MAYIMOYA : Une fois de plus, la population découvre que ses tueurs sont des Rwandais

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Les Fardc déployées actuellement à MAYIMOYA, Groupement Bambuba Kisiki, Secteur de Beni-Mbau, en Territoire de Beni ont renoué avec l’honneur d’une armée nationale et républicaine engagée dans la défense de l’intégrité territoriale de la R.D.Congo. Elles ont été ovationnées par la population de MAYIMOYA après avoir gagné la bataille de MAYIMOYA contre les rebelles rwandais qui tentaient, une fois de plus, d’accéder à leur proie de tous les jours, à savoir, la population civile. Pour une fois, il n’y a pas eu mort d’hommes parmi les civils et parmi les Fardc. Les rebelles rwandais ont été mis en déroute. Quatre d’entre eux (dont une femme et un jeune homme d'environ 12 ans) ont été tués, 5 armes récupérées dont une lance-roquette, et une radio de transmission.

La femme rebelle tuee a MAYIMOYA

La femme rebelle tuée à MAYIMOYA

L’après-midi du samedi 23 janvier 2016 restera gravée dans la mémoire de la population de Mayimoya. Pour une fois à la suite d’une incursion des rebelles rwandais,  il n’y a eu ni enterrement ni deuil à MayiMoya. Tous les bataillons des Fardc au front à Beni-Lubero ne sont donc pas infiltrés par les tueurs des populations civiles congolaises.  Les Fardc patriotes et loyalistes existent toujours  dans la troupe comme dans le commandement.

Tout s’est passé le samedi 23 janvier 2016. Les fidèles catholiques étaient en pleine célébration du sacrement de baptême dans l’Eglise Secteur de Kisiki-MAYIMOYA. Subitement, les rebelles investissent les alentours de l’Eglise et tirent des coups de sommation pour annoncer leur entrée dans la cité de MAYIMOYA par le petit sentier ouvrant sur le bâtiment de l’Eglise.  

D’habitude quand les présumés ADF/NALU arrivent dans un endroit pour tuer les civils, ils ne rencontrent pas de résistance. L’intervention des FARDC est souvent tardive, c’est-à-dire longtemps après les faits, même quand les FARDC ont été prévenues.

Mais cette fois-ci ce n’était  pas le cas. Le camp militaire à l’entrée de MAYIMOYA est depuis quelques jours sous contrôle des  Fardc issues essentiellement des Ex-APC du RCD-K-ML venus de l’ITURI et qui connaissent bien la région. Au moment de l’attaque, ces vaillants militaires congolais étaient à leur poste, prêts à s’acquitter de leur mission. Leur riposte aux tirs des rebelles  était foudroyante. Les rebelles habitués à égorger des civils sans défense et à piller tous leurs biens de valeur n’ont certainement pas cru que pour une fois, ils n’entreraient pas dans MAYIMOYA, une cité qu’ils ont déjà attaquée plusieurs fois sans rencontrer de résistance.

Devant le feu des Fardc, les assaillants n’avaient pas d’autre solution que la retraite vers le Parc National des Virunga. Même si on dit qu’une fois, n’est pas coutume, on ne peut ne pas féliciter et encourager les Fardc déployées à MAYIMOYA.

Les corps des 4 rebelles tués ont été exposés dans la soirée devant le bureau du Territoire de Beni à Oïcha. Plusieurs civils ont accouru à ce lieu d’exposition pour voir de leurs yeux les visages de ceux qui les ont déjà endeuillés plusieurs fois. En effet, dans le secteur de Beni-Mbau, chaque habitant a déjà perdu au moins un membre de famille ou un ami dans les massacres et les kidnappings des populations civiles en cours.

maymoyaegorgeurs

En voyant les visages des rebelles tués, la population locale est arrivée à la même conclusion que ses tueurs sont des rwandais. Le même constat avait été fait après l’attaque d’Eringeti du 29 novembre 2015 où les visages des rebelles tués démontraient qu’ils étaient rwandais.  

massacres_maymoya_rwandais1

Le fait troublant à Eringeti comme à Mayimoya est que tous les tueurs tués portaient l’uniforme de l’armée congolaise. Qui leur donne ces tenues militaires des Fardc ?  Peut-être qu’une enquête militaire sur les types d’armes et de minutions peut révéler davantage. 

Le Général Jean Baillaud de la Monusco et  Maman SIDIKOU actuel représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en R.D.Congo  sont déjà arrivés aux mêmes conclusions que la population locale :

  1. Les tueurs sont des étrangers dans leurs méthodes de combat et d'éxécution des victimes (Jean Baillaud)
  2. Les tueurs sont aussi en tenue civile au sein de la population (Jean Baillaud)
  3. Les tueurs portent la même tenue militaire que les Fardc (Jean Baillaud)
  4. Les tueurs sont parfois infiltrés au sein des Fardc au front (Jean Baillaud)
  5. Les tueurs cherchent à chasser les populations locales de leurs terres pour les occuper (Maman SIDIKOU)
  6.  Les tueurs sont des rwandais (population civile)
  7. Le ciblage des victimes d’une même ethnie, la géographie des attaques, la cruauté et les méthodes d’exécution des victimes, la fréquence et l’immensité des massacres, la préméditation et l’organisation des massacres,  sont des faits qui démontrent qu’il y a bel et bien génocide des Nande au Nord-Kivu.

Le peuple congolais attend que la communauté internationale  représentée en R.D.Congo par la MONUSCO et les missions diplomatiques, vienne au secours du peuple Nande (Yira) pour arrêter le génocide avant d’initier une enquête internationale  indépendante qui déterminera ses commanditaires ainsi que ses exécutants à déférer devant la justice internationale.  

La population locale espère que les Fardc déployées aujourd’hui à MAYIMOYA qui ont démontré leur amour de la patrie en défendant son intégrité territoriale, ne subiront pas le sort des héros nationaux  Mamadou Ndala et Bauma qui, pour avoir bien défendu l’intégrité territoriale de la R.D.Congo, avaient  été tués. La population locale appelle le gouvernement congolais à maintenir et à renforcer l’équipe gagnante des Fardc aujourd’hui déployées à Mayimoya.

© Beni-Lubero Online

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *