Une victime de massacre de Rwangoma à Beni, août 2016

Génocide de Beni : Militaires patriotes et population, tous désormais visés !

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Une accalmie relative tendait à refonder l’espoir du retour prochain d’une atmosphère ordinaire et vivable. Mais on s’aperçoit vite que tout cela n’est qu’encore un trompe l’œil.

Pour une énième fois, le samedi 17 septembre, les assaillants égorgeurs se sont confirmés dans leur barbarie toujours tragique à Kididiwe, localité située à environ 10 kilomètres seulement au nord-est de la ville de Beni. Ayant progressé par Vemba et Kipeyayo, deux autres localités de la même région, les tueurs se sont introduits à Kididiwe pour s’en prendre au camp des FARDC où se concentraient les agriculteurs du milieu qui y recherchaient protection.

Le bilan de cette attaque surprise est de :
– 3 morts
– 3 blessés
– de nombreux soldats grièvement blessés
– 5 motos brûlées
– au moins 45 maisons des paysans incendiées ainsi que le camp des FARDC détruit.

Les assaillants ont pu s’emparer du contrôle de cette localité pendant deux jours (de samedi à dimanche).

Il est urgent de noter que la confusion devient de plus en plus grande sur le champ de bataille, parce que les égorgeurs se sont acquis la facilité d’infiltration, du fait qu’ils disposent des tenues des FARDC, qui les font passer pour des soldats loyalistes tout au long de leur passage. L’horreur que provoque cette trahison à répétition est toujours incroyable, tel que les images des victimes ne cessent de le démontrer.


Bien plus, ce genre de confusion a été à la base d’un incident très grave durant cette même semaine à Eringeti : la MONUSCO en intervention en appui aux FARDC, ne parvenant pas à distinguer les rebelles des soldats loyalistes, ont été surpris de voir des soldats FARDC s’écrouler sous le largage du bombardement aérien des casques bleus onusiens dans des cibles reconnues pourtant comme foyer du déploiement des ennemis. Le gouvernement congolais devrait justifier le pourquoi de cette confusion souvent intentionnelle ayant provoqué de si grands dégâts humains au sein de l’armée nationale, tel qu’on peut l’évaluer en rapport avec le nombre de victimes ayant été comptées à Beni.

Il est impératif d’exiger aux autorités du pays, spécialement à la hiérarchie de l’armée, l’explication et la justification du fait que les égorgeurs soient garantis de dotation en uniformes de l’armée nationale congolaise plus que les FARDC eux-mêmes.

Journal du paysan

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016, parole qui a valu son assassinat le jour suivant).

©Beni-Lubero Online.

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