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Retombé des propos génocidaires du chef de l’Etat : la jeunesse Nande rehausse le ton!!!

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LETTRE OUVERTE DE LA JEUNESSE NANDE DE KINSHASA ADRESSEE A LA POPULATION CONGOLAISE

Transmis copie pour information :
Réf : n°006/COJEUNAK-AVRIL/2018
– A son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo, Chef de l’Etat.
à Kinshasa/Gombe
– A l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale
– A l’Honorable Président du Caucus de Députés du Grand-Nord
– A l’Honorable Président du Caucus de Députés du Nord-Kivu
– A l’Honorable Députée Vicky KATUMWA
– Au Vice 1er-ministre et Ministre de l’intérieur
(Tous) à Kinshasa/Lingwala
– Aux Chefs des Missions Diplomatiques accrédités en RDC (USA, UE, UA, MONUSCO, France, Belgique et Russie)
– Au Ministre de la défense et de l’intégrité territoriale
– A la Conférence Episcopale Nationale du Congo, CENCO en sigle
(Tous) à Kinshasa/Gombe
A son Excellence Monsieur le Gouverneur du Nord-Kivu à Goma/Himbi
– Au comité de gestion de l’ACN-Kinshasa
à Kinshasa/Barumbu

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Objet : Persistance des massacres ciblés à Beni-Lubero au Nord-Kivu.

0. Introduction

1. Nous, jeunes Nande de Kinshasa, écrivons cette lettre pour exprimer notre profonde indignation à l’égard de la situation sécuritaire dégradante au Nord-Kivu en général et dans les territoires et villes de Beni, Lubero et Butembo en particulier.
2. Cette lettre vise à sensibiliser la population congolaise et les institutions étatiques congolaises, mais aussi la communauté internationale face au carnage dont sont victimes les populations civiles de Beni, Butembo et Lubero au Nord-Kivu du fait de leur appartenance à la Communauté Nande, autochtone du coin.
3. Ainsi donc, outre l’introduction et la partie des annexes sur la cartographie des massacres, cette correspondance est axée sur quatre points à savoir: le bref aperçu du contexte, la communauté Nande et la cohabitation, l’analyse des récents faits d’actualités et les recommandations.


I. Bref aperçu du contexte

4. Depuis avril 2014 jusqu’à ce jour, les populations civiles de Beni sont victimes de massacres ciblés. Ceux-ci ont des conséquences fâcheuses sur la vie humaine et sur les institutions étatiques : la crise humanitaire sans précédente et la méfiance envers l’Etat par les populations, suivis de l’effritement de l’autorité de l’Etat. Le bilan de ces 4 ans de massacres est catastrophique : de milliers de personnes tuées sauvagement, de milliers de personnes portées disparues, des centaines de villages incendiés et dévastés et des milliers des personnes vouées à l’errance et à la pauvreté indescriptible. Ces massacres seraient l’œuvre des présumés ADF, une rébellion ougandaise dont les relations avec Kinshasa évoluent en dent de scie.
5. Les opérations militaires lancées depuis plusieurs années pour combattre ces présumés ADF n’ont rien apporté jusque-là. Elles ont plutôt trop militarisé la zone et crée une greffe d’insécurité par des militaires incontrôlés dont la solde est parfois détournée. Les missions parlementaires et les missions officielles des autorités politico-administratives du sommet de l’Etat descendus à Beni du fait de ces massacres n’ont eu comme résultats que des rapports déposés dans les tiroirs des autorités sans que la situation ne s’améliore sur terrain. Cette situation crée une méfiance de la population vis-à-vis du gouvernement de la République.


