Un camp du Jihad islamique signal

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L’information du Jihad dans nos murs vient de 8 enfants qui ont fui le camp de leurs captifs ADF-NALU. Les 8 heureux fuyards étaient Kidnappés en 2004 du village de KOKOLA, Localité d’Eringeti en Territoire de Beni, Nord-Kivu et de KOMANDA en Territoire d’Irumu, Ituri en Province Orientale. Depuis lors, ils étaient portés disparus et leurs familles respectives avaient déjà fait le deuil. Voilà que subitement on les voit surgir comme des revenants de la forêt le samedi 8 août 2009. Le plus âgé a 14 ans et le mois âgé 10 ans, pour dire qu’il avait 5 ans lors de son kidnapping. Il s’agit de :
1. MUYISA YEYE,
2. ELWA BARAKA,
3. JACKSON MATHE,
4. ELIAS MUMBERE,
5. CHANCE MBUSA,
6. KATEMBO PALUKU,
7. HABIBU DIEU-AIME,
8. MUZEE JAMALI.
Selon ces vaillants rescapés, leurs ravisseurs seraient des rebelles ougandais ADF-NALU ( Allied Defense Forces et National Army for the Liberation of Uganda ».
Les enfants jouent dans une cours à Eringeti, localité d’où les rescapés étaient kidnappés
Si le retour de Babylone de ces enfants est une joie pour les parents, les observateurs se méfient du récit des enfants rescapés qui, selon leurs propres mots, auraient subi un véritable lavage de cerveau. Certains vont jusqu’à dire que ces enfants à qui les ravisseurs ont lavé le cerveau peuvent avoir été libéré pour servir une cause des ravisseurs ou des politiciens de leur mouvement. Ce qui a mu la puce à l’oreille des observateurs, c’est l’évocation de la foi musulmane des ADF-NALU, une première dans l’histoire des fausses rebellions opérant à l’Est de la R.D. Congo pour pérenniser le pillage de ses ressources minières. Comme qui dit musulman dit terroriste pour les grandes puissances anglo-saxonnes dont la main est visible derrière les fausses rebellions de l’Est de la R.D. Congo, il n’est pas impossible que dans les jours qui viennent on apprenne que le territoire de Beni hébergerait un camp d’entrainement d’Al-Qaïda ! Le témoignage de ces enfants rescapés donnerait ainsi une bonne occasion au larron qui trouverait là une bonne raison de faire intervenir l’Infanterie (GI) et les drones américains dans la forêt et le massif du Ruwenzori du Territoire de Beni ! Déjà, dans les médias ougandais on parle de l’aide militaire américaine à l’armée ougandaise pour poursuivre les rebelles du LRA retranchés dans les forêts congolaises. Pendant que ces rebelles LRA opéraient sur le territoire ougandais, il n’y avait jamais eu d’intervention militaire américaine…
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Le récit des enfants libérés ou ayant fui leur captivité est ainsi chargé de plusieurs rebondissements dans l’avenir proche.
Pendant leur captivité, expliquent les enfants, leurs ravisseurs de foi musulmane les soumettaient à l’école Coranique (Madrasa), et à des travaux lourds et exercices militaires inadaptés pour leur âge. Les enfants devenus soldats pendant leur captivité, disent qu’on leur a enseigné la fierté d’être musulman, l’esprit du sacrifice pour plaire à Allah, la guerre sainte contre les ennemis d’Allah, les activités terroristes contre les Kafir ou infidèles, etc.
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A la question de savoir comment ils ont pu organiser leur fuite après 5 ans de captivité, les enfants disent eux-mêmes qu’ils ne comprennent pas comment ils ont pu s’échapper. Peu communicatifs, vraisemblablement à la suite des traumatismes subis, ces jeunes enfants devenus soldats sans le vouloir, parlent avec une sorte de peur de violences de toutes sortes qui leur étaient infligées.
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Se confiant à benilubero.com, le Président de la Société Civile, Territoire de Beni, Mr. Omar KAVOTA, qui les a rencontrés, a déclaré qu’au sortir de la forêt, les enfants étaient accueillis par les autorités locales avant d’être remis aux autorités militaires de la 6ième Brigade des FARDC, basée à Beni. Cet accueil par des autorités locales et non par les parents pose déjà un problème protocolaire pour certains observateurs qui auraient souhaité qu’on dise que les enfants sont revenus dans leur village, et que leurs parents ont par la suite informé le chef du village qui à son tour a averti l’hiérarchie du territoire de Beni. L’apparition trop rapide de la fameuse sixième brigade des Fardc sur la scène de la reddition fait problème au point que les observateurs veulent en savoir davantage.
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Mr. Omar KAVOTA de la société civile du Territoire de Beni estime que ces enfants devraient être pris en charge par des Organisations non gouvernementale crédibles pour leur prise en charge psychologique, leur de-traumatisassion, et leur intégration dans la société, surtout que leurs villages d’origine sont encore victimes des activités terroristes des rebelles armés qui se disent ADF-NALU.
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Cette reddition du 8/08/2009 du porte à 12 le nombre d’enfants Congolais du Territoire de Beni qui ont réussi à s’échapper des camps de concentration Nalu-ADF, et cela dans l’intervalle de trois dernières semaines.
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Cette bonne nouvelle de l’heureuse fuite des enfants de leur captivité est ainsi accueillie en Territoire de Beni avec des sentiments partagés ! Comme toujours, les fausses rébellions opérant à l’Est de la R.D. Congo ne parlent pas. On ne les connait que par les medias de ceux qui les utilisent pour leurs intérêts. Pour réussir leur coup, les cerveaux moteurs de ces fausses rebellions font tout pour que les pauvres congolais accréditent les thèses et hypothèses conçues dans leurs laboratoires ou think tanks. Comme les autorités locales et nationales participent à la même comédie, ce qui n’est qu’un mensonge cousu du fil blanc devient finalement la réalité dont tout le monde parle, y compris le Conseil de Securité de l’ONU. Partant de ce faux diagnostic, toutes les solutions jusqu’à présent préconisées pour mettre fin à la crise congolaise, ne peuvent qu’échouer.
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Les observateurs qui pensent que la fuite des enfants a été permise par les ravisseurs pour passer un message, attendent voir ce que l’ennemi cache derrière la révélation des enfants sur l’existence des terroristes musulmans et de l’école coranique " Madrasa" en Territoire de Beni.
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Cette nouvelle rocambolesque arrive en même temps que celle en rapport avec l’imminence d’une attaque massive rwando-ougandaise de Beni-Lubero pour faire sauter le verrou de Beni-Lubero, relier Goma à Bunia et à Kisangani, et achever la conquête de l’Est de la R.D. Congo qui vient de durer 13 ans ! Les infiltrations des rwandais et des ougandais sont signalées dans la vallée de la semuliki. Si en Ituri, les ennemis de la R.D. Congo avaient réussi à casser la résistance iturienne en provoquant la guerre interethnique Hema-Lendu, Beni-Lubero résiste toujours à cause de son homogénéité culturelle et de ses patriotes qui refusent le mensonge de la paix retrouvée pendant leurs villages sont incendiés par les rwandais. Les collabos ne manquent jamais mais ils n’agissent pas ouvertement par peur de la vindicte populaire et des résistants beniluberois.
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En janvier 2003, l’opération « effacer le tableau » dont l’objectif était le même que celui visé actuellement par les incendies des maisons au sud du territoire de Lubero et ailleurs au Kivu, s’était essoufflée à Mangina- Makiki à l’entrée de Beni-Lubero grâce à la dénonciation du cannibalisme par l’évêque de Butembo-Beni et la coalition des patriotes beniluberois avec les militaires du RDC-K-ML de Mzee Mbusa Nyamwisi.
