Marche des infirmiers du District Sanitaire de Butembo

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Les professionnels de santé du District Sanitaire de Butembo sont descendus dans les rues l’avant midi du samedi 5 avril 2014. Ils réclament du Gouvernement Congolais : la mécanisation des professionnels et administratifs de santé, L’alignement de tous les professionnels et administratifs de santé à la prime de risque, L’augmentation du montant de la prime de risque dans les proportions non discriminatoires et non injurieuses par rapport à celle accordée aux collaborateurs de service, les médecins et Le démantèlement du réseau des détourneurs de nos primes de risque ainsi que leur traduction en justice, bref l’amélioration de leur condition de vie.

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Tous habillés en blouses blanches ils sont partis de leur siège sis au N°08 de l’Avenue Makasi au Quartier Centre Commercial, en Commune Kimemi pour chuter à la Mairie de Butembo où ils ont organisé un sit-in.

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Les infirmiers assis à même le sol

Ils ont lu leur memo devant Mr Katsuva Terya Awite, Chef de Division Unique de la Mairie qui les a reçu à lieu et place du Maire de ville, Mr Sikuly’Uvasaka Makala. Dans leur message, ils sont revenus sur la descrimination dont ils sont victime dans le secteur de la santé. En voici quelques exemples : Seuls en moyenne 20% des professionnels et administratifs de santé sont mécanisés et environ 70% d’entre eux sont éligibles à la retraite ; En moyenne 30% bénéficient d’une prime de risque de moquerie d’environ 12000 FC soit 12,9 USD aux cotés des médecins qui en reçoivent entre 500000FC soit 537,63 USD et 1000000 FC soit 1075,26 USD et ce, malgré la formation scolaire et académique, l’expériences professionnelles, le volume de travail, sans compter les risques incalculables auxquels ils sont exposés jours et nuits aux cotés des malades ; Des détournements de la prime de risque s’opèrent de manière récurrente, avec un caractère très régulier c’est-à- dire à chaque fin d’année et de manière sélective ciblant uniquement la prime des professionnels de la santé et jamais des médecins, ce qui rend les infirmiers trop perplexes surtout que cette opération s’effectue à toute impunité aux vues et aux sues des autorités.

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Prenant la parole, le Chef de Divion a salué la marche pacifique des infirmiers et les a encourager à mener leur lutte sans aucune casse.

Même les infirmiers de Lubero n’ont pas été du reste. Ils sont partis du bureau de la cité jusqu’au bureau de l’Administrateur de territoire. Signalons que cette marche intervient 24 heures après la grève sèche de trois jours ces infirmiers sur toute l’étendue du District Sanitaire de Butembo.

Dr Jean-Paul Mundama crache sur la grève administrative

Passant sur les voies des ondes d’une Radio Télévision Victoire Horizon, émettant en modulation de fréquence 103.0 Mhz à partir de Butembo, le Médecin Chef de District Sanitaire a qualifié la grève administrative des professionnels de la santé d’épidémique et de sans fondement et que les meneurs de cette grève n’étaient pas reconnus comme infirmiers de son District. Cette déclaration a été une goûte qui a débordé le vase. Les infirmiers qui venaient d’amorcer leur grève administrative le lundi 24 mars 2014 n’ont pas su digérer cette pullule amère qu’ils ont vite qualifié d’injure provocatrice. Ils ont ainsi demandé qu’il retire et demande pardon publiquement dans 24 heures. Chose qu’il a boycotté. Voilà ce qui a déclenché la grève sèche.

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Dr Mundama (Photo droit de tiers)

Jules Kasereka Vayikehya, Secrétaire Exécutif de la SOLSICO (Solidarité Syndicale des Infirmiers du Congo) et Porte-parole de la coalition SOLSICO – SYNCASS (Syndicat National des Cadres et Agents de Services et de Secteur) estime que les infirmiers sont les premiers partenaires de la santé et que donc il est insensé de s’hasarder à les injurier sur le micro de la radio. Pour lui, c’est ce médecin qui devrait collaborer avec ses partenaires incontournables et lutter pour l’amélioration de condition de vie de ses agents au lieu d’aller les injurier à la radio.

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Jules Vayikehya (Photo archive BLO)

Docteur Mundama dit ne pas reconnaître sa faute et par conséquent il ne peut pas demander pardon « Je ne reconnais pas la grève des infirmiers car je n’ai pas été saisi de ce mouvement dans mon entité » a-t-il ajouté. Ce propos a vite été rejeté par les syndicats des manifestants. Pour eux, la grève a commencé au chef lieu de la province du Nord-Kivu et que même le Ministre National et le Ministre Provincial, voire le Gouverneur sont informé quant à ce.

Edgar Mateso et Jean de Dieu Kayitula

Butembo

©Benilubero Online

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