II. La communauté Nande et la cohabitation

6. Le Nord-Kivu, à l’instar des autres provinces de la RDC, est un espace avec une mosaïque des tribus. Cette province, riche en ressources naturelles et jouissante d’une position géopolitique et géostratégique importante, ouvre la RDC vers la région des grands lacs, une région dont l’esprit expansionniste hâte certaines communautés bien connues. Ces attitudes antagonistes sont à la base des alliances politico-militaires qui se font et se défont avec des conséquences graves sur les communautés ethniques qui s’y trouvent et y vivent. Le Nord-Kivu n’est pas épargné par cette dynamique de la région des Grands-Lacs. C’est ainsi qu’il a toujours été la porte d’entrée de l’instabilité de la RDC par la manipulation et la complicité de certaines tribus appuyées par des pays voisins qui caressent le rêve de domination au-delà de la frontière conventionnelle de notre pays.
7. Cette complicité semble avoir pour faits historiques, de triste mémoire, des guerres du RDC/Goma, du CNDP, du M23 ainsi que les massacres de Beni-Lubero. Le double jeu qu’affichent ces communautés plombe ainsi la cohabitation pacifique interethnique.
8. La communauté Nande, reconnue pour son nationalisme et attaché à l’intangibilité des frontières de la RDC, est depuis longtemps victime d’une campagne d’intoxication et de haine par les forces du mal en la taxant de tribaliste où tout un peuple serait taxé de mai-mai, des groupes armés non originaires de son territoire. Cette opinion mensongère s’est malheureusement répandue jusqu’au sein des institutions de la RDC.
9. Pourtant, depuis belle lurette, la région de Beni-Lubero a toujours été hospitalière et pacifique. Pour preuve, les membres d’autres communautés y exercent calmement leurs activités professionnelles dans la fonction publique, les entreprises publiques et paraétatiques, ainsi que les établissements publics que privés. Cette partie de la République a même hébergé des grandes personnalités de diverses communautés à l’échiquier national à l’instar de Mme Olive LEMBE DISITA, Angel NYIRABITORO (Maire Adjoint de Beni de 2006-2018), le Premier-ministre honoraire Augustin MATATA PONYO, Hon. François NZEKUYE, tous ayant vécu en territoire de Beni. Sans oublier le général Charles BISENGIMANA à Luotu, le Professeur KANYANKOGOTE MPAGAZEHE à Butembo/Kambali et de nombreux hommes d’affaires tels le Feu RWAKABUBA SHINGA et NGEZAYO qui ont exercé leurs business dans la région, pour ne citer que ceux-là.


De ce qui précède, au nom de l’unité nationale et de la cohabitation pacifique, la Jeunesse Nande profite de cette occasion pour accorder un pardon collectif :
– A tous ceux-là qui vilipendent et tentent de salir l’image de la communauté Nande au moment où elle a besoin de la compassion et de la solidarité nationale ;
– A tous ceux-là qui disposent des moyens de l’Etat pour sécuriser la population victime des massacres mais qui en demeurent indifférent, soit désintéressés ;
– A tous ceux-là qui jouent au super pompier et, qui tentent de victimiser la victime et empêcheraient toute procédure de mise en claire dans ces massacres des Nande.
10. Depuis 2010, il s’est observé un mouvement de déplacement des populations non identifiées en provenance des territoires de Masisi et Rutshuru. Ces populations seraient munies d’armes blanches et en feu dont une partie s’est installée au Sud de Lubero en s’appuyant sur la milice Nyatura et, une autre partie en partance pour Boga, une zone située non loin de Beni, considérée actuellement comme champ d’action des massacres. Ces mouvements de déplacement ont été suspendus par une recommandation de l’Assemblée Nationale et une décision au niveau du gouvernement provincial du Nord-Kivu, au regard de la situation sécuritaire et du fait que Beni-Lubero soit une zone opérationnelle qui ne favorise pas cet état des choses, car l’ennemi est capable de se dissimiler à tout.
11. Le peuple Nande a toujours été acteur de la cohabitation entre les ethnies, mais il plaide toujours pour une cohabitation sincère et non hypocrite avec des groupes des personnes non armés. Aussi, la Communauté Nande vit partout en RDC et à travers le monde. Son intégration et sa promotion dans les sociétés qui l’accueillent se justifie du fait qu’il ne s’ingère nullement dans l’organisation politique, administrative ou coutumière de l’espace hospitalier.


