Territoire de Lubero : Cohabitation Nande – Hutu en problème

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A l’occasion d’une réunion organisée par le noyau de la Société Civile de Luofu, au Sud du territoire de Lubero, en date du 11 juin 2013, les participants ont constaté qu’au cours de l’année 2011, le Sud du Territoire de Lubero a reçu quelques familles Hutu principalement venues du territoire de Masisi et Rutshuru. Ces familles se sont installé dans les groupements Tama et Itala au Sud-Ouest du Territoire de Lubero en Région de Luofu. En cette époque, elles s’étaient dites en retour pour reprendre leurs terres jadis occupées. Plusieurs autorités tant provinciales que locales leur avaient fait conseil de retourner d’abord d’où elles venaient afin de permettre un retour calme et serein, pour éviter la confusion étant donné que la population d’accueil n’était pas encore préparée suffisamment ni par ses chefs coutumiers, ni par les autorités politico-administratives et surtout que cette même population ne reconnaît pas que ces Hutu ont quitté la région pour qu’ils soient appelés « retournés ».

Malheureusement, aujourd’hui, ces Hutu ont institué un gouvernement dans un gouvernement : ils font payer les taxes (500 Francs Congolais par ménage), ils ravissent les champs des autochtones, ils installent leurs propres chefs coutumiers, exploitent la matière du sol et du sous-sol qu’ils écoulent à Rutshuru ou au Rwanda, sans aucun contrôle du gouvernement congolais… Tout cela se passe aux vues et aux sues des autorités de l’État Congolais. Comme qui dirait : « La balkanisation de la RDC en marche !».

C’est cette situation qui a motivé les assises de ce jour de la Société civile de Luofu afin de réfléchir avec la communauté de base en vue de connaître la problématique et tracer une piste de solution étant donné que des conséquences fâcheuses sont déjà enregistrées.

I. Principales manifestations de cohabitation en problème dénoncés par la population.

  1. Détention d’armes de guerre : Actes que font les Hutu pour semer la terreur dans la communauté autochtone pour conquérir les terres ;
  2. collaboration avérée avec les FDLR : imposer leur suprématie sur les autochtones par les exactions ignobles traditionnelles des FDLR,
  3. Destruction méchante des cultures : les Hutu, détenteurs d’armes sous haute protection des FDLR ravagent les champs pour faire fuir les agriculteurs autochtones ;
  4. Achat et vente frauduleux des terres : les Hutu fragilisés par leur position argumentative de faiblesse, cherchent des faux coutumiers qui les trompent leur avoir vendu la terre sachant que la terre ne se vend pas chez les Nande.
  5. Le non respect des résolutions de la commission inter – institutionnelle à Luofu le 05/02/2011
  6. La multiplicité des réunions de cohabitation pacifique par les agences des Nations Unies (N.U) et les ONG sachant qu’il est difficile de faire un cadre de concertation entre les civils non armés victimes des exactions des Hutu armés et bien protégés avec leurs bourreaux.

II. propositions de la population pour une solution  durable

  1. Que les Hutu soient désarmés et qu’ils rentrent dans leurs Villages d’origine car il n’y a pas de terres/ espaces vides dans cette région ;
  2. On désengage toute participation à une quelconque réunion visant la cohabitation entre des civils et des personnes armées. Cas précis de UN Habitant et Complices à Kirumba du 14 au 16 juin
  3. Arrêt sans condition de manipulation des coutumiers pirates dans la vente des terres aux Hutu.

La population est toujours prête à se prendre en charge !

Les participants

COMPTE RENDU  DE LA JOURNEE DE REFLEXION SUR LES PROBLEMATIQUES DE LA COHABITATION PACIFIQUE ENTRE LES COMMUNAUTES DANS LES GROUPEMENTS TAMA ET ITALA AU SUD DU TERRITOIRE DE LUBERO ORGANISE PAR LE NOYAU DE LA SOCIETE CIVILE LUOFU EN DATE DU 11 JUIN 2013

 

Tenue dans la salle polyvalente de Luofu à partir de 10h15’ qui a été ouvert par une prière suivie d’une présentation des participants en citant les noms, fonctions et lieu de provenance.

Le mot d’ouverture a été prononcé par le Chef de Poste d’Encadrement Administratif de Luofu, qui a félicité les fils et filles du groupement Tama et Itala pour réfléchir sur le thème repris sur tableau, qui pour lui est la toute première fois. Dans son mot, il rappelle d’autres faits en débat houleux en se référant sur certaines lettres de l’ONU depuis 1927 et dont le but était la création des certains paysannats, espaces qu’occuperaient les trop plein du Rwanda. Mais  aussi n’a pas hésité de rappeler aux participants que nos grands parents n’ont pas gérer nos terres de la manière dont nous les gérons aujourd’hui. Et après il a déclaré ouverte la réunion en souhaitant bonne réflexion sur le thème.

Après le modérateur a pris la parole en explicitant qu’en RDC surtout à l’Est , depuis plus de deux décennies, cette partie de la République vit des guerres perpétuelles suite au concept « Cohabitation pacifique entre les communautés » imposé par la communauté Internationale et pourtant certaines communautés  sont à la base des meurtres connus contre nos parents, fils et filles de cette partie du pays.

Ensuite le président de la Société Civile a pris la parole  en rappelant aux participants que le village de Luofu a connu les récentes vagues des Hutu en Janvier 2011. 438 personnes au total identifiées en ce jour– là. Malheureusement aujourd’hui on observe une  panoplie  des familles dépensant plus de 10.000 personnes sans autant  avoir été identifiées munies des semences sans connaître les lieux de destination profitant seulement des adresses des prédécesseurs.

Ensuite pour clore il a condamné avec énergie les comportements que nos chefs coutumiers pirates affichent pour céder les terres et ignorant que la principale mission des Hutu est de venir conquérir les terres. Les Hutu brandissent aujourd’hui un ou deux hectares vendus par des faux terriens pour en avoir plusieurs. Mais aussi ce qu’il faut savoir  est que plusieurs accords  internationaux sont proposés pour démobiliser les FDLR pour  rester  éternellement dans le pays et pourtant difficile  de les différencier avec les autres Rwandophones.

Pour clore, le Sud du Territoire de Lubero connait un problème Politico socio – économique et qui engendrerait une insécurité perpétuelle suite à cette imposition de la cohabitation pacifique  entre les différentes communautés. 95% des dossiers au Parquet sont liés au conflit de terre. 

 

RECOMMANDATIONS

  1. Que les Hutu soient désarmés et qu’ils rentrent dans leurs Villages d’origine car il n’y a pas des terres/ espaces vides dans cette région ;
  2. Qu’on arrête l’organisation d’une quelconque réunion visant la cohabitation entre des civils autochtones et des Hutu très protégés par leurs frères de lutte FDLR avant de résoudre les problèmes précités.
  3. L’arrêt sans condition de manipulation des coutumiers pirates dans la vente des terres aux Hutu.
  4. Le déploiement rapide des FARDC dans la région où les FDLR ont élu domicile sous la bénédiction des Hutu.

Débuté à 10h15’ la réunion prend fin à 16h48’ sous un climat d’attente et de franche collaboration.

Lettre ouverte adressée au Secrétaire Général des Nations Unies.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

PROVINCE DU NORD-KIVU Luofu, le 11/06/2013

TERRITOIRE DE LUBERO

SOCIETE CIVILE TAMA-ITALA

N° 001/S.C. T.I/JUIN/2013

TRANSMIS copie pour information à :

–          Monsieur le Président du Conseil de Sécurité des Nations Unies

–          Son Excellence Monsieur le Président de la RDC à KINSHASA

–          Son Excellence Monsieur le Premier Ministre de la RDC à KINSHASA

–          Son Excellence Monsieur le Ministre National de l’Intérieur à KINSHASA

–          Son Excellence Monsieur le Ministre National de l’EPSP à KINSHASA

–          Son Excellence Monsieur le Ministre National de la Défense à KINSHASA

–          Honorable Président du Sénat à KINSHASA

–          Honorable Président de l’Assemblée Nationale à KINSHASA

–          COCUS des Députés Nationaux élus en Territoire de Lubero à KINSHASA

–          Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Nord – Kivu à GOMA

