Mise au point sur l’attaque de Beni de ces jours…

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Les imprécisions se dégagent. Les opinions peuvent désormais recevoir la lumière qu’elles attendent des événements qui ont été vécus ce 22 juin 2017 dans la ville de Beni.

De l’identité des assaillants

Le Maire de la ville a tout voilé et tient à tenir masquée la face des personnes qui ont causé tant de désolation à la paisible population de sa juridiction. Il a raison, car il répond aux consignes qui lui incombe de la part de sa hiérarchie.

Néanmoins des investigations fouillées des services de BLO sur les lieux ont révélé ce qui suit:
– Les auteurs de l’attaque de la ville de Beni de ce 22 juin 2017 sont un brassage de plusieurs forces acquises pour une alliance contre l’intégrité du territoire national, contre la souveraineté du peuple, pour la pérennisation du président Joseph Kabila bloquant toute perspective du progrès dans l’avenir de la R.D. Congo sur le plan politique et sur le plan social. Cette coalition négative est composée des combattants du M23, des égorgeurs de la région, des FDLR et des Mai-mai que Kakolele a négociés en faveur de Kabila parmi les patriotes du milieu, en l’occurrence le groupe Mai-mai réorganisé par Saperita.
– En réalité, d’autres alliés de cette coalition se retrouvent directement au sein de l’armée gouvernementale déployée sur place. Ces complices qui ont infiltré les FARDC jusque dans sa colonne vertébrale (la chaîne de commandement) détiennent la clé d’infiltration desdits hors-la-loi dans les agglomérations, telle la ville de Beni en ce jour, et de stratégie d’orientation de leurs actions ou opérations, en leur fournissant des informations nécessaires sur la tactique militaire de l’armée gouvernementale.
– Ainsi, les éléments Mai-mai incorporés aux assaillants ont été utilisés à l’avant-plan de l’opération comme couverture devant la population locale. Ils ont été poussés en avant pour pénétrer la ville, en portant des matériels et armes quasiment rudimentaires (environs quatre armes à feu pour vingt personnes, des bâtons, de gourdes etc.), pendant que la masse majeure des assaillants composée du M23, des égorgeur et des FDLR ont pris position sur les collines périphériques du sud et du sud-est de la ville, munis de tous genres d’armes sophistiquées; et c’est de là qu’ils ont lancé des bombes qui ont détruit des maisons dont une aile du bureau de l’Institut Bungulu.

Du bilan

une bombe des assaillants détruit un local de l'Institut Bungulu/Beni

une bombe des assaillants détruit un local de l’Institut Bungulu/Beni

– Les assaillants ont lancé des bombes de manière aveugle et sadique. Une école, l’Institut Bungulu, abritant des finalistes du secondaire en plein Examens d’Etat, a été visée par un bombardement qui a causé plusieurs blessés parmi les élèves. Les victimes ont été admis à l’hôpital général de Beni.
– Des enfants égarés ou blessés lors de la débandade et sous la pression de la foule en panique.
– Au moins dix soldats reconnus comme des FARDC ont été tués, parmi lesquels figure le Major Moïse SEBISUSA, un FARDC Rwandophone, dont le contexte de la mort reste non bien élucidé et donc suspect…
– La radio communautaire Muungano de Beni, se trouvant à la périphérie sud-est de la ville, a été prise en otage par les éléments envahisseurs.

Vers la mi-journée tous les assaillants disparaissent de la ville sans que personne ne sache par où ils sont passés ni où ils se sont retirés.

L’attaque de la ville de Beni de ce 22 juin est un véritable crime contre l’humanité en considération de ses bombardements ciblés contre les installations civiles publiques dont les écoles et le marché. Cet événement devrait faire partie de documentation à soumettre à la Cour Pénale Internationale pour des enquêtes en vue d’un tribunal à solliciter pour juger les crimes de guerres et crimes contre l’humanité à Beni depuis l’année 2014.

La première personne à interpeller devrait être Monsieur Kakolele Bwambale, alias Aigle Blanc, qui a révendiqué le commandement suprême des Mai-mai opérant actuellement dans la région de Beni et de Butembo.

Le général Fall Sikabwe, commandant des opérations Sokola 1/Sud, a également à s’expliquer sur un certain nombre de faits en rapport avec les activités militaires et phénomènes d’insécurité à Beni et ses environs (massacres, incursions des hors-la-loi à Beni et à Kabasha, collaboration des éléments de ses troupes avec des forces négatives dont les Mai-mai et les égorgeurs etc.)

Ce sont toutes ces données qui donnent la lumière sur l’attaque de Beni de ce 22 juin 2017.

Ntina SANGULU

©Beni-Lubero Online.

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