III. L’analyse des récents faits d’actualité

12. Le rejet de la motion contre le ministre national de la défense lors de la plénière du lundi 16 avril 2018 porte atteinte à la population congolaise dans son ensemble qui appelle de tous ses vœux la fin des massacres à Beni. En effet, en s’appuyant sur les missions que l’Ordonnance-loi N°15/015 du 21 mars 2015 fixant les attributions des ministères dont celles de la défense y figurent. C’est dans cette logique que la Jeunesse Nande de Kinshasa a pu constater l’incapacité du gouvernement à mettre fin à l’insécurité et exige de ce fait la démission du Ministre National de la Défense :
13. Sur le plan de la défense de l’intégrité territoriale sur terrain, il est observé des incursions et attaques par des personnes inconnues soit disant ADF, de nationalités diverses menant des actions terroristes dans la politique d’infiltration et d’occupation en égorgeant à un rythme effréné les populations civiles. (Voir détails en annexe).
14. Sur le plan organisation et structuration de l’armée : la non maitrise des effectifs militaires, les bavures des éléments incontrôlés, la circulation des tenues FARDC entre les mains des assaillants, la logistique défaillante, les officiers inamovibles aux bilans médiocres, le manque de motivation matérielle des soldats au front sont des signes qui aggravent l’insécurité dans la contrée.
15. Sur le plan conception, exécution et suivi de l’intégration et formation de l’armée : on remarque la quasi présence des ex rebelles M23 et CNDP intégrés comme officiers et militaires ayant commis des forfaits dans la province Nord-Kivu opérer encore dans la même province qu’ils ont endeuillée compromettant la confiance de la population envers l’armée, une présence quasi-totale des militaires, l’absence de la création d’un centre de formation spécialisée sur la guerre asymétrique, la sourde oreille face à la recommandation d’érection de Nyaleke en camp d’entrainement et de la réhabilitation et équipement du camps d’entrainement à Kisangani plus proche que Kananga. La précarité de la vie des recrus dans les centres de formation militaire les poussant à abandonner.
16. Sur le plan de la surveillance terrestre, fluvial, lacustre, maritime et aérien : On constate l’inaction de l’armée en dépit des annonces et alertes voir même des tracts des présumés ADF qui se matérialisent sous l’œil impuissant de nos forces de sécurité. Ainsi à nos jours, même le gouvernement avec plus de 15000 militaires déployés sur une petite zone de 40 km2 n’arrive toujours pas à identifier l’ennemi.
17. La Jeunesse Nande est profondément inquiets de la psychose créée par des révélations lors de la rencontre du lundi 16 avril 2018 où le Président de la République aurait qualifié les Nande des tribalistes, quoi qu’officiellement qualifié d’intox. Cette situation coïncide bien avec ce que déplore la communauté Nande malgré son poids économique et démographique, sa faible représentativité au gouvernement national (un seul ministère seulement), au sein des officiers (un seul commandant second), au sein des mandataires publics (un seul DG) sans compter l’asphyxie délibérée à l’abandon total des infrastructures pro croissance. Outre cela il y a des faux procès organisés à Beni dans le seul but de blanchir les coupables à l’instar de Mundos, qui du reste est cité dans une panoplie de rapports et, inculper les innocents. Sans s’arrêter, ils vont jusqu’à réduire les témoins gênants au silence, voire même, les menacer de fournir les faux témoignages soit les condamné. A titre illustratif, le témoin Jean-Paul NGAHANGONDI et les autres dont nous ignorons les noms sont aujourd’hui en cavale de peur à subir les mêmes sorts que ceux cités précédemment. Tous ces faits visibles, combinés aux massacres continuels dans la région laissent croire à un complot bien entretenu pour exterminer ce peuple.

