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L’Insécurité des populations civiles de Beni-Lubero s’intensifie et se diversifie dans l’indifférence totale du gouvernement congolais et de la Monuc qui poursuivent leur agenda de démantèlement des Mai-Mai et du Retour des Refugiés Congolais du Rwanda et de l’Ouganda.
 
A part les assassinats des jeunes garçons et adultes de moins de 40 ans, les viols et les mutilations sexuelles des femmes, les incendies des maisons, les braquages sur les routes, les vols en mains armées,  la profanation d’une église catholique vient de s’ajouter à cette litanie des violations des droits humains qui rappelle l’holocauste congolais sous Léopold II, le Roi des Belges !
 
Dans la nuit du Lundi au Mardi 23 Février 2010, l’Eglise de la Paroisse Catholique Saint Esprit d’Oïcha a été profanée par des profanateurs non autrement identifiés.  Ces profanateurs qui étaient visiblement armés pour accomplir leur sale besogne, avaient réussi à casser les portes de la Sacristie avant d’accéder au Tabernacle qu’ils ont cassé et renversé sur le pavement. Pendant leur messe noire qui a commencé par la communion, les profanateurs se sont enivré du vin de messe, utilisant les calices sacrés ainsi que les purificatoires comme verres et mouchoirs. Le coffre-fort de la paroisse qui se trouve au même endroit a été défoncé et vidé de son contenu de 196 US$, fruit de l’aumône des fidèles.  Avant de partir, les profanateurs avaient dépouillé l’autel  de ses nappes et aspergé le pavement et les murs du vin de messe restant. Sur le lieu du crime, on a retrouvé une paire des sandales dont on ne sait pas si elle servait de souliers à un des profanateurs où si elle était tout simplement un objet de diversion sur l’identité réelle des profanateurs.   
Cette profanation macabre avait été découverte le lendemain matin par les fidèles et les prêtres venus célébrer la messe matinale.
 
                      Paroisse Catholique Saint Esprit d’Oicha, Diocèse de Butembo-Beni
Jusqu’à présent, les profanateurs  non encore identifiés courent toujours et Dieu seul pourra les rattraper et les punir à sa manière dans ce coin du pays où l’autorité de l’Etat ainsi que la loi internationale sont sélectives de leurs protégés.
 
                      La Radio Moto de la Paroisse d’Oïcha et le Couvent des Prêtres
Dans ce contexte, la Paroisse Catholique d’Oïcha s’est tournée vers elle-même  pour réparer spirituellement les dommages de la profanation de son lieu saint. Une cérémonie spéciale de prière pour la bénédiction du Tabernacle et de tous les objets liturgiques souillés par les profanateurs a été présidée par le Curé de la Paroisse. Une foule nombreuse des fidèles a participé à cette bénédiction pour redonner à leur Eglise son statut de lieu saint.
 
Une vue de la Cité d’Oïcha-Route de Bunia en voie d’asphaltage par les Chinois surnommés "cinq chantiers"
Cette profanation, la première d’une église de la cité d’Oïcha depuis Adam et Eve, a réveillé les habitants de leur sommeil pour tenter de comprendre ce qui se passe dans la région. Pour certains, même les militaires indisciplinés de Mobutu n’avaient jamais franchi cette barrière du sacré?  D’autres accusent déjà les clandestins armés dont la présence devient de plus en plus inquiétante aux environs de Cité d’Oïcha, notamment à Kamango, Kainama, Eringeti, etc.
 
L’absence de contrôle de cette immigration clandestine armée et le maintien du commandement militaire et de la police de la région  entre les mains des ex-miliciens du CNDP sont deux signes qui ne trompent d’une occupation militaire en cours.  Au lieu de s’occuper de ceux problèmes, les députés s’échangent des coups dans leurs hémicycles à la suite des motions de défiance qui tournent autour de l’argent mais jamais autour de la securité de leurs électeurs de 2006 et de leurs biens.
 
Dans ce contexte, la société civile dans toutes ses composantes devrait se concerter avec les chefs coutumiers pour mettre le gouvernement congolais devant ses responsabilités. Il n’y a pas une autre voie pour sauver les meubles de la case qui brûle.
 
OBEDE BAHATI 
OICHA
Beni-Lubero Online
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