Un Taximan de 23 ans assassin

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Dans la soirée du Jeudi 29 avril, un taximan a été abattu par balles à Ndoluma par des malfrats armés et en tenue militaire Fardc. Dans une attaque séparée au village de Bwatsinge, dans la localité de Ndoluma, trois autres personnes ont été poignardées par des malfrats en armes et en tenue militaire Fardc. Les 3 victimes luttent entre la vie et la mort à l’hôpital de la place. Au cours de la même nuit, 20 maisons ont été brulées dans le village de Bwatsinge, toujours dans la localité de Ndoluma.
 
Dans la même nuit du Jeudi au vendredi 30 avril, plus au Sud du Territoire de Lubero, le village de Kasitchi, à plus au moins 30 kilomètres de la cité de Kirumba, et plus ou moins 12 km de la localité de LUOFU, a été la cible des hommes en armes et en tenue militaire aux environs de 1h du matin. Comme dans les autres cas de razzias dans la région, tout a commencé par des tirs à l’arme lourde pour effrayer la population qui, réveillée de son sommeil au milieu de la nuit, s’est retrouvée nez à nez avec les malfrats qui ont sans tarder torturé les habitants du village, violé des femmes, pillé systématiquement tout ce qui faisait l’économie des villageois tels stocks de nourriture, les animaux de la basse-cour, chèvres, moutons, etc. Avant de quitter le village, ces malfrats qui parlaient Kinyarwanda entre eux, ont mis tout le village à feu. Un bilan provisoire de cette nième attaque nocturne fait état de 32 maisons réduites en cendres. Les habitants du village errent dans les brousses et villages environnant.
 
La région de Beni-Lubero s’enfonce du jour au lendemain dans la tourmente avec une population pourchassée, torturée, déshumanisée, victimisée, et dépossédée au quotidien de ses outils de production et de ses moyens de vivre lors des razzias quotidiens au Nord, Sud, Est, Ouest, Centre, la nuit comme le jour, en brousse comme au village, sur la rue comme à l’intérieur des maisons, etc. Cette mort sous une autre forme n’est pas moins une extermination ou génocide de cette population aujourd’hui comparable à un troupeau sans bergers ! Ceux qui prétendaient être les bergers de Beni-Lubero n’étaient que des mercenaires, des salariés, qui ont abandonné les brebis à l’approche du loup de la bergerie, abandonnant les brebis à leur triste sort.
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Correspondances particulières de Luofu et de Ndoluma
©Beni-Lubero Online
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