IV. Les recommandations

18. Dans la dynamique de pacification du Nord-Kivu en général et de Beni-Lubero en particulier, nous recommandons ce qui suit :

a) Réévaluer les recommandations telles que formulées dans le mémorandum de l’Association Culturelle Nande /Kyaghanda-Kinshasa adressé au Président de l’Assemblée Nationale en date du 18 mars 2016 ;
b) Diligenter une enquête parlementaire dans les territoires de Beni, Lubero et Rutshuru, et traduire les coupables en justice ;
c) Créer le cadre d’interpellation d’acteurs politiques, des comanditaires, des planificateurs et des tireurs de ficèles de ces massacres, bien connus et pointés du doigt par la population locale lors de la mission humanitaire et de sensibilisation des ministres originaires du Nord-Kivu ;
d) Poursuivre la neutralisation totale et systématique des tous les groupes armés locaux Mongol, Nyatura, Local defense, Magrivi, Mazembe, Apcls, Tcheka, Fontaine, Les Fdlr/Rudi, Fdlr/Foka et Les Maimai, encore actifs dans cette zone ;
e) Restaurer l’autorité de l’Etat dans cette zone restée depuis longtemps sous occupation des groupes armés ;
f) Rapatrier et/ou à défaut identifier tous les réfugiés rwandais vivant en RD Congo ;
g) Relever les militaires et policiers originaires du Nord-Kivu et Sud-Kivu dont l’accointance avec les milices locales est avérée ;
h) Procéder au ramassage d’armes à feu distribuées par certains leaders politiques aux populations civiles de Masisi, Rutshuru, Goma, Nyiragongo;
i) Encourager le cadre des concertations intercommunautaires et de les accompagner dans les initiatives tendant à consolider la cohabitation pacifique entre les communautés;
j) Relever l’enquête internationale dans la région ;
k) Faire appel à une force internationale du genre Artémis de Bunia ;
l) Exiger un Tribunal Pénal Spécial International pour Beni ;
m) Réévaluer les recommandations formulées dans les différents appels urgents de COJEUNAK et lettre ouverte de la société civile de Beni-Lubero, de villes de Beni et Butembo, qui malgré multiples interpellations des autorités, sont restées lettres mortes.

