témoins qui avaient suspecté le danger en lui pointant les assaillants ? Pourquoi aussi la Police Nationale de Bulambo a longtemps attendu pour ne se pointer que le lendemain ? Pourquoi les membres de la Congrégation des Pères Assomptionnistes dont le Père Vincent faisait partie ainsi que la hiérarchie de l’Eglise catholique de Butembo-Béni font-ils l’objet de menace et intimidation des services secrets à partir des évènements de l’assassinat du Père Vincent ?
Pourquoi le gouverneur de Province du Nord-Kivu et le service de l’ANR se sont-ils érigés en protecteurs et boucliers de NZANZU KYAKERE Roger (Berlin) et Daniel Masinda (Eric) qui se comportent visiblement en hors-la-loi par la création et l’entretien de nouveaux groupes armés ?
Pourquoi le pouvoir en place, par le biais du gouvernement provincial et par les allégations du chef de l’état lui-même cherche-t-il à camoufler l’identité des tueurs de Béni, des personnes en migration vers le nord de la province du Nord-Kivu ainsi que le plan d’occupation et de balkanisation qu’ils accompagnent ? …

On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours.


©Beni-Lubero Online

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Comments

  1. By Emmanuel Tavulyandanda

    Répondre

  2. By Paulin KIBANDO

    Répondre

    • Répondre

    • Répondre

  3. By paul muhindo sivaminywa kovahwa

    Répondre

  4. By NDOVYA MATOFALI Lwanzo

    Répondre

  5. By mbanusi mutumwa

    Répondre

  6. Répondre

  7. Répondre

  8. By héritier MUNGUMIYO

    Répondre

  9. Répondre

  10. By BITUMBA

    Répondre

  11. By kasimba

    Répondre

  12. By Jonathan Tabulyandanda

    Répondre

  13. By Ceditel

    Répondre

  14. By Damien

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *