1er Août : Fête des Parents ! Réflexion du Fr. Eugène Kasereka

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Chers Parents, promouvons la Place et la Mission du Mariage
La famille fondée sur le mariage constitue un « patrimoine de l’humanité », une institution sociale fondamentale ; elle est la cellule vitale et le pilier de la société. Elle est réalité envers laquelle tous les Etats doivent tenir le maximum de considération. « L’avenir de l’humanité passe par la famille », disait Jean Paul II (Familiaris consorcio, 86). Dans le monde d’aujourd’hui, dans lequel se diffusent des conceptions équivoques sur l’homme, sur la liberté, sur l’amour humain, nous ne pouvons pas ne pas rendre grâce, en l’occasion de la fête des Parents ou mieux de la Famille, pour les familles qui ont vaincu les fléaux que nous tacherons de montrer ci-dessous, pour les nombreux fruits de communion entre Mouvements et Associations au service de la vie de la famille, pour les précieux fruits des unions légitimes. Pensons aux familles qui ont pu accueillir la vie ou éviter un avortement. Aux jeunes sortis des ronciers où ils se trouvaient. Des foyers en difficulté qui ont pu traverser des épreuves sans se séparer, ou à travers le pardon reprendre leur chemin. Des nombreuses familles qui trouvent à travers l’Evangile un soutien, un appui pour leur cheminement. Des parents au soir de leur vie, allant dans la joie à la rencontre du Seigneur.
 
Cependant, la famille et la vie sont deux aspects de l’existence humaine qui ont été grandement fragilisés par des développements technologiques inédits et par des profonds changements culturels. On est ainsi passé du problème du divorce à celui des « unions de fait », du problème de l’infertilité de certains couples à celui de l’embryon humain traité comme matériel de laboratoire ou sélectionné selon les attentes ou les désirs des parents, des questions tournant autour de la pilule contraceptive dite combinée à la banalisation de la pilule abortive. Après que la législation de l’avortement se soit rependue à presque toute l’Europe, elle est en train d’atteindre certains pays africains. Aujourd’hui le bien de la famille est mis en doute en lui opposant d’autres « modèles ». On plaide aujourd’hui pour la reconnaissance de ce que les sociologues désignent comme « les différents modèles de nuptialité ». A coté de ce qui est appelé « la famille traditionnelle ou bourgeoise, à savoir un homme marié à une femme et tous les deux ayant des enfants », on parle de « famille homosexuelle », de « famille recomposée » ou de « famille monoparentale ».
Certains courants plaident très fort pour l’union ou le mariage entre personnes du même sexe et pour la possibilité par elles d’adopter des enfants. L’approche est subjective. Dans plusieurs Nations on proclame qu’il ne doit pas y avoir de discriminations entre les individus en souhaitant que chacun vive selon ses inclinations sexuelles. La législation, pense-t-on, doit le permettre. Il n’y a plus pour le législateur de normes objectives, le critère de la moralité devenant ce que la majorité d’une population affirme devant s’imposer. Dans cette perspective, plusieurs constatations peuvent être faites. Relevons-en quelques unes :
  • Baisse du nombre de mariages et du taux de nuptialité,
  • Augmentation du nombre de jeunes qui cohabitent avant le mariage ; allongement de la durée de la cohabitation et par conséquent nombre élevé d’enfants nés hors mariage ;
  • Fragilité croissante de la stabilité et de la fidélité des couples ;
  • Acceptation et quasi-fatalisme devant le divorce (surtout en Europe) ;
  • Augmentation des « Unions de fait » et encadrement juridique de ces unions par l’Etat, introduit dans plusieurs pays d’Europe et certain d’Afrique (cohabitation légale, mariage entre personne du même sexe) ;
  • Recherche de la fabrication de l’enfant parfait (l’Afrique est encore exceptée de cette pratique) ;
  • Avortement et abandon des enfants à la naissance (fréquent en Afrique et en République Démocratique du Congo en particulier) ;
  • Sélection possible des embryons et recherches médicales autorisées dans certains pays sur ceux-ci.
Face à cette menace de l’institution familiale et de la vie, quelle doit être la mission des ceux qui, aujourd’hui, célèbrent leur dignité de Parent ? Pensons-y.
 