ANNEXE : TABLEAU DES INCURSIONS REBELLES, DES REDITIONS, EMBUSCADES ET AUTRES INCIDENTS DE SECURITE DEPUIS JANVIER 2018

1. Mardi 02 janvier 2018 à Eringeti, le sous- lieutenant des FARDC BONGISA Faustin tire à bout portant sur un civil du nom de KABENGE MUKENDI Prince. Le fait se passe à 23h. La victime blessée au cou et au thorax, avait refusé de donner un lift au militaire signale la société civile locale. Cette dernière souhaite que le militaire auteur de cet acte soit jugé en chambre foraine à Eringeti bilan un civil blessé victime originaire de Nyanya –ituri.
2. Jeudi 04 janvier 2018, les FARDC constatent la disparition de Monsieur KASONGO BULEMO Honoré. Cet habitant de Kisiki n’est pas visible depuis le 31 décembre 2017. A sa recherche, les militaires n’ont trouvé que des traces de son passage à Mapobu où la victime tendait ses pièges dans cette partie du groupement Bambuba-kisiki.
3. Dimanche 07 janvier 2018, les habitants de Ngadi mettent la main sur une femme dans la matinée. Elle est suspectée d’être un élément ADF sortie de la brousse, elle se ferait passer pour une muette. La société civile de Batangi-mbau signale que cette femme a été conduite au camp militaire de la place, pour analyse.
4. Jeudi 11 janvier 2018, plusieurs civils sont amenés en brousse par des bandits armés sur la route Beni-Kasindi, précisément à Nyaleke. Les victimes dont Kasereka MANGWENGWE Jadot de RTGB, provenaient de Kasindi. Arrivées entre Nyaleke et Semuliki, des motos et véhicules tombent dans une embuscade. Là, une femme est blessée par balle, certains sont relâchés et une dizaine amenée en brousse. Les assaillants bien armés, sont vêtus en tenue des FARDC.
5. Le même Jeudi 11 janvier 2018, des coups de balles ont été entendus à Oicha aux environs de 20h. Tout est causé par un militaire des FARDC qui voulait cambrioler dans une maison. Le propriétaire de la maison ayant résisté, c’est ce qui a amené les deux à se disputer l’arme du militaire. Et dans cette dispute, des balles ont été libérées de l’arme, mais sans causer des dégâts. Le militaire a été maitrisé grâce à l’arrivée de ses compagnons.
6. Les radios et télévision de Beni ville et territoire coupent l signal pour revendiquer la libération de Jadot MANGWENGWE.
7. Samedi 13 janvier 2018, le Général MBANGU MASHITA Marcel commandant des Opérations SOKOLA 1 Grand Nord lance des nouvelles opérations de traque des rebelles de l’ADF. Des tirs symboliques ont lieu à Matombo dans un camp des FARDC. Par ce geste l’armée jure par l’extermination rebelle au prix du dernier sacrifice. Mourir pour gagner.
8. Mercredi 17 janvier 2018 à Mavivi, on parle de NDIVITHO Jean-Marie enseignant de profession a été fusillé dans sa boutique et la mort s’en est suivie. Le fait s’est passé la nuit de mardi à mercredi. Des manifestations populaires enregistrées
9. Jeudi 18 janvier 2018, les radios reprennent les activités mais sans journal parlé. Cela, en attendant que les démarches de libération aboutissent.
10. La nuit du vendredi 19 janvier au samedi 20 janvier 2018, le journaliste Jadot MANGWENGWE est libéré par ses ravisseurs. Des sources crédibles parlent d’une rançon payée sans dire combien.
11. Samedi 20 janvier dans la soirée, le village de Banoli-liva est attaqué par les présumés ADF, débandade totale au sein de la population. Une femme nommée Jacqueline est morte. Elle a été touchée par les éclats d’une bombe. Un autre civil, l’enseignant MUMBERE a été touché à la tête.
12. Le même samedi 20 janvier, une position des FARDC est attaquée sur la route Kasindi entre Nyaleke et la rivière Semuliki. Le bilan n’est pas rendu public par l’armée.
13. Le Dimanche 21 janvier, 3 civils sont tués et un autre blessé par balle lors d’une attaque rebelle aux positions militaires des FARDC à Kokola, village de Bambuba-Kisiki situé à près de 20km au nord d’Oicha. La société civile parle aussi de 4personnes portée disparues.
14. Le Mercredi 24 janvier, les ADF attaquent une position des FARDC à Opira, à 3km au sud d’Eringeti. Les FARDC ont su repousser l’attaque sans dégât signalé.
15. Le Jeudi 25 janvier 2018, une personne tuée, quatre autres grièvement blessées et deux portées disparues. C’est le résultat d’une attaque ADF à Tungudu à 2km, d’Eringeti, groupement Bambuba-Kisiki. Le fait passe à 9h.
16. Le même Jeudi 25 janvier, la cité de Kasindi a été attaquée par des miliciens maimai. Un maimai est tué. Dans la poursuite des rebelles, les militaires se sont appris aux chrétiens dans une paroisse catholique. Ils croient à certains assaillants qui se seraient cachés là-bas. Quelques civiles et un prêtre auraient été ligotés.
