RDC: ORGANISER LES ÉLECTIONS SANS KABILA, SEULE SOLUTION À LA CRISE. Comprenez ici les raisons !

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LE RASSEMBLEMENT DOIT REFUSER TOUTE OFFRE DE DIVERSION.

Depuis quelques temps, Kabila donne des assurances aux diplomates et récemment à la Cenco, pour revenir à l’application de l’accord en nommant un Premier Ministre et un Président du CNSA présentés par le Rassemblement. Il s’agit là d’une stratégie rusée que de nombreuses publications de BLO avaient pris soin de prédire et de dénoncer depuis plusieurs mois en précisant que « Kabila joue au retardement de l’application de l’accord de la Saint Sylvestre pour perdre le maximum du temps prévu au délai de la transition devant présider les élections attendues avant le 31 décembre 2017. Il a planifié de tromper le public à la dernière minute qu’il accepte d’appliquer les dispositions dudit accord en nommant un premier ministre proposé par le Rassemblement, au moment où il sera visiblement impossible de prétendre organiser les élections à cause d’insuffisance de temps. Ce qui lui permettra d’initier des nouvelles démarches, de commun accord avec le gouvernement qui aura été organisé par le premier ministre issu du Rassemblement, pour arracher dignement un nouveau prolongement de son règne sur une transition qui devrait prendre deux nouvelles années au-delà du 31 décembre 2017.

Il est urgent de s’opposer avec fermeté à ce schéma eu égard à ce qui suit:

1. Pour avoir refusé d’appliquer un accord négocié dans la souffrance par les Hommes de Dieu, accord qui lui permettait pourtant de rester au pouvoir au-delà de son mandat, il a non seulement montré sa mauvaise foi, mais aussi perdu toute crédibilité. En conséquence il a fermé la porte de négociation possible avec lui et toute possibilité pour lui-même de conduire un processus d’alternance apaisée.

2. Les récentes déclarations de la Ceni, un robot téléguidé par les forces du glissement et du chaos, son refus de publier un calendrier électoral, prouvent en suffisance que le régime est dans une logique de pourrissement et s’est engouffré dans le «MOI OU RIEN, MOI OU LE CHAOS».

3. Même si on laisserait Kabila et Le Président robotisé de la Ceni faire, il est claire que ces élections seront chaotiques, des candidats présidents et des partis dédoublés seront bannis, les adversaires mis dans une impossibilité de faire campagne, etc… Le peuple a tellement perdu confiance au Président et à la Ceni actuelle que toute élection organisée par eux conduira le pays au désordre si pas à la Somalisation.

4. Pour preuve, le régime refuse d’appliquer des simples mesures de description politique contenues dans l’accord, notamment l’annulation d’arrêtés de dédoublement des partis politiques, la réouverture des médias, le retour au Pays des exilés politiques et du candidat Moïse Katumbi, la libération des prisonniers politiques arrêtés le 19 décembre à l’instar du député Provincial KAKULE SAASITA et tout le comité Provincial du Rassemblement arbitrairement détenus pour aucune infraction dans la prison de Goma pendant 6 mois,etc.

5. Le Rassemblement devra mobiliser le peuple pacifique, harmoniser avec le peuple actif, trouver un consensus autour de la personnalité Indépendante qui va diriger la transition, faire consommer le nom du consensus à l’intérieur du pays, dans la région et la sous-region Africaine, aux Nations unies et la communauté internationale. Dans tous les cas deux noms sortent du lot de tous les chuchotements des salons politiques et diplomatiques: Monseigneur MOSENGWO PASINYA ET Le GYNÉCOLOGUE DENIS MUKWEGE pour une courte transition.

6. Dans les conditions actuelles, une courte transition sans Kabila est le seul véritable schéma acceptable. Le Rassemblement et tous les autres acteurs engagés doivent travailler de concert pour accentuer la pression et obtenir au mieux un exile honorable en l’instar des pressions qui ont présidé au départ de Djotodja en Centrafrique, de Yaya Djamei en Gambie, de sanogo au Mali, Michel Bartelly de Haïti…

7. Quiconque s’estimant aimer ce pays et soucieux de son avenir devrait comprendre qu’accepter de diriger le CNSA et le Gouvernement dans les conditions actuelles (avec et sous Kabila avec son système pouru), c’est une trahison de la lutte, une déception du peuple et une prolongation inutile de la souffrance atroce des congolais.

Donc point n’est question d’offrir surtout une deuxième béquille à Kabila qui est en train de perdre lamentablement le contrôle du pays, après celle que Kamerhe lui avait gratuitement offerte en récompense d’une pièce de monnaie de chien.

La Rassemblement et la société civile n’ont pas droit à l’erreur à ce moment où toute augure indique sans contestation l’écroulement prochain du baobab du malheur du peuple congolais. Ce qui rend insupportable tout prolongement de la présence de Kabila parmi ceux qui doivent continuer à penser l’avenir du géant RDC, c’est encore la nouvelle campagne pour le referendum qu’il vient de lancer ouvertement par la bouche de ses ouailles à travers le pays (comme l’unique espoir de conquérir dans la dignité sa succession éternelle par lui- même), au mépris total du peuple qui a radicalement exclu cette option dans le contexte politique corrompu du moment présent.

Douglas Pangaru
Correspondant de BLO à Kinshasa

©Beni-Lubero Online.

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