Massacres de BUSURUNGI, les Mai-Mai quittent Amani

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Pendant le week-end du 09 au 10 mai 2009, plus de 62 personnes ont été tuées et une quarantaine blessée lors d’une attaque perpétrée par des assaillants soupçonnés d’être des rebelles hutus rwandais « FDLR »  dans le village de Busurungi, dans le groupement Walowa-Luanda, en territoire de Walikale.
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Cette nouvelle  nous a été livrée par un des habitants du territoire de Walikale joint au téléphone par benilubero.com. Selon notre source les assaillants ont d’abord enfermé la population dans leurs maisons respectives avant de faire du porte à porte au cours duquel le carnage a eu lieu. L’Assemblée provinciale du Nord Kivu l’a confirmée ce mercredi au cours d’une plénière. Les habitants de Walowa Luanda parlent de 62 morts et de plusieurs blessés, tous des civils. Un véritable massacre sans précédent dans ce groupement où vivent des paisibles paysans congolais qui ne comprennent pas la faute qu’ils ont commise pour subir pareilles exactions.
 
Déplacés de Walikale
Le communiqué de l’organisme OCHA parle de 90 morts. Le député provincial Bwira Shemusimiwa, élu de Walikale, qui a avancé exactement le même chiffre, parle, lui, d’une tragédie qui se déroule dans son fief électoral. « Les FDLR sont arrivés, ils ont incendié le village et tué 62 personnes. Vous savez, les FDLR sont nombreux là, ils pillent, violent… Ils sont arrivés, ont assiégé le village et tiré dans tous les sens… », s’est-il lamenté au micro de la radio onusienne.

Selon toutes ces sources, la région est quasiment déserte. Les habitants de Chambucha, Lukaraba, Biriko, notamment, ont fui leurs villages, les uns se dirigeant vers Kalembe, et les autres vers Hombo et Musenge. Ils sont sans assistance.

 
Réaction de la société civile
 
La Société civile du Nord Kivu attribue notamment ces attaques contre les populations civiles au manque de sérieux dans la planification des opérations militaires dites KIMIA II. En effet, la société civile constate que ce sont des effectifs réduits de FARDC impayés, affamés, mal équipés,  qui sont déployés au front contre les assaillants que l’on appelle communément FDLR mais dont la vraie identité  apparaît petit à petit comme des nouvelles forces d’occupation qui se cachent derrière le label FDLR pour vider le Nord-Kivu de sa population afin de l’occuper ou de l’asservir . Ces assaillants se révèlent plus féroces que ceux qui étaient connus jadis comme FDLR.
 
Pour Jason Luneno, président de la société civile du Nord Kivu, il n’y a pas eu une seule occasion laissée par le gouvernement aux FDLR de se rendre à la Monuc : « On est entrain d’attaquer le FDLR pour les disperser dans la nature. Ces derniers s’arrangent pour rentrer et réattaquer la population et les positions des FARDC. A l’heure où je vous parle, il n’y a pas eu un seul endroit où les FARDc ont été attaqués et on leur a laissé la possibilité de s’orienter vers les sites de la Monuc. »

Jason Luneno justifie aussi ces attaques répétées des FDLR contre les civils par le manque de ration suffisante des FARDC : « On a déployé des militaires affamés, qui n’ont pas suffisamment de nourriture. On les a déployés dans des villages où on laisse des positions à deux, trois ou quatre militaires. Est-ce que ce quelques militaires dans un village peuvent contrer une attaque des FDLR ? »

Le président de la société civile déplore aussi le manque de cohésion dans l’armée nationale : « Il y a les FARDC, il y a le CNDP, il y a les Maï-Maï, et on les mélange ! Selon d’autres sources de Rubare en Territoire de Rutshuru, il n’y a pas mélange des Fardc avec les CNDP et les Mai-Mai car plusieurs combattants du CNDP y ont un commandement autonome.

Pour le porte-parole du gouvernement congolais cependant, la société civile joue à l’intoxication et à la démoralisation de l’armée. Tout en reconnaissant la modicité des moyens mis à la disposition des FARDC, Lambert Mende demande à la société civile de laisser l’armée nationale faire la guerre.

Pour Lambert Mende, il n’existe aucun pays au monde, quelque démocratique soit-il, où des responsables de mouvements associatifs se mêlent des problèmes opérationnels : « Cela s’appelle, d’abord, du discrédit jeté sur notre armée, mais aussi de la démoralisation des force armées en plane opération de guerre. Il y a des pays où cela est même constitutif d’une infraction. »

Réaction MAI MAI
 
Pour sa part, les éléments Mai-Mai du groupe « kifuafua » viennent de bouder leur démobilisation voire  leur intégration au sein des Fardc. Selon les Mai-Mai, ce qu’on appelle Fardc au Nord-Kivu joueraient le même jeu que le CNDP pour exclure les combattants locaux du processus de pacification.
Selon les Mai-Mai, il faut d’abord protéger la population avant toute autre activité. Cela rentre dans leur préoccupation et de l’objet de leur prise des armes depuis toujours : protéger la population. Les Mai-Mai ne veulent pas ainsi que leur départ du cadre  de la pacification soit appelé  rébellion ou insurrection.
 
Mai-Mai MUDOHU, Ex-Député au Parlement de la Transition (2003-2006)
Une attaque des FDLR fait 2 morts et des blessés à Kinyandoni
Deux éléments de la police nationale tués, quelques blessés et une jeep brûlée, c’est le bilan d’une attaque des FDLR le  mercredi 13 mai au matin dans le centre commercial de Kinyandoni, à plus de 70 kilomètres au Nord de Goma, en territoire de Rutshuru
D’après les autorités locales de Kisharo situé à quelques kilomètres de Kinyandoni, un groupe d’assaillants en provenance des collines surplombant cette localité ont attaqué depuis 9 heures locales Kinyandoni sur l’axe Rutshuru-Nyamilima, au nord de Goma. Ces assaillants ont échangé des tirs avec une unité de la police nationale basée sur place pendant plusieurs heures, affirment ces cadres. Toujours selon eux, plusieurs familles prises de panique ont commencé à quitter la localité et se sont dirigées vers plusieurs directions.
 
Umbo Salama
Butembo
Beni-Lubero Online
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