17. Mardi 30 janvier, plus de 5 personnes sont enlevées par des rebelles présumés de l’ADF en commune de Ruwenzori en ville de Beni.
18. Le Mercredi 31 janvier, MASUMBUKO BWANAKAWA NYONYI, maire de Beni échappe à un attentat. Deux jeunes à moto ont jeté une grenade dans sa jeep la nuit au moment du retour de son bureau. L’autorité urbaine a réussi à rejeter cet explosif avant qu’il ne réagisse. Les criminels se sont sauvés.
19. Le Jeudi 01 février, deux jeunes hommes sont blessés par balle à Kisiki près de Maymoya en groupement Bambuba-Kisiki. Le fait se passe aux environs de 20h30. Ces deux civils enfants d’un militaire venaient de Lume pour Mayimoya. Des sources militaires parlent de la tentative de traversée des ADF, alors que la société civile locale parle d’une tentative de pillage par les militaires FARDC basés sur place.
20. Le Vendredi 02 février 2018 dans la soirée, l’incursion ADF cause la mort à 4civiles et la disparition de 4autres à Kithevya, village se trouvant en cheval des groupements Bambuba -Kisiki et Batangi-Mbau ; au Nord –Ouest d’Oicha. Au-delà des dégâts humains, le village a été systématiquement pillé, y compris le centre de santé de la place. Au moment de l’incursion, il n’y avait aucune position FARDC au village. Plus de 5 fois ce village a été attaqué.
21. Le Dimanche 04 février 2018, le bilan de Kithevya s’alourdi. 2 autres corps sont retrouvés dans les brousses de Ngilingili.
22. Le Lundi 05 février, la patrouille des FARDC découvre 1 autre corps à Kithevya. Cela mène à 7, le nombre des victimes de l’incursion ADF le 2Février 2018danss le village.
23. Le Mercredi 07 février, les ADF tentent d’attaquer le village d’Eringeti à partir de Kasana. Les militaires basés à une barrière à Kasana, ont répliqué et l’ennemi a pris fuite
24. Le Jeudi 08 février, un militaire des FARDC se déguise à un ADF et demande à tout le monde à son passage de se sauver, car selon lui, les ADF comme lui étaient aux environs. Tout se passe à Makele près de Kithevya. Ce militaire avait l’intension de voler les biens de la population au point de créer un retour de ceux qui voulaient se rendre aux champs.
25. Le Vendredi 09 février 2018, les rebelles de l’ADF envahissent le village de Ngite près de Mavivi aux environs de 18h, 5civils sont tués, 3 maisons et une moto incendiées ; la provision d’un mariage emportée. Voilà le bilan. L’intervention armée a été signalée tard à 20h. 4 ont été tués par balle et la 5e victime c’est une femme qui a piqué une crise. On signale aussi 5blessés.
26. Le Dimanche 11 fevrier 2018, un autre corps est trouvé à Masulukwede à près de 900m de la route. Ce corps porte à 6 le nombre des victimes de l’attaque de Ngite vendredi 9 Fevrier.
27. Le Lundi 12Fevrier, 3autres corps sont découvertsdans les brousses de mavivi-ngite. Ceci porte à 9 le nombre des victimes de l’attaque de vendredi 9 Février.
28. Le Mardi 13 février, un militaire FARDC assassine son compagnon d’arme à Mambanike près d’Oicha. Les deux se seraient disputés à cause d’une rivale.
29. Monsieur VIHUTHO, capita du village Ntombi a été retrouvé mort Vendredi 16 Février dans les brousses de Kakwavya au Nord-ouest de Mayimoya dans le groupement Bambuba-Kisiki. Selon les membres de la famille, il aurait été tué par des maimai présents dans la région depuis un moment.
30. La nuit de Jeudi 15Fevrier au Vendredi 16 Février, l’enseignant MUHINDO KOMBI SAFARI est menacé par deux hommes en tenue militaire muni d’armes à feu qui se sont introduits dans sa boutique au quartier Oicha1er. La victime a été blessée à la jambe. La population accuse les FARDC.
31.Le Samedi 17 Février 2018, un véhicule 4fois4 de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN tombe dans une embuscade ADF à Tungudu non loin d’Eringeti. Les assaillants ont lancé une roquette sur le véhicule causant 5morts et 8blessés. Deux jours après, 2blessés sont aussi morts. Le véhicule quittait Beni pour Mambasa en Ituri.
32. La nuit de Samedi à Dimanche 18 Février 2018, Madame KAVIRA KIVAHIMBENDE es tuée par balle. Le fait s’est passé à Kazimoto, à Kafeza aux environs de 20h. Les auteurs de ce meurtre sont deux hommes armés que la population assimile aux FARDC. Ils ont tiré leur cible dans la poitrine.
33. Le Jeudi 22Fevrier 2018, les rebelles de l’ADF ont fait incursion à Mbau dans l’après-midi. L’attaque n’a pas duré car repoussée directement par les FARDC. Un militaire et un rebelle sont tombés, 3 civils tués à préciser la société civile.
34. Le Dimanche 25 Février 2018, les ADF tendent l’embuscade à Mukoko près de Maibo. Un civil, un militaire sont tués ; un véhicule et un vélo sont incendiés, on signale aussi deux blessés.