–          Son Excellence Monsieur le Ministre Provincial des Affaires Sociales à GOMA

–          Son Excellence Monsieur le Ministre Provincial de l’Intérieur à GOMA

–          Honorable Président de l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu à GOMA

–          Commandant de la 8ème Région Militaire du Nord – Kivu

–          Monsieur Président du Kyaghanda YIRA

–          Monsieur le Président de la Société Civile du Nord – Kivu

–          Madame l’Administrateur Chef de Territoire de Lubero à LUBERO

–          Monsieur le Président de la Société Civile du Territoire de Lubero

–          Commandant 5ème Secteur à LUBERO

–          Commandant 103ème Régiment à KASANDO

–          Monsieur le Chef de Chefferie des Batangi à BINGI

–          Monsieur le Chef de Chefferie des Bamate à MAMBASA

–          Commandant MONUSCO KIRUMBA

–          Commandant MONUSCO LUOFU

–          Monsieur le Président du Kyaghanda YIRA Sud de Lubero

–          Monsieur le Chef de Cité de KIRUMBA

–          Monsieur le Chef de Cité de KAYNA

–          Monsieur le Chef de Cité de KANYABAYONGA

–          Monsieur le Chef de Poste d’Encadrement Administratif LUOFU

–          Monsieur le Représentant de la Communauté Hutu à LUHANGA

–          Radios, Journaux et Té (TOUTES)

 

Objet : Lettre ouverte suite à la Chronique                                                     A Monsieur le Secrétaire Général

Insécurité au Sud de Lubero  qui                                                                    des Nations Unies à NEW-YORK

tend à Déclencher une guerre

Inter- Communautaire

Monsieur le Secrétaire Général,

Sous les larmes qui coulent aux yeux, nous avons l’insigne honneur de vous présenter ce dont l’objet est en marge.

En effet la chronique d’insécurité au Sud du Territoire de Lubero tend à déclencher une guerre Inter- communautaire. A partir des années 1992, la population du Territoire de Lubero ne cesse d’être victime de toute manifestation de l’insécurité entre autre : les tueries, viols, violences, vols, pillages, incendies des maisons, destructions méchantes des plantes, déplacements massifs de la population, soumission de la population autochtone à l’esclavage etc…

Pourtant personne n’ignore les causes de l’insécurité occasionnée par la présente des FDLR (RUD et FOCA) ainsi que toute la communauté Hutu venue du Rwanda en 1994 après avoir consommé le génocide et qui seront dispersés dans les camps de : Kibumba, Kalengera et Mugunga par la guerre de l’AFDL en 1996 avec des armes. Avec la grande hospitalité des Congolais malheureusement, et imposés par la communauté Internationale, ils sont entrés comme des civils, mais actuellement détenteurs des plusieurs armes leurs permettant de piller les ressources naturelles du pays, manger sur les dos de la population. Ils ont occupé des villages, champs ce qui a comme conséquence déclin de plusieurs villages, abandon des champs entraînant ainsi la grande famine et pauvreté généralisée de la population des tueries de tout genres…La question est de savoir quel est réellement le statuts des FDLR (Réfugiés ou pas) au Congo, Ce réfugié, faut–il détenir les armes ? Réfugiés sans nourriture ? Et réfugié  s’opposant à l’administration locale et la loi du Pays ?

De janvier 2011, 31 familles Hutu se sont présentées à Luofu, ils ont été identifiés par les services de renseignement et autorité politico–administrative en vue de connaitre leur origine. Ils ont déclaré que leurs villages d’origine étaient à Masisi et Rutshuru. Curieusement la population locale de Luofu a repéré certains reconnus comme FDLR qui pillaient cette population et qui était soumise au transport forcé des biens pillés. Pour dire que les FDLR rapatriés par DDRRR retournent sous forme des retournés Hutu. Leur mission claire c’est la conquête des terres et établir leur administration. Cas précis de la nouvelle localité de Kyuto à Luhanga sous leur administration. Le village de Miriki étant sous l’administration des FDLR.

