Acteurs et complices de la Conqu

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Un citoyen du Sud Kivu, en République Démocratique du Congo, informe et partage ses réflexions sur la situation qui prévaut dans sa province du Sud-Kivu et dans celle du Nord-Kivu.
 
De l’Ouganda jusqu’au Kivu en République Démocratique du Congo, en passant par le Rwanda et le Burundi, c’est toujours le même scénario et les mêmes stratégies : 10 commandements sont toujours en application par le groupe de pouvoir tutsi:
1. venir en réfugiés dans le pays d’asile ;
2. infiltrer les institutions politiques, administratives et sécuritaires du pays d’accueil ;
3. changer l’appellation en prenant les noms des contrées d’accueil ;
4. faire appel à leurs congénères de partout au monde pour un lobbying et plaidoyer ;
5. réclamer haut et fort la nationalité collective du pays hôte ;
6. utiliser un camouflage méticuleux de mensonge et de corruption ;
7. se déclarer minorité en extermination, victime d’un génocide ;
8. organiser et déclencher des rébellions pour conquérir le pouvoir ;
9. piller et voler le maximum possible pour amasser des fortunes financières qui servent pour le besoin de la cause ;
10. assassiner le maximum possible des leaders du pays d’accueil.
Appuyés financièrement, diplomatiquement, militairement par les USA et certains pays européens, ces conquistadors tutsi ont déjà à leur actif des assassinats en terme de millions de personnes, dont quatre présidents des républiques : Juvénal Habyarimana du Rwanda, Cyprien Ntaryamira et Melchior Ndadaye du Burundi, Laurent-Désiré Kabila de la RD Congo, de l’archevêque catholique de Bukavu en RD Congo Christophe Munzihirwa, ainsi que l’exil de son successeur Emmanuel Kataliko, mort peu de jours après son retour à Bukavu.
Toutes les instances internationales, tant politiques que juridictionnelles, approuvent et se taisent sur le sang de ces victimes qui crient vengeance.
 
La complicité indéniable :
 
I.                   Les Nations Unies :
 
Par le truchement de la Mission des Nations Unies au Congo, MONUC en sigle, sous prétexte d’aider la RD Congo, l’ONU impose l’intégration des militaires tutsi rwandais et ougandais au sein de l’armée congolaise et des institutions tant politiques qu’administratives, à telle enseigne que des jeunes soldats tutsi qui ne veulent pas rester au Congo ne cessent d’envahir les camps des troupes de la Monuc pour réclamer leur rapatriement chez eux.
Le Haut Commissariat aux réfugiés « HCR » ne cesse de grossir arbitrairement le chiffre des tutsi congolais réfugiés au Rwanda. Tantôt il parle de 20 000 personnes, tantôt de 40 000 personnes et aujourd’hui il parle de 50.000 personnes ; demain, certes, il parlera de 100.000 personnes, et ainsi de suite jusqu’à submerger tout le Kivu des Tutsis transplantés.
 
II.                Les Etats-Unis d’Amérique :
 
Il est connu que c’est le gouvernement américain de Bill Clinton qui avait ordonné et appuyé l’agression de la RD Congo par le Rwanda et le Burundi. Le gouvernement belliqueux de Georges Bush avait continué l’œuvre de son prédécesseur.
Certes, aujourd’hui, nous savons que l’actuel président Barak Obama a l’intention de pacifier tous les pays brûlés par ses prédécesseurs ; mais y parviendra-t- il ? Les déclarations et comportements du lobbying américain pro-tutsi n’a pas la moindre intention de désarmer. Monsieur Herman Cohen n’a-t-il pas déclaré que le Congo doit nécessairement partager ses richesses et espace avec ses voisins ?
Le 11 août 2009, le Secrétaire d’Etat américain, madame Hillary Clinton, lors de sa visite en RD Congo, a déclaré que les USA traiteront seulement avec les congolais qui parlent du présent et pas avec ceux qui parlent du passé. En d’autres termes, les congolais n’ont pas droit à leur histoire pendant que les Etats-Unis célèbrent désormais le 11 septembre comme une date malheureuse de leur civilisation.
Par quelle comprimée les congolais peuvent-ils oublier leur histoire ? Une histoire aussi malheureuse de 6 millions de personnes tuées par les Tutsis, histoire des millions de filles, femmes et enfants violés et dont la majorité est infectée du VIH/Sida ; histoire de pillages effrénés des ressources du Congo par des Tutsis, etc.
De tout cela, les congolais, s’ils veulent traiter avec les américains, ne doivent plus en parler, selon Hilary Clinton ; or ces américains assistent chaque année à la célébration de la journée en mémoire de 800.000 Tutsi et Hutus modérés victimes du génocide commis par les Hutus extrémistes au Rwanda en 1994.
Les américains y ont même aidé à l’érection des musées de la haine qui abritent des cadavres humains ; ces mêmes américains ont inscrit sur leur liste des terroristes internationaux les Hutus qu’ils traquent partout au monde pour exterminer le dernier survivant.
 
III.             Les Européens :
 
En complicité avec les américains, certains pays européens appuient financièrement, militairement et diplomatiquement l’occupation du Congo par les Tutsis.
 
Mais, comme madame Hilary Clinton nous interdit de parler du passé, alors je veux parler du présent seulement :
 
a) La Communauté des pays des grands lacs « CPGL »
 
L’irréductible mentor de la conquista tutsi, le belge Louis-Michel, alors chargé de la coopération au développement de l’Union européenne, a pesé de tout son poids pour ressusciter le fameux C.P.G.L. Créer une organisation régionale en soi n’est pas une mauvaise chose, mais le mobile et les objectif de la CPGL de Louis Michel laissent perplexes :
– intégration régionale par l’exploitation en commun des richesses du Kivu en RD Congo ;
– dénaturer le caractère national de l’armée, de la Police et des services de sécurité congolais en y incorporant des étrangers Tutsi ;
– organiser des patrouilles mixtes Rwanda et R.D Congo sur le lac Kivu ;
– ouvrir les frontières du Congo, Rwanda et Burundi 24 heures sur 24 heures pour faciliter l’intercompéné tration de la population. Le Congo a d’abord besoin urgent de se constituer avant d’intégrer ce genre des stratégies régionales ;
– déclarer que le CNDP est mué en parti politique et que son chef Laurent Nkundabatware est arrêté au Rwanda. Cependant, toutes les structures militaires et administratives du CNDP restent intactes et opérationnelles et personne ne sait où se trouve Laurent Nkundabatware.
 