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Six ans après, avec l’initiateur de l’opération « effacer le tableau » en prison, une opération similaire est active contre le même peuple, avec la différence que l’armée de Mzee Mbusa Nyamwisi n’existe plus. Il l’avait fondue complètement dans les Fardc contrairement à son voisin de Goma ! Erreur! Avec Jean Pierre Bemba et Thomas Lubanga en prison, et Mbusa Nyamwisi disparu de l’avant-scène de la politique congolaise, c’est l’armée du RCD-Goma et du CNDP qui poursuit l’opération « effacer le tableau » sous les appellations de Umoja wetu , Rudia, ou Kimia, etc. Si la cible de l’opération « effacer le tableau » était sans ambages les populations civiles Nande de Mambasa et de Beni, les cibles des opérations en cours restent les populations civiles congolaises mais cette fois-ci camouflées sous les étiquettes des FDLR. Jean-Pierre Bemba à qui on voulait faire jouer le rôle brutal du lion de la forêt de l’Equateur pour effacer les Nande de la carte du monde, avait échoué dans sa mission. Après l’échec de Jean-Pierre Bemba l’ennemi n’a jamais trouvé un leader congolais qui accepterait de massacrer son peuple pour transformer les villages aux populations exterminées en zone minière. C’est ainsi que l’ennemi impatient, n’avait d’autre choix que de recourir directement aux étrangers, notamment les rwandais ( Nkunda du CNDP) et les ougandais (Joseph Kony du LRA). Les massacres que ces deux rebellions étrangères ont produit au Congo ont permis à l’ennemi d’enterrer la jeune démocratie congolaise pour faire revenir l’Est du pays à la case du départ, c’est-à-dire celle de l’occupation militaire rwandaise et ougandaise. La grande nouveauté de cette nième agression est qu’elle n’a pas de tête d’affiche congolaise comme du temps de Mbusa Nyamwisi, Jean-Pierre Bemba, Roger Lumbala, Wamba dia Wamba, etc. L’époque de marionnettes congolaises qui s’est révélée longue et onéreuse pour l’ennemi semble être révolue. Les armées du Rwanda et de l’Ouganda renforcées par des mercenaires des grandes puissances qui les utilisent au Congo occupent cette-fois ci le devant de la scène même si, si l’on en croit les militaires congolais qui ont fui l’armée, elles se cachent pour l’instant sous la bannière des Fardc. L’objectif de ces armées étrangères est clair : l’occupation durable de l’Est de la R.D. Congo après l’anéantissement de la résistance congolaise et l’extermination ou la réduction au silence du peuple congolais.
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On se croirait au Chili de 1973 où les anciens élèves du professeur américain MILTON FRIEDMAN de l’Université de Chicago appelés « Chicago Boys » avaient porté le dictateur-sanguinaire PINOCHET au pouvoir suivant une opération du genre « effacer le tableau » que la canadienne Naomi Klein appelle « clean Slate » ou « tabula rasa » (expression d’Aristote), une opération bien documentée dans son livre « The shock doctrine, the Rise of Disaster Capitalism », Metropolitan books, 2007. Le capitalisme du désastre impose au pays sous le choc d’une mega-crise et reduit en rien par une guerre tabula rasa, la loi des multinationales dont l’objectif premier est le profit pour le profit. Le capitalisme du désastre est basé sur la loi de la guerre plus profitable que la paix. Son régime politique privilegié est la dictature et non la démocratie. Les congolais devraient lire ce livre de Naomi Klein pour comprendre la doctrine capitaliste du choque et du désastre appliquée dans le génocide congolais en cours. Il n’est pas impossible que le cerveau moteur de la conquête capitaliste de l’Est de la R.D. Congo, l’américain Walter Kansteiner, soit un « Chicago Boy » ! En effet, les scènes des femmes enterrées vivantes, les mutilations sexuelles des femmes pour les rendre improductives, les incendies des maisons, la sodomisation des pères de famille devant leurs enfants, les relations sexuelles forcées entre le père et ses filles, la mère et ses fils, etc. ne sont autre que des exemples éloquents du désastre qui vise l’extermination d’un peuple congolais de l’Est du pays.
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Les pays latino-américains où ce capitalisme du désastre avait été appliqué pour la première fois, nous citons entre autres, le Chili, l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Uruguay, se sont aujourd’hui réveillés de leur choque leur administré par les "Chicago Boys" pour revenir à la démocratie socialiste. C’est ainsi qu’ils ont chassé le FMI et la Banque Mondiale et refusent mordicus l’implantation des bases militaires américaines dans leurs pays ou chez leurs voisins. Point n’est besoin de signaler qu’au point de vue économique, ces pays sont maintenant en bonne santé.
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Il est étonnant aujourd’hui de constater que la R.D. Congo résilie ses contrats avec la Chine pour prêter son flanc au FMI, à la Banque Mondiale, voire l’AFRICOM que les pays africains avertis du danger ont tout simplement refusé. L’expérience latino-américaine devrait servir de leçon aux congolais. Pour y arriver, il faut la promotion de la démocratie participative où le peuple souverain primaire et les institutions citoyennes de la République jouent leur rôle de contrôle, donner le pouvoir ou retirer le pouvoir de l’exécutif quand ce dernier s’écarte de sa mission premiere, à savoir, le service du peuple congolais!
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Obède BAHATI
Beni
Beni-Lubero Online
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