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Après la campagne d’évangélisation des pygmées tenue la semaine dernière en ville de Butembo dans la concession de PALUKU DENIS, les critiques pleuvent de partout pour déplorer les conditions dans lesquelles ces hôtes de marque ont été accueillis par l’Eglise du Christ au Congo ( ECC en sigle).
                                     
                                    Pygmées d’Etaitu ( Photo Juvénal)
Ils étaient plus de 4 milles pygmées venus de la Province Orientale pour participer à une campagne d’évangélisation organisée par l’Eglise du Christ au Congo (E.C.C). Ne pouvant se prononcer sur l’aspect spirituel de la campagne qui relève du Saint Esprit de Dieu, les observateurs dénoncent les conditions d’accueil de ces pygmées, premiers citoyens congolais, pendant et après la campagne. Il est en effet reproché aux organisateurs d’avoir pris à la légère l’accueil de 4000 pygmées en décidant de repartir un nombre aussi élevé dans les familles des participants locaux, les églises protestantes locales, etc. Ce qui pouvait arriver arriva : La mort d’un bébé.
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Les uns passaient la nuit dans l’Eglise de Vungi, d’autres dans celle de Katwa, sans couverture et pire encore par terre ou sur des feuilles des bananiers. L’alimentation n’était pas non plus adaptée. Nos frères pygmées ont appris à leur dépens ce qu’on appelait au Zaïre de Mobutu, l’article quinze, c’est-à-dire « débrouillage ».
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Parmi ces citoyens, il y avait des femmes enceintes, des enfants qui avaient séché les cours pour ne pas rater la campagne d’évangélisation. Arrachés de leur écosystème naturel et soumis aux conditions effroyables dans leurs lieux d’accueil, ces invités de marque de la ville de Butembo étaient tombés, pour la plupart, malades, et un bébé a succombé à la suite de ce changement d’écosystème. Certains observateurs pensent que les parents du pauvre bébé n’ont pas trouvé leurs médicaments naturels en ville de Butembo. A part cette mort d’homme, plusieurs pygmées n’ont pas été épargnés par les malfrats armés et en uniformes militaires qui pillent impunément les habitants de la ville de Butembo. En effet, plusieurs pygmées ont été pillés de cadeaux d’habits qu’ils avaient reçu des organisateurs de la campagne d’évangélisation.
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Quel souvenir les pygmées garderont-ils de la ville de Butembo ? La question est sur toutes les bouches. De l’avis de plusieurs observateurs, les pygmées venus participé à la campagne d’évangélisation ont été abandonnés à leur triste sort. Les organisateurs de cette campagne d’évangélisation ont raté une belle occasion de démontrer par les actes l’hospitalité sans frontières des beniluberois. Monsieur ZORIA, analyste, a condamné, dans l’émission « coin de l’analyste » à la RTNC/Butembo, la communauté des ECC d’avoir traité de façon inhumaine les frères et sœurs pygmées. Monsieur ZORIA est allé plus loin en dénonçant une exploitation des pygmées par les organisateurs de la campagne d’évangélisation. Le show médiatique fini, les pygmées qu’on était parti cherché en camions, sont rentrés chez eux chacun par le sentier qui lui semblait bon. D’autres sources soupçonnent que ces invites de marque peuvent avoir reçu l’argent de transport pour le retour et comme ils sont braves pour la marche à pieds, ils peuvent avoir décidé de rentrer à pieds.
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L’ECC est à féliciter pour cette initiative de réunir les membres venant de plusieurs communautés ethniques, y compris nos frères et sœurs pygmées, pour une campagne d’évangélisation. Nous espérons que les imperfections de cette première initiative du genre permettront d’améliorer les conditions d’accueil dans l’avenir. La loi de la réciprocité exigerait que le proche rendez-vous ait lieu chez les pygmées, dans la forêt équatoriale.
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Philippe Kasenzera
Butembo
Beni-Lubero Online

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