Nouvelle escroquerie sur le Passeport Congolais : les passeports biométriques doivent être achetés doublement

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Le pleur des voyageurs congolais retentit par toutes les frontières du pays. Il y a à peine six mois depuis que le gouvernement congolais a mis en circulation le passeport dit « biométrique ». Aujourd’hui le même gouvernement déclare « caduque » ce passeport biométrique. L’instruction formelle est donnée à la Direction Générale de Migrations, DGM en sigle, de retirer de la circulation tous les passeports biométriques des premiers lots tout en exigeant aux requérants un montant de cent vingt dollars américains (US $ 120) en vue d’en obtenir un nouveau. Il convient de noter que ce seul montant de 120 dollars équivaut à deux passeports des pays voisins, tel que l’Ouganda.


Ainsi, dans moins d’une année, il y a de nombreux congolais qui auront été forcés de payer le passeport trois fois. En effet, la campagne pour sensibiliser les congolais à requérir le passeport biométrique était subitement intervenue au cours de l’année 2017. Beaucoup de citoyens ne venaient que d’obtenir l’ancien passeport semi-biométrique ayant une validité de cinq ans. Cette campagne s’est faite tambour battant, fixant initialement la date limite de l’abrogation de l’ancien passeport à la mi-Octobre 2017, avant de la prolonger au Janvier 2018. Ceci provoquant une bousculade des candidats pour solliciter le passeport biométrique au coût total variant entre 225 dollars, 255 dollars, voir jusqu’à 350 dollars, malgré le prix officiel fixé à 185 dollars américains. Or, déjà en Janvier 2018, le gouvernement congolais oblige les détenteurs dudit passeport biométrique de verser encore un montant de 120 dollars pour le remplacer par un autre. L’unique raison avancée pour cette obligation, c’est que le passeport biométrique contient une faute grammaticale dans l’impression du titre en anglais, à savoir « DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO ».


Pourtant le citoyen congolais n’imprime jamais un passeport national; c’est son gouvernement qui le fait et le lui vend toujours à un prix exorbitant. Le premier passeport a été retiré de la circulation par les autorités pour imposer le passeport semi-biométrique. En suite, le gouvernement déclare caduque les passeports semi-biométriques, même ceux dont la durée de validité n’a pas encore expiré, pour des raisons qui lui sont propres, tout en obligeant les porteurs de payer cher pour l’obtention du nouveau passeport « biométrique », pendant que dans les pays où règne le droit tous les passeports encore en validité auraient été remplacés gratuitement. Aujourd’hui, le passeport biométrique, ayant coûté jusqu’à 350 dollars pour certaines personnes, est annulé sans avoir été utilisé par les uns, ou après l’utilisation d’un mois ou deux mois ou trois mois par les autres; et le gouvernement exige 120 dollars pour son remplacement suite à ses propres erreurs. Le gouvernement congolais aurait-il une logique ou une philosophie propre de droits de ses administrés? Si la réponse est oui, alors cela peut s’appeler « escroquerie, sadisme, irresponsabilité, incompétence… »


Que le Cardinal Laurent Monsengwo l’ait fait remarquer en termes de « médiocrité », ou que le Pasteur Ekofo l’ait mentionné en termes de « non Etat », c’est que les illustrations de leurs allégations inondent le quotidien de gestion des affaires publiques dans tous les domaines. Et, au moment où les dirigeants du pays s’emportent de colère à cause de ces remarques justes et généreuses, n’est-ce pas là alors le signe d’une véritable folie, lorsqu’on devient incapable de se reconnaître tel qu’on est…


On comprend dès lors que la R.D.Congo est gérée par des personnes qui sont plus que médiocres. L’urgence d’extirper ce défi s’impose, car le centre de l’Afrique, voire le continent entier, risque bien de s’effondrer à cause d’un pays situé à son cœur, mais devenu mortellement parasite.

Joséphine TSHALA MPINDA
Kinshasa

©Beni-Lubero Online.

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