b) Crier au désastre et lâcher les chiens de guerre au Kivu
 
Comme son nom l’indique, Kimya signifie « silence, calme ». Le 12 juin 2009, l’opération militaire dite Kimya 2 a été lancée au sud Kivu. Officiellement son but c’est forcer les Hutus armés stationnés au Sud Kivu à rentrer chez eux au Rwanda. Trois mois après le déclenchement de cette guerre, nous pouvons maintenant nous imaginer ses objectifs réels :
– tout le commandement des opérations est confiés aux soldats du CNDP dont les troupes sont constitués de rwandais et d’ougandais – le CNDP répond aux ordres de Kigali. Les autres soldats congolais ne participent à cette opération qu’en appendice ;
– les combats nous semblent conventionnels. C’est-à-dire que les soi-disant « FARDC » tirent des balles en l’air, les FDLR se déplacent. Les FARDC occupent alors les campements et les FDLR contournent pour occuper les lieux abandonnés par les FARDC, ainsi de suite : un cercle vicieux. Cela dans tous les territoires du Sud Kivu à l’exception d’Idjwi, à cause de sa caractéristique d’île. Pendant ce temps, la MONUC joue son rôle d’acclammeur, elle médiatise et félicite les opérations.
– Lors de ces théâtres, les FDLR, les CNDP tuent, pillent, violent femmes et filles et incendient des villages entiers. La population prise en étaux fuit dans tous les sens et crie en vain au secours. Le gouvernement congolais ferme ses yeux et bouche ses oreilles. L’organisation de coordination de l’aide humanitaire « OCHA » se déclare incapable de venir en aide à ces malheureux damnés de la terre. Aucune assistance, même pas un simple message de compassion.
– Le 05/07/2009, la Radio Okapi de la Monuc avait annoncé le rapatriement de 4 soldats du CNDP au Rwanda. Ils ne sont pas les premiers. En quoi alors ceux qui restent sont -ils congolais ?
– Le 05/08/2009 la radio Okapi avait annoncé le brassage des FDLR au FRF à Bijombo au Sud Kivu . Voilà une preuve que le combat au Sud Kivu est une pièce de théâtre dont le dindon de la farce est la population autochtone.
– Le 10/09/2009, la radio Okapi avait annoncé l’arrestation au Rwanda pour insolvabilité du député congolais sieur Dunia Bakaranya, pourtant reconnu comme citoyen rwandais. N’est-ce pas là une preuve de l’infiltration des institutions congolaises ?
– 03/08/2009, la radio Okapi avait annoncé que 31 rwandais qui étaient déjà rapatriés chez eux se sont encore retrouvés en RD Congo. Cela met à nu les tapages médiatiques du HCR et la Monuc sur le rapatriement des rwandais.
– Du 02 au 04/09/2009, il y a eu mutinerie des FARDC à Kamanyola, et le 03/09/2009 à Lulingu, pour réclamer le paiement de leur solde et dénoncer la discrimination au sein des troupes qui favorise les Tutsis du CNDP.
– Le 08/09/09, les déplacés de guerre avaient barricadé la route à Sangi au Sud Kivu pour réclamer de l’aide, mais en vain.
– Lors d’un meeting tenu à Baraka au Sud Kivu, un certain Hamuli Akotumba, chef des Maï-maï Fizi avait déclaré la guerre au CNDP de Kimya 2, qu’il qualifie des rwandais qui viennent occuper leur terre. Les hostilités se sont déclenchées le mercredi 22/10/09 à Lubishako/Fizi avec la 82ème brigade FARDC. Les combats continuent.
– Le 01/10/09 un agent de l’ONG ADRA a été assassiné à Fizi par les FDLR, deux camions brûlés et plusieurs personnes amenées dans la forêt ;
– Le 10/10/09 un camion en provenance de Burhinyi a été attaqué dans les escarpements de Nyanfunze à Nyangezi au Sud Kivu, 4 personnes ont été tuées et plusieurs grièvement blessées.
– Le 06/10/09 l’habitation des prêtres catholiques à Ciherano fut attaquée, maison et véhicule ont été incendiés. Le curé et un séminariste ont été enlevés et ne furent libérés qu’après versement d’une rançon de 5.000 $ U.S,
– Le 14/10/09, attaque au couvent de frères maristes à Nyangezi, pillage systématique.
– De samedi 17 au matin de dimanche 18/10 /09, il y a eu des coups de feu à Bitale dans le parc de Kahuzi-Biega par les militaires FARDC de Kimya 2 pour réclamer leur solde ; bilan : 6 personnes tuées et 17 blessées, pillage du véhicule qui transportait ces gens. Tandis qu’un autre soldat a assassiné un homme à Kamanyola le même 18/10/09.
– Le 20/10/09, il y a eu pillage du village de Cibingu à Kabare (au nord de la province) par les FARDC ; une femme a été tuée à Luvungi dans la plaine de la rivière Ruzizi par les FARDC.
– Le 12/10/09, un rapport d’un collectif d’ONG nationales et internationales dont OXFAM et Human Right Watch, déclare que 1148 civils ont déjà été tués, 6.000 maisons ont été incendiées, 900.000 sont les déplacés de guerre, 7000 femmes et filles ont été violées au sud Kivu depuis le déclenchement de l’opération Kimya 2.
– Le rapport du représentant du secrétaire général des Nations-Unies aux droits humains accuse le gouvernement congolais et ses FARDC ainsi que la Monuc de la non protection des civils.
– Le 22/10/09 les armes récupérées sur les Maï-maï ont été remises aux CNDP et FARDC par la Monuc.
 
c). A l’assaut de Walikale
 
Walikale est un territoire de la province du Nord Kivu frontalier du Sud Kivu. Ce territoire forestier fait défiler tous les grands de ce monde ce dernier temps. Depuis janvier 2009, les soldats rwandais sont déployés à Walikale et y restent stationnés ; ils y ont même organisé le massacre de la population dans les sites miniers au mois d’août 2009.
A titre illustratif, nous citons quelques autorités qui ont déjà visité Walikale dans un laps de trois mois :
– le représentant du secrétaire général des Nations Unies, monsieur Alan Doss et son adjoint, monsieur Ross Montain,
– le Ministre d’Etat à la coopération britannique,
– Madame Hilary Clinton, secrétaire d’Etat américain,
– le Ministre de la coopération des Pays-Bas,
– le Premier ministre congolais, Adolphe Muzito, etc.
La population abasourdie se demande que renferme cette forêt de Walikale qui fait courir tous ces prédateurs du monde et l’expérience la fait craindre que c’est pour le malheur de la population même.
 
d) Du Gouvernement congolais
 
Les pourfendeurs des congolais sont féconds en stratégies. Les élections ont été organisées au Congo pour légitimer leurs poulains. Ils ont déjà muselé l’opposition politique et la société civile. L’arrestation de Jean-Pierre Bemba et l’éviction de vital Kamerhe en sont des illustrations, tandis que Nkundabatware, Bosco Ntaganda, Norbert Kantintima, etc. sont les protégés du pouvoir.
Ces politicailleurs ne font que chanter la louange de la personne de Joseph Kabila ; ils obéissent et appliquent à l’œil et au doigt ses ordres et souvent en violation de la constitution du pays. Ils traquent, enferment, torturent et même assassinent quiconque n’est pas d’accord avec leurs idées. Ils ont mis en place une campagne de matraquage médiatique des esprits de la population : cinq chantiers du président, Kabila le visionnaire, le pacificateur, etc.
Ce sont toujours les mêmes individus qui chantaient et dansaient pour Mobutu jusqu’à enfoncer le pays dans le gouffre, que Kabila et ses mentors ont recrutés. A ces mobutistes, ils ont associé des sanguinaires qui avaient mis le Kivu à sang et à feu pendant la guerre d’occupation jusque même à enterrer des femmes vivantes.
 
e) De la population congolaise du Kivu
La population du Kivu est consciente et sait que la mise en place de l’occupation tutsi de la province du Nord Kivu est déjà terminée, que c’est maintenant le tour du Sud Kivu, jusque là resté irréductible.
Tous les moyens sont permis pour dompter cette population récalcitrante. Une fois que la mise en place des troupes sera terminée au Sud Kivu par l’opération Kimya 2, les FRF brassés aux FDLR et aux CNDP déclencheront la guerre d’occupation. En ce moment là le Kivu (Nord et Sud) sera encore coupé du reste de la RD Congo.
Les Congolais des autres provinces, lassés des guerres interminables du Kivu, qu’ils croient à défaut retarder leur développement, se désolidariseront et abandonneront les kivutiens seuls aux prises avec leurs problèmes. Ceux de ces derniers qui se sentiront abandonnés de tout le monde n’auront plus que deux choix : soit se soumettre à l’occupant Tutsi, soit se battre jusqu’à leur dernière goutte de sang et ce sera un grand carnage humain jamais égalé au monde.
Le Président Joseph Kabila, ses complices et ses mentors déclareront qu’on ne peut pas organiser les élections en 2011 alors qu’il y a la guerre.
Le reste, Dieu seul le sait !
 
Bukavu, 27 Octobre 2009.
Néhémie BAHIZIRE
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Transmis à BLO par Norbert Lufungolo du Blog des Congolais
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