Pire encore ils ont investi un Chef de Poste Monsieur JACKSON KANYANZIRE KABUKE qui a été arrêté en train d’acheter et vendre des armes auprès de ses frères Hutu se trouvant dans l’armée qui sera mis en liberté provisoire par l’OMP de Butembo sous l’Ordonnance de mise en liberté provisoire R.M.P N°658/BUM/012 en date du 17/12/2012. Pour renforcer leur capacité, ils ont crée illégalement une école dénommée E.P LUHANGA qui a commencé vers le début du deuxième trimestre qui organise les classes de 1ère à 6ème mono ethnique, de cette année scolaire 2012-2013 ayant comme effectif 300 écoliers. La question est de  savoir quel est le programme suivi qui contrôle les enseignements et qui a contrôlé les dossiers des écoliers s’ils méritent telle ou telle autre classe ? Leurs écoliers finalistes ont été imposés à la sous division de l’EPSP Kirumba à passer le TENAFEP ; c’est ainsi qu’on les a incérés à l’EP KATARO de  Luofu (une école adventiste). C’est pourquoi la population locale se demande :

–          Quelle coopération (relation) entre les crimes avérés et la cohabitation pacifique entre les communautés du territoire de  Lubero prêchées par la MONUSCO ?

–           Comment peut – on réussir à cohabiter avec l’ennemi alors que Dieu lui – même ne l’a pas fait et ne le fera jamais avec Satan !

–          Si cela serait possible, pourquoi ne pas demander au président Rwandais Paul KAGAME de les accepter, car tous n’étant pas des génocidaires,

–          Qu’est ce que la Communauté internationale a donné comme remède à toutes ces blessures qu’à connues la population à l’endroit des ces gens ?

–          Quelle sera la conséquence de cette pression démographique pendant les conflits de terre restent au sommet par la population autochtone ?

–          Pourquoi la communauté internationale qui a réussi à imposer le dialogue Inter – Congolais a échoué d’imposer aussi un dialogue Inter – Rwandais ?

–          KAGAME est – il vraiment supérieur à la Communauté Internationale ?

–          La présence des FDLR au  Congo est–elle un cadeau accordé par la Communauté Internationale à ces génocidaires ?

–          Combien des  morts et combien des fûts de sang congolais à atteindre pour que la communauté internationale nous libère ?

–          Le nombre « distracteur » des FDLR rapatriés au Rwanda par DDRRR et pourtant leur nombre augmente au Congo du jour au jour ; n’est – ce pas une manière de financer les FDLR par un système du : « Cycle Aller – Retour », la rotation organisée,

–          La crainte ce qu’un jour la communauté internationale pourrait accorder la nationalité aux FDLR  et Hutu criminels de nature,

–          Qui est derrière les FDLR car tout ce temps ils ont des tenues militaires neuves et l’armement ?

–          Quelle confusion entre les FDLR – Hutu, Retournés et FARDC tous parlant la même langue Kinyarwanda ? c’est difficile de les distinguer.

–          C’est pour cela que les frontières de la RDC à l’Est sont ouvertes jours et nuits comme une maison sans porte où on entre ou on sort quand on veut. Ceci pour permettre l’infiltration et l’agression du pays,

–          Divers programmes des distractions sans effets : UMOJA WETU visant à pousser les FDLR à l’intérieur du pays loin des frontières Rwandaises et Ougandaises, AMANI LEO, KIMIA I, II, HATUA YA MAANA, AMANI  KAMILIFU. Tous ces programmes pour un gaspillage inutile d’argent ;  argent qui servirait plutôt au développement du pays

–           Pourquoi les militaires d’une même ethnie ne sont jamais affectés (mutés) dans d’autres provinces, n’est–ce pas un plan pré – établi de la balkanisation du pays ?

Rappelant les articles 63 et 64 de notre constitution stipulant que chaque citoyen a le droit de se défendre et défendre son pays en cas d’agression territoriale. Nous clôturons en rappelant l’appel au patriotisme de notre Héros national le Feu Laurent Désiré KABILA qui a dit :   « Que le peuple se prenne en charge contre l’agresseur ».

Espérant que la situation critique ci – dessus détaillée retiendra votre attention, veuillez agréer Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies l’expression de nos sentiments patriotiques.

Lambert Kasereka

Luofu

Benilubero Online

 

 

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