Vidéo d’assassinat des experts de l’ONU publiée: une preuve suffisante de couverture de complicité du gouvernement de Kinshasa

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MICHAEL SHARP (Américain) et ZAHIDA KATALAN (Suédoise) du Groupe d'Experts de l'ONU sur la RDC, kidnappés

MICHAEL SHARP (Américain) et ZAHIDA KATALAN (Suédoise) du Groupe d’Experts de l’ONU sur la RDC, assassinés au Kasai, en RDC

Les données que publia BLO sur les raisons cachées du kidnapping des deux experts de l’ONU en mission d’enquêtes au Kasaï avaient tout dit. Aujourd’hui, le gouvernement de Kinshasa donne la preuve de toute son idiotie en matière de planification de ses crimes. En croyant détourner l’attention des opinions sur la suspicion qui pesait sur lui au sujet de la mort de ces deux innocents envoyés de l’ONU, par la publication de la scène de leur assassinat, tout le monde découvre au contraire que le régime sanguinaire s’est trahi dans toute ses susceptibilités.

En effet, de quel moyen technologique spécial dispose le gouvernement de Kinshasa pour prétendre avoir été en mesure de filmer cette scène si horrible? Si vraiment il en avait la capacité, pourquoi n’a-t-il pas pu faire autant à Beni pour fournir au monde l’identité réelle des égorgeurs qui ont totalisé déjà trente mois, jour pour jour, de massacres affreux de ses paisibles citoyens? Trop c’est trop avec les coups bas en RD Congo de Joseph Kabila.

C’est pourquoi, si déjà le congolais le plus illettré parvient à comprendre sans confusion que les présumés Kamwina Nsapu qui ont massacré les deux experts de l’ONU sont bel et bien des agents terroristes à la solde du pouvoir en place même, qui se sont ainsi déguisés pour la circonstance, on espère que la communauté internationale, avec toutes ses expertises et ses compétences, le comprendrait encore mieux que quiconque.

Des massacres les plus affreux, pouvant interpeller mêmes les cœurs les plus insensibles, on en est bien rassasié en RD Congo , spécialement dans sa partie Est où ils sont encore enregistrés à un rythme quotidien à Beni, Miriki, Kibirizi… tels qu’on les retrouve également au Katanga, au Bas-Congo etc. Et pourtant, en aucune circonstance le gouvernement de Kinshasa n’a révélé une aussi grande habilité dans la vigilance qu’il semble en persuader le monde au sujet de la mort des deux experts de l’ONU. Quel dispositif particulier avait-il monté au Kasai-Central pour ce cas précis, qu’il ne pouvait également appliquer en d’autres circonstances similaires ailleurs dans le pays?

L’obtention facile de la vidéo de l’égorgement des deux experts de l’ONU par le gouvernement de Kinshasa ne pouvait être possible qu’à cause de son ascendance sur la gestion du plan qui a conduit à la mort de ces martyrs étrangers. Kinshasa devrait non seulement s’y expliquer en fond, mais encore bien en répondre avec toutes les rigueurs requises!!!

Ignace Kasongo
Kananga.

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016, parole qui a valu son assassinat le jour suivant).

©Beni-Lubero Online.

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