35. Le Jeudi 1er mars 2018, un véhicule de marque Fuso échappe à une embuscade à la hauteur de Tungudu sur l’axe Oicha-Eringeti autour de 11h. Les militaires des FARDC ont pourchassé les assaillants ADF, tuant un élément parmi eux. Son corps a été exposé à Eringeti.
36. Le même Jeudi 1er mars, les habitants de MambanikeII en localité Bakila-Tenambo dénoncent des tracasseries militaires les heures vespérales.
37. Le Samedi 03 mars 2018, les ADF font leur entrée à Minibo, au village de Baungatsu-Luna près d’Eringeti. Ils ont tués 7civils et enlevés 11autres.
38. La nuit de Lundi 5 mars à Mardi 6 mars, les ADF attaquent le village de Mangolikene près de Beni-Boikene. Bilan 7morts.
39. Mardi 6 mars, les ADF tuent 3civils dont un couple sur la route Mbau-Kamango entre le PK16 et PK17. Toutes les victimes sont habitants d’Oicha.
40. Mardi 6 mars à 20h, 1 civil ANGWANDIA ADO est assassiné à sa résidence à Mambanike au village Bakila-Tenambo. Cet assassinat est attribué aux FARDC selon la population qui est d’ailleurs descendu dans les rues.
41. Le 07 mars 2018 à Mangolikene 9 personnes sont tuées dont le couple d’Udanga, Mme Marie et Mr Maskos tous de Rwangoma ; MumbereMufunza et Kalalangwe de Kalau, Vumi de Taliata, Kanoya de Taliata et Djakis de Paida
42. Le 09 mars 2018 dans l’attaque de Mavivi 7 personnes sont tuées dont Mbusa MAGAZINE, Kulikoko, Sinatra, trois motards et un Papa
41. Mardi 13 mars, 3 personnes sont mortes sur la route Beni-Kasindi de suite des affrontements entre les FARDC et les rebelles présumés ADF sur la route précitée. Dont KAKULE Kyasunza et son Frère KambaleKyasunza et un conducteur de mototaxi, habitant de la ville de BENI.
42. Mercredi 14 mars 2018, un militaire des FARDC tente de violer une fille à 18h45 à Mambanike-Oicha. La victime s’appelle KAVUGHO MATATA Aimé. Le militaire l’a rencontrée à la source d’eau KIKAI. Tentant de la violer, la fille a pris fuite et le militaire a tiré sur elle, heureusement la balle passe à côté. Toutefois, le militaire récupère le téléphone de la pauvre fille. Dans cette zone insécurisée, ce coup de balle plonge la population dans la panique.
43. Jeudi 15 mars 2018, un militaire crépite des balles dans la journée à Oicha-Mbimbi. Pas de dégâts humains, les témoins signalent que tout est parti d’une rivalité sexuelle avec un civil.
44. Le Jeudi 15 mars 2018, passage des ADF à Kididiwe derrière Nyaleke et Beni. 3 civils sont tués dont Justin Kasereka de Butsili, KambaleNzole de Kaliva, MuhindoKathatho Belge et 3 autres emportés retrouvé mort en forêt. Les trois corps sont emmenés en ville de Beni dans leurs familles. La société civile demande à l’armée de tout faire pour libérer les otages.
45. Le Vendredi 16 mars 2018 dans la nuit, un civile qui veut se rendre aux toilettes est tiré dessus par un homme armé qui s’est caché dans la parcelle. La balle passe à côté et le bandit se volatilise dans la nature. Aucune enquête n’a payé.
46. Le Dimanche 18 mars 2018, les ADF attaquent les FARDC à Mapobu-Sesele en profondeur du village de May Moya. C’est dans une contrée déjà vidée par la population. Rien ne filtre de l’attaque.
47. Le Lundi 19 mars 2018, les activités socio-économiques ont été paralysées l’après-midi au village de May Moya à 13 km au nord d’Oicha. Des affrontements entre FARDC et ADF ont été signalés à Kisiki-Mudole à près d’1 km de la route nationale no 4. Toute la population du coté Est s’est déplacée pour le côté Ouest.
48. Lundi 19 mars 2018, présentation à la parade du maire de Beni, des présumés bandits auteurs des kidnappings en ville et territoire de Beni. L’auditorat militaire a présenté quelques armes à feu et des tenues militaires que détenaient les malfrats.
49. Mardi 27 mars 2018, à Kasana 11 personnes sont tué dont près de 150m des positions militaires entre 19h et 21h00 et 5 Kidnappé, dans cette partie le Général Mbango était de passage en ce lieu et avait réuni les militaires présent, la population pense que sa présence avait un but de donner un mot d’ordre pour opérer la nuit en tuant les populations, la journée de Mercredi un soulèvement de la population à partir de Paida soutenu par le motard qui pleuraient le leur va être réprimandé par les militaires en balles réelle après que la population aient encerclé un char de combat de la Monusco.
50. Mercredi 28 mars 2018, une attaque survient sur l’axe Beni-Kasindi, précisément à Kitchanga ou un Motard est tué
51. Le Mardi 10 avril 2018, une personne est égorgée à Vemba dans son champ Mr MUMBERE KANDO habitant du Quartier Kalinda à Beni.

AUTRES TYPES D’ENLEVEMENT ET KIDNAPPING DANS LA ZONE DE BENI 2018

Samedi 6 janvier 2018, des villages Mununze et Mangwengwete sont attaqués par six hommes armés. Ils ont systématiquement pillé les biens de la population sur place et ont enlevé 2 civils notamment : monsieur GEDEON un taximan de son état et BAROO acheteur d’or. Dimanche 7 Janvier, ils sont libérés après payement d’une rançon.
Lundi 22 janvier 2018, 6 personnes dont l’abbé Robert MASINDA sont kidnappées à Bingo près de la ferme école Nino BANGLIERI en groupement Baswagha Madiwe. Ils sont libérés mercredi 24 Janvier 2018.
La nuit du jeudi 25 au vendredi 26 janvier 2018, deux personnes de l’entreprise ESCO-KIVU dont monsieur KESEREKA KIGHOMA Zablon sont kidnappées à Cantine, en groupement Baswagha-Madiwe.
La nuit de Dimanche 11Février à Lundi 12 février, monsieur KALIRA MWANGA, directeur de l’EP MANGWENGWETE a été kidnappée dans sa maison. Le fait s’est passé à Nyoyo, 5km de la cité de Mangina.
Dimanche 18 février 2018, l’abbé MYATSI de la paroisse de Visiki est kidnappé à 17h50’ alors qu’il est en provenance d’une mission pastorale de Cantine, en groupement Baswagha-Madiwe. Ce prêtre sera retrouvé Lundi 19 février 2018.

Fait à Kinshasa, le 25 avril 2018

KAKULE KOLOBANI Trésor
Porte Parole de COJEUNAK

Lire l’original en PDF : Lettre ouverte Cojeunak Insécurité plus

©Beni-Lubero Online.

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