En effet, il est du devoir des Parents et de tous les Ethiciens de se mobiliser pour promouvoir et défendre le vrai bien de l’homme. Comprenons que, censés être premiers éthiciens, les Parents ont pour mission de Promouvoir la place singulière du Mariage et de la Famille dans la Société. Veillez au respect de la Vie. Le mariage est la communion de vie et d’amour. Cette communion se présente ainsi comme un bien authentique pour la société. Eviter la confusion avec d’autres types d’unions fondées sur un amour faible apparaît aujourd’hui avec une urgence particulière. Seul le roc de l’amour total et irrévocable entre l’homme et la femme est capable de fonder la construction d’une société qui puisse devenir une maison pour tous les hommes. En réalité, nous nous trouvons en face d’une dégradation du corps humain. Le mouvement historique que nous vivons demande aux Familles chrétiennes de témoigner avec cohérence que la procréation est le fruit de l’amour. Nous pensons qu’un tel témoignage ne manquera pas de stimuler les politiques et législateurs à sauver les droits de la Famille.En réalité, nous nous trouvons en face d’une dégradation du corps humain. Le mouvement historique que nous vivons demande aux Familles chrétiennes de témoigner avec cohérence que la procréation est le fruit de l’amour. Nous pensons qu’un tel témoignage ne manquera pas de stimuler les politiques et législateurs à sauver les droits de la Famille.
Quelques insistances doivent être soulignées :
  • Le respect de la place singulière de l’institution familiale et du mariage comme cellule première et fondamentale de la société ;
  • Le refus de la relativisation de ce modèle par ceux qui prônent l’équivalence d’autres modes de nuptialité ;
  • L’invitation à réfléchir sur la stabilité, la fidélité et les moyens à prendre pour les vivres ;
  • L’attention à la prise en compte du bien et des droits de l’enfant qui a droit à avoir un Père et une Mère. On parle beaucoup plus du droit à l’enfant et beaucoup moins du droit de l’enfant ;
  • Le refus de la réification de l’embryon, de la banalisation sociale de l’avortement et de l’ouverture progressive à des pratiques euthanasiques ;…
La mise en perspective historique des conceptions éducatives montre que les anciens modèles ne fonctionnent plus. Ceci étant, certains Parents ne parviennent plus à maîtriser leur Famille. Ils ne transmettent plus une éducation pouvant permettre aux jeunes de construire une bonne société, société de la liberté élévatrice. Chers Parents, si vous vous réalisez dans cet état de limite, rassurez-vous que ce soit dans vos manquements que vous êtes vulnérables à la grâce de la réussite. La formation de Jeunes sur l’amour vrai, la beauté et la grandeur du Mariage, sur la manière de se préparer à fonder une famille est une exigence. Bien aimés Parents, rappelez-vous que la Femme est berceau, conducteur de l’amour. Il faut donc préparer, d’une manière particulière, les jeunes filles à vivre et transmettre cet amour. Puissions-nous être convaincus que l’on peut éviter des souffrances et des blessures tout simplement en disant la vérité et mettant les Jeunes sur le chemin de lumière ? La mission qui est la vôtre étant si complexe, chers Parents, vous ne pouvez gardez le souffle sans l’aide d’une Transcendance, non pas abstraite mais vivante elle-même. Fontaine d’amour, cette Transcendance conférera plus de stabilité, de cohérence et de force à votre démarche. Heureuse et fructueuse journée de fête et de méditation à tous les Parents au travers le monde et joyeux anniversaire à tous ceux qui, comme nous, sont nés en ce bon jour.
 
Eugène KASEREKA VIRIMBA,
Kolwezi / RD Congo
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©Beni-